‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 113 sur 350 · FOR · texte numérisé non relu

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PonSife, rentré dnns sa capitale aa commen* cernent de 181^, n*eut rien de plus pressé

3ue de rappeler Fontana, qn'il fit secrétaire e la congrégation des AfTaîres ecclésiastiques. Lors de l'échaulTourée de Murât en 1815 y Fontana suivit encore Pie Vil à Gènes. L*absence du Pontife ne fut pas longue cette fois; enfin, en 1816, il revêtit de la pourpre le zéléBnrnabite, et lui confla des emplois considérables. Le cardinal Fontana, profondément versé dans les lettres grecques «"t latin^^s, homme d*étude et de prière avant tout, avait refusé de riches liénéfices. Il mourut è Rome le 19 mars

FORBIN (Toussaint de), cardinal db J anson acquit une ceriaine célébrité par son mérite personnel elles services qu'il rendit è lEtat. Né en Provence, en 1625, il était le troisième fils de Gaspard H , marquis de Janson, et de Claire de Libéria!, sa seconde femme. — Dès son berceau, il reçut I» croix de Malte; mais sa vocation le portant vers !e carrière ecclésiastique, il fit les études convenables, et entra dans les ordres. L'évoque de Digne Payant demandé et obtenu pour son coadjuteur, Pabbéde Janson reçut ses bulles, avec le titre d'évèque de Philadelphie, et fut sacré évèqne de Digne en l6Si8. Pendant les dix années qu'il occupa ce siège, il remplit d'une manière exem« plaire tous les devoirs de Tépiscopat. Au commencement de 1668, transféré sur le siège de Marseille, il se fit remarquer par ses talents aux états de Provence, dont il était membre de droit. Dans cette assemblée, il sut habilement concilier )es intérêts du roi et ceux de la province. Louis XiV, jugeant qu'il pouvait l'employer utilement, le chargea de la mission délicate d'aller en Toscanct auprès du grand-duc, pour le réconcilier avec la grande-duchesse, sa femme, Marguerite-Louise d*Orléans. La prudenee qu'avait déployée le prélat pour mener h lionne fin sa hégociaiion, détermina Louis XIV è le nommer, en 1673, son ambassadeur extraordinaire en Pologne. La diète y était réunie pour procéder a l'élection d'un roi. Ces diètes, auxquelles I& noblesse polonaise assistait en armes, furent toujours orageuses. En pouvait-il être autrement avec le liberum vélo, en vertu duquel , un seul nonce pouvait arrêter toute décision? Les nonces étaient alors fort divisés: mais Tévèque de Marseille, par sa prudence» son esprit conciliant, parvint à les rapprocher, h dissiper les brigues des puissances étrangères, et à faire élire, conformément aux vcefux du rui son maître, le grand maréchal de la couronne, Jean Sobieski, qui, en 1683, vint avec ses Polonais sauver Vienne, sur le point de tomber au pouvoir des Turcs. Le nouveau monarque crut ne pouvoir mieux reconnaître ce service , qu en demandant le chapeau de cardinal |>our l'ambassadeur, qui ne le reçut toutefois qu'en 1690, des mains d'Alexandre VIIL Dès 1679, Louis XIV lui avait donné l'évèché de Bcauvais, comté-pairie; en 1689 il l'avait

fait commandeur du Saint-Esprit. Depuis !t fameuse assemblée du clergé de 168S, Bue rupture avait éclaté entre lès cours de Rome et de France. Un grand nombre de sièges étaient vacants, les évèqnes nommés par Louis XIV ne recevant point de bulles.

Pour mettre fin h un tel état de choses, ce prince chargea le cardinal de Janson d'aller négocier un arrangement h Rome : mais Va mort d'Alexandre Vlll, survenue le 13 août 1691, en retarda la conclusion. Le cardinal renoua la négociation, dès qulnnocent SU, h l'élection duquel il avait puissamment contribué, eut regu la tiare; et, en 169S, il eut la satisfaction de terminer, de concert avec le cardinal d'Estrées, cette importante affaire. Renvoyé è Rome en 1700, pour le conclave ouvert après la mort d'Innocent Xli, il travailla h lui faire donner pour successeur Clément XI, auprès duquel il résida pendant près de sept ans, chargé des intérêts français. En 1706, la charge de grand aumônier de France, vacante par la mort du cardinal de Coislin, lui fut donnée. .11 s'était montré un des plus ardents adversaires de V Apologie des easuiêieê: cependant, c|uand il fut sur le siège de BeauTals, on lui reprocha d'avoir écarté les jansénistes qui jouissaient de la confiance de son prédécesseur M. de Buznnval. Quoique le cardinal de Janson fût sorti de l'ordre de Malle, lors de sa promotion h i'épiscopat» il y rentra depuis gu'il fut revêtu de la pourpre, par le privilège des cardinaux, confirmé par un bref impératif du Pape, et il devint commandeur de Saint-Jean (TÀTtgnon. Il mourut h Paris, après une longoe maladie, le 2^ mars 1713, âgé de 88 ans, et doyen des évèques de France. Son corps fut porté à Beauvais, et inhumé dans sa cathédrale^

FOREST (Pierre de la) naquit en 13U è Suze, paroisse distante du Mans de quatre lieues, de parents obscurs, mais irréprochables.— Son père s*appe1ait Philippe de la Forest, et sa mère, Marjgnerite, native de la Chapelle-Saint-Aubin, autre village voisin de la même ville du Mans. Marguerite avait un frère ecclésiastique, Guion ou Geo* froi, dit de la Chapelle, que son mérite fit porter plus tard sur le siège épiscopal du Mans. Pierre, doué des dispositions les plus heureuses, et d'une rare précocité avait achevé ses humanités et son cours de philosophie dès l'âge do douze ans; il se livra ensuite h l'élude de la jurisiirudence civile et canonique. Ses succès dans l'étude du droit furent aussi brillants que ceux qu'il avait obtenus dans l'étude des lettres. Reça docteur en droit civil et en droit canon, il en obtint une chaire, et enseigna avec tfclat ' dans les universités, alors célèbres , d*Or-» léans et d'Angers. On venait des province^ les plus éloignées pour Tentendre et j^ur le consulter, sur la réputation qu'il avait de résoudre sur-le-champ les questions les plus diOiciles qui pouvaient lui être proposées. Gui de Laval, évèque du Mans, lui doni|a la cure de Chendré-le-Gaudin ; mais le jeune

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