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doeteHr s*ennuyii bientôt dans celle position» disent ses biographes. Peut-être trou- ▼a-t-ii le théâtre peu digne de son mérite, elavsît-il desTues plus ambitieuses. Quoi qu*il en soit, il résolut de se reudre h Paris; rf, pour se faire connaître, il s'attacha au barreaut y parut avec éclat, ei, le bruit de set succès s'étant répandu è la cour, Philippe de Valois le nomma a?oc^t général. Il fut pourvu de divers bénétlces par Jean de France, duc de Normandie, qui le choisit
EDur son chancelier, et lui obtint du Pape léroent VI Tévôché de Tournay. Toutefois tes emplois et ses occupations Pempèchôrent d*aller jamais dans cette ville. En 1349, le roi réleva II la dignité de chancelier de France, et le nomma pour être un de ses * piéculecrs testamentaires ; Tannée suivante il le fit pourvoir de Tévêché de Paris. Lorsque Jean, son tlls, fut parvenu è la couronne en 1350, il maintint dans sa charge et dans Tadministration de TEtat Pierre de la Forest, qui prit une grande part aux affaires politiques de son temps, mais qui ne put conjurer les malheurs de ce règne« malheurs aiissf désastreux que cenx'du règne précédent. En 13SI, chargé par Clément VI de donner, conjointement avec Tévêque de Laon, le chapeau de cardinal è Tabbé de Saint-Denis, Rigaud de Roussi, il en fit la cérémonie au palais en présence du roi Jean; r*eat la première fois qu*il était dérogé par les Kouverains Pontifes h Tu^ge , consacré pour les récipiendaires, d*aller recevoir le chapeau i la cour pontificale. La trêve entre la France et l'Angleterre étant expirée, de laFurestfutundes plénipotentiaires chargés de traiter de la paix. On ne put s'entendre ; il ftigna seulement, le 17 septembre 1351, entre Guines et Calais, une trêve qui fut bientôt rompue. Peu après, il fut nommé h l'archevêché de Rouen. Il paraît qu'alors il était interdit de cumuler un traitement civil avec un bénéfice ecclésiastique* puisque des lettres dérogaioirei autorisent Pierre de la Forest à percevoir te traitement de sa charge de ehancelier, quoique ia prélature en QUI dA (aire cesser la continuation. Il parait également que la dignité de chancelier ii*8noblîssait pas, puis(|u'il fut obligé de justifier de sa noblesse pour être investi du Hef noble du cliAteau et de la cbêleilenie de Louppelande, de ses droits, fassaux, juridiction, etc. Extrait de Tacte de fuêlification lui fut expédié en octobre i3Si, tant pour lui que pour ses ayants-cause. Celle même année il se rendit à Avignon pour oonférer avi.*c le Pape Innocent Vlsur les moyens de mettre fin h la lutte entre la France et l'Angleterre; mais les exigences d'Edouard III rendirent tout accommodement impossible. La guerre s'étant allumée, Jean le Bon convoqua les états généraux, dont fit l'ouverture Pierre de la Forest, en sa qualité de chancelier; il demanda au nom du roi les sut>sides nécessaires. On connaît les . désastres de la bataille de Poitiers, où Jean fdt tiattu et fait prisonnier en 13â6, par les Anglais I bien inférieurs en nombre. Les
étals furent de nouveau assemblés pour aviser aux moyens de délivrer le mi.
Mais, comme il arrive souvent dans les malheurs publics, oi^ il faut è tout prix aux peuples des victimes, coupables ou non, les dépu lés présentèrent au Dauphin Charles, déclaré régent pendant la captivité de son père, une liste de vingt des plus fidèles serviteurs du roi, è la tête desquels était Pierre de la Forest, et dont ils exigeaient le renvoi. Le Dauphin, jeune prince qui réalisa les heureuses espérances qu*il avait fait concevoir, temporisa aussi longtemps qu'il lui fut possible, mais il se vit obligé de céder. Si Pierre, victime de l'envie, avait perdu ta dignité de chancelier, peu de temps auparavant il avait été élef é au cardinalat par le Pape Innocent VI,
3ui en même temps lui avait conféré le titre e légal en Sicile, il se rendit à Bonleaux auprès du roi Jean, qui y avait été emmené par le Prince ATotr, avant miecolui-ci TenvoyAt en Angleterre. Le cardinal de la Forest passa lui-même en Angleterre, fOur travailler plus efficacement h la délivrance du roi. Après être resté longtemps à Londres, il revint en France, et, en ldi59, fut rétabli dans ses honneurs et dignités, en même temps que les autres victimes des circonstances. Pour meltre le comble h la réhabilitation, te Dauphin voulut que l'arriéré de leurs émoluments leur fût restitué, comme s'ils n'avaient jamais cessé d'exercer leurs charges. Toutefois le cardinal de la Forest, instruit que ses envieux ourdissaient contre lui de nouvelles trames, se retira auprès de la cour pontificale, et choisit sa demeure h Villeneuve, près d'Avignon, où il mourut de la peste le 28 juin 1361, Agé dn 57 ans. (Voy. Frizon, Galtia purpurala ;— lb GouRVAisiER, Hiti, desévêquet au Mans: - DU Brbuil, AniiquUés de raris; — Saintk- Mauthe, (yn//ia ChrUliana; — Fr.issaht; — Aubert; — Dt'CBÊNE, Util des ntrdifiaux français: — le P. Anssuib.)
FOHGATZ (François), Transylvain, archevêque de Strigonie^ créé cardinal eu 1607 par le Pape Paul V, mourui en 1615.
FORNARI. •— Nous empruntons à i*Ami de la religion l'article suivant publié à l'occasion de la mort de S. Em. le cardinal Furlia ri.
« On nous écrit de Rome, à la date du 18 juin, que le Sacré Collège vient de faire une perte nouvelle et bien douloureuse dans Son Em. le cardinal Raphaël Fornari. Cet éminent prélat est mort jeudi dernier 15 juin ISSit, jour delà Fête-Dieu, h neuf heures du matin. Une indisposition légère dont il était atteint depuis quelques jours était bien loin de faire craindre le coup terrible qui vient de priver l'Eglise d'un cardinal aussi distingue par ses connaissances et son zèle. 11 a été enlevé par le second accès d*un fièvre pernicieuse.
« La mort du cardinal Lambruschini ayant occasionné quelques mutations dans les préfectures des congrégations, on croyait
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esprit araent se roidit ensuite contre les obstacles; de nouveaux décrets ordonnèrent l'ouverture du séminaire général. Le cardinal refusa d'y envoyer ses théologiens ; le k janvier 1788 il porte un iugeroent doctrinal sur cet établissement. On lui défend de faire enseigner la théologie dans son séminaire particulier. Mandé au palais de Lacken* on Taccuse de désobéissance, et il n'a pas de peine h repousser ce reproche. Le 31 juillet 1788, il fait un décret pour recommander la soumission à TEglise et au prince ; en même temps il adresse de nouvelles représentations au gouvernement et réclame les droits de TEgliso et des évoques sur renseignement.
«L'empereur, de plus en plus mécontent, ordonne au cardinal de se rendre à Louvain, et d*y rester pour s'assurer de l'orthodoxie des professeurs. Lecardioal hésite quelque temps ; mais enGn, {)ressé par les lettres raénaçantesdu ministre, il se rend, le 8 mars 1789, à Louvain, où il loge dans l'abbaye de Sliinte-Gertrude. Le 10, commence l'examen des professeurs qui avaient eu ordre de répondre aux questions du prélat, tant sur la doctrine que sur leurs livres classiaues. L'archevêque s'était adjoint deux théologiens, Van Rymenan, chanoine et archidiacre, et Duvivier, son secrétaire. Les questions proposées poria4ent sur la doctrine que l'on savait être enseignée à Vienne, à Pavie , et ailleurs dans les nombreux établissements.
« L'examen dura jusqu'au 16 juin, que le cardinal, après avoir entendu ses assesseurs, déclara sommairement que la doctf ine des professeurs n'était pas orthodoxe. L'abbé Van Rymenan chargé d'examiner les livres classiques, nota comme pernicieux ceux de Momperger et de Péhera. L'abbé Duvivier rédigea la déclaration de l'archevêque; elle est datée du 26 juin , et prononçait que la doctrine des prol'esseurs était répréhen^ible sur plusieurs points et non orthodoxe. Uue copie de cette déclaraliony faite furtivement, futenvoyéeèSaint-Uren par les soins du secrétaire de révé(]ue d'Anvers, et elle fut imprimée k la diligence de deux professeurs de Louvain, 0*hearn et Cypers. Le gouvernement crut à tort que le cardinal était pour queloue chose dans cette publication ; il fut mandé h Bruxelles, et n'ayant pu s'y rendre à cause de sa santé, il envoya son secrétaire, l'abbé Duvivier, qui fut arrêté et gardé jusou'en décembre suivant. L'archevêque et 1 évêque d'Anvers se tinrent cachés. Le gouverneur» comte de Trantmansdorf, avait écrit au premier les lettres les plus dures et les plus menaçantes.
« Joseph II ayant, par dos décrets ri^ou* reux, supprime et aboli tous les droits et privilèges ues Brabançons, un mécontentement général éclata dans les Pays-Bas. Le ^ octobrct les (mtriutes publièrent h Uoogstrate leur manifeste; ils remportèrent un avantage sur les Autrichiens à Turnhnut : ceux*ci se retirèrent. Les autres prirent le gouvernemeut du pays : on instituo un con-
grès; lesédits de Joseph furent abolis; on rétablit l'ancien ordre de radminislration des évêques; les exilés de Louvain revinrent, et, le 1" mars 1790, on reprit le coors des études de cette université.
« Après une Messe solennelle célébrée par le cardinal-archevêque dans Téglise de Saint-Pierre, on arrêta le rétablissement des monastères. Pie VI avait écrit, kl3 janvier» au cardinal et aux autres évêques du pays, pour leur annoncer que l'empereur était disposé h satisfaire aux réclamations des Belges, et ces prélats lui répondirent le 8 mars. Le 22 février précédent , Joseph II étant mort au milieu des troubles excités par son imprudence , son frère Léopold lui succéda.
« Pendant l'interrègne, il se tint k Malines une congrégation des archiprétres pour le rétablissement de la discipline. On publia une nouvelle édition de la déclaration du cardinal sur l'enseignement de Louvain; cette édition est accompagnée de Tapprobation du Pape, des actes d'adhésion de plusieurs évêques et universités , et d'autres pièces; le tout précédé d'un avertissement de l'éditeur, l'abbé Duvivier, et d'un Man* dément du cardinal, en date du 19 juin 1790. Les évêques dont les adhésions se trouvent dans le recueil , sont ceux d'Anvers » de Gand » deTournay, de Namur et d'Ypres; le vicaire apostolique de Bois-le-Duc adhéra aussi. Le 31 aoAt , le cardinal consacra solennellement la nouvelle église de l'abbayo de Vlierbeck, près Louvain.
« Léopold ayant promis d'administrer les Pays-Bas comme l'avait fait Miirie^Thérèse, ces provinces se soumirent à lui en décembre 1790, et le cardinal entonna à ce sujet le Te Oeum dans {'(église de Sainte-Gudule , à Bruielles. Le2il^ de ce mois, il rendit un décret pour le rétablissement de la discipline. Léopold révoqua les édita de son frère , et fut reconnu ; mais ce prince mourut l'année suivante. De nouveaux orages et de plus grandes calamités devaient fondre bientAt sur cette contrée si agitée. L'archevêque s'appliquait avec zèle a réparer les maux qu avaient produits les trotibles passési. Nous ne parlerons d'une Lettre pastorale publiée sous son nom , en date du 9 aoAt 1791, que pour dire qu'elle lui était faussement attribuée. Le 26 août suivant, une Lettre pastorale plus véritable exhorta les fidèles è entrer dans la confrérie de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, et les prémunit contre les etforts de l'incrédulité. Le 13 septembre 1792 , le prélat invita ses diocésains h accueillir les prêtres chassés de France, et chargea un chanoine de Laon , l'abbé Daiitheny, de la dislributron des «e* cours. Le 16 octobre , il condamna le livre intitulé : Extraite dt morale tirée de pluêieurg écrivains tris estimés.
« Cependant la révolution française grandissait et menaçait les pays voisins. La guerre fut déchrée h l'empereur d'Autri* che, dont les troupes furent battues le 6 novembre 1792, k Jeiuuiapes* Dumourieft
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vainqueur» entre le Uè BruxelleSt 5*6mpare de tous les Pays-Bas, et prend des quartiers d^biver sur la Meuse.ot la Roer. A LouTain, il eihorte runiversité à continuer ses travaux : « La liberté» » dit-il, « étant amie des études et des lettres, i Mais la liberté de tie temps - Ik était encore plus amie des profanations et du pillage. L*église métro- {>olit?ine de Matines fut dépouillée et souillée par des excès de tout genre ; Téglise de Sainte -Gudule» è Bruxelles, ne fut pas moins horriblement profanée. Pendant quatre mois » des désordres , des violences et des sacrilèges honteux désolèrent un peuple religieux. On peut consulter, à cet égard, le Journal hintnrique de Feller^ et l'ouvrage de Siiiet Sur Vétml de la religion catholique danf le Brabanl. Une proclamation même du général en chef, en date du 11 mars 1793, attestait l'excès du mal; il permettait de dresser des plaintes contre les vexations commises, la profanation des églises, r^nlèvement de rarg«*nterie et les abus des clubs. Le môme Dumouriez, dans une lettre du 12 mars, adressée au président de la Convention , disait que les défaites des Fcançais étaient dues aux excès de tout genre dont on s'était rendu rounable en Belgique. En effet , le prince Charles battit les Français, le 18 mars , à Nervinde ; six jours après , ils évacuèrent Bruxelles et Malines , el au commencement d'avril ils sortirent des Pays*Bfis. Le 8 avril , le cardinal de Franckemberg ordonna les prières de quarante heures pour les profanations commises. Il avait été principalement en butte à Tanimad version ues patriotes: on saisit les biens de l'aLbajre d'AfBgheim unie à son siège, et on avait essayé de l'arrêter ; mais il s était caché.
« Dans l'intervalle du repos dont jouirent les Pays-Bas , l'empereur François II vint visiter ces provinces. Il fut inauguré h Bruxelles, et rétablit l'université de Louvain dans tous ses droits el privilèges; mais bientôt une nouvelle invasion des Français vint (lorter la terreur dans ce pays. Plchegru et Jourdan y entreront avec deux grande)! armées , et battirent les troupes autrichiennes. Le 29 juin 179i , l'archevêque quitta Malines et se retira à Utreoht, d*oili , au mois de janvier suivant, il alla se cacher & Amsterdam. Cependant , peu après, les temps paraissant moins fâcheux, le prélat revint dans scm diocèsi; ; depuis le k septembre « il habita Witru, sur le canal de Louvain, et ensuite son séminaire arebiépiscopal; car ses palais à Malines et à Bruxelles avaient été envahis, ainsi que tous les biens de l'arclicvôché, et sa bibliotbèiiue avait été pillée. On lui avait promis en dédommagement de la perte de ses re** venus, une pension de 6,000 fr., qui ne lui fut jamais |iayée. Le 30septembre, la Convention déclara les provinces belges réunies à la France. On proclama les droits de Thomme, on abolit tous les signes extérieurs de religion ; on remplaça le dimanche par la décade. Toutefois, dans un moment où on es-
pérait quelque adoucissement , le cardinal de.Franckemberg, qui ne voulait pas se séparer de son trouoeau , fit , le 24 janvier 1796,1a promesse (le fidélité k la république. Bientôt le Directoire acheva de porter la persécution dans ce pays, mit en vente les biens ecclésiastiques, supprima les monastères, détruisit les églises, déporta les prêtres ; la terreur devint générale.
« L'archevêtjue avait nommé, entre autres,
Kur grands vicaires, l'abbé VanRymenan «t bbé Lantsheere. L'un et l 'autre furent emmenés h Maubeuge, d'où ils ne revinrent que pour être obliges de se cacher. Un premier serment est demandé; il était ainsi conçu : Je reconnais que l universalité des citoyens français est le souverain. Depuis on
Erescrivit le serment de haine i la royauté, e clergé de la Belgique répugnait autant h l'un qu*à l'autre. Le 19 septembre 1797, le cardinal de Franckemberg écrit au commissaire du pouvoir exécutif qu'il ne peut promettre par serment de haïr une institution établie par Dieu même; il proteste cependant de sa soumission et de celle de son clergé envers Id république , en tout ce qui n'est pas contraire h la loi divine. Le 21 octobre, de grand matin, on signifie au prélat un décret de déportation lancé contre lui h Paris le 10 : il est enlevé de son séminaire , conduit h Bruxelles, et, après trois jours de détention , tratné avec une escorte jusqu'à Emmerick, do l'autre côté du Bhin.
« Il s'y logea chez les religieux Trinitaires, oits Croisiers, ayant avec lui un seul frère servant. Dans cet asile, le vénérable prélat s'occupait continuellement de son diocèse, alors en proie à une persécution ouverte. Les décrets de déportation pleuvaient de toutes parts sur les prêtres fidèles; les uns étaient enlevés el conduits h la Guyane ou h l'Ile de KtJô , les autres étaient obligés de fuir ou de se cacher. Le Directoire avait juré d'éloutfer la religion dans un pays où elle avait été longtemps si florissante. »
tcLe séjour du cardinal à Rmmerick affligeait encore ses ennemis. On obtint un ordre du nn de Prusse fHnir qu'il sortît de cette ville et de tous ses Etats. Le vénéiable vieillard su retira, le 23 mai 1801, è Borcken, qui a[>partenait encore à l'archevêque de Cologne, évêque de Munster. Ce prince lui offrit lo chAteaud'Aahin pour sa résidence. Le car^ dinni y exerçait ses fonctions, et y conféra les ordres tant à ses diocésains r|u'aux sujets des autres diocèses qu'on lui adressait. C'est de \h qu'il envoya, le 20 novembre 1801, sa démission de son siège, conformément à la demande du P«ipe, et il exhorta les autres évêques h suivre cet exemple. Pie VU le nomma administrateur apostolique du diocèse jusqu'au moment du remplacement. Son dernier acte est celui du k juillet 1802, par lequel l'abbé de Lantsheere, son grand vicaire, ordonne en son nom, à toutïe clergé de Malines, d'assister è l'in»tallaiion deM. Roquelaure nouvel arelievêque.
• Après la mort de l'archiduc Maximilien,
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DICTlOiNNAIRE
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le roi dePrasfie etifahit le fiaysdt) Munster. Le cardinal ne jugea pas h propos de rester h Horcken« après ce quMl AFait é^irouTô k Emmerick. Il en partit le 30 août 1803, et se rendit k Breda, sur le territoire de la république hatave. Il v adrniniatrait ta confirmation, conférait les ordres et donnait Texempledela piéié et de la résignation. On lui envia encore cet asile, et quelgues ennemis de la religion voulurent le forcer de fuir au loin ; mais les magistrats de Rréda iniercédèrefit en sa fareur, et on laissa le vertueux prélat tranquille. Le cardinal Consaivi l'invita, au nom du Pape, à se rendre h Rome; M. de Franckeroberg s'en excusa sur son Age, qui ne lui permettait pas d'entreprendre un si long voyage. Il acceptait on même temps la pension de 3,000 francs de Hollande que lui offrait le Saint^Père. Dépouillé depuis longtemps de tous ses ce* venus, sa modération et I esprit de pauvreté l'avaient seuls soutenu dans un si grand dénument. Le cardinal ne toucha que le premier Quartier de cette jpension ; le 8 juin 180iy après avoir célébré la liesse, suivant sa coutume» il fut frappé d'apoplexiOt et mourut trois jours après, dans de vifs sen-^ timents de piété. Le vicaire apostolique de Bréda, M. Van Don^en, dans la maison du-* quel il était mort, lui fit rendre les honneurs funèbres, et on l'enterra dans l'église catholique de Rysbergen, à deux milles de Bréda, Des services furent célébrés pour luiàBrédaetk llalines, et on lui érigea dans son église métropolitaine un monument en marbre avec une inscription honorable.
«Une notice ou éloge nécrologique fut publiée dans le môme temps. Nous eu avons ex* traitce qu'elle contenait do plus intéressant, mais nous avons suivi principalement le docteur Van de Velde,qui a fait des recher* ches si curieuses sur l*histoirf^ ecclésiasti" que des Pays-Bns. Les trois volumes de sa Synopsii monumtnlorum nous ont été fort utiles, el nous avons été obligé de nous borner aux faits principaux. Nous avons abrégé surtout la partie des éloges, quoi«> qu'ils fussent dus h si juste titre à un prélat si pieux, si zélé, si courageux dans ses tra-r verses, si ferme dans sa foi, si prudent dans toute sa conduite. On pourrait dire do lui ce qu*on a dit de Pie VI, que, successivement en butte aux tracasseries d'un prince inquiet et aux persécutions ouvertes des révolutionnaires, il fut toujours un modèle de résignation, de sagesse et fie constance. Puissent ces glorieux exemples encourager ceux qui sont placés aujourd'hui k la tète, du clergé dans le mftme pays, et leur inspirer la conduite qu'ils ont à tenir dans des circonstances non moins difEcilesl »
FRANÇOIS DE APTIS, né à Lodi en Italie, évèque de Florence, créé en 18S6, |»ar le Pape Innocent VI, cardinal du titre de Saint-klarc, mourut en 1361.
FRANÇOIS PRIGUANI, dit aussi MoricoUi, arche vèt|ue de Pise, créé, en 1378, parle Pape Urbain VI, sou oncle, prAire-cardinai du ti-
tre de Saint-Eusèbe, et évèque de Paiestrinet mourut en 1305.
FRANÇOIS CASTAGNOLA , Naporîtaîn , créé, en 13KS, par le Pape Urbain VI, diacre*cardin»l, mourut en 138S.
FRANÇOIS DE ROVERK, prètre-cardinai du titre de Saint-Clément, fut un des deux carditiaux créés par Clément VIII, antt|)ape de 1^2^ h 1^29.
FRANÇOIS, Français, évoque de Genève, fut nommé en IM^O, par l'antipape Félix V, prêtre cardinal du titre de Snint*Marcel.
FRANÇOIS SODEKINI, Florentin, évèqiie de Vollerra, créé en 1503, |>ar Alexandre VI, prèlxo-carJinal du titre de Sainte-Susanne, évA\|ue de Saintes et d'Ostie^ doyen du Sacré Collège, mourut en 15S^.
FRANÇOIS SPRATS, E^^pagnol, évoque de Léon, fait en 1503, par Alexandre Vl, prètre-<^ardinal du litre de Saînt-Bacche et de Saint-Serge, mourut en 150!^.
FRANÇOIS r,ORIS, Espagnol, évèque d'EIva.H, créé, en 1503, par le mèmePape Alexandre VI, diacre-cardinal du titre de Saintc- Harie-la*Neuvfî, mourut en 1505.
FRXNGIPANI (Napoléo!«], dit Orsihi, Romain, chanoine de Paris, fut fait cardinal, en 1288, par Nicolas IV. Il mourut en 129^.
FRANSONI. — Nous empruntons è IVni^ veri du k mai 1856 l'article suivant qui contient les détails les plus intéressants sur le cardinal Fransoni :
« S. E. le cardinal Jacques-Philippe Fransooi est mort dans la matinée du m avril. Notre correspondant de Rome nous envole sur la vie de ce prince de TEglise les détails suivants ;
«Quoique son Age avancé et ses infirmités dussent faire prévoir sa fin prochaine, on peut dire néanmoins qu'elle a été plus
trompte qu'on ne s'y attendait. Le samedi 2 avril, se trouvant un peu plus fort que les jours précédents, il avait voufu aller à Sainte-Agnès hors des murs, nour y faire une surprise au Saint-Père et lui exprimer, avec ses sentiments de joie, sa reconnais* sance pour la faveur au*il avait accordée le matin aux élèves de la Propagande, en leur distribuant la sainte communion. Dana les jours qui ont précédé sa mort, il s'était ren* du, selon son ancienne et édiQante coutume, ik l'église des Sacramontines du Qnirinal, pour y adorer Notre-Seigneur dans l'exposition perpétuelle qui s^ fait delà sainte Eucharistie. Deux ou trois jours d*une .inflammation de poitrine ontsufli pour éteindre ce reste de vie, dont rintelligence la plus lucide et la résignation la plus admirable ont éclairé les derniers soupirs. Le 19 au soir,commeon le voyait faiblir sensible* ment, on crut qu'il ne passerait pas la nuit; mais le doux vieillard eut* comme une prescience de sa dernière heure, et annonça 3u'il verrait encore commencer la journée u lendemain. Toutefois, il Ht venir près de son lit toutes les personnes de sa maison, leur demanda pardon, se recommanda h leurs prières et leur donna sa bénédiction. C'est lui-même qui, lorsque le moment lui
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DES CAUDLNAIJX.