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bour pour moi» je pardonne è ceux qui in*ont Tait de la peine, et cela ne coûte mAme pas k la natare. Je demande pnrdon à Dieu pour lout le mal que |*aî pu faire et pour tout le bien que je devais faire et que je D*ai pas accompli.»
Tous les assistants fondaient en larmes ; le cardinal seul, impassible, conserTait toute aa sérénité. Pendant quelques jours il se débattit contre la mort. Dans la ville, hors la ville, il faisait l'objet de tous les entreliens. O-i parlait deses talents, de ses vertus, de son zèle, de la bonté de son cœur. « Un homme, comme Mgr Giraud, ne devrait jamais mourir, » répétait-on partout. Il n'avait rien perdu de sa douce gaieté. Le 16 avril «u soir, il déclara qu'il se sentait beaucoup mieux et engagea ses domestiques à aller pren Ire du reix)s. Son valet de chambre.qui ne voulut point le quitter, le vit s'affaiser pendant la nuit; et, quand on accourut, cette iiuissanto intelligence était éteinte. Cet illustre prince de TEglise, c^ue Pie IX appelait son cher cardinal, et qui passait pour une des lumières de Tépiscopat français, n'avait
[^as accompli sa cinquante-neuvième année. I n'était pas seulement remarquable comme prédicateur, comme écrivain, comme aduiinistmtour; c'était avant tout un saint prélat. La Vie du cardinal Giraud a été écrite par M. l'abbé Capelle, missionnaire apostolique. Lillis chez Lefort, 1852, in-8*; c'est un bon livre, œuvre d'un homme de talent, et dont nous recommandons la lecture.
GlROLAMl (Rapbael-Comb), Florentin, secrétaire de la Congrégation des évêques, fut créé cardinal en 17^3 par le Pape Benoit XIV.
GIDDICE (Fbançois), quatrième Gis de Nicolas Giudice, premier prince de Cellaœare et duc de Giovenazzo, naquit à Nazies le 7 décembre 1647. — Ayant r^ris l'habit de prélat à Rome sous le pontiGcat de Clément IX, il fut admis aussitôt dans lecolléi^e des protonotaires apostoliques participants. Clément X lui donna la vice-légation de Bologne, ensuite le gouvernement de Fano, et le mit, en 1673, au nombre des clercs de la chambre apostolique. Nommé par Innocent XI président du tribunal délia Graseia^ il fut enfin créé cardinal-diacre par Alexandre Vlll le 13 février 1690. Le roi d*Espafne, Charles 11, le nomma, en février 1696, è archevêché de Salerne ; mais, ne Tajaut pas accepté, il fut investi, par ce prince, des fonctions de Tanibassade de Rome anrès le départ du duc de Mcdina-Cœli. Il s en ac-
Juitta avec talent, et, en octobre 1699, il fut éclaré protecteur des affaires du royaume de Sicile h Rome, et en novembre suivant fut le septième des neuf seigneurs ou prélats, choisis pour composer le nouveau conseil d'Etat que le roi Charles 11 venait d'établir. En décembre 1701 , le rui Philippe V le nomma vice^oi de Sicile par tiilfrtm, et ensuite k l'archevêché de Monréale dans le même royaume. La cour de Madrid s'étant brouillée avec celle de Rome, parce que le fêp% avait reconnu, en qualité de roi catho-
lique, l'archiduc Charles, compétiteur de Philippe V, le cardinal GiudicH eut ordre de quitter Rome. Il en partit le 13 avril 1700, après avoir, le 10 précédent, pris congé du Souverain Pontife, et il se retira k Gênes. Vers la On de 1710, il fut nommé grand inquisiteur général d'E$pagne. Le Pape lui fit expédier les bulles de cette charge en juin 1711, et les lui envoya k Gênes, où il résidait depuis son départ de Rome. En octobre suivant, il reçut, dans la même ville, diverses instructions touchant les affaires d'Espagne, où il était appelé pour exercer sm charges de grand inquisiteur et de conseiller d'Etat, lls'^ rendit, et le 9 avril 1712, il prêtait, k Madrid, le serment de fidélité, dans le conseil d'Etat, pour sa charge de srand inquisiteur. En février 1714 il fut déclaré protecteur du royaume de Sicile, k Rome , par le duc de Savoie, k qui cette couronne venait d'être cédée parle traité d'Utrecht. Le 30 mars suivant, il partit de Madrid, accompagné du prince de Collamare, son neveu, pour une mission secrète k la cour de France. Il arriva k Paris le 15 avril, et, avant terminé les affaires dont il était chargé, il prit congé du roi le 9 septembre suivant pour retourner en Espagne. Pendant
3u'il était encore en France, il reçut ordre e la cour d'Espagne de donner sa démission de sa charge de grand inquisiteur. Il obéit, et l'envoya k Madrid, où elle fut admise par le roi en décembre 1714. Cependant, arrivé k Madrid le 16 février 1715, et s'étant rendu au Ruen-Retiro, il fut trèsbien accueilli du roi et de la reine. Il fut même, peu de jours après, déclaré parle roi premier ministre d'Etat, et rétabli dans sa charge de grand inquisiteur. En mars suivant, il fut encore nommé gouverneur de la personne du prince des Asturies, avec un appartement voisin de celui du prince au Buen-Retiro. Cette dernière charge lui fut ôtée en juillet 1716, sur l'observation que fit le roi, que les occupations de ce prélat, en qualité de grand inquisiteur, étaient incompatibles avec les autres fonctions qui nécessitaient sa présence continuelle auprès du prince. Ce fut Ik le prélude de sa prochaine disçr&ce; en effet, le 21 du même mois de juillet, il reçut du roi l'ordre de ne plus paraître au cabinet, ni au palais. On . attribua , avec de bonnes raisons, sa disgrâce k la faveur naissante d'Albéroni, dont le crédit augmentait de Jour en jour, et qui fut, l'année suivante, élevé k la dignité de cardinal et ensuite déclaré premier ministre d'Espagne. Le cardinal Giudice, n'ayant pu regagner Ja confiance de la cour, partit de Madrid le 24 janvier 1717, pour retourner en Italie. Arrivé k Rome le 28 juin, après avoir passé |)ar Turin, il quitta, le 11 juillet. Tordre des cardinaux-prêtres pour entrer dans celui des évêques, et opta, dans un consistoire, l'évêché de Palestrine, vacant par la mort du cardinal Spada.
Le 26 janvier 1718, il reçut, par an gentilhomme, un message du cardinal Aquaviva, dont l'objet était de lui faire savoir