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LEON XI, de Florence, et de la maison de MEDICIS, était fils d*OcU?ieD. ^ ÀTant Mfi eiallation, il s'appelait Alexan Ire, était cardinal de Saiot-Jeau et de Saiol-Pau', et •Tait été envojé par Clément VIII ^ son prédécesseur, comme légat en France, où il avait conquis Testime générale par son affabilité, sa droiture et Tes qualités qui distinguaient la plupart des membres de sa famille. Elevé au pontificat le f avril 160S, è TAge de 70 bt}»^ il mourut le 27 du même mois.fFotf. le Dicl. da Papes.)
L¥OS XII, Antiibal della GBNGA, né d^une famille noble, alliée aux Médicis, naquit ancbâteau della Genga, près de Spolète, le S août 1760. Il reçut une excellente éducation, dont il sut bien profiter, et, dès 1786, il était un des prélats les plus remarquables de la cour de Pie VI. — En 1793, nommé arebevéque de T3'r, il fut envoyé par Pie Vf, avec le titre de nonce, è Cologne, puis, en 1803, accrédité par Pie VII, en qualité de nonce extraordinaire près la diète de Rattsbonne, et chargé d'y entendre les plaintes de TEglise d'Allemagne, en butte aux prétentions toujours croissantes des 'princes protestants. En 1803, pendant que le nonce ^lait allé rendre compte de sa mission à Rome, Napoléon, qui intervenait dans tou', demanda h la cour de Rome que l'archevA-
8UC de Tjrfût remplacé par un autre nonce. ^1 voit ensuite délia Genga nonce k Munich, à régale satisfaction du Saint-Siège et de la cour de Munich. En 1808, il passait par Paris, en retournant en It9lie, où« témoin des violences subies parPieVU, il ne pulqu*en gémir. Retiré dans son abbaye de Monticelli, au diocèse de Fabriano, il j resta jusqu'en 18ti. Pie VII le chargea alors d*une l<^ltre de félicitation adressée à Louis XVIil.Le célèbre cardinal Consaivi était alors è Paris; il régnait, en quelque sorte, dans cette capitale, où il était accrédité du Saint- Siège auprès des souverains qui y étaient réunis. Il accueillit assez mal rcirrhevèiiue de Tyr, qui ne 8*en souvint pas. En 1816, celui-ci fut promu au cardinalat, et, en 1820, nommé cardinal-vicaire. On choisit d'ordinaire pour ces fonctions un membre du Sacré Collège distingué par une piéléexemplaire et éclairée. Ces fonctions ont pour objet de veiller principalement sur les mœurs; olles sont importantes dans une grande ville où affluent des étrangers qui v sont amenés, en plus grand nombre, par la curiosité et le goût des plaisirs, que par la piété. Le nouveau cardinal-vicaire, doux et indulgent, quoique ne transigeant pas avec le devoir, avait pour maxime, qu*il faut, autant que possible, prévenir les fautes, pour avoir moins à punir. Le cardinal della Genga était d'ailleurs archiprétre de la basilique de Sainie-Marie Majeure , préfet de plusieurs congrégations. Pie VU venait de descendre d.-ins la tombe après un pontilicat de vingttrois ans; son prédécesseur en avait régné vingt-cinq : leurs pontificats réunis donnent (juarante-neuf ans, exemple unique dans 1 histoire de la Papautéy comme sont uniques,
dans rhî>loire générale, les deux règnes do Louis XIV et de Liiuis XV, qui lormenl
cent trente«deui an«. Le cardinal della Genga fat élu le 28 septembre 1823. (Foy. le Biei. ées Papes.)
LEON DE MARSI. appelé en latin LEO MARSiCANVSei LEO OSTIENSiS, et né è Marsi en Italie, prit Thabîtde religieux do Saint-Renott dans le monastère du Mont* Cassin, et fut ensuite créé cardinal et évèquo d*Ostie. 11 souscrivit aux actes du concile de Guastalla, convoqué en 1106. Il est auteur d*nne Chroniiiue de Vahbage du MonUCassim^ divisée en trois livres,commencant au temps de saint Benoit et finissant è rabbé Didier, élu Pape sous le nom de Victor III. Cette chronique, très-estimée, a été imprimée k Venise, en 1519 ; i Naples, en 1616; è Paris, en 1603 et 1668, in-fol. Elle se trouve aussi dans Muratori. (Fof. Pierre Ducrs, Os riris iilusiribus M. C, c. 31 ; — Amoul WiON in Ligno titœ ; — Bellaeviv ; — Baropi lus; — Dupiif, Bibiioikêgue des auteurs te* clésiasiiques du xii* siècle.)
LEONARD PATRASSUSde Guernno,év«.
que d*Alatri, puis do Jesi, fait cardinal évé» t|ue d*Albano, en 1300, par le Pape Bonifaoe VIII, son neveu, mourut en 1311.
LEONARD DE SALERNE , général d^ Tor»
dre des Frères mineurs, créé, en 1378, par Tantipape Clément VII, prètre-cardinal du titre de Saint-Sylvestre et de Saint-Martin aux Monts, évèque d*Ostie et légat en Sicile, mourut en li06.
LERCARI (Nicolas *M4Ris) naquitè Gênes, le 9 décembre 1675, d*une famille ancienne d^oii sont sortis plusieurs hommes recom* mandables par la protection qu*ils ont accor» dée aux lettres. — Après avoir fait d*eicellen« tes études, il entra dans les ordres sacréi, et vint h Rome, où son mérite lui ouvrit la carrière des emplois. Il y montra autant d'intelligence dos affaires que de désintéresse* ment. Pourvu du gouvernement de Pérouse le k mai 1717, il fut ensuite transférée celui de Bénévent, où il se concilia Testime et Tamilié du cardinal Orsini» archevêque de cette ville, depuis Pape sous le nom de Benoit XIII, qui le déclara son maître de chambre le 29 mai 17il^, jour do son exaltation, et qui, le là juin suivant, proposa pour lui dans son premier consistoire Tarchevêché titulaire de Nazianze. Le 12 juin 1726, il le nomma premier ministre et secrétaire d*Etat, et le créa cardinal le 9 décembre suivant. Le nouveau cardinal fut placé en même temps dans toutes les congrégations de la cour do Rome, et déclaré protecteur des chanoines de Saint -Jean de Lairan le iS septembre 1727. Il exerça la charge de secrétaire d*Etai jusqu'au 12 juillet 1730, que le nouveau Pape Clément XII en disposa en faveur du cardinal Banchieri. Déchargé da fardeau des affaires publiques, le cardinal Lercari, après avoir partagé ses dernières années entre les exercices de piété, et la société des artistes, qu*il s*était toujours plu à encourager, mourut à Rome le 23 mars 1757, &gé de quatre-vingt-un ans.
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