‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 147 sur 350 · LE · texte numérisé non relu

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LESBIO GRASSUS, Bolonais, fut créé, en 1180, par le Pape Alexandre 111, prètre-car- (ihinl du litre de Sainte-Susanne.

L£\1S (Philippe de). Ois d'Euatache de Lévis, baron de Quélus, etd'Alixde Damas» dam« de Cousan, fut évAque d*Agde, et ensuite archevêque d*Aucli. Le Pape Pie II dont il avait été référendaire, i*éleva, en U63, sur le siège de TEglisc Diétropolilaine d*Arle.s, par la cession de Pierre, cardinal de Foix, qui en était archevêque. — En 1473, Pie IV le mit au nombre des cardinaux, de sorte que Philippe, obligé d^aller à Rome, laissa le soie de son Eglise à Antoine Guiramands, depuis é vêque de Digne. Il mourut, Igé do quarante ans, le k novembre 1475, à Rome, ou il était l'ornement du;Sacré Collège, et fut inhumé dans Téglise de Sainte-Marie* Majeure. Euslache de Lévis, son frère et son successeur en l'archevêché d*Arles, fut placé dans le même tombeau eu 1489. (Foy. Frizon, GalHapurmrata;--^ Sâsci, Pontifia ta Arelaimieê ; ^D%3cntfiEei Aubery, Hiit. dei card.)

Voici son éloge par le P. Alby [1644] :

«L'honneur est un fruit de $ur(Toli,et un surgeon qui vient par rencontre sans être planté, quoiqu'il s enlève du plant delà vertu, et du mérite des actions honnêtes. « C'est un bien qu'on perd assurément quand on le cherche, et qu'on rencontre seufe- Eienl en cherchant autre que lui. Voir tant s'en faut que la sloire puisse être l'objet et ^e but légitime de nos recherches, qu'elle attire la honte et le blâme à ceux qui l'aiment pour elle-même et qui ont du dessein formé sur sa beauté. Et elle e.st tellement le fruit, et Taecessoire de la vertu, que qui Teut avoir la gloire par la vertu, la dérobe ; et qui recherche la vertu pour l'amour de la gloire, rend sa recherche et son amour criminels.

• C'est ce qui fut du tout louable en la tie du cardinal de Lévi, qui étant issu de la très-illustre maison des Lévis, d'où ont dérivé leur extraction des ducs de Ventadour et d'Usez^ les marquia de Mirepoix et les comtes de Villars ; et pouvant prétendre autant par la vertu de ses aïeux, que par son mérite jparticulier, aux charges publiques etaux honneurs qui lesaccomnagnent:

il til néanmoins toujours moins d'éiat de cette Yaine pompe d'honneur , que de la vertu, jugeant qu'elle avait assez do beauté pour se laire désirer toute seule : comme ce fut aussi sa vertu, et les louables qualités de sa bonne vie, qui furent le seul sujet de sa promotion aux honneurs, et qui le firent aimer et estimer des grands, aussit6t qu'il en fut connu.

« Son père, qui fut Eustache de Lévi, baron de Coussan, et do Quélus» ayant reconnu les tendres inclinations qu'il avait pour la piétéf U docilité de son espriU et la douceur de ses mœurs, qui furent comme les premier^ éclairs du génie (^ui parut eu lui depuis son bas flge ; Te dédia h I Eglise,

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dans I espérance qu'il avait, qu'il se rendrait un jour capable d*y tenir les places d'hon-

neur que ceux de sa famille avaient autrefois dignement remplies h Tulles, à Saint-^ Flour, à Mirepoix et ailleurs. La nature qui lui avait été libérale de ses dons, l'avait doué d'une bonne Ame qu'elle avait enchâssée dans un corps revêtu d'un aspect plein d'attraits avec un mélango de douceur et de gravité, qui engendrait le respect et l'amour en tous ceux qui le pratiquaient : et comme il avait des qualités de corps et d'espril agréables è chacun , il recevait aussi de chacun des louanges pour le tribut des vertus et des grâces qui étaient en lui.

« II perfectionna ces belles qualités nar l'étude des lettres qu'il apprit avec des soins extraordinaires è ceux de sa condition; comme aussi les avancements qu'il y fit ne furent ni tardifs, ni communs. Ce fut aussi ce qui aida fort à se retirer des occasions da mal, et des actions vicieuses ou inutiles, qui impriment de molles et de vaines habitudes (fans l'esprit des jeunes cens, s'il n'est sérieusement occupé aux exercices des sciences, qui ne sont messéants qu'à ceux qui les méprisent. Donc encore ses études étant achevées, ses parents craignant que l'exem-

fle ne l'attirât (comme il arrive aux autres) des divertissements dangereux, où la perle du temps est le moindre mal qu'on y fait ^ et qu'il ne se jetât aux ébats ordinaires à ceux de son âge, qui lui présentaient autant de périls que de plaisirs, ils l'envoyèrent à la cour de Rome, non moins pour y prendre la gravité des mœurs et les autres qualités sortables à la profession à lar^nelle ils l'avaient destiné ; que pour le faire entrer par la porte de l'honneur aux dignités ecclésias-| tiques, le faisant connaître à celui qui en a la dispensation, qui ne manquerait point de l'en gratiOer, quand il s'en serait montré digne.

« il arriva h Rome, séant le Pape Pie li^i Pontife vraiment grand et illustre en sori

fouvernement, et sous qui tous les mérif^s talent en possession de récompense et de faveur; qui l'ayant vu et reconnu, l'aima et l'estima, et pour l'attacher i sa cour, le ûl aussitôt son référendaire. La vertu d'ailleurs

3ui est un beau commerce qu'on ne saurait éfendre, et qui n'a pas besoin de lettres pa-J tentes pour se faire recevoir, lui acquit autant de faveurs et d'amis qu'il y eut de personnes qui le praliciuèrent. Il n'avait rien de ravalé ni de superbe en sa conversation » rien de léger, de sévère ni de passionné en sa conduite ; et son action était si mesurée en un âge qui n'avait pas beaucoup d'expé-! rience, qu'étant officieux envers tous, il ne désobligea jamais personne.

« Tellement que se trouvant dans l'appro-* bation commune, sans l'avoir autrement recherché que par les vertus qui l'avaient montré au public et rendu agréable â tout le monde; il fut nommé è l'évêché d'Agde, et bientôtaprès promu à l'archevêché d'Auch» auxquelles charges l'honneur d'y avoir été appelé du propre mouvement d'un Pape, dont la verl-u n était pas moins signalée que le jugement, ajouta beaucoup de. splendeur;

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