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et son ôleclion fut rendue aussi glorieuse l»ar restimeirun si grnnd promoteur, comme elle fut recommandable par son propre mérite.
« Il s*eierça en divers emplois durant tout le temps qu il demeura h Uome où il n*eut jamais d'heures inutiles dans les soins qu*il prenait de servir tout le monde; et ou il satisfit tellement le Saint-Père en diverses expéditions d'affaires qu'il lui confia, qu'il fit assez voir que le nerf principnl de Teiécution et Tavantige du succès consistent plus h bien choisir les personnes qu'à bien entreprendre.
c De Rome il fut envoyé par Sa Sainteté pour gouverner rarchcvôcbô d'Arles , h la place du grand cardinal de Foix qui Pavait demandé pour son successeur dans laquelle charge il se montra aussi pieux, que généreax» et zélé pour la conservation des droits de son Eglise. Il lira en justice les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui possédaient de grands biens dans le diocèse d'Arles» et prétendaient être exempts de payer les dîmes è l'Eglise; contre lesquels il obtint sentence de condamnation. En toutes les autres rencontres il se montra si jaloux de l'honneur de sa charge, et si soigneux du profit spirituel de ses diocésains, qu'il ne laissa rien en arrière de ce qui pût contribuer de moyens pour défendre l'un, et pour avancer l'autre.
« Comme il était en réputation d'avoir le courage et le bon sens également relevés, et que d ailleurs le roi avait tous les sujets du raonde de s'assurer de sa fidélité, qui n'était pas particulière à sa personne, mais générale à sa famille, il fut quelaue temps auprès de Sa Majesté pour servir il'omemenl à sa coor, d'appui 5 son conseil, et de ressort à sa puissance.
«Les affaires de France l'ayant fait retourner en Italie» qu'il aimait comme la nourrice de ses vertus, il y trouva des occasions de renouveler ses connaissances, et des faveurs toutes prêtes h moissonner. Le Pape Siitel V, qui était entré au pontificot, n'ayant pas perdu le souvenir de son mérite, et de la probité singulière ou'il avait autrefois reconnue et aimée en lui, on la seconde création qu'il fit des cardinaux, sans en être recherché de personne, donna la pourpre h la seule considération de sa vertu, et prit des applaudissements communs qui surent donner à son élection une particulière et nouvelle assurance que celui qui était l'objet de sa faveur, Tétait aussi do l'estime do tous les gens de bien.
« Depuis qu'il fut élevé h cette dignité, il montra plus que jamais qu'il avait l'âme vraiment née à la vertu, et qui no savait rienproduire de commun, de bas ni de lâche. Ses conseils furent toujours désintéressés, ses emplois illustres, ses entreprises autant utiles que glorieuses ; et quoiqu'il fût dans j'approbation générale du monde, il ne s'enfla jamais de la fumée publique, et les opinions ou les mœurs communes n'altérèrent jamais
son devoir, et ne firent jamais de tortè sa conscience.
« Il vivait ainsi dans ce grand jour de. la cour de Rome, ornant et honorant sa dignité par l'ornement de sa bonne et louable viet quand la mort avancée en trancha le fil, et tout ensemble les meilleures espérances des gens de bien. Sa bonne mortfutle résultat de sa bonne vie.Comme il avait vécu plein d'honneur et de vertu, il mourut plein depiété et de dévotion, en l'année 1475, la quarantième de son âge, et fut enterré en l'église do Notre- Dame la Grande,*à la porte de l'église, où H avait choisi sa sépulture par dévotion à la sainte Vierge, comme à la porte de son salut.
T0I1DB4II DU 'cardinal DE LEVI.
Philippus de Levi lit. SS. Peiri el Marcellini cardiiialis Ârelaiensis e Gallia orlus, iltuslris naialibus, virlule illuslrior, Roiuano Ponlifice, et Chrisiianissimis principtbiis Franconim regibus niagno in prclio habitii;), in senalum apostolicum probilaie adscilus. Obiil suc nauli, macno sui reliclo desiderio, quîppe qui corporig, el aniini bonis prsdilut, summanne aucloriute pollens, profuit quibus pelait, obiail
nemint.
Vixit annos xl. Obiit aiino M. CGCGLXXV,
pridie Nonas Novemb.
« Saxy en son Histoire des primats éTArteêf a écrit des actions de ce cardinal, et Frizon, en son Histoire des cardinaux iê France, »
LEWICHl (Michel), né ^ Pokulia enlTIk, archevêque de Leo[)ol, Halicia, et Kameneounis, du ritegrcc-ruthéoien, en Pologne (Autriche), a été créé cardinal-prètre par Sa Sainteté Pie IX, dans le consistoire du 16 juin 1856.
LIPSKl (Jean-Alexandre), Polonais, créé cardinal en 1737, par le Pape Clément XII, mourut en 17i^6.
LITTA (Alphonse), issu d'une famille noble, naquit à Milan le 19 septembre 1608. Aprôs avoir été commissaire général des armées ecclésiastiques, il fut nommé archevêque de Milan. — Le Pape Alexandre VU réleva au cardinalat le 14 Janvier 16&b; mais il ne le déclara que le 15 février 1666, un lui donnant le titrede Sainte-Croix de Jérusalem. Le cardinal Litta mourut à Rome le 8 août 1679, âgé de 71 ans^ et y fut inhumé dans Téglise de Saint-Charles Borromée.
LITTA (Laurent), né à Milan, le 23 février 1756, fil de brillantes études à Rome, et embrassa Tétat ecclésiastique. — A i'âgo de 26 ans, protonotaire apostolique, puis ponent de la consulte, il se fit remarquer par son zélé et son talent. Pie VI le nomma archevêque titulaire de Thèbes, et l'envoja ' en Pologne avec le caractère de nonce. Arrivée Varsovie en mars 1794, Litta vit éclater le soulèvement h la tête duquel s*était placé Kosciuszko, soulèvement qui fut si fatal à la Pologne, et lui coûta tant de sang. Dans cette position difficile, le nonce montra un san£;-froid, une prudence rares; il mérita Testime de tous les partis, et fut assez heureux pour obtenir de Kosciuszko la grAce de