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DICnONIfAIlUB
révêqae de Chelro* qui Tenait d*Atre condamné à mort. En 1797. do Varsovie il passa k MoscoQ afin d*jr assister, en qualité de légat a latere^ au couronnement de Tempereur Paul 1". Be Moscou il alla & Saint- Pétersboorg, où il régla avec le gouvernement russe les affaires religieuses. Pie VI étant mort à Valence en 1799, Litta se rendit à Venise, où se trouvait momenlanémenlla cour romaine, et où était convocjué le conclave, qui élut Pie VII. Ce Pontife arriva è Rome, nomma Litta trésorier général, et Je S8 septembre 1801, le déclara cardinal de ^a sainte Eglise romaine. Après les tristes événements de 1808, le cardinal Litta, comme n*é(ant pas né dans les Etats pontiticauj, dut quitter Rome et se retirera Milan, où il fnt conduit sous escorte. Appelé à Paris en 1809, il s^bstint, l'année suivante, de paraître au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, et fut eiHé è Saint-Quentin. Il y trouva sa consolation dans ses sentiments religieux et dans rétude, qui était la distraction et le plaisir favori de cet esprit cultivé. En 181^, le cardinal Litta, retourné è Rome auprès de Pie VU, fit partie de plusieurs congrégations, •t passa de Tordre des cardinaux-prèlresdans celui des cardinaux-évèques, qui sont seulement au nombre de six. Il portait en cette qualité le titre d*évèque de Sabine. En 1818, investi des importantes fonctions de eardinal- Ticaire, il y déploya beaucoup de zèle et de capacité. Dans une visite de son diocèse qu'il avait entreprise deux ans après, surpris par le mauvais temps daus les montagnes, et atteint par le froid, il fut transporté, mahide^dans une cabane où il expira, dessuites d^une fluxion de poitrine, le 1*' mai 1820. On connaît de lui un ouvrage, portant pour titre: leiires tur les quatre articlei diti du clergé de France, Paris, 1826, in-12
LIVIZZANI (N...), secrétaire des Mémoriaux, fut nommé cardinal par le Pape Benoit XIV, le 26 novembre 1753.
LlVlZZANl (Charliss), né è Modène en ft7S2, fut fait cardinal par Pie VI en 1785. Il
LOAYSA (Gargias), né è Talaveraen Caslille, entra vers 1495 dans Tordre de Saint- Dominique, fit des études brillantes et devint lecteur en théologie, et recteur du collège dePaioncia.— il eut ensuite d'autres emplois dans son ordre: les talents qu'il y déploya accrurent sa réputation. Nommé provincial d'Espagne, il assista, en cette qualité, aux chapitres tenus à Naples en 1515, è Rome •n 1518, et, dans ce dernier, fut élu général. Il fit la visite des maisons de Tordre établies dans les Deux-Siciles ; et ayaiit obtenu du Saiut-Siége la faculté d'ajourner à deux ans la visite des autres provinces, il retourna en Ssnagne. En 1523, il indiqua une assemblée des supérieurs de Tordre à Valladolid, •t y haraogua avec une éloquence si entraînante, que Tempereur Charles-Quint» pré* sent h cette réunion» le désira pour son confeiseur» Loaysa conçut dès lors une vive affection pour son pénitent ; il l'entoura toujours de toute sa sollicitude. Le grand défaut
de Tempereur était la gourmandise, ïi laquelle on doit attribuer sa caducité p'^ma* turée. A une époque de la vie qui, pour la grand nombre, est la Oeur de Tâge, il était tourmenté par un asthme» par la gouUe, Û était accablé d'infirmités, perclus de se» membres. De loin, comme de près, Loays» ne lui épargna point les conseils; il lui reprochait souvent, et avec sévérité, les dérèglements de ses appétits. «Je supplie Votre Majesté,» lui écrivait-il,cde ne point manger des mets qui nuisent à sa santé; personne n'ignore que votre estomac est ennemi du poisson; pourTamourde Dieu, considérez que votre vie appartient è tout le monde».
aussi bien qu'à vous On me mande de
lè-bas que quelquefois on entend votre poitrine de plus loin que votre langue.... Vous mandez plus au*il ne convient h votre com«plexion, et à I exercice que vous faites.» Ces sages conseils furent en pure perte; Gharîes V mourut décrépit à 58 an5. Ce prince», voulant retenir son onfesseur auprès de lui» le fit se démettre du généralat , le nomma évoque d*Osma, président du conseil des Indes , et préfet général de la croisade. Assistant au conseil tenu après la nouvelle de la bataille de Pavie, et où Ton délibérait sur la conduite è tenir envers François 1", fait prisonnier de guerre» Loaysa soutint qu*il fallait lui rendre la liberté sans rançon ni condition.*, persuadé que cet acte de générosité unirait pour longtemps la France et Tempire. El l'événement prouva qu'on eut grand tort de ne pas suivre cet avis. Il accompagna Charles V à Bologne, assista au rouronneinent de ce prince, et le 19 mars 1530 fut promu au cardinalat par Clément VU. Charles V le laissa è Rome» pour y veiller aux intérêts de ses Etats ; mais rattachement de Loaysa pour sa patrie lo rappela en Espagne où il revint eu 1537. Transféré, Tannée suivante, sur le siège archiépiscopal de Séville, nommé grauJ inquisiteur, ayant conservé la plus haute faveur jusqu'à la fin, il mourut à Madrid le 21 avril 15«6. Son corps, transporté à Talavera, fut inhumé dans Téglise des Dominicains, qu'il avait fait rebâtir entièrement. {Voy, EcHARD, BibL ecript. ordinit FF. Prœ^ dicalorum; — Spondb» ann. 1525; — Le P.
TouRON , Vie des hommes illustres de Fordre de Saint' Dominiquey t. IV.}
LOCATELLl (Fr4nçois-Mârik)» né è Cesène en 1727, évèque de Spolèle, fut fait cardinal en J803 par Pie VU. Il mourut en
LOMBARD, né à Plaisance, nommé cardinal par le Pape Alexandre 111» en 1180, fut archevêque de Bénôvent.
LOMELLINJ (Benoît), né à Gènes en 1517. cultiva les lettres avec succès. Venu à la cour de Rome, il s'y fit estimer, et fut élevé au cardinalat, en 1565, par le Pape Pie IV qui l'avait plusieurs fois employé.— Depuis» légat de la Campagne de Rome, il mourut dans cette ville le 6 juillet 1579, et fut inhumé dans Téglise de Saint-Grégoire. {Yoj/.
PETlUktffiLL^RlUS ; — AUBERI.)