‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 159 sur 350 · MAL · texte numérisé non relu

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évÔQue de Poitiers» et référenduire du Pape Grégnîre XI qui était son parent» et qui le fH cardinal en 1375. — En 1383 il fut encore évoque de PatesIrine.Envoyé par Clément Vif, rnmme légat, en Angleterre et dans les Pajs- Biis, pour y soutenir les intérêts de ce Pon* tife, le carainal» homme de savoir et de probité, soutint constamment gue Téleclion (ITrbain YI n'était pas canonique. Dans la suite, la déloyauté de Benoît XIII Tavant détaché de cet antipape, il se rendit, en lb09, au concile de Pise qui avait pour but de meMre (in au grand schisme; les deux Papes Grégoire XII et Benoît XIII furent déposés et remplacés par Alexandre V. Le cardinal de Maillesec mourut à Paris le 8 mars U12. Son corps fut inhumé dans l'église des Dominicains où Ton voyait son épitaphe, rapportée par Piganiol de la Force» dans sa Deicription de Paris^ t. V.

MAILLT (François db) naquit à Paris, le h mars 1658, d'une des plus anciennes maisons de Picardie. — Son pève,Louii'Charle$f baron de Mailly, blessé aux batailles de Kocroi, Fribourg et Nordlingue, accompagna encore Louis XIV dans ses conquêtes de Flandre, de Hollande et de Franche-Comté. C'est lui qui rétablit la grandeur de sa maison par sa prudence, par sa bonne conduite, et par son mariage avec Jeanne de Monchy, ayant traité avec son beau-frère pour les marquisats de Nesie et de Montcavrel, et pour d'autres terres moyennant un million soixante-cinq mille livres, par contrat du 30 mai 1666. Il fit aussi bftlir l'hôtel de Mailly h Paris, près le pont Royal, et le chAteau de NesIe, et obtint, en 1701, des lettres patentes, portant confirmation de la donation et substitution masculine à l'infini, en faveur des aînés de sa maison. Il mourut à Paris, en 1708, âgé de 90 ans. Son troisième fils, François, archevéuue d'Arles en 1698, fut transféré, en 1710, a Reims, en remplacement de Letellier, dont il ne suivit pas les errement.s. Membre des assemblées du clergé de 1705, 1707, 1711 et 1713, il se montra toujours ardent défenseur du Sainl-Siége. Il ordonna qu'on reçût dans son diocèse la bull*) Vnigenitus rendue, en 1713, par Clément XI, à la demande des évéques de France, et condamnant 101 propositions extraites d'un livre du P. Queçnel, janséniste. Quelques prêtres, qui résistèrent, furent déclarés interdits. Louis XIV étant mort le 1" septemlire 1715, profilant de l'esprit qui prévalait sous la régence, ils en appelèrent au parlement, qui leur donna gain de cause. L'archevêque, de son côté, maintint ses ordonnances. Le régent intervint, et imposa silence de part et d'autre. M. de Mailly écrivit au prince une lettre peu mesurée pour se plaindre de cette mesure. Copie de cette lettre fut déférée au parlement, qui la condamna au feu. Le prélat, loin d'être attristé de cette condamnation, annonça à son clergé par une circulaire que, pour perpétuer le souvenir d'un événement si heureux, il le consacrerait par une fondation spéciale. Le reste de sa vie se passa à

faire la guerre au parlement. Clémenl XI» pour récompenser son zèle, et le dédomtf mager de ses tribulations, le comprit dans sa promotion de cardinaux du 29 novembre 1719. Cette promotion, qui n'avait point été demandée par la cour de Versailles, y fut mal accueillie. Défense futfaiteau nouveau promu de porter les insignes du cardinalat. Toutefois le régent s'adoucit, et le eardinal reçut la barrette des mains de Louis XV. Une maladie l'empêcha d'aller prendre part au conclave oi!l fut élu Innocent XIII en 1721. Il mourut peu après, le 13 septembre, dans son abbave de Saint-Thierri, près Reims, dans sa 6V année. Ses contemporains l'ont jugé bien diversement. Le P. Châlippe, qui prononça son oraison funèbre, vante le courage du prélat, son amour pour la résidence, son désintéressement et sa charité.

MAIROSE (Raimono), né è Avilhan, bourg du diocèse de Rodez, s'éleva par son mérite h l'évêché de Saint-Paul-Troîs-Châleaux (c*e8t une petite ville aujourd'hui dans le df^partement de la Drôme), puis à celui de Castres, et enfin ft la pourpre que lui conféra, en 1^26, le Pape Martin V. Le cardinal Mairose mourut à Rome le 22 octobre 1^27. {Voy. Catbl, Mémoires de Languedoc; — Frizon; — Saints Marthe; — Aubbrt.)

MALARRANCA. appelé aussi FRANGI-- PANI, et encore ORSINI, parce que sa mère était de cette famille, et sœur du cardinal Jean Orsini, depuis Pape sous le nom de Nicolas III, était religieux Dominicain. — En 1278, son oncle le créa cardinal-évêque d'Ostie et de Vellétri, et lui confia le gouvernement de Rome, conjointement avec le cardinal Jacques Colonne. Malabranca eut ensuite la légation de Rologne. Envoyé plus tard h Florence, qui était déchirée par les factions des Guelfes et des Gibelins, il fut assez heureux pour apaiser les troubles, et persuader au peuple de prendre une nouvelle forme de gouvernement. Les talents qu'il déploya dans toutes ses missions furent appréciés par les Pontifes suivants, par Martin IV, Honoré IV, Nicolas IV qui ne laissèrent échapper aucune occasion de lui témoigner leur estime et leur dérérencc pour ses conseils. Mais ce qui est un titre de gloire pour Malabranca, c'est Télection du Pape saint Célestin. Le cardinal avait toujours eu une grande vénération pour ce pieux ermite; il avait attiré quelques-uns de ses disciples h Rome, les y soutenait et envoyait chaque année des aumônes à leur instituteur. Après une vacance du Saint-Siège de deux ans et

Quatre mois, Malabranca le proposa aux carinaux avec tant d'insistance que tous se rangèrent à son avis. Ce cardinal mourut peu de temps après, en novembre 129^. Isidore de Thessaloniquenousa conservé deux proses de Malabranca en Thonneur delà Vierge ; on lui attribue aussi le Die$ irœ. Mais on est bien partagé sur la question de savoir quel est l'auteur de celte célèbre prose, puisqu'il en est d'autres qui la revendiquent pour saint Rernard, pour saint Bonarenture, pour le Dominicain Humbert

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