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de Romnns, mort en 1277. « D*après un récit plus merveilleux qu*authenlique, elle serait Tœuvre d*un prisonnier qui ray«int composée dans son cachot, la cnanlait!en marchant au supplice, et dut sa grâce h Tadrairalion qu'elle excita. Quel qu'en soit l*auleur, celle hymme funèbre passe, avec raison» pour un chef-d'œuvre dans son genre. La latinité, comme celle du xiii' siècle, n'en est pas très-élégante ; cependant il y a des strophes où I énergie de la pensée est jointe à l'harmonie de I expression. Mais ce qui rend surloul cette pièce remarquable, c'est la sombre majesté des images lugubres qu'elle retrace, et ragilation, Tanxiété d'une conscience troublée gu^elle révèle. La terreur, le repentir, l'espérance s^ montrent tour è tftur et laissent dans l'Ame une impression profonde. C'est un beau thème sur lequel se sont exercés avec succès les compositeurs de musique sacrée. Les poètes, en général, n'ont pas aussi bien réussi à faire jKisser dans les langues modernes la gravité solennelle du texte latin. On estime Eourtant la version anglaise qu'en a donnée oscommon, qui expira, dit-on, en récitant deux vers de sa traduction. » (Michaud, Biogr.f arL Malabranca. ) Voici ces deux Ters :
My God, my Father and my friend, I>o Dot forsakc me in my end.
Mon Dieu, mon Père et mon amif Ne m'abandonnez pas à ma fin.
Voy, un autre Malabranca aux art. Jeà?!.
MALESTROIT (Jbati dk), Français, évdque de Saint-Brieue, puis de Nantes, créé, en lUO, par l'antipape Félix Y, prètro-cardinal du titre de Saint-Onuphre, mourut en ikh^.
MALVA3IA (Alexandre), né è Bologne en 17&8, fut fait cardinal par Pie VU en 1816. Il mourut en 1819.
MALVEZZI(VfNCRifT), Bolonais, maître de chambre, né le Sa avril 1715, fut créé cardinal le 26 novembre 1753, par Benoit XIV, Pape de 17ii^0 è 1758.
MANCINI (François-M arir), était Ris 'de Paul Mancini, baron romain, ami des lettres et premier fondateur de l'académie des Bu' moriêtes. — A la recommandation de Louis XIV, nommé par le Pape Alexandre VII, le S avril 1660, cardinal-diacre, puis prêtre du litrede Saint-Matthieu tnA/erufana, il mourut h Rome le 18 juin 1672, en sa 66' année.
MANDAGOT (Guillaumb db\ d'une famiHe ancienne de Lodève, archidiacre de Nîmes, prévôt de Toulouse, et, vers 1295, archevêque d'Embrun, compila le sixième livre des Décrélahs par ordre de Boniface VIII, et composa un Traité de Véltclionde$ prélaii^ traité imprimé h Cologne en 1573, et souvent réimprimé. Fait cardinal et évoque de Pàlestrine, par Clément V, en 1312, il mourut à Avignon en novembre 1321, {Voy. Dupisf, Bibtioth, des aui. ecclésiastiq. du %w siècle: — Baluzb, VitœPaparum Aveniensium^ t. I.)
M ANFROI fut créé prôire-cardinal du titre é9 Sainlo -Sdliiue, en IIU, pur le Pape Cë-
lestin 11, qui ne créa que treize c^inlinaux. M ANFROI DE Sienne, créé, en 1163, par le Pane Alexandre III, diacre-cardinal du litre (le Saint-Georges in VelabrOj nuls prèlre du titre de Sainte-Cécile, évèque aePaiesIrine, légal en Sicile, mourut en 1177.
MANGELLI (Paul), né à Forli en 1763, fut fait cardinal, par Grégoire XVI, en 1M3. Il mourut la même année.
MANRIQDE DE LARA (Alphonse), d*une ancienne famille espagnole, fut nommé, par Isabelle, reine de Castille, è révôché da Badajoz. — Quoique épouse de Ferdinand le Caiholique, roi d*Aragon, elle conserTa 'toujours Tadminislration séparée de son royaume. Après la mort de celle princesse, en 150^, Manriquo se déclara pour Philippe, archiduc d'Autriche, gendre de Ferdinand et dlsabelle, contre ce même roi Ferdinand» qui ne l'oublia pas. L'évoque de Badajoz cabala encore en faveur de Charles d'Aulriche, (ils de l'archiduc Philippe, et depuis Charles- Quint. Ferdinand prit des mesures pour perdre Manrique, et le fit arrêter dans les Asturies, comme il prenait la fuite déguisé en marchand. On le mit sous la garde de l'archevêque de Tolède, conformément à une commission qu*on avait obtenue du Pape.
Dans la suite, il recouvra la liberté par le traité qui se fil entre l'empereur Maximilien I*'et Ferdinand, louchant l'administration des Etats de 1 archiduc Charles, leur fietit-fils commun. Manrique passa alors dans es Pays-Bas à la cour du prince Charles, qui le nomma è révèché de Cordoue, puis à 1 archevêché de Séville. Il lui donna encore l'oflice d'inquisiteur général de la foi, et, en 1531, fit revêtir de la pourpre romaine ce prélat qui mourut en Espagne le 28 septembre 1538. {yoy. GoMEz, De reb, eardin. JTimen.f lib. vi ; — Mariana, lih. xxix ; — PanviN ; — Aubery; — Cuconius.)
MANTICA (François), né à Udine, dans le Frioul, en 15i34>, perdit son pèra è Tâge de 7 ans. — Il étudia le droit à Padoue avec tant de succès, au'il fut jugé digne d'y occuper une chaire a l'université, alors qu'elle pos* sédait les plus illustres professeurs. Sixte V rappela à Rome en lui donnant une charge d'auditeur de Rote, sur la présentation de la république de Venise ; et c'est également sur la présentation de celte république que Clément Vlli le revêtit de la pourpre en 1596. On a de lui les ouvrages suivants : I. De conjeciuris ultimarum voluntatum^ lib. xii, Venise, 1579; Lyon, 1591; Genève, 1G37, 1669 et 1731k; Francfort, 1680; IL Lucubra^ tiones Vaticanœ^ seu de tacitis et ambiguis eonventionibus^Vxb xxvii, Rome, 1610, in-tbi.; Genève, 1692 et 1723; III. Decisiones Rotœ^ Rome, 1618, in-^* ; Venise et Lyon, 1619; Francfort, 1622. Il mourut h Rome le 28 janvier 161^, âsé de 80 ans. Son corps fut inhumé dans I église Santa-Maria del l'opolo, son titre, où l'on voit son épilaphe»
2u'y fit placer son neveu, Germain Mantica, vèque de Famngouste.
MANTICA (François), né i Rome on 1727,
DES CAR&INAliX.
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fut fait cardinal en 1801, par Pie VI. Il mourut Tannée suivante.
MANZDOU (Luc), né à Ponlormo, terre située près de Florence, prit Thabilde religieui dans Tordre des Humiliéi^ et fut choisi pour gouverner, en qualité d'abbé, le monastère de son ordre à Florence. Il remplissait ses devoirs avec tant d'exactitude, 3ue le Pape Grégoire XII lui donna Tévêché e Fiésole, en Toscane, et en lii^OS, le revêtit delà pourpre. Le cardinal Manzuoli mit tout en œuvre pour porter le Pane à donner la paix à TEglise pendant le schisme déplorable qui la déchirait alors, et mourut peu après à .Florence le ik septembre lUl, Agé de 80 ans. Son corps fut inhumé dans Téglise des Humiliés, depuis desservie par les Cordeliers, et où Ton voit son tombeau.
MARAMAURE (Landolfb), archevêque de Bnri, né dans le royaume de Naples, fut revêtu de la pourpre, par le Pape Urbain VI, «nux Quatre-Temps de décembre 1381. ^ Ce Pontife ayant ensuite pris les armes contre Charles III, roi de Naples, et craignant que le cardinal Maramaurene TabandonnAt, son* gea à le faire arrêter. Le cardinal le 8Ul,,et se retira à Naples. Sa retraite offensa Isi fort le Pontife, quil le déclara criminel, et déchu de la pourpre. Boniface IX le rétablit, l'envoya, revêtu du caractère de légat, dans la Romagne, à Florence, puisa Naples, et l'employa dans d*autres circonstances. Innocent Vil lui donna le gouvernement dePérouse. En 1^09, après la déposition des deux Pontifes, oui se disputaient la tiare, les cardinaux 1 envoyèrent en Allemagne, pour engager les princes h députer des légats au concile dePise. liste firent, et on y élut Alexandre y, (]ui eut pour successeur Jean XXIIL Celui-ci donna mission au cardinal llaramaure de se rendre en Aragon, pour tâcher de fléchir Tantipape Pierre de Lune (Benoît XIII), qui s'y était retiré dans la forteresse de Peniscola, et qui entretenait le schisme dans TFglise par son opiniâtreté. Cette démarcha lut sans succès. Le cardinal, qui se trouvait au concile de Constance, mourut dans celte ville le 16 octobre 1^15. (Voy. Thierry de Niem, Biit. ichist, lib. i et m ; — Garimdbbt; — Ciacomius.)
M ARAZZANI VISCONTl (François Marie), né à Plaii»ance en 1755, lut fait cardinal («n 1826 par Léon XII. Il mourut en 1829.
MAKCde Vilerbe, Italien* général des Mineurs, fut fait cardinal par Urbain V, en 1366. Il mourut en 1369.
MARCEL fut nommé, on 1180, parle Pape Alexandre III, diacre-cardinal du titre de Saint-Georges inVelabro,
MARCEL CERVIN né à Fano, dans l*E!at ecclésiastique, où était receveur pour le Saint-Siège son père, originaire de Monte Pulciano, en Toscane, étudia à Sienne, et alla à Rome sous le pontificat de Paul III, qui le prit pour secrétaire. —-Ce Pontife Taltacha ensuite au cardinal Farnèse,son neveu, qu*il envoyait, comme légat, en France et dans les Pa^s-Bas, afin de tâcher de terminer les dilTéreuds qui divisaient François 1" et Cbar-
les-Quint. La mission était très-délicate et très-épineuse ; le léçat en laissa tout le poids sur Marcel, qui avait alors le titre d'évôque de Nicastro, et qui eut depuis les évéchés de Reggio et d*Ugubio. A son retour, en 1539, Paul III le nomma cardinal, et ensuite un des nrésidents du concile général qui s'ouvrit à Trente en 15&5, et qui ne se termina qu'en 156^. Après la mort de Jules III, Marcel, élu pour lui succéder le 9 avril 1555, ne voulut point changer son nom, et prit le nom de Marcel 11. (Voy, \eDicL des Papei.)
MARCK (Evrard de la), nommé par quelques-uns le cardinal de Bouillon, fils de Robert I**, ducde Buuillon, prince de Sedan, etc., et àe Jeanne ÛQ Marly, fut élu évèquede Liège en 1505. — Agé alors d'environ trente ans, sans être engagé dans la carrière ecclésiastique, il se prépara par la retraite è recevoir les ordres, prit possession de son siège, et s'attacha h faire observer Tancienne discipline* Il se mit d'abord sous la protection de la France, et, après avoir, la lance au poing, accompagné Louis XII dans son expédition contre Gènes, il obtint, en récompense de ses services, l'évêché de Chartres. François I" lui avait promis unchapeau de cardinal. Mais sous prétexte qu'un autre lui avait été préféré, l'évèque de Liège se jeta dans le parti de l'empereur, et, eu 1518, uni à Robert de la Marck , son frère ainé^ il se ligua avec Charles d*Autriche, roi d'Espagne, depuis Charles- Quint, contre la France. L'ingratitude des deux frères fut généralement blAroée ; mcis Evrard , s'en moquant ne garda plus de mesures. Après la mort de l'empereur Maximilien r',il se trouva à In diète de Francfort, et fit si bien par ses cabales que François l"fut écarté, et Charles- Quint élu, en 1519, à la place deMaximilien, son aïeul. Le nouvel empereur, satisfait du zèled*£vrard, le fit archevêque de Valence, eu Espagne, et lui procura le chapeau de cardinal que le Pape Léon X lui donna en 1520. Peu après, Robert, prince de Sedan, se remit sous la protection de la France, et déclara la guerre h l'empereur. Le cardinal princeévèque de Liège, son frère, aurait dû ou le défendre, ou lui faire prendre de meilleures mesures. Il fut, au contraire, le premier à se jeter sur ses terres, à lui enlever ses places, à le traiter comme le plus cruel de ses ennemis. Par cette conduite il se ménagea une nouvelle grâce qui tlattait son ambition ; c'est que Tempereur lui permit d'exercer dans les Pays-Ras les ionctions de légat , uu'il avait obtenues du Pape Clément VU. àe prélat guerrier, outre ses ordonnances synodales, en publia de particulières contre les blasphémateurs, contre les impies, et contre les hérétiques. Il mourut à Liège le 16 février 1538. Son corps fut inhumé dans sa cathédrale, où l'on voyait sa statue &ur son tombeau de bronze doré.
MARCO- Y-CATALAN (Jean-François), né au diocèse de Sarrai^osse en 1771, fut lait cardinal en 1828 par Léuu XII. 11 mourut vn
MARCOUNI (Mirg-Autoinb), né à Fano
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en l*;^!, fui fait cardinal par Pie VI en 1777. Il mourut en 1782.
MAREFOSCHl (Prosper) naquit à Macérata, dans la Marche d'Ancône, le 29 septembre 1653. — Chanoine de la basilique de Saint- Pierre du Vatican, il fut sacré en 1711, évéque de Cyrène inpartibui, èl. Tannée suivante, le Pape Clément XI Je nomma pour exercer la charge d*audileur de Sa Sainteté, charge vacante par la promotion de Pierre Corradini au cardinalat. Le même Pontife Tajant déclaré archevêque de Césarée, en Cappadoce, lui assigna en même temps une pension de 300 écus sur i'évôché de Saint-Pierre de Riéti. Le Pape Innocent XHl, h son avènement en 1721, le retint pour son auditeur» et» en 1724, il fut continué dans cette charge par fienolt XllL Ce dernier le déclara la même année cardinal, et lui accorda en même temps un bref pour conserver jusqu'à nouvel ordre le titre et les fonctions de sa charge d'auditeur. En lui donnant le chapeau, il lui fit présent d*une cédule de trois mille écus, pour Taiderà prendre un équipage convenable à sa nouvelle dignité, et le plaça dans les congrégations des Rites, du Concile, de la Propagande et de ilmmunilé ecclésiastique. Le cardinal Marefoscbi assista au Concile romain, ouvert à Saint-Jean de Latran le 15 avril 1725. Déclaré protecteur du collège grec à Rome en 1726, et vicaire général de Rome, continué par le Pape Clément XII dans ce vicariat , qu'il exerça jusqu'à son décès, il mourut après quelques jours de rhume le 24 février 1732, dans la 79* année de son âge, et la 8' de son cardinalat. Quoique d'une naissance obscure , il voulut néanmoins perpétuer son nom. 11 avait un frère qu'il ut son héritier universel, avec substitution en faveur d*un de ses neveui de la famille de Compagnoni, à la charge de porter le nom de Mareioscbi, et À la réserve des biens qu'il avait à Osimo : il laissa ces biens à un autre neveu, appelé Simonelti, qu'il désigna pour succéder au premier, dans le cas où celui-ci mourrait sans enfants. 11 fit aussi quelques legs particuliers, mais n[eul pas le temps d'achever son codicile, ni de faire transport de ses pensions.
MAREFOSCHl (Marius), né à Macerata en 1714, fut fait caidinal en 1770 par Clément XIV. 11 mourut m 1780.
MARERI(HippoLTTB-ANTOiNB-ViifGE]!iT}, né è Riéti en 1738, évêque de Sabine, fut fait cardinal par Pie VI eu 1794. 11 mourut en
MARESCOTTl (Galbas), Romain, né lel'' octobre 1627, fut d'abord archevêque de Corinthe, nonce en Pologne, puis en Espagne, pendant la minorité du roi Charles 11.— En 1675, créé cardinal par le Pape Clément X, l'année suivante, légat de Ferrare, il exerça ensuite la charge de secrétaire d'Etat, et obtint, en 1679, l'évêcbé do Tivoli. 11 remplit d'autres charges de la cour romaine, entre autres celle de préfet de la congrégation du Saint-Otlice, et fut fait, en 1697, protecteur de l'ordre des Dominicains. Il s'était démis,
Tannée précédente, de la protection de l'ordre des Capucins. En 1708, il quitta son titre presbjtéral de Sainl-Rernard aux Thermes de Dioctétien, pour prendre le titre de Saint- Laurent m JLuctfio, le premier des cardinauxprêtres, vacant par la mort du cardinal Nerli. Son grand Age et ses infirmités le porlèreni h se démettre, en 1713, de la préfecture du Saint-Oflice, et, deux ans après, en 1715, à remettre ses bénéfices et ses pensions entre les mains du Pape, sans vouloir se réserver aucun bénéfice ecclésiastique. 11 mourut à Rome, le 3 juillet 1726, dans sa 99' année» et la 52* de son cardinalat. Ce doyen du Sacré Collège s'était acquis le titre çlorieux dePiredespauvreSf par les grands biensqu*!! avait répandus de son vivant, tant eo au* mènes qu*en œuvres pieuses. On les évaluait à plus de cent mille écus. Aussi ne laissat-il à sa famille qu'une mince succession.
MARESCOTTl (Ratnibr), Rolonais,futfait, en 1144, par le Pape Luce ll,diacre^cardinal du titre de Saint-Serge et de Saini-Bacche. MARGARIT (Jean), d'une famille illustre de Catalogne, après avoir fait d'excellentes études, fut chanoine de Gironi», et, en 1454, élevé sur le sié^e épiscopal d'Elne.—- Ëlne, aujourd'hui petite ville du département des Pyrénées-Orientales, autrefois ville importante, a été ruinée par les guerres. Son évêché a été transféré à Perpignan. Peu après le roi d'Aragon, Alphonse V, envoya Margarildans le royaume de Naples, pour y traiter d'atfuires considérables. Jean II, qui succéda à Alphonse en 1458, nomma Tévêque d'Elne son ambassadeur d'obédience auprès du Pape Pie 11. Ce prélat suivit le Pontife à Manloue, où il prononça un discours éloquent pour exhorter les princes d'ilalieè entrer dans la ligue que Pie II voulait former contre les Turcs. Margarit, revenu de cette ambassade, fut élu. en 1462, évêque de Girone. La Catalogne était alors dans de grands troubles, suscités j)ar Charles, prince de Viane, Ois du premier lit de Jean II, roi de Navarre et d'Aragon. Ce prince se couvrait du prétexte des mauvais traitements qu'il disait avoir essuyés de la part de Jeanne Uenriquez, seconde femme de son père. L'évêque'do Girone servit si bien le roi son maître pendant la guerre qui, après la mort du prince de Viano, fut fomentée par le roideCastille, qu'il fut nommé chancelier d'Aragon, charge qu'il exerça avec honneur sous Jean H et sous Ferdinand V, depuis Ferdinand le Catholique, son successeur. Ce dernier l'employa encore dans une célèbre ambassade pour rétablir la paix entre le Pape et le roi de Naples. Tant de services, rendus par cet éminent prélat, lui firent décerner la pourpre en 1483 par le Pape Sixte IV, à la recomr mandation du roi Ferdinand.'Il avait alors, outre révêché de Girone, celui de Patti eu Sicile. Il ne jouit pas longtemps des honneurs du cardinalat; après avoir fait partie du conclave, où fut élu lePapelnnoceutVIll, il mourut à Rome le 21 novembre 1484. Nous avons de lui une histoire d'Espagne en dix lifreSi sous le titre de Paralipomenon
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IlispaniŒn impiimé à ^G rend de en 1545, et inséré dons !el*' volume de VHispania illu* strata du P. André Schott, Francibrly 1603, in-fol. Le prélat y avait recueilli toutes les omissions des écrivains espagnols sur Thistoire de la Péninsule, depuis l'arrivée prétendue d'Hercule jusqu'au règne de l'empereur Théodose le Grand.
MARGOTl (Lai«frang), Parmesan, nommé en 1608f par le Pape Paul V, prêtre-cardinal du titre de Saint-Galixte puis de Saint-Pierre ës-Liens» évéque de Vilerbe , mourut en
MARI (Cbristophb), Romain, évégue (VU sernia, créé en 1389 par le Pape Bonifaco IX prèlre-cardinal du titre de Saint-Cyriaque, •rchiprèlre de Saint-Pierre, mourut en ikOk.
MARINI (GharlbsV. Génois, créé en 1715, parlePapeClémeht XI dont il était maître dechambre, cardinal du titre de Siainte-Marie ni AquirOf puis président d'Urbin, préfet des files, mourut en 1747.
MARINI (Pierre), né à Rome en 1794, fut fait cardinal par Pie IX en 1846.
Il a été chargé, en 1851, par le Pape Pie IX, de la surveillance des fonds appartenant à la célèbre congrégation Propaganda d$ Fide.
MARQDEMONT (Denis-Simon db), né à Paris, était fils de Denis Simon, sieur de Marquemont, receveur des tailles de Paris, et de Marie Rouillart. — Envoyé àRome par )e roi Henri IV, au commencement de son règne, avec Duperron, alors évèque d'Evreui et depuis cardinal, il j fut fait auditeur de Kote, puis accompagna de Sillérjr à Florence pour négocier le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis. En récompense de sos services, le roi Louis XIII le nomma, en 1612, à l'archevêché de Lyon. L'archevêque présida deux ans après pour le clergé, en qualité de primat, aux états généraux, tenus à Paris , quoique François de la Guesie , archevêque de Tours lui voulût contester la préséance, comme plus ancien selon le rang de promotion. Ces états généraux de 1614 furent les derniers de la monarchie, si Ton ne compte point ceux de 1789. L'archevêque de Lyon signala son zèle dans le gouvernement de son diocèse par de fréquentes tournées, par ses prédications, par les synodes qu'il tenait souvent. Il établit à Lyon treize Biaisons religieuses, et quelques autres, où la piété était cultivée. Celle de la Charité est aussi son ouvrage. C'est par le conseil de ce prélat que saint François de Sales mit en clôture les religieuses de la Visitation, qu'il avait instituées. Ce prélat avait établi une congrégation de docteurs, qui s'assemblaient une fois la semaine dans son palais, ot qu'il consultait pour les affaires qui regardaient l'administration de son diocèse. Envoyé en qualité d'ambassadeur extraordinaire auprès de la cour de Rome, il reçut eu 1626 le chapeau de cardinal des mains du Pape Urbain VIII, qui, en le donnant, ne fit que suivre lesintentions de Ciémeni VIII, de Paul V et de Grégoire XV, ses prédéces- *eurs. Le cardinal de Marquemont mourut
peu après à Rome le 16 septembre 162&, âgé de 54 ans, et fut inhumé dans l'église
des Minimes de la Trinité du Mc»t, qui était
celle de son titre de cardinal.
MARTELLI (François). Florentin, palrîarche de Jérusalem etsecrélaire de la consulte, créé en 1706 par le Pape Clément XI cardinal du litre de Saiut-Eusèbe. mourut en
MARTIN IV était Français; mais on n'est pas d'accord sur son origine, les uns le faisant naître en Brie, d'autres en Touraine* Après avoir été trésorier de Saint-Martin de Tours, il fut, en 1260, nommé garde des sceaux parle roi Louis IX, et, en 1261, cardinal par le Pape Urbain IV, Français comme lui, qui l'envoya, avec le titre de légat, auprès du roi de France, pour proposer la couronne de Sicile à Charles d'Anjou, sous certaines conditions. Enl27fc,il vint encore de la part de Grégoire X, avec la même qualité de légat, pour déterminer Philippe le Hardie entreprendre une nouvelle croisade. Le Saint-Siège était vacant depuis six mois, lorsque enfin le cardinal Simon y fut porté malgré sa résistance, le 22 février 1281, après Nicolas III. Le nouveau Pontife prit le nom de Martin IV,
MARTIN V (Othou ou Eudss Colomua), fait cardinal, en 1405« par Innocent Vil, avait exercé diverses légations.— Après que Grégoire XII eut fait, au concile de Cons*tance, une abdication volontaire du pooliflcat,que Jean XXIII y eut été déposé, aussi bien que Pierre de Lune, qui se faisait ap-
f)eler Benoît XIII, les Pères du concile, vouant mettre fin au schisme qui afDigeait l'Eglise depuis quarante années, jugèrent h propos de procéder à l'élection d un Pontife unique qui, pour cette fois seulement, serait élu par les cardinaux, conjointement avec trente prélats ou ecclésiastiques, tirés dOs nations représentées au concile. Les cardinaux et ces électeurs s'assemblèrent en conclave dans l'hôtel de ville-de-Constance où« six jours après, ils élurent Martin V, qui ceignit la tiare le 11 novembre 1U7
MARTIN, Portugais, évéque de Lisbonne,, fut créé, en 1383, prêtre-cardinal, par Clément VU, antipape de 1378 à 139b, et qui créa Irente-liuil cardinaux en treize promotions.
MARTIN SÂLVA, Espagnol, évéque de Pampelune,créé, en 1390, par Clément VII, prêtre-cardinal du tftre de Saint-Laurent in Lucina, mourut en H03.
MARTINIANA (Charlbs-Joseph-Flipote de), né è Turin en 172b, évéque de Verceil, fut fait cardinal par Pie VI en 1778. Il mourut en 1802.
MARTINUSIUS ou MARTINUZZI (Georces), sorti de la famille des Utis^enoviski, naquit en 1482 è Namiesaz, château situé sur la Variécha en Croatie.— Il prit le nom de Martinusius, qui était celui cle sa mère, par déférence pour Jacques Martinusius, son oncle, évêquedeScardona. Après la mort de. son père el^tta^on frère afné, Mârlinusims
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entré eofoma religieoi diDt la roonastère de 8«lol*Paol« ermite, près de Bude, ê*j dJfliDgoa par son mérite, occupa différentes charges dans son ordre, ei fot enGn supérieor du coûtent de Cestoconiano en Pologne» Ladislas TI, roi de Hon^e, était mort en 1516» laissant Louit II , aoi fut. en iS2S, Uié par les Turcs k la bataille deMohacz en Hongrie» et Anne, mariée à Ferdinand d'Autriche, frère et successeur de Charles Y au trône impérial. Après la mort de Louis II, une partie des Hongrois élut roi Jean Za« polski, ▼OTYOde de Transjlranie, qui fut couronné le If novembre 15%, puis chassé par Ferdinand, appelé par le reste delà nation hongroise. Zapolski implora le secours de Sigismond, roi de Pologne, dont il arait épouM la fille Elisabeth. Mar^inusius, ayant eu occasion de connaître ce prince, le reçut dans son monastère, et fit divers voyages en Hongrie', pour disposer les peuples h le recevoir. Ses négociations ne furent pas infructueuses ; Zapolski fut rétabli sur le Irône, et les soins de Martinusius y contribuèrent autant que les secours des Turcs, que lui avait ménagés le polonais Jérôme Laski. Ce prince témoigna sa reconnaissance h Martinusius, en lui donnant la charge de trésorier du royaume, ensuite Tévéché do Varadin, et en le faisant conseiller et ministre d^Etat. 11 avaft tant de confiance dans la aapacité de re ministre, qu'étant au lit de la mort en 1540, il rinstitua seul tuteur du jeune prince J^an-Efienno, son Gis, ordonnant en outre que la reine Elisabeth et ce prélat fussent régents du royaume. En yojiu d'un traité conclu entre Ferdinand et Zapolski, \a Hon* grie devait retourner è Ferdinand après la mort du second, dont le fils se contenterait de la Transylvanie. L'évêquo de Varadin, déchirant co traité, fit couronner roi de Hongrie le jeune Jean-Bliennc. Ferdinand mit alors on campagne un<^ armée dont il donna le commandement à Roccandolphe, qui nrit plusieurs places en Hongrie, et alla assiéger Bude. Le jeune prince, sa mère et Martinusius étaient dans cette ville. Ils envoyèrent demander du secours à Soliman II, empereur des Turcs. Ce prince ordonna aux pachas de Bosnie et de Belgrade de marcher du côté de Bude, où ils défirent Roccandolphe. Soliman les suivit bientôt après avec une armée de deux cent mille hommes, se rendit maître de la même ville de Bude et d'autres places considérables de la Hongrie, et envova le prince et la reine en Transylvanie, dont il donna le gouvernement à IMartinu8ius,en le confirmant dans la charge de trésorier. Ce prélat traita si mal la reine qu'elle fut obligée de s'en plaindre à Soliman, qui commanda au pacha de Bude de loi donner du secours. Harlinuzzi, no perdant point de temps, assembla ses amis, mit sur pied une armée de S0,000 hommes; assiégea dans Albe-Royale le reine qui fut réduite à composer avec lui, puis il alla se
Présenter devant les Turcs qui se retirèrent, oliortfao dissimula son ressentiment, et lui écrivit des lettres amicales.. Dans la suite^
Tambition de Martinuzzi donna eneoreft la reine de nouveaux sujets de plaintes; ce fol la cause d*nne antre guerre. A la fin le turbulent ministre se jeta dans le parti de Ferdinand, obligea la reine à signer un irailé lieu avantageux au jeune prince, puis vcmlut encore rompre ce même traité. La reine en préféra Texécution au chagrin de se voir toujours exposée aux emportements de Mar^ linuzzi qui demanda l'archevêché de Slrigo- Die ou Gran, qui loi fut accordé, et un ctiapeao de cardinal que le Pape Jules 111 loi conféra en 1551. Quelque temps après, et la même année, l'empereur Ferdinand, redoo* tant de nouvelles intrigues de la part do prélat, donna ordre è Gastalde son général de se défaire de Martinuzzi ; ce qu'il exécuta an moyen de quelques assassins uni l'allèrent tuer dans son château de Bincn, où Ton trouva d'immenses richesses. Telle fut la fin de Martinuzzi qui, en maîtrisant et troin* pant la reine Elisabeth , en jouant tour à tour et l'empereur Ferdinand et Soliman 1I« avait fait de ses talents un si déplorable usage. (Voy. dc Thou, Htir;— FcviB. Hisi. de Hongrie; — Mézbrat, BUt. de France; — — Paul Jovb; — SpoNDB;~AuBEaY.
MABZATI (Anselme), Italien, Capucia»
fait, en 160^, par le Pape Clément VllI^
B être-cardinal du titre de Saint-Pierre au ont* d'Or, dit le Cardinal MonopoUê^ mourut en 1607.
MASSEHBabthélemt) naquit, le 2 janvier 1663, de parents très-obscurs à Monte- Îkulciano, petite ville de Toscane. — Entré ort jeune dans la maison du prélat Albani, depuis cardinal et Pape sous le nom de Clément XI, il devint chanoine delà basilique de Sainte-Marie-Majeure, puis en 1712, chanoine do Saint-Pierre du Vatican. Trois ans après envoyé en France pour porter la barette au cardinal de Bissy, il plut à la cour de Versailles, et en 1720 fut nommé nonce auprès de cette cour. Nous laissons maintenant parler le caustique Saint-Simon qui, dans ses Mémoires^ trace de ce prélat le portrait suivant : « Massei avait été petit garçon parmi les bas domestiques du Pape et lors simple prélat. Son esprit et sa sagesse percèrent; il s'éleva peu à peu dans la maison, et de degré en degré devint le secrétaire confident de son maître, et enfin son matire de chambre, quand il fut cardinal. Sa douceur et sa modestie le firent aimer dans la cour romaine. Il perdit son emploi àVexaltation du cardinal Albani; il était de trop bas aloi pour être matire de chambre du Pape; mais il en conserva toute la faveur et la confiance. Le Pape lui parlait presque de tout, le consultait et se trouvait bien de s(hs avis. Il le fit, en 1726, archevêque d'Athènes m partibuSf pour le mettre à la portée ii*une
Srande nonciature. Massei se conduisit, urant le grand feu do la constitution avec beaucoup do modération, d'honneur, de sagesse, et se fit généralement aimer et estimer. Il languit longtemps nonce, parce qu'il n'y eut point de promotion pour lea ^cardinaux sous le pontificat du Papo (lié-