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ment XI, et que Benoit XIII, qnî était si fort singulier, ne voulut jamais faire aacun noDce cardinal, disant qu'ils n'étaient que des nouvelliêtes. Hassei ne montra pas la moindre impatience; mais, en attendant, il mourait de faim, car les nonces ont fort peu» et h ce qu*était celui-ci, son patrimoine ni les bénéfices n'y suppléaient pas. Il ne s'endetta pas le moins du monde, supporta son indigence avec dignité, mais il l'avouait pour faire excuser la frugalité de sa vie, et s'en alla sans rien devoir, véritablement regretté de tout le monde. Il ne quitta la France qu'avec larmes, et aurait désiré y passer le reste de ses jours. Le nouveau cérémonial des bâtards, dont Gualterio s'était si mal trouvé, car ils étaient rétablis alors, empocha que la calotte lui arrivât à Paris. Dès que la promotion fut sur le point de se faire, Massei reçut ordre de prendre congé, de partir et d'arriver dans un temps fort court à Forli. » Il prit donc congé du roi le 12 septembre, partit de Paris le 21, arriva le S décembre è Rome, où il fit son entrée solennelle le 10; car, dès le 2 octobre 1730, il avait été créé et déclaré cardinal par le Pape Clément Xll. Le 11 décembre de la même année, il fut déclaré légat de la Romagne, et le 18 suivant, reçut le chapeau dans un consistoire public, avec les cérémonies accoutumées. Après avoir pris possession du titre presbytéral deSainl-Auguslin, il partit de Rome, le 19 février 1731, pour se rendre à sa légation. Le 21 mai 1731, il fut pourvu de l'évéché d'Ancône, devenu vacant par la translation du cardinal Prosper Lambcrtini à l'archevêché de Bologne. Ce cardinal modeste, intègre, de mœurs irréprochables, mourut dans son évôché le 20 novembre 17W. dans la 83* année de son âge. MASSEI (Paul), né à Montepulciano, en 1712, fut fait cardinal par Pie VI, en 1785, et mourut la même année.
MASSIMI (Camillb), Romain et doyen de la chambre apostolique, préfet de la chambre du Pape, abbé de Saint-Sévcrin, et patriarche de Jérusalem, nommé, le 22 décembre 1670, par le Pape Clément X, cardinal et secrétaire d'Etat, mourut le 1% septembre 1677.
MASSIMO (Fbawçois- Xavier). — « Son Eminencc le cardinol Massimo fut frappé, en IStô, d'une attaque d'apoplexie h I audience même du Saint-Père. Tous les soins lui furentaussilôl prodigués, et il put être ramené chez lui. Mais, en montant les escaliers de son palais soutenu par un domestique, il fat atteint d'une seconde attaque à laquelle il succomba immédiatement.
« Celte mort si imprévue a profondément ému toute la société romaine. Le cardinal Massimo était aussi distingué par l'amabilité de son esprit et les nobles qualités de son cœur, que par l'éclat de son nom et l'illustration de son origine princière. Sa mère était une princesse de la maison de Saxe. Il était né à Dresde le 26 février 1806 ; il fut créé cardinal le 21^ janvier 18^2 par le Pape Grégoire XVI, dont il avait été successivc-
DlCTIO?l?l. DES C%BD'!fâUX.
ment grand n»ltre de la chambre et majordome. » ( Extrait de VAmi de la religion.)
La date de la création du cardinal Mas» simo est, croyons-nous, 1838.
HArSTAÏ — Voy. Pie ix.
MASTROZZI (Valertin) , né à Terni en 1729, fut fait cardinal par Pie Vil en 1801. Il mourut en 1809,
MATHIEU (Jagqobs- Marie- Adrikk-Césaire) est né a Paris !e 20 janvier, 1796. Sa famille a constamment joui de l'estime publique. C'est contre le gré de sa mère que M.Mathieu voulut embrasser l'état ecclésiastique; elle le destinait au barreau. Mai9 le jeune homme triompha des obstacles suscités contre sa Tocation et il entra au séminaire de Sainl-Sulpice. A peine eut-il reçu la prêtrise que Mgr Salmon du Chatellier, évêque d'Evreux, le choisit pour son secrétaire; il sutremplir sesfonctions de manière h satisfaire le prélat qui l'honorait de sa confiance, et h se concilier l'affection du diocèse. IMais rétablissement du grand séminaire lui attira quelque contrariété. Il sortit néanmoins d'Evreux avec le titre de vicaire générai ; et è son arrivée à Paris il fut nommé curé de l'Assomption par M. deQuélen« qui le prit bientôt après pour son vicaire fi^énéral. Gomme administrateur, dans ces différents postes , Mgr Mathieu déplora un talent au dessus de tout éloge. 11 donnait beaucoup, et il donnait bien; ses aumônes répandues avec affabilité lui gagnaient les cœurs. «•*^ •
Aux renseignements de cette notiee, nous ajouterons les détails suivants que nous puisons aux sources les plus authentiques. I A l'époque oh il était curé de la paroisse de l'Assomption, Mgr Matthieu s*était attiré la plus haute estime ; il en fut de même dans ses fonctions de vicaire général. C'est donc k la considération que ses vertus lui avaient méritée, qu'il doit son élévation à l'épiscopat : il Tut toujours è la hauteur de son ministère dans les circonstances les plus difQciles. Nous avons le même hommage è rendre à son administration dans le diocèse de Langres. Il était adoré, et c'est précisément la confiance ou l'attachement ' extraordinaire qu'on lui témoignait, qui amena sa nomination à l'archevêché ne Besançon.
Les qualités de M. Mathieu le désignaient d' je, dès 1832, pour un évêché. Il fut nommé à celui deLangres par ordonnance royale du 7 avril 1832; mais il ne fut sacré que le 10 février 1833. Il ne Gt que passer, pour ainsi dire, sur ce siège épiscopal; et cependant il y avait conquis tous les cœurs pendant le peu de temps qu'il administra le diocèse. Le 16 juillet 1834, il fut nommé à l'archevêché de Besançon.
Une fois. le devoir conçu, ilesi résolu pour lui; mais une fois résolu, il faut qu'il le remplisse; les obstacles ne sont rien pour lui. Il est pieux, et il affectionne les pratiques de dévotion. C'est dans ces pratiques qu'il cherche lo repos, au milieu des bruyantes distractions qui l'assiègent maintenu
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Tous ces efforts tendent à inspirer à son clergé les mêmes sentiments de dévotion, comme la meilleure sauvegarde contre les dangers du ministère et le moyen le plus utile pour travailler au salut des Ames. \
Ce prélat si pieux, si zélé, si Qdèle observateur des devoirs de répisoopat, et qui par les qualités du cœur, son affabilité, sa sim« plîcité avait su gagner Taffection de ses administrés était digne des honneurs de la pourpre romaine. Aussi fut-il créé cardinal le 30 sent^'mbre 1850.
il est inutile de rappeler toutes les preuves de zèle, d'activité, de sollicitude pastorale qu'il a données dans ce poste émineni. Lo vénérablecardinal vient de les compléter, en publiant avec la candeur la plus admirable et la plus haute raison, une longue circulaire k son clergé, pour lui expliquer toute sa con« duite dans l'affaire du retour de son Eglise à la liturgie romaine. Cet écrit, en latin, est d'un sUle d'une rare élégance, et Ton sait que M^r Matthieu le parle avec une rare facilité. Nous croyons que cette pièce hislori-
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MATTEI (JébOur), Romain, créé, en 1586, par le Pape Sixte V, diacre-cardinal du titre de Saint-Adrien, puis prêtre du titre de Saint-Pancrace, mourut en 1603.
MATTEI f Gaspard) , Romain, archevêque d'Aihènes, lait en 16^3, par le Pape Urbain VllI, prêtre-cardinal du titre de Saint-Pancrace, puis de Sainte-Cécile, mourut en 1650.
MATTEI (Horace), Romain , archevêque de Damas, auditeur de Rote, majordome du Pape Innocent XI, qui le créa cardinal en 1686, mourut en 1688.
MATTEI ^Louis), Romain, auditeur de Rote, né le 17 mars 1702, fut fait cardinal par le Pape Benoit XIV, le 26 uovembre.1753.
MATTEI (Alexandre), de la famille des princes de ce nom , naquit è Rome en 17U, — Entré dans l'état ecclésiastique, où le portait sa vocation, et devenu chanoine de Saint-Pierre, il signalait son zèle en prê« chant dans les maisons religieuses , en visitant les malades, en catéchisant les enfants dans les paroisses, enfin en s'acquittent avec dévouement de toutes les fonctions pastorales. Après avoir rempli, avec distinction , différentes charges, il fut, en 1777, élevé è Parchevêché de Ferrare, et, en 1782, revêtu de la pourpre. Ce prélat offrait un
fmrfait modèle de l'évêque chrétien. Après a révolution de 1789, le clergé français avait émigré en masse, et s'était répandu l>ar toute l'Europe; ceux de cei proscrits qui se réfugièrent dans le diocèse de Ferrare y trouvèrent l'hospitalité la plus géoé<
reiisi». T/arrhevéque con^arpa lont son re» venu h les secourir. En 1797, le général Bo» naparte , maître de la haute Italie, descen*^ dait sur Rome ; le cardinal Mattei , chargépar Pie VI de négocier avec le vainqueur^ fut obligé de signer le traité de Tolenlino, par lequel le Saint-Siège abandonnait à la France le Comtat, et, è la république cisalpine, le Bolonais, le Ferrarais et la Romagne. Encore ces sacrifices ne devaient-ils pas sauver Rome. En effet, l'année suivante, elle était envahie par les Français , Pie Vl était enlevé et les cardinaux dispersés. Après la paix de Lunéville (1801) le cardinal Mattei revint è Rome , qni venait d*être rendue à Pie VII ; il conservait toujours Tarchevôché de Ferrare. En 1808, Napoléon anéantit l'Etat Ecclésiastique ; la plus grande partie fut réunie à l'empire français • le reste annexé au royaume d'Italie. Pie Vil était em«mené h Savone, puis h Fontainebleau. L^ cardinal Mattei, avec les cardinaux romains,, reçut Tordre de se rendre h Paris. Mais s^è-tant abstenu , comme la plupart de ses collègues, d'assister au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, il fut exilé à Rethel, dans les Ardennes. Les événements de I8H rétablirent le Saint-Siège plus solidement que jamais. Lo cardinal qui, depuis longtemps déjà, appartenait à l'ordre des cardinauxévê(]ues, devint alors évêqued'Ostie et Velletri, et, comme tel, doyen du Sacré Collège. A toutes les époques de sa vie, sa piété, sa charité ne se démentirent jamais. Dans ses dernières années, on le voyait, malgré son âge et sa dignité, visiter les malades, comme dans sa jeunesse, assidu aux Offices, aux cérémonies. Le 16 avril 1820, il assistait à l'Office dans la basilique de Saint- Pierre, lorsqu'il fut atteint du mal qui l'emporta quatre jours après, dans sa 77' année. Il avait publié un recueil des actes d'un synode qu'il tint en 180^ à Palesirine dont il était évêque; dans ce recuerl se trouvaient aussi les statuts qu'il avait donnés; Rome, 180^, 1 vol. in-&*. Dans son exil à Reihel , il avait aussi écrit un livre ascétique, intitulé : Méditations des vérités éternelles, pour faire tes exercices spirituels suivant la méthode de saint Ignace; distribuées en huit jours,
MATTEI (Laurent), — Nous empruntons à l'Ami de la religion les lignes suivantes : « Mgr le cardinal Laurent, duc Mattei, est mort le 2^ juillet 1833 au soir, dans sa 86* année. En lui s'éteint une des plus anciennes et des plus illustres familles de Rome. Il remplit plusieurs charges, et fut pendant soixante-deux ans chanoine de Saint-Jean de Latran. En 1822, il reçut le titre de patriarche d'Anlioche. Il élait aussi secrétaire de la visite apostolique. Léon XII l'avait nommé è l'archevêché de Ferrare ; mais le modeste prélat refusa, en disant qu'il n'était plus capable è son âge de remplir une si
(;rande charge. Grégoire XVI le fit cardinal 0 15 avril 1833. A toutes les époques, la Simplicité de ses mœurs ne fut pas moins remarquable que son zèle pour les fonctions ecclésiastiques. Le cardinal s*est éteint in-
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sensiblement, ayant pourtant eu le temps de recevoir les secours de la religion. Il était né h Rome le 29 avril 1748. •
I1ATT£1 (Marius), né h Pergola en 1792, est entré dans le Sncré Collège en 1832. — D*al)ord cardinal-diacre, puis é?éque do Frascati et sous-doyen du Sacré Collège. Son Eminence vit encore à Theure où nous écrivons. On nous envoie sur elle une longue notice italienne que nous traduisons , en Pabrégeant un peu.
Notice sur Son Eminencf îe cardinal Mario UuUei^ écéque de Porto, Sainle-Rufine, etc.
« Le 6 septembre 1792, naquit, dans la ville de Pergola, province d*Urhin, dans lisiat pontifical, Mario MaUei , de parents nobles (le comte Marc Mattel et la comtesse Ursini-Bianchi-Mattdi). U fut tenu sur les fonts du baptême par Tarcliidiacre Chiararoonto, frère de Pie VU. Ayant passé les premières années de son enfance, partie dans sa ville natale, partie dans d*autres villes de l'Etat pontifical, où la famille Mattei avait des propriétés, et arrivé à Tige et 10 ans, il alla à Rome pour enireprtndre la carrière des études dans le collège Gbislieri en suivnnt les cours de Puniversité romaine, dite collège romain^ alors dirigé par des prêtres séculiers sous la protection et Tauturité d^une députation de cardinaux de la sainte Eglise romaine. Ayant accompli le cours ordinaire des études classiques, le jeune Mattel fut admis dans l'académie
eDUtificale des nobles ecclésiastiques de urne, où il suivit te cours de théologie et de jurisprudence canonique et civile, donnant en même temps ses soins à I étude du grec et de Thébreu. Ensuite il voulut acbeverses études de jurisprudence h l'université Aleiandrine, dite de la Sapience^ dans laquelle, selon les méthodes eu vigueur alors, il remporta le titre de maître [magis» tero) en droit public et criminel, et enfin la palme dedocleurdansTunet l'autre droit. Nommé, par la bienveillance de Pie VII, chanoine de la basilique libérienne, il fut assidu au service de cette église patriarcale, et il se prépara à recevoir les ordres sacrés qui lui furent conférés par son frère, alors archevêque de Camerino. C*est alors qu*il prononça en latin l'oraison funèbre de S. M. très-tidele, Marie P*, reine de Portugal, du Brésil et d'Algarve, en présence du Sacré Collège, réuni dans TEglise de cette nation, pour les funérailles de l'auguste défunte; cette oraison funèbre fut publiée en 1820.
En 1819 Mgr Matlei entra au tribunal de la Hôte, auprès de l'auditeur de Toscane, Mgr Cosimo do Marchesi Corsi ; il s'était déjà initié à la pratique des affaires dans les autres tribunaux de Rome. Pie Vit, dans les premiers jours de 1822, le nomma son prélat domestique, et peu après président de la sacrée congrégation du lion gouvernement ; il l'introduisit aussi parmi les prélats attachés à la sacrée congrégation du concile, pour l'examen des relations des évêques sur Tétat de leurs diocèses respectifs.
Léon XII étant devenu Souverain Pmitifn en 1823, Mgr Matlei fut nommé secrétaire de cette mêmecongrégition du bon gouvernement, charge i]\i\i remplit pendant quatre ans. En 1825, il fut élu cnnnoine de la t)asilique va'icane. El 1829, il fut nromu h la charge de trésorier général de la chambre apostolique, charge qui est une des quatre principales do la prélature; et en même temps, il fut nommé membre de la commission spéciale préposée à la réédification de la basilique de Saint-Paul sur la route d'Oslie, entreprise à laquelle s'anpiiqua Mgr Matlei avec une ardeur oui uoit lui faire attribuer les principales dispositions archilecloniques adoptées dans la restauration do cet édifice si intéressant pour les arts, Ja religion et l'histoire ecclésiasliaue.
Pie VIII, devenu Pape en 1829, confirma Mgr Mattei dans sa charge de trésorier; dâ sorte que celui-ci publia, en 1830, le nouveau tarif des douanes et les généreuse** dispositions administratives pour Tencoura^ement de l'agriculture et de l'industrie* Sa Sainteté daigna aussi le nommer président de la congrégation spéciale instituée pour régler les congrues de toutes les paroisses de l'Etat pontifical; et il fut si distingué par le saint Pontife, qu'étant près de mourir, celui-ci ^appe^a près de son lit, et lui fit connaître quelques-unes de ses dernières volontés.
Grégoire XVI, arrivé au souverain pontificat en 1831, n'hésita pas l se servir encore du zèle de Mgr Mattei pour la place de trésorier; et il eut tant à s'en louer aue^ dann le consistoire secret du 2 juillet 1832, il la promut au cardinalat, dans l'ordre des diacres, lui conférant, avec de grands éloges^ le litre de Sainte- Marie in Aquiro. Les années suivantes le Souverain Pontife conféra, au cardinal Mattei, un grand nombre de missions des plus honorables. Le nombre en est trop considérable pour que noua pensions à les énumérer. Disons seulement que Rome ayant été visitée par le choléra en 1837, le cardinal Mattei fut appelé avec deux autres cardinaux, à former la congrégation extraordinaire de la santé publique, et qu'en 18^0 il fut promu au poste éminunt de secrétaire pour les affaires intérieures de l'Etat. En 18^3 le cardinal Matlei passa dans l'ordre des cardinaux-prêtres, avec le titre de Sainte-Marixwles Anges; il reçut alors les charges d'archiprêlre de la basilique de Saint-Pierre, de préfet de la congrégation de la fabrique de cette basilique, de visiteur apostoli'^ue, etc., etc. En 18^1, S. S. Grégoire XVI, malgré ses 76 ans, voulut faire le voyage de Lurette, pour satisfaire à la fois sa piété et le désir filial de SOS sujets; il conféra au cardinal Mattei lo soin d organiser ce voyage. Celui-ci participa ainsi au continuel triomphe qui consola le cœur de Grégoire XVI depuis son départ (30 août 18ii} jusqu*à son retour (6 octobre). Ea 1844, l'archi-suburbicaire de Frascati viul à vaquer, parce que le cardinal Micara, doyen du Sacré Collège, opta pour celui
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(fOsiie el Velletri. GrtSKoire XVI douna cet éfèché au cardinal Maltei qoi le garda dix ans. En J8bS« le goufememeni poDtiflcal 8*élant déterminé k acquérir de rasles dproaines situés dans ses Etals, appelés de tapanagef et possédés alors p.ir le duc dô Leuclitemberg, Sa Sainteté confia au cardinal Mattei la négociation de cette aiïaire, et celui-ci la conduisit à heureuse fin, è la
f pleine satisfaction du Saint-Père : aussi fut- I encore chargé de revendre ces domaines* h des conditions égales è celles de Trichât, è des princes romains el 5 d*autres habitants distingués des Etats Romains, qui firent cette acquisition solidairempiil. Enfin, Grégoire XVI donna au cardinal Mattei la plus grande fafeur d*estime en le nommant son exécuteur testameiitairc, arec les facultés les plus amples et atec les bienveillantes paroles qui se lisent dans le testament autographe ouvert dans le malheureux jour de sa mort, le 1** min 18^6.
Pie IX, peu après son avènement, nomma le cardinal Maltei visiteur apostolique des hôpitaux de Salnt-Jàcques et de Saint Gallican. Pendant la révolution, celui-ci suivit le Saint-Père dans le royaume de Naples, il fut nommé membre de la congrégation chargée de proposer ce qu*il y avait à faite au siyet du dogme de limmaculée Conception, dogme proclamé ensuite aux acclamations de toute TEglise, le 8 décembre 1851^.
Après le retour triompha] de Sa Sainteté à Rome en 1850, le cardinal Mattel, outre ses autres fonctions, fut chargé de réorganiselr les adrkiinistralions de la commission des subsides, de la bienfaisance publique, de!s hospices de Sainte -Marie des Anges aut tbormes de Dioclétien, et de la santé régianaire de Rome et de Tinstitut des sourdsmuets; réorgatiisation qui, opérée avec ufti plein succès, fut récompensée par la thhrgè de préfet dû tribunal suprême de la signatare de Justiôe ; presqd*en même temps, le cardinal Mattei opta pour Tévèché de Porto el !$ainte*Rufine> et pour la charge de sousdojen, laissée vacante par la mort du cardinal Lambruschini (le 12 mai 185^).
Les congrégations auxquelles appartfènt «u)ourd'hoi le cardinal Maltei, sont celles : du Saint-OQIce, de la Visite, de la Gonsîstoriale, des Evèques et des Réguliers, du Concile, de la Propagande, de Lorette, des Eludes, de I^Examen des synodes, de i*Eiat des réguliers, etc., etc. Outre la décoraiion de la croix de Malle, le cardinal Maltei est du petit nombre des personnages décorés du grand cordon de Saint-Janvier, qui lui a été conféré par S. M. le roi des Deux-Sîciles, alors que, en 1853, Son Eminence répondant au pieux désir de ce monarque, alla, comme arcfiipt'èlre de la basilique valicane, dans la province de Pouille, pour couronner solennellement Timage miraculeuse do la vierge dite du Poxzo.
Beaucoup de villes et de commîmes de l*Elat pontifical se glorifient d'avoir pour prolecteu^ lé cardinal Mattei, qui prolége aussi beaucoup de corporations religieuses,
séculières et rég'.ilière.<«, de l'un et rauire sexe, des chapitres, archi-confréries, confréries, conservatoires et hôpitaux, avecdiver* ses universités d*arts pt de métiers de Rome«
MATTHIEU DR PISE, fut créé diacre-cardinnldu titre de Saint-Adrien parCnlittelf, Pape de 1119 à 112^.
MATTHIEU, était d*nne famille noble de fa
Crovince de Reims. Jeune encore, il emrassa k Laon Télat ecclésiasiimie, et bientôt fut pourvu d'un canonical dans TEglise de Reims. — Mais louché du désir de quitter entièrement le monde, il se démit de ce bénéfice et entra dans Tordre de Cluny, au prieuré de Saint-Martin des Champs à Paris. Son mérite ne permit pas qu'on Vy laissât longtemps simple religieux, et il fut fait prieur de ce monastère dans les premières années du xir siècle. On le compte comme le troisième prieur de celte maison. Il en remplissait les fonctions en 1119, comme on le voit par un diplôme qui lui est adressé par le Pape Calixle II. Pierre le Vénérable rayant mené avec lui à Rome pour défendre sa c^use contre Ponce, abbé de Cluny, qui fit tant de bruit dans ce siècle-ià« le Pape Honorius II conçut une si grande estime pour Matthieu, qu'il le retint auprès de sa personne; el en 1125 il le créa cardinal et évèque d'Aibnno. Son élévation , loin dé nuire à sa piété, ne fit qu*augmenter sou abnégation et son zèle. Sa vie était aussi régulière que celle du religieux le plus exact. Il servit TEglise en plusieurs occasions; dans toutes il monira autant deçà* pacité que de sagesse. Ses nombreuses occupations ne Pempêchaient pas d'entretenir une correspondance avec Pierre lô Vénérable et avec saint Rernard ; dans fes lettres de Tun et de l'autre, on en trouve qui lui sont adressées. Légat en France vers 1128, le cardinal Matthieu tint un concile & Tioyes oii se trouvèrent un grand nombre d'archevêques et d'évèques, avec plusieurs abbés, au nombre desquels étaient saint Etienne, abbé de Citeaux, et saint Bernard abbé de Clairvaux. La même année, le légat tint un autre concile à Rouen, où il s'était rendu pour saluer Henri I, roi d'Anglelerre» et pour traiter avec lui des affaires de l'E-
?lise. En 1131, le Pape Innocent II, qui lait alors en France, ayant appris la mort funeste de Philippe, fils aîné du roi Louis- Je Gros,jeune prince qui avait éléiué d'une chute, è Tâge de 15 ans, envoya le cardinal Matthieu auprès de ce monarque, pour lui faire de sa part des compliinenls de condoléance sur celle perte cruelle. La môme année, le Pontife donna la légation d'Aile* tnngneau cardinal, qui convoqua un concile à Mayence, où Brunon, évèque de Stras* bourg, fut contraint de renoncer à son éTê* ché. En 113(, il accompagna à Milan saim Beniard el les autres dépulés chargés detre*vailler à réconcilier avec le Pnpe Innocent II les Milanais qui avaient pris d'abord le parti de Taotipape Anaclet; grâce à cette in* tervenlion, la réconciliation fut complète*' Le cardinal Matthieu mourut l'année sui-!