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vante k Tovio le 25 décembre. Sa œéinofre est enyéiiération dans l'Eglise. On lui attribue les ouvrages 9iiivai)(s: I. D$ perfeetione momat^horum ; IL De vanitaU munai; lil. De volii monaêtici»; |V. Sermones in Etangelia. Pierre le Vénérable fait un bel éloge de ses vertus. On peut voir aussi ce
3u*eQ dit saint Bernard dans ses lettres et ans son liisloria rtgnlis monasterii Sancli Martini de fampis ^ lib. m, \\ 156 et suiv.
MATTHIEU • créé prêtre-cardinal , du titre de Saint Pierre es liens, par le Pnpe lloiioré II, en 1125, suivit le parti de TAntipape Annclet contre le Pape Innocent II.
MATTHIEU, arcbiprétre de Sainle-Marîe* Majeure, fut nommé cardinal, en 1150, par le Pape Eugène III, qui créa vingt-quatre cnrdinauT |)endanl uo règne de 8 ans.
MATTHIEU, Français, fut créé, en 1178, prélre-cardinaî du litre de Saint-Mareel par Alexandre fil, Pape de 1159 à 1181, et ((ui, [lendant un pontificat de 22 ans, créQ cin* quanfe cardinaux en cinq prortiotiODs.
MATTHIEU, chanoine régulier de ^inl- Fridien de Luc^ques, fut, dans la môme promotion de 1178, nommé, par le Pap^ Alexandre III, diacre- cardinal du titre de Sainte-Marie la Neuve.
MATTHIEU fut créé, en 1200, diacrecardinal du litre de S-iint-Théodore par Innocent III, Pape de 1198 h 1216, et qui, pendant son règne, créa trente et un cardinaux suivaiitifs uns, et qunrante-deux suivant les antres. Mort en 1206.
MATTHIEU CAROZMAN , Allemand , évèque de Brixen, créé cardinal en 1350, par le Pape Clément VI qgi en nomma vingt huit de 1342 è 1352, refusa le cbcipeaui el ne porla point le titre do cardinal.
MATTHIEU DE RHOROV, que des biograf»hes font nattre h Cracovie, naquit au ebAteau de Krokov, en Poméraoie. Moréri, dans son Dictionnaire l'appelle Matthieu du CRACOVIE, et, dans son Tableau de$ car^ dmaux, il l'appelle Matthibd CIACONIANL Sorti de son pays, il alla étudier à Prague, où bientôt il enseigna lui-même la théologie avec éclat. Il se rendit ensuite è Paris, puis \ Heidelberg, enseignant toujours. Là il s'attacha è la cour de Robert 111, électeur
f»alatin, qui monta Tan 1400 sur le troua mpérial. Nommé chancelier de i^empire, et, en 11^05, évéque de Worms , il fut encore envoyé par ce prince à Rome, en qualité de son ambassadeur. Grégoire XII, qui l'apprécia, le créa cardinal-prêtre du titre de baint-Cyriaque dans sa seconde promotion de 1&08. Moreri lui attribue: 1. Expo^ êiiio inCanticum cantieorum; InEceUêiasten; II. in D. Maithmi Evangelium; III. In Epi* êiotamD. Pauli ad Romanes. M, Weis donne les ouvrages précédents, qui sont conservés dans la bibliothèque Pauline de Leipsig, à un autre Matthieu, dit aussi Matthieu de Cracovie, el il assigne au cardinal les ouvrages suivants ; 1. Sermo de emendatione morumel c/ert, discours prononcé au synode (le Prague en 1384; II. Librr de tqnalope curia Romanœ^ Baie, 1551 ; 111. De célébra-
tione Miêietf iive eonflictui rationii et con-, scientim de êumendo tel abstintndo corpor$. CArti/i, Memmingen, U94, in-4*; IV. Bar tionale divinorum operum : Dialagut palri$ et filii de prœdestinationet et quod Deus pmniabene fecerit; Libri vu de eontractibu$ ; , Epiitolœ ad diversoi ; Sermonei et collatione$. Tous ces ouvrages , toujours d'après M. Weiss (MiCHAUD, Biogr,)^ sont conservés parmi les manuscrits de la bibliothèque impériale à Vienne.
MAUR, évêque d'Amelia on OmbriA«créé, par le Pape Innoi'ont III, en 1200» prétre-rardinal et légat d'Allemagne, mourut en 1225.
MAURY (Jean Siffbbin) namiit le 26 juin 17&6, k Valréas, petite ville du Comtnl- Venaissin, dans les domaines du Saint-Sié^^a par conséquent. — Sou père était cordonnier, mais en même temps un de ces artisans du midi è la répartie prompte, à la verve pittoresque et intarissable. L'enfance du jeune Maury annonça en lui Théritier de ces heureux dons; du moins, une foule d*anecdotes plus ou moins authentiques attestent que dès lors il possédait cette hardiesse, ce bonheur de réparties, qui le servirent si puissamment plus tard. Il y joignait une prodigieuse mémoire, une vive intelligence, apte è tout comprendre, à tout embrasser. On ne dit pas qu'aucun autre signe pariictilier de vocation sacerdotale ait décidé son entrée au petit séminaire de VaU réas d'abord, puis au grand séminaire d'Avignon. Seulement, au sein de cette société féodale, qui tout à Theure allait crouler, mais oui se tenait encore renfermée dans ses préjugés de caste comme dans une forteresse inexpugnable^, c'était encore dansl'IEglise que le talent pouvait le plus facilemeni se faire sa place, et peut-être l'influence de cette situation des choses ne fut-elle pas étrangère à la détermination de Maury. Le côté tout humain, qui semble dominer mèoie la partie la plus brillante de sa carrière, donnerait au moins lieu de le penser.
Quoiqu'il en soit,h Vairéas comme è Avignon, il répondit, par des succès éclatants, aux sacrifices que ses études prélevaient sur le travail paternel ; la rapidité de ses progrès, son érudition précoce, sa sagacité profonde, la supériorité et l'étendue de son intelligence, éveillèrent les plus brillantes espérances dans son cœur, et dans celui de ses parents. Aussi è peine avait-il terminé ses études, qu'il cherchait un théâtre plus favorable à son génie naissant, el saisissait l'occasion d'une éducation particulière pour se rendre à Paris. Il n'avait pas encore atteint sa 20* année. A ce premier voyage se rapporte une anecdote trop singulière pour être parfaitement vraie. Sur le coche d Auxerre à Paris il se serait rencontré avec deui jeunes gens, qui, nés comme lui de parents pauvres, allaient, aussi coinme «ui, deman* derà la capitale gloire et ^rtune; l'un se destinait à la médecine, Vautre, au barreau. Pour charmer les ennui: de .a route, ç:v
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causa» on se fit des confidences; les iroaginations s'échauffèrent ; on fit assaut d'espérances et de projets d'a?enir. H »î, s*écria fe docteur endroit, je serai avocat général. — Et moi, (fît Ih disciple d'Esculane» médecin du rnî. — Et moi, répartii Maury, je prêcherai k la cour, et je serai évè(|U'> et académicien. On ajoute même: et cardinal. Le premier des trois VfijAgeurs, nommé Treillard, fut en effet député aux états généraux, h la Convention, aux Cinq-cents, enfin minisiro; le second, Portai, devint méiJpcindu roi, et Maury, devant la pourpre future du<)ael ses «ieux interlocuteurs s'étaient découverts, manqua encore moins eux brillantes perspectives de l'horoscope enfanté par ces trois jeunes ambitions.
A peine à Paris, il déploya toutes les ressources de sa jeunesse intrigante |K)ur s*assurer l'avenir qu'il s'était promis.
Etudes sérieuses dans le silence du cabinet, fréquentation des salons littéraires et philosophiques do l'époque, concours académiques, chaire chrétienne, il ne négligeait aucun moyen de solliciter la renomm(^e.
L'Eloge funèbre du Dauphin, celui du roi Stanislas , premiers essais d^une plume encore novice, étaient bientôt suivis de l'Eloge de Charles Y, roi de France, et du Discours sur les avantages de la paix, qui ne lui obtenaient que les félicitations de TAcadémie, puis de l'éloge de Fénelon, aaquel la Harpe seul parvenait i ravir la palme. En môme temps, il recevait les ordres à Meaux, où le cardinal de Luynes, émerveillé de ses réponses, le faisait asseoir parmi les examinateurs; puis, il obtenait de monter dans les chaires les plus célètires de la capitale. L'Académie, qui avait remarqué son éloge de Fénelon, le désignait pour prononcer aevant elle le panégyrique de saint Louis; en 1775, il portait la parole devant rassemblée du clergé de France,
Siour le panégyrique de saint Augustin ; en 778, il était appelé h prêcher le carême devant le roi, è la chapelle du Louvre; enfin, en 1785, il prononçait pour la première fuis dans Téglise de Saint-Lazare, son chef-d'œuvre, cet admirable Panégyrique de eaini Vincent de Paul^ uue Louis XVI voulut entendre dans sa chapelle royale, après avoir accordé au héros de la chanté la statue que llaury réclamait pour lui. « Ce panégyrique,* dit un éditeur de VEtsai sur Véioquence de ia chaire^ < a été lu, relu h Rome, dans des assemblées, où afiluaieut à l'envi des cardinaux, des prélats, des généraux d'orJre, entre autres celui de Saint-Lazare, qui s'y rendait accompagné de l'élite ues enfants de saint Vinceut de Paul, Aussi plusieurs années après, le célèbre et savant canli. al. Borgia était-il dans l'habitude de répondre, lors-
Ju'on vantait en sa présence quelques préicateurs fameux : Va bene cotif ma non rt i ch* un panegyrista^ ed i H mio cardinale, ioralorediean Vincenjfo. Pie VI, ce grand et pieux p.mtife, si justement vénéré par l'Eglise^voulutentendre la lecture de ce panégyrique, et il rhonora de ses illustres suffrages*».
Maury se juge ainsi lui-même dans son Essai sur rélouuenee de ia chaire : « On ne put sanctifier la philosophie, » dit-il; « on sécularisa, pour ainsi dire, la religion; on s'efforça de traiter philosophiquement les sujets chrétiens, et chrétiennement les sujets philosophiques, en les ralliant, ou en les suspendant le mieux qu'on put à l'étendard de la religion. 9
« Malheureux que nous étioni^,» s'écriairt-il sur la fiu de sa vie, « nous en étions venus au point île ne plus oser prononcer le nom de Notre-Seigneur Jésus< Christ »
« C'est dommage, » disait le roi martyr, au sortir d'un de < es sermons, où la morale, la politique, l'économie sociale, l'administration avaient usurpé la place des vérités religieuses, « c'est dommage; si l'abbé Maury nous avait parlé un peu de religion, il nous aurait parlé de tout. » Voilà pourquoi sans doute, en 1800, è -son retour de Montefias* cône, it livrait au feu de nombreux cahiers et sermons, et disait à son neveu, qui s'efforçait d*en disputer quelques débris aux flammes : < Ne vois-tu pas que je travaille pour ma gloire? D'ailleurs, s il y a quelque c'hose de bon dans ces sermons, ignores-tu que ce quelque chose est encore là ? » ajoutait-il en se frappant le front.
Ainsi, du haut de la chaire chrétienne, Maury voyait autre chose que des âmes à sauver; même à cette hauteur, son regard s'atxaissait sur la terre pour y chercher la gloire humaine, un fauteuil académique.
Quoiqu'il vît le danger, lui aussi se laissait aller à de lâches concessiuns pour la coterie philosophique dont il ambitionnait les suffrages ; il voilait de réticences les vérités évangéliques, et ne prêchait que des vertus tout humaines. On alléguera peut-être qu'il lui était diOicile de se soustraire aux idées régnantes, qu'il pouvait espérer par ces ménagements arriver è se concilier les cœurs, sauf à fiire tourner plus tard au profit de la religion la bienveillance acquise. Il n'en reste pas moins vrai qu'il demandnit ses inspirations plus à l'art, au désir des applaudissements, qu'à la fui et au vrai zèl» sacerdotal; certes, ce n'est pas lui qui» comme il le reproche à Bourdaloue, eût volontairement sacrifié une partie de ses succès oratoires aux intérêts de son zèle apostolique: et là est le secret de sa faiblesse.
Son Essai sur iéloquence de ta chaire, la plus considérable de ses ouvrages , n'est qu'une libre excursion dans les études littéraires, une suite d'observations rangées les unes après les autres, avec plus ou moins de bonheur, plutôt qu'un traité suivi et complet sur la matière ; il n'a pas uu mot pour les prédicateurs qui précédèrent Loui8XlV,ni même pour les Pères de l'Eglise. 11 est vrai qu'il, donne lui-même cet ouvrage comme une suite de notes, qui n'étalent pas destinées au public, et qu'une édition publiée sans son aveu. Ta seule forcé de livrera l'impression. 9on neveu deson côté prétend que ce discours
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rrélait qu'une pierre d*a(tenle pour un édifice bien autrement majestueux : « Tout était prêt, I» dit-il ; « déjà même son livre, ébancné à grands traits , était en entier tracé dans sa tète, et le temps seul lui a manqué pour le transcrire, h Taide de celte mémoire h laquelle rien n'échappait de ce qui une fois avait été confié à sa garde. J*ai ce dépôt sous les jeux, je lis, et je relis sans cesse ces écrits si chers h mon cœur. Je voudrais rapprocher et réunir ces membres épars; trop heureux s*il m'était donné d'acquitter ainsi la dette de la reconnaissance, et d'offrir au public une production éminemment utile. Mais vains efforts I je ne puis qu'entrevoir la lumière, et j'erre inutilement dans ce dédale, où les jalons, plantés de dislance en distance pour guider le vol du génie créateur, ne sont ni assez nombreux, ni assez saillants pour diriger nos pas incertains, en indiquant Tissue qu il «'était préparée d'avance. »
Tous ces travaux, portés sur les ailes d'une ambition intrigante, le conduisaient h la fois h la çloire et è la fortune. Le panégyrique de saint Louis lui avait obtenu Tabbaje de la Frénade, au diocèse de Saintes. Bientôt le célèbre abbé de Boismont le choisit pour son collaborateur dans In rédaction des Leilret tecrites sur Vétat actuel du cierge et de la religion en France t et le désigna
four lui succéder au prieuré de Lions» en icardie, beau bénéfice de 20,000 livres de rente. Il avait espéré sans doute recueillir encore un autre héritage à la mort de son bienfaiteur; car un jour qu'il questionnait cet académicien malade, sur les plus intimes détails de sa vie, l'abbé de Buismont lai dit en souriant : « L'abbé , vous prenez ma mesure. » Mais il obtint le fautiuil un an avant la mort de l'abbé de Boismont. A cette occasion, il prononça l'éloge de son prédécesseur, Lefranc de Pompignan ; mais
fon discours fut pâle et exagéré, moins tourépondit.
tefois que celui uu duc de Nivernais qui lui
Nous n'avons pas parlé des calomnies qui, k cette époque , cherchèrent dos scandales dans sa vie privée. Par un maintien hanii, des regards immodestes, des pro|>os peu mesurés et une pétulance en quelque sorte m'iilaire, il put prêter quelque vraisemblance kccs odieuses accusations. Mais c'est déjÀ bien assez pour sa mémoire d'avoir transporté dans un ministère sacré des vues et des intrigues tout humaines, et de s'être lié, lui, le prêtre ei futur champion d'une religion sainte, avec cette tourbe de beaux esprits qui la battaient en brèche avec plusou moins de philosophie et de littérature.
Parvenu au sommet des honneurs littéraires, possesseur d'un riche prieuré, le fils du cordonnier de Yalréas traçait des préambules pour les écrits de MM. de Brienne et de Lamoignon, lorsque sonna pour la France Theure des tempêtes, et pour Maurjr l'heure des grandes luttes et de la gloire. C'était en 1789. Le bailliage de Péronne , où était situé le prieuré de Lions, i'euvuya
député ou ciergé aux états généraux.
Dans cette mêlée d'abord confuse,
on vit bientôt se dessiner deux camps; l'un nombreux, ardent, exalté par les opinions et les idées nouvelles, appelant sans cesse une ruine après une autre ruine; l'autre essayant d'arrêter enfin le torrent, mais ne pouvant opposer i la supériorité du nombre et de la force, que l'mtrépidité de la raison et du bon droit. C'était d'un côté l'attaque, de L'autre la résistance, autant du moins que le comportaient les idées de réforme universellement admises. 11 était glorieux , sans doute, dans ces circonstances, de se placer h la tête de la résistance; \h était le vrai; là étaient aussi le danger et la difficulté. Maury sut le coni* prendre rt eut le courage de son rôle. Son regard pénétrant lui avait montré la vérité, et au-dessus de la vérité cet idéal de gloire qu'il rêvait depuis l'enfance. La vérité seule n'eût pas sufii peut-être; mais la vérité et la gloire l'ont séduit; dès lors il no s'est plus appartenu ; les ardeurs de la lutte l'oot exalté; la contradiction a fait ce que la persuasion n'eût pu faire ; il a grandi en coi^ rage, il a grandi en talent ; il est arrivé près* que au génie et à riiéroïsme.
Ainsi auelques années plus tard, les lieUftenants de l'Alexandre moderne, séduits a« mirage de la gloire et d*un regard du maître, rivalisèrent presque avec son çénie par leur vaillance et leurs exploits. Mais vint le jour où ils se rassasièrent d'une gloire sans trêve et aspirèrent è jouir enfin de leurs lauriers; alors on vit tomber leur énergie, et l'heure où ils désespérèrent de la forlunu du grand homme, fut aussi pour beaucoup l'heure de la défection. Telle est l'infirmilé de la gloire humaine à maintenir les êmes è la même élévation : ne nous étonnons donc pas qu'elle n'ait pu soutenir Maury au rang où il s'était place. Lui surtout, un prêtFe,.uii défenseur de la société religieuse et dea intérêts les plus sacrés, ne pouvait être è la hauteur de sa mission, qu'à la condition de s'appuyer sur le fondement solide de la foi et de la vertu, et non sur le sable mouvant des mobiles humains* Mais n'anticipons jpas sur les événements.
Après le 14 juillet, Maurv apprenan^t que son nom était inscrit sur les listes de proscription de la faction d'Orléans, s'était laissé aller à la crainte et avait pris la fuite. Arrêté à Péronne et réclamé par l'assemblée, il était revenu y prendre sa place, en se disant : « Je périrai dans la révolution, ou, en la combattant, j'obtiendrai le cnapeau de cardinal. » Et il tenait parole.
Pompeux et véhément , d'une éloquence toujours prête, d'une érudition immense, amassée un peu partout, d'une mémoire
Frodigieuse,qui donnait à ses discours écrits éclat de l'improvisation, Maury avait encore , avec une imperturbable confiance en lui-même, l'accent, le geste, le regard, le front hardi de l'orateur. Sa voix magnifique, servie par une poitrine d'acier, dominait les orages parlementaires; son audacci sa pré-
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sonce d'esprit, f^n conslirulion athlétique, lemblaient déflor les clameufs de la salle et lem înterrofYlions des iribones. te moindre int;îdent lui derenall une arme; soudain ri avait saisi le point capital d'une question , on le défaut de la cuirasse d*un adversaire^ et alors nul ne possédait nileui Tari de prolonger une ironie amère. « Aussi, » nous dit li. de Lscfêtelle, « semblait^il plus ocicnpé du plaisir d'humilier ses adversaires^ que du désir de les vaincre. Il n'avait point eet accent de persuasion intime qui, même dans les discussions sévères, remue les entrailles di'S auditeurs. Il brillait hors de propos, et laissait s'écerver sa dialectique
Bir des lieui comiDuns élégamment traités. * 'ailleurs, malheur aux interrupteurs; le 01s du cordonnier de Vairéns a la répartie prompte et rude quoique passablement gauloise. Mirabeau, lui-même, passé maître en ee genre, ne s en tira pas toujours a son avantage. « le vais enfermer Tal^bé Maurj dans un cercle vicieui, » disait-il un jour. — € Vous vîendreï donc m'embrasser, » répond l'autre aussitôt, et l'assemblée de rire è la confusion de l'agresseur.
Avec l'impétuosité d'un caractère ainsi armé pour la lutte, Mau^y se trouva bientôt
Blusà l'aise dans la tribune quedans la chaire, es la première fois qu*il l'entendit, Mirabeau reconnut un rival , et se crut obligé d'entrer en lice. Dèsiors, ce fut un duel d'éloodeniBe entre ces deux hommes, dont Tun, le patricien, démolissait avec rage cette hiérarchie sociale, tout cet édifice religieux ëi politique, dont ses désordres l'avaient banni; dont l'autre, le plébéien, qui avait trouvé asile et gloire au sein de llSglise et des cestes privilégiées , opi^osait intrépidement ses efforts isolés è Timpétuosité du toi^retit. Longtemps les juges du camp s'en Éùîïl tenus ^ la parole snperbe de Mirabeau : « Quand ral)bé Maury a raison, je le bats; quand il a tort, nous nous battons. »
Mais knninteiianl que le prestige de la victoire et dés passions qui la donnaient éblouit moins lea regards, maintenant que la postérité peut juger, pièces en main, ces étnMantes improvisations retrouvées par la prodigieuse mémoire de Maury, n'y auraitil pes lieu de revenir jusqu h un certain point sur ce jugement? Au reste, iadiiiettrait'-on h la lettre, gu'il faudrait encore fombler en partie la distance que l'on semble mettre entre les deux rivaux, t^nr, au moins doit-oh avouer, que, si Mirabeau Hait soulerer plus profondément toutes ces l^assiODS dont il avait emprunté les idées, la fougue et te langage, Maury eut presque fiHqours raison contre son noble et éloquent antagoniste. C'est lui qui exprima les KMes les plus justesi t;elles qui ont prévalu depuis, sur le droit de paix et de guerre, sur le droit des gens, l'inamovibilité de la magistiature, la souveraineté du peufde, les rapports de» deux polssances, etc. C'est lui «^ui annonça avec une prévoyance prophétique que les novateurs tourneraient uu jour contre la propriété en général, les arguments
employés contre la propriété ecclésiastique } lui, qui prophétisa la banqueroute des assignats, en jetant sur la tribune par un beau mouvement oratoire, deux billets de la banque de Law, cet papiers désasireux^ disaitil , encBre courerts aeg lamet et du sang de n os pires, semblables à des balises placées sur des écueilSy pour nous avertir aun arand naufrage^ ou pous en écarter. Les Bliraoeau, dit-on, avaient voulu acheter 100,000 écus son silence sur les assignats, les Qnances, le pouvoir exécutif, lui laissant la liberté de défendre le clergé; il repoussa énergiquement leurs offres, et resta constamment sur la brèche. Pendant deux ans, point de grande question qui n^ le vtt paraître è la tribune et toujours avec la même facilité et la même audace d'éloquence. Tous les jours repoussé^ tous les jours sous les armes, nous dit Marmonlel, son ami, sans aue la certitude d'être vaincu, le danger d être lapidé, les clameurs, les outrages d'une population effrénée, l'eussent jamais ébranlé, ni lassé, il souriait aux menaces du peuple, il répondait par un mot plaisant ou énergique aux invectives des tribunes et revenait à ses adversaires avec un sang-froid imperturbable. L'ordre de ses discours, faits presque tous è rimproviste, et qui duraient des heures entières, l'enchaînement de ses idées, la clarté de ses raisonnements, surtout son expression, juste, correcte, harmonieuse et toujours assurée, sans la moindre hésitation, rendaient comme impossible de se persuader que son éloquence ne fût pas préméditée, et, cependant, la promptitude avec la- (^uelle il s'élançait è la tril)une et saisissait I occasion de parler, forçait de croire qu'il parlait d'abondance. J'ai moi-même, plus d'une fois, été témoin qu'il dictait le lendemain ce qu'il avait f)rononcé la veille, en se plaignant que, dans ses souvenirs, sa vi-
f;ueur était affaiblie, et sa chaleur éteinte. I n'y a, disait-il, q^ua le feu et la verve de la tribune, qui puissent nous rendre éloquents.
Tantôt survenant h Timproviste au milieu d'une discussion, comme dans l'affaire des chapitres de Strasbourg, il s'informait à la hAte de la cause du tumulte, et s'élançait i la tribune, sans avoir pris seulement quelques instants pour réOéchir; tantôt bravant les égorgeurs arrivés d'Avignon, pour réclamer l'annexion du Comtal-Venaissin :
Sous peine de mort^ s'écriait-il, Varaumenî est en forme^ et f avoue que la liberté de nos délibérations ne saurait être mieux constatée^ et il partait de là pour stigmatiser avec une égale énergie, et les pétitionnaires armés de piques, et les sophistes apologistes de la spoliation; tantôt il provoquait Mirabeau à un duel de tribune, et, au jour donné, son regard, ses déGs triomphants cherchaient eo vain son rival dans l'arène. On connaît les deux magnifiques morceaux, que lui inspirèrent, dans le même discours, une attaque contre Henri IV, et la présence de l'ambassadeur anglais aux séances. Mais où nous l'aimons mieux peut-être, c'est dans la dia«
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ru$8ion sur la constilulion |ci?ile du clergé. Lày comme impressionné par la grandeur du sujet et la gravité des circonstancosv son l<ingage devient plus imposant et plus solennel: « La solennité de cette discussion, » àiUWf c nous place devant vous dans une si* tuation d*aulant plus périlleuse, qu'h Tinfériorité ordinaire du nombre, ce combat vient encore ajouter l'inégalité particulière des arme». Nos adversaires nou$ attaquent avec des principes philosophiques ; et ils nous invitent à leur opposor les moyens que la théologie nous fournit. Hélas 1 Messieurs, cette science divine aurait dû être toujours étrangère» sans doute, à cette tribune ; mais puisqu'elle y est interrogée aujourd'hui» vous pardonnerez du moins h la nécessité qui nous obligera de vous parler son langage. » Et il part de là pour leur prouver par l'histoire, les conciles, les canons, etc.* qu'ils ont excédé leur pouvoir. Il ajoute (]u'ilsont signalé leur incompétence, en préjugeant une question, celle du remaniement des évèchés, dont la décision appartenait de droit au chef de l'Eglise , et en s'éloignant de la manière la plus choquanle, de la marche généralement suivie en pareil cas. Les raisonnements par lesauels Maurjr établit cette proposition, sont clairs et sans réplique, mais on veut y répondre par des cris.
Pardonnez, Messieurs,» s'écrie t-il, < si
ma raison ne fléchit pas devant la logique des murmures. Je n'entends pas la langue que vous me parlez en tumulte, lorsque vous n'articulez aucun mot. C'est ainsi qu'on arrête un opinant, je le sais bien; ce n'est pas ainsi qu'on le réfuie. Si vous voulez me répondre, voici les assertions que je vous somme de combattre : vousn*ôtes point un corps constituant. Si vous prétendez Tétre, vous n*éle$ plus un corps constitué. Si vous l'étiez, en effet, votre mission se t>orncrait h décrète r une constitution, sans vous autoriser h exercer un pouvoir (>olitique, sous Seine de vousdénonceraussitôtvous-mômea la nation, comme une assemblée de tyrans. (Nouveaux el plus violents murmures.) le TOUS avertis que la conséquence naturelle de vos bruyantes et Indécentes clameurs, c'est que vous êtes réduits à la nécessité de m'interrompre continuellement , parce que vous sentez l'impossibilité de me ré}K)ndre. « Votre comité ecclésiastique, » dit plus loin Torateur, « ne cesse pourtant d'exciter la fermentation la plus dangereuse dans toutes les parties de l'empire, en correspondant, sans mission, avec les bénéficiers,avec le cor()S dcclésiasliquc, avec la municipalité, avec les départements. Cestlui qui ose leur transmettre des ordres que vous n'avez pas le droit de donner. C'est lui qui, par l'organe d'un chef de bureau, qu'il appelle fastueusement son président, a écrit au corps législatif : osez tout contre le chargé, vous serez soutenus. (Cris et tumulte.) Vous avez beau m'interrompre, vous ne perdrez |>as un moi de ma censure. Vous demandez à répondre, vous avez en eff(»l besoin d'une apologw.
Attendez donc que l'accusation soit entière; car je n'ai pas encore tout dit, et il faut tout dire aujourJ'hui, pour n'y plus revenir, le veux tirer enGn de vous la ju<!tic6 que me promet l'opinion publique, en révélant il cette assemblée l'esprit dont vous êtes animés. C'est votre comité ecclésiastique. Messieurs, qui a usurpé le pouvoir exécutif, et qui $*est fait modestement roi de France, en préjugeant à son profit la vacance du trône, pour toute la partie des décrets qui nous concernent. C'est lui qui a écrit daijs toutes nos provinces des lettres aussi fastueuses que barbares, dans lesquelles, manquait aux lois les plus communes de la décence, il a adopté les formules les plus hautaines des chancelleries allemandes. C*est lui qui s'est érigé en mandataire de rassemblée nationale, et qui s'est chargé de faire exécuter vos décrets sans vos ordres; qui a prévenu la réponse du Saint-Siège, que vous sembliez attendre avec tant de modération ; lui qui a provoqué les persécutions et les soulèvements populaires qui vous sont dénoncés ; lui qui s'est empare de toutes les autorités, qui a aggravé la rigueur de vos décrets, en enjoignant aux municipalités de Termer les églises des chapitres, d'interdire aux chanoines l'habit canoniquev rentrée du chœur, et les fonctions de la prière publique 1 qu'il parle donc maintenant, ce comité, et qu^il nous dise en vertu de quel droit il a donné de pareils ordres : qu'il nous dise quel est le décret qui l'a institué pouvoir exécutif, et
aui l'a autorisé h renouveler les horreurs des [uns, des Visigoths et (le$ Vandales, e i condamnant à la solitude d'un vaste désert, ces sanctuaires d'où les lévites sont bannis comme des criminels d'Etat, et autour des* quels les peuples consternés viennent observer, avec une religieuse terreur, les ravages qui atiesleut votre terrible puissance, comme ou va voir, après un orage, les débris d'une enceinte abandonnée, qui vient d'être frappée de U foudre.
« Je i>énirai h jamais. Messieurs, le jour 01^ il m'a été enQn permis de soulager mon Ame du poids d'une si accablante douleur, en vous dénonçant ces entreprises, ces abus d'autorité, excès de rigueur ajoutés à tant d'autres ligueurs, ce luxe de persécution quia dicté ces |»an>les sur lesquelles la haine fati^ée de la multitude de ses victimes, et après avoir épuisé toutes les vengeances, semble encore implorer au loin contre nous de nouveaux oppresseurs, en promettant impunité et protection à tous %es complices : ottK iQui contre U cUrgé^ voué serez soute^
Ici se trouve le morceau le plus remar-
3 uable peut-être qui ait jamais illustré les iscussions de la tribune. Ce n'est plus un orateur qui harangue; c'est un athlète qui, s'étant élancé au milieu Tarène, plein de con* fiance en ses forces, appelle hautement celui qui naguère le déliait. La lutte est engagée; tous les regards sont fixés sui* Jes deux combattants»
« U me semble dans ce moment, Vus*
ISIl
MAU
DICTHIM.NAlRe
MàU
sieurs, » &'éiTie Maury, « que Tou n'est plus 5Î pressé de me répondre? Je continue donc, faute d'interlocuteurs, à servir scu\ la chose publique, et je laisse ih votre comité pour discuter les moyens de l'un de ses principaui oracles. M. de Mirabeau, en nous lisant une dissertation Ihéologique sur la cause du cler^(^, a solennellement abjuré le principe qu'il professait, il y a trois ans dans son ouvrage, très-peu lu, sur la monarchie pru<;sienne. C'est à rEglise^ disait-il alor<s , c^ftt à r Eglise dont la hiérarchie est de droit divin ^ à régler la manière de juger les causes eccléiiastiquei, et en qui réside la puissance d^ordonner sur chacune; car vouloir régler les droits de la hiérarchie chrétienne étaolie par Dieu méme^ comme dit le concile de Trente, çest assurément le plus grand attentat de la puissance politique contre la puissance religiiuse. Voilà quelle était alors IVpinion de ce célèbre adversaire, qui dénonce aujourd'hui au peuple, comme des ennemis de la nation, tous les ministres du culte qui proïessent encore la même doctrine. On dirait qu'il n'afTccte de loupr la religion que pour
rauloriser à flétrir le clergé » Et il en
vient àinlorpellcr nommément Mirabeau, le sommant de déclarer s'il n'a pas avanré comme principe fondamental de sa thèse, que chaque évoque, jouissant d'une juridiction illiroiiée, était, en vertu de son ordination, évêque universel. Mirabeau alors se lève :
« Non, Monsieur, » répondit-il, « ce n'est point le ce que j*ai dit : j'ai avancé que chaque évoque tenait sa juridictiou de son ordination; que l'essence d'un caractère divin était de n'être cin-onscrit par aucune limite, et par conséquent d'être universel, suivant le premier article de la déclaration du clerjgé en 1682. Voilé, Monsieur, ce que j'ai dit; mais je n'ai jamais prétendu que l'ordinatiuD lit d un évêque un évê(|ue universel. » (Bruyants applaudissements des tribunes.)
tf Eh bien l nous sommes d'accord, » répliqua Maury. « C'est bien è ces mêmes assertions, M. de Mirabeau, que je vais répondre; et j'espère quMI me sera facile de vous faire expier dans un instant les applaudissettients dont les tribunes viennent de couvrir votre naïve explication.
« Voici d'abord le premier article de la déclaration du clergé de 1682, que vous invoquez : L'Eglise ira aucun pouvoir direct^ ni indirect sur le temporel du roi. Voulez-vous entendre le socoml : Lautorité de VEglise est supérieure à celle du Pape, non-seulement dans le temps de schisme^ mais encore dans Vardre commun, conformément à ta décision du concile de Constance. Voici le troisième : Le Pape est soumis aux canons; et c'est dans la charge éminente qu'il a reçue de veiller à leur exécution, qu'il trouve le principe et Vexercice de la prééminence du siège apostolitfue. Le quatrième eiitin prononce que les décrets des Souverains Pontifes ne sont irré" formables que lorsqu'ils sont acceptés par le consentement de l'Eglise universelle. Vous voyez qu'il n'y a rien do commun entre ▼otre proposition et ces quatre fameux arti-
cles. Il n'est pas même question de la juridiction épiscopale dans les quatre propositions de l'Eglise gallicane. .Vous avez donc cité à faux pour en imposer à faux.è cette assemblée ; et la vérité a le droit de vous donner h vous, ou plutôt h votre écrivain, !e démenti le plus authentique Mais raison-
nonsi et voyons si votre logique est plus sûre, et plus ferme que votre érudition. Vous reconnaissez formellement nous avoir dit que chaque évêque tenait sa juridiction spirituelle de son ordination, et que ce pouvoir divin n'était circonscrit par les limites d'aucun diocèse. Or, si la juridiction d'un évêque, si sa puissance spirituelle , n'est limitée paraucunecirconscriptiondiocésaino, chaque évêque a donc partout la même autorité, ch/ique évêque a droit d'exercer partout une juridiction commune h tous les territoires, et égale sur tous les territoires; chaque évêque est donc dans l'Eglise un évêque universel. Je ne vous ai donc pas cité h faux, puisque vous venez de répéter avec la plus édifiante simplicité ce que vous aviez dit d'abord et ce que je vous avais fait dire. La seule différence qu'il y ait entre votre nouvelle version et la première, c'est que vous venez, je ne sais pourquoi, de délayer, dans une longue phrase, ce que, d'après vos maîtres, vous aviez d'abord exprimé dans UD seul mot, évêque universel. Il est donc vrai que vous avez réellement dit ce que je vous ai attribué; et si voire phrase signifie autre chose, elle ne peut plus avoir aucun sens. Je ne dirai point alors, en discutant votre réponse, que ces ridicules paroles ne sont sorties que de votre bouche ; mais je dirai, et cette assemblée dira comme moi, que votre proposition n'a pu sortir que d'une tête absurde. Remerciez à présent les tribunes des applaudissements flatteurs qu'elles vous ont prodigués, lorsque vous avez eu la charité de me dénoncer è leur savante improbation par votre désavœu. Si vous êtes tenté de me répliquer, parlez, je vous cède la parole.... Vous ne dites rien I... Cherchez tranquillement quelque subtilité dont je puisse faire aussitôt une justice exemplaire I..., Vous ne dites plus rien 7.... je poursuis donc, el, après avoir restitué ces mêmes paroles que vous avez trouvées si concluantes dans votre bouche, et si ridicules dans la mienne, j'attaque directement votre argument. Je vais vous mettre en état de juger vous-même des princines théologiques qui TOUS ont fait tant d'honneur dans les tribunes. »
£t Torateur laissant cloué à son banc, dans une muette impuissance, son adversaire confondu, marche de victoire en vie-» toire, signalant à chaque pas une nouvelle absurdité dans cette monstrueuse constitution civile du clergé ; la rage du vaincu s'irrite contre la nuissance du vainqueur; il est écouté avec nés clameurs menaçantes.
« Le tumulte de cette a^ssembtée, » s'écrie-t-il, « pourra bien étouffer ma voix, il n'étouffera point la vérité... Nous confirouterous vos décrets avec dos conscieDces.
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