‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 165 sur 350 · HAU · texte numérisé non relu

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il disait le rosflf^e entier et s'astreignait k rédter te bréTtaire à haute voix, pour être moins disposé aux distractions. Quoiqu'il en soit, il acheva de se dt^considérer par Tac* ci'ptation de Tarchevèché de Paris; c'est là jiJMs triste page de sa vie entière

Napoléon enivré par In furlune avait entrepris de dépouiller le Souverain Pontife de ses Etati, et prétendait commander aux con!»liiehceà comme aux empires» Pie VII, violemment orractié de Rome, avait Tait affichpr, la veille même, la bulle d'excommunication, et depuis réduit, en captivité, prisonnier à Savone, privé de ses conseillers naturels, les cardinaux, il refusait les bulles dMnstitutionaux évéques nommés par Tetnpereur. C'est alors que Maury, évéque et cardinal, Maury, né sujet du Saint-Siège, et naguèn; encore, lorsque la révolution le chassait de France, vecacilli h Rome par la gloire et les dignités, eut le malheur, le triste courage de prendre parti pour l'or-

f;ueil couronné et triomphant contre Tilustre et douce victime, qui était à la fois son bienfaiteur et son souverain spirituel et temporel. Lui, le conseiller né du Saint- Siège, il suggéra à Tusurpateur le coupable subierfui^e qui lui permettait d*éluder les refus et d'annuler en partie la résistance du Souverain Pontife. Napoléon prescrivait aux chapitres de choisir pour vicaires capitulaires ou administrateurs des sièges vacants ceux-là nfiéme qo*il avait nommes aux évôchés, en sorte que ces mêmes prêtres, créatures du pouvoir à qui le Souverain Pontife, refusait Tinstilution canonique, n'en étaient pas dooins mis en possession «le la juridiction spirituelle et temporelle de leur diocèse.

« Le cardinal Maurj, » dit le cardinal Pacca, « s'est vanté en présence d*un grand nombre de personnes d'avoir donné ce conseil è l^einpereur. Il m'a dit h moi-même qu'il avait été k premier h lui en suggérer la pensée. « Pourtant cet indigne artitice est condamné par le 2* concile de Lyon, tenu en 1274, et j»ar les décrétâtes de Boniface Vlll, d*A<iexandre V et de Jules II. Maury n'en eat pas moins l'impudence de soutenir cette mesure, même par des mensonges historiques. La récompense qui attendait cette conduite odieuse acheva d'égarer Maury.

Le cardinal Fesch venait de refuser l'anchevêche de Paris se fondant sur les liens qui l'attachaient à l'Kgtise de Lyon, et dont le Pape ne Pavait point affranchi. Napoléon alors appela Maury, qui se trouvait à Fontainebleau, et lui demanda son serment d'archevêque de Paris avant même de lui aunoucer sa nomination. « 11 prêta le serment en habit et en manteau court, dit M. Poujoulat: on dit que Maury, qui pourtant avait connu les tempêtes, l'ut si ému de celle scène soudaine, du son de voix et de Tair terrible de Napoléon en ce moment» qu*il faillit s*évanouir. j» Soit en eiïet crainte réelle, fascination du génie ou laiblesse de l'ambilion, aidée des prétextes empruntés à ces doctrines gallicanes qui avaient ber^é

sa jeunesse, il accepta te litre qu'on lui of* fraiton qu'on lui imposait, toutefois, dit-on, en réclamant la liberté du Pape et des cardinaux prisonniers. Mais le Pontife et ses défenseurs ne restèrent pas moins captifs» et bientôt arriva d*) Savone un bref daté du 5 novembre 1810, et nui dut dissiper les dernières illusions de Maury, si illusions î4 y eut

«Vénérable frère,» lui écrivait Pie VII, «il y a cinq jours que nous avons reçu la lettre par laquelle vous nous annoncez votre noniination à Parchevêché de Paris, et votre installation dans le gouvernement de ce diocèse. Cette nouvelle a rais le comble à nos afflictions et nous pénètre d*un sentimeni de douleur que nous avons peine è contenir et qu'il est impossible d*expiimer. Vous étiez parfaitement instruit de notre lettre au cardinal Caprara, pour lors archevêque de Milan, dans laquelle nous avons exposé les motifs puissants qui nous faisaient un devoir, dans Télat piésenl des choses, de refuser Tinstituiion canonique aux évêques nommés par Tempereur. Vous n'ignoriez pas que non-seulement les circonstances sont les mêmes, mais qu'elles sont devenues et deviennenl encore do jour en jour plus alarmantes^ par le souverain mépris qu'on alfecte pour Tautorité de l'Eglise, puisipren Iialie on a porté Taudacti. et la témérité jusqu'il détruire généralement toutes les communautés religieuses de Tua et de l'autre sexe, supprimer des paroisses, des évêchés, les amalgamer, les réunir, lc*ur donner de nouvelles démarcations, sans eip cepter les sièges suburbicaires, et tout cela 8*est fait en vertu de la seule autorité impériale et civile. Car nous ne parlons pas de ce qu'a éprouvé le clergé de TEglise ro« maine, la mère et la maîtresse de toutes les ^lises, ni de tant d'autres attentats. Vous connaissez dans le plus grand détail tous ces évéueraents, et d*après cela nous n'aurions jamais cru que vous eussiez pu recevoir de l'empereur Ja nomination dont nous avons parlé, et que votre joie en nous fannonçani lût telle que si c*élait la chose la plus agréable pour vous et la plus conforme è nos vœux.

« Est-ce donc ainsi qu'après avoir si courageusement et si éloquemment plaidé la cause de TEglise dans les temps les plus orageux de la révolution française, vous abandonnez cette même Eglise aujourd'hui que vous êtes comblé de ses bienfaits et de ses dignités, et lié si étroitement à elle par la religion du serment. Vous ne rougissez • pas de prendre parti contre nous dans un procès que nous ne soutenons que pour défondre la dignité de l'Eglise. Esl-ce ainsi que vons faites si peu de cas de notre autorité pour oser en quelque sorle^ (»ar un acte public, prononcer sentetice contre nous, à qui vous deviez obéissance et tidélité. Mai^, ce qui noui afflige encore davanlage, c'est de VOIT qu'après avoir mendié près d'un chapitre l'administration d'un archevêché, vous vous soyeZy de votre propre autorité,

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et sans nous aToir consultée chargé du gouTernement d'une autre EgUso, bion loin dlmiter le bel exemple du cardinal Joseph Fesch, archevêque de Lyon, lequel ayant é(é nommé avant vous h Parchevèché de Paris, a cru si sagement devoir s'interdire toute administration spirituelle de ce diocèse» malgré l'invitation du chapitre.

Nous ne rappelons pas qu'il est inouï dans les annales ecch'^siastiques qu'un prèlre, nommc^ h un évôché quelconque, ait été en« gagé par les vœux du chapitre, à prendre le

Pouvernement du diocèse avant d'avoir regu institution canonique. Nous n'examinerons pas (et personne ne sait mieux que vous ce qu'il en est) si le vicaire capitulaire a donné librement et de plein gré la démission de ses fonctions, et s'il n'a pascëdé aux promesses, k la crainte ou aux menaces, et si par conséquent votre élection a été libre, unanime, régulière. Nous ne voulons pas non plus nous informer s'il y avait dans le sein du chapitre quelqu'un en état de remplir des fonctions si importantes; car enfin où veuton en venir? on veut introduire dans l'Eglise un usage aussi nouveau que dangereux, au moyen duuuel la puissance civile parviendrait insensiblement à n'établir dans l'administration des sièges vacants que des personnes qui lui seraient entièrement vendues. Qui ne voit évidemment que c'est nonseulement nuire è la liberté de l'Eglise, mais encore ouvrir la porte au schisme ei aux élections invalides? M.iis d'ailleurs qui vous a dégagé de ce lien qiii vous unit h l^glise de Montedascone? Qui est-ce qui vous a donné des dispenses pour être élu par un chapitre et vous charger de l'administration d'un autre diocèse? Quittez donc sur-lechamp cette administration. Non-seulement nous vous l'ordonnons, mais nolis vous en

1 irions, nous vous en conjurons, pressé par a charité personnelle que nous avons pour vous, afin que nous ne soyons pas forcé de procéder malgré nous, et avec le plus grand regret, conformément aux statuts des saints canons, et personne n'ignore les peines qu'ils prononcent contre ceux qui, préposés à une Eglise, prennent en main le gouvernement d'une autre Eglise avant d'être dégagés des premiers liens. Nuus espérons que vous vous rendrez volontiers à nos vœux, si vous faites bien attention au tort qu*un tel exemple de voire part ferait h TEgiise et à la dignité dont vous êtes revêtu. Nous vous écrivons avec toute la liberté qu'exige notre ministère, et si vous recevez notre lettre avec les mêmes sentiments qui l'ont dictée, vous verrez qu'elle est un témoignage éclatant de notre tendresse pour vous.

«En attendant, nous ne cesserons d'adresser au Dieu bon, nu Dieu tout-puissant, de ferventes prières pour qu'il daigne a^taiaer par une seule parole les venls et les tempêtes déchaînés avec fureur contres la barque de Pierre, et qu'il nous conduise entin è ce port si désiré où nous pourrons librement exercer les fonctions de sou n.i-

nistère. Nous vous donnons de tout notre cœur notre bénédiction apostolique. Dooné h Savone , le 5 novembre 1810 , la onzième année de notre pontificat. » — Pie VII p p. 77.

Maury résista aux prières, aux remon* trances , aux ordres formels -du Pape. Ne pouvant rien répondre au bref, il prit le parti d'en nier l'authenticité, sous prétexte qu'il ne portail pas le sceau de Tanneau du pêcheur, alors entre les mains des autorités françaises. Il se réclama des autorités françaises, et firétendit, dans une adresse réd gée au nom du chapitre de Notre Dame : 1* que c'était l'usagH antique iles Eglises de Franco •de déférer les^ pouvoirs capitulaires ans évêques nommés ; 2* que c'était en vertii des avis de Bossuet que tous les évêquoai nommés par Louis XIV, pendant ses démêlés avec Innocent XII, avaient eu l'adminis* tration des Eglises pour lesquelles ilsétaic^ni désignés, deux faits également conirouvés. Il n osa pourtant porter sa désobéissance jusqu'à rexlrémilé h laquelle Napoléon l'aurait, dit-on, convié un jour en lui parlant de schisme. C'eût été rompre trop évidemment avec sa conscience. D'ailleurs t M. d'Astros était là. Nommé grand-vicaîro du chapitre, il ne laissait passer aucune tenlaiivede Maury pour' sortir de son rôlo d'administrateur, sans lui rappeler qu*il n'était pas arche vêaue de Paris. Il avait eu communicaiion du bref adressé au cardina', «"t d'un autre du môme genre , concernant Mgr d'Osmond, évêque de Nancy, nommé à rarchevêclié de Florence; il en avait reçu lui-même des exempl.iires, et les avait discrètement répandus , en sorte que si Maury eût fait un pas de plus, il risquait de le faire seul , cl de n'être pas suivi par le clergé de Paris. Il n'en |>ersiçtnil pas moins dans ses (•(Torts condamnables pour conquérir l'ari;hevêché de Paris contre la résistance inflexible de Pie VII ; le 12 octobre 181 i il lui écrivait encore pour se faire atfranchir des liens qui l'unissaient à l'Eglise de Montefiascone. Eu même temps fasciné par cet appât séducteur, autant que par le désir de plaire au mailre, il s'acharnait dans les manœuvres et les négociations, destinées à arracher à Pie Vil les concessions de Sovone, et plus tard celles de Fontainebleau, qui coûtèrent tant de larmes au Pontife repentant. Nommé membre de la commission ecclésiastique, instituée par l'empereur, pour aviser aux moyens de se passer du Pape, un des plus ardents obsesseurs du Pontife, il ne fil pourtant partie d'aucune des députalions envoyées oQlciellement à Savone avant, pendant et après leconcile, mais plus d'une fois il les inspira, il inspira leconcile lui-même, ou le ministre des cultes qui essayait d*en diriger l'esprit. C'est ainsi que Napoléon, ayant prononcé la dissolution et fnil emprisonner trois évêques, même M. Do Boulogne, le rapporteur', parce qu'on avait adopté un projet de décret qui déplaisait au mailre : « Prenez-les un à un, dit le cardinal au ministre des cultes , et vous en vioûdrex

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DES CARDINAIjX.

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plus facilemenl h bout qu*eD masse. C'est un excellent vin, mais qui sera meilleur en bouteilles qu'en tonneau. » Et » en eiïet , quaire-fiiigl-cinq adhésions sur cent-cinq, sanctionnèrent la nouvelle rédaction.

Bien plus, quand Pie VII, avouant sa défaillance, se fui relevé par la courageuse rétractation qù*il adressa à l'empereur luiinâmo, Maur/, qui dans un mandement avait applaudi à Tœuvre malheureuse de la violence, de la eaptation et de rabattement physique de Pie VII, Maury se chargeante porter à Fontainebleau les reproches , les promesses et les menaces du maître. La vivacité de son langage, dit M. Poujouht, s'accrut des résistances qu'il rencontrait; désespérant de réussir dans sa mission , le cardinal i)erdit toute mesure; la douceur patiente *uu Pontife n*y tint pas; il se leva , non sans effort, de son siège, prit Maury

Car la main, et le mit hors de chez lui. *hô(e de Pie VII, au Vatican, en était venu au point de se faire chasser par le doux et patient Pie VD, de sa prison. Il avait trouvé moyen d'obséder le Pontife malheureux de tant de sollicitations , représentations et menaces -môme» nue lui, qui ne de(nandail rien , demanda , dit-on , comme une grAce d*ètre délivré de ses visites.

On l'accuse encore d'avoir marqué le temps de sa faveur par d.*insolentes hauteurs envers le clergé, par de lâches adulations pour le .persécuteur du vicaire de Jésus- Christ , par son ardeur contre les prélats et les cardinaux tidèles, son empressement à aggrajrer leur sort , et à insulter à leur disgrâce.

Les mandements qu*il oublia comme administrateur du diocèse de Paris , toujours remarquables au point de vue littéraire, rappellent involontairement ce qu'il disait h un de ses secrétaires, après avoir terminé un sermon: maintenant, prenons une prise, et saupoudrons tout cela d'Ecriture sainte. Là encore, Maury remplit un rôle , et fait de Tart ; c'est Tesprit qui peut parler au eœur,qui veut en imiter la langue, mais qui ne saurait atteindre à cette pieuse onction, malgré tous les artifices et toutes l^s pompes du langage. Ajoutons* qu'un grand nombre de ces productions, nées de circonstances politiques, sont déparées par de lâches et pompeuses adulations pour le pouvoir du jour , par une prostitution servile du ministère sacerdotal et même de nos saintes Ecritures à un enthousiasme factice pour des événements qui auraient dû peser d'un poids intolérable sur sou ce^ur d'évôquo.

.Enfin, l'idole i laquelle Maury avait aacrilié sa gloire , son génie et sa conscience , tomba devant les nations que le Seigneur avait ameutées contre elle; en vain avait-il adhéré h la déchéance de l'empereur; le chapitre lui signifie^ durement la révocation de ses pouvoirs. Il fut mandé à Rome pour rendre compte de sa conduite. Le Mémoire apologétique qu'il publia , toutes ses tentatives pour rentrer en grâce avec les Bour-

bons, n'eurent aucun succès; il lui fallut quitter la nuit ce palais archiépiscopal , source de tant de fautes et d'ennuis , et regagner l'Italie. A V'terbe lui fut notifiée une décision pontificale, qui le suspendait de toute fonction dans le diocèse de Montefiasconti ; à Rome , il ne put obtenir d'au^dience du Souverain Pontife ; l'entrée du conclave, la participation aux diverses cérémonies , où son titre l'appelait , lui furent interdites ; il y vécût entièrement exilé de la cour pontificale. Ce n'était pas encore assez pour les ressehtiments du gouvernement français^^de tous ces hommes qu'avaient meurtris les dernières persécutions. Cédant i la clameur universelle, le Pape venait de nommer une commission pour instruire son affaire, lorsgu'arrivèrent les cent jours. Maurj^ alors écrivit au cardinal Pacca • pdur obtenir de suivre Pie VU, fuyant devant l'invasion napolitaine; sa requête fut repoussée; la junte de gouvernement, outrepassant même ses instructions , le flt emprisonner-au château Saint- Ange, dans la chambre même qu'avait occupée Caglioslro. Mais au bout de trois mois, le Pape, sur les instances du cardinal Consalvj, donna ordre de le relâcher, et d'abandonner l'instruction commencée contre lui. Il lui accorda même une audience particulière, et lui rendit ses bonnes grâces, aussitôt qu'il eut fait acte de soumission, on donnant sa démission de l'évêché deMonlefiascone.

Louis XVIII fut plus difficile à apaiser ; il repoussa toutes les avances de son ancien représentant » et le fil même exclure de l'Académie. La solitude et le silence se firent auto:ir du défenseur transfuge et disgracié du trône et de l'autel ; Maury jadis fêté par les Papes et les rois, Maury qui avait vécu pour le mouvement , le bruit , la gloire humaine, ne pouvait survivre à l'écroulement de sa fortune. Quoique les idées religieuses eussent pris un plus grand empire sur ses pensées , le chagrin acheva d'abattre cette puissante nature, déjà ébranlée par tant de secousses; après avoir lutté péniblement pendant deux années , contre les progrès d'une affection scorbutique, il termina le 11 mai 1817, à l'âge de 70 ans, une vie, qui ne fut pas , comme on l'a dit de J. B. Rousseau , trop longue de moitié^ mais dont il faudrait retrancher 15 ans, pour en effacer une grande tache.

MAYNAKD, Français , abbé de Pontigny, TÎngt-qualrième et dernier cardinal créé par Clément III, Pape de 1188 à 1191, fut évêque de Palesinne.

MAZARINI, d'où MAZARIN (Jules) naquit le 1^ juillet 1602, d'une bonne famille originaire de .Sicile , à Piscina dans l'Abruzze, bien que ses lettres de naturalisation le fassenl naître è Rome. — Il fil ses premières études dans cette dernière ville, montra de bonne heure beaucoup d'esprit naturel, et s'attacha à l'abbé Jérôme Colonna , depuis cardinal. Ce jeune seigneur," allant étudier dans l'université d'Alcala , «n Espagne, fut suivi par Mazarin, qui y apprit

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DICTIONNAIRB

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le droit» et qui, h son retour en Italie, se fit receToir docteur. En 1625 , celui-ci pfls«sa , avec le grade de capHaine, dans la Valleline, où le Suinl-Siëge avait une armée. Cest là qu*il eut la preroidre occasion de montrer son talent pour la négociation. Les chefs de Tarnit^e ponlificale , Gonti et Nicolas Biigni,qui fut cardinal après avoir quille répée, renvoyèrent successivement auprès du marquis de Cœuvres, général de )*arméê française, et auprès du duc de Feria, qui commandait les Espagnols. L*a<lr(*sse qu'il déploya dans ces missions le Rt remarquer de ses chefs. De retour i Rome , il sut s'y faire valoir, et s'altachant M Sncclielli , depuis carvlinal , que le Pape Urbain VIII enfoyait en Lombardie, il s*y instruisit des divers intérêts des princes qui y faisaient alors la guerre au siijel de la succession des duchés de Mantoue el de Montferrat. Cette succession étail disputée, d*un côté par le duc de Nevers , appu vé par la France , de l'autre, par le duc cle Guastalla , soutenu par rem|>ereur, le roi d'Espagne et le duo de Savoie. Le légat du Pontife n'ayant pas été écouté • les hostilités commencèrent. C'est alors, en mars 1620, que Louis XIII se signala tant par son courage en forçant le Pas de Suze , ce qui détacha des Espagnols le duc de Savoie. Cependant le caniinal An* toine Barberin , neveu d^Urbain VIII, s'était rendu, en qualiléde légat, dans le Milanais et en Piémont , pour tâcher d'accorder les belligérants. Ifazarin , oui était resté en Piémont avec le caractère d'intemonce»

après le départ de Snccheltî, fut goâté de Barberin, dont il mérita la conSance, comme i( l'avait eue de Sacchctii. Il servit si bien , qu*il reçut l'ordre de continuer les négociations , de concert avec Jacques Pancirole , nonce en Savoie. S'attachent k connaître les desseins des Français , des Impériaui , des Espagnols, du duc de Savoie, il prenait des mesures certaines pour eocorder leurs inté« rèls. Dans un voyage q|u*il fit i Lyon , en 1630, il vit le roi Louis XIII, et eut avec Richelieu un long entretien , è la soite du* quel le cardinal ne put s'empêcher de dire

3u*il venait de parler au plus grand homme 'Ëlat qu'il eût jamais v«. Le |iaîi avait été conclue h Ratisbonne , le 3 octobre ; mais les Fronçais et les Espagnols refusaient de l'accepter en Italie. Mazarin , voyant que ces refus rendaient inutiles tous ses soins, chercha de nouveaux expédients pour faire recevoir celte paix et pour emjièeher les deux armées iï^isn venir aux mains. Les Espagnols, qui assiégeaient Casai, avaient fait des relranchements de six milles de tour , et étaient disposés A se bien défendre contre les Français, qui s'étaient approchés de la place el qui voulaient forcer les ennemis dans leurs lignes. Déjà les deux armées étalent prêtes è donner bataille, le 26 octobre 1630; le canon des Espagnols n'attendait que le signal pour tirer, des troupes françaises s'étaient détachées pour attaquer les Ugnes, lorsque Mazarin, après avoir fait plusieurs voyages d'un camp à l'autre, el

ditrén'ntes propositions , sortit des retranchements des B$|Vignois , et courant au galop, à Irarers les balles, du côté des Français, leur flt signe de la main et du cha;>eiu, en leur criant : La paix! la paixt Easoite il s'adressa au maréchal do Schomberg, qui commandait l'armée , et fit des propositions

3ui furent acceptées et ratifiées par le traité e Cherasoo, conclu le 6 avril 1631. La nonce Pancirole ^t Maxarin s'y trouvèrent comme légats d'Urbain VIII. Mazarin en eul toute la gloire. Le cardinal de Richelieu, très-satisfait de la conduite du jeune diplo» mate, conçut pour lui une estime qui fut la source de sa fortune. Le cardinnl Barbmn » partageant les mêmes sentiments, lui obtitil nn emploi de référendaire des deux signatures ; car Mazarin avait quitté la profession des armes, qui ne mène a rien auprès de la cour do Rome , pour embrasser l'état ecclésiastique. En 163^, n«)mmé vioe-iégat à Avignon, puis nonce eiitraordînaire en France, k la demande de Richelieu, il acheva de ga-* gn^r l'amitié du granl cardinal et la bien*» veillance de Louis XIU. Mais, s'il était bien avec la cour de France, dont il a?ait depuis longtemps embrassé les intérêts, il était loin d'être aussi bien tu de la cour de Hadriil, qui ne cessait de lui témoigner aon mauvais vouloir. Retournée Rome, en 1M6, il fut chargé par Richelieu de demandor au Souverain Pontife le cliaf>eau de cardinal , pour le P. Joseph , ami et confident du mU nistre. Ce dernier perdit sur ces enirefaites celui qu'il appelait son bras droite et sentit le besoin de le remplacer pnr Mazarin { il demanda donc pour lui le chnpeau qui ve» nait d'être accordé au P. Joseph. Mais , tes Sspagnols aidant , cette demande rencontra de grandes diflicultés, etMizarin n'obtint le cnapeau qu'en 1641, après avoir mis On, yuir un traité, aux contestations oui s'étaient ^levéï'S relativement à la tutelle du jeune duc de Savoie. L'année suivante, il reçut la barrette des mains de Louis XIU. L'estime et la confiance réciproque des deux cardifiBUX n'avait fait que s'accrottre ; et Richelieu, en mourant [1642] , recommanda vivement son ami au roi, qui le nomma conseiller d*Etat, et l'un des exécuteurs de son testamem, Louis XIII , en effet , suivit de près dans la tombe le grand ministre. Dès lors, le cardinal Mazarin continua de diriger les affaires pendant la minorité de Louis XIV, sous la régence de la reine-mère Anne d'Autriche. La reine elle-même l'investit d'un fK)uvoir absolu et du titre de premier ministre. Les premières années de son ministère furent signalées par les victoires des Français sur les Espnj^nols, è Rocroî [1643] , à Nordlingue [1645] , è Lens [1648], victoires qui mirent fin è la guerre de trente ans, et amenèrent la paix de Westphalie.

Cependant le peuple souffrait; d*un autre côté, la haute fortune è laquelle s'était éie"* vée Mazarin, étranger, devait exciter contre lui l'envie : elle ne lui manqua pas. On déchaîna centre lui l'opinion ; dn là la guerre civile de la Fronde, dont V Histoire a été

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écrile récemment par H. de Saint-Aulaire ; Paris, 18S»1 , 3 vol. in-8*. On demanda Téloignement de Mazarin ; le cardinal* comprenant que c*élait nour lui une nécessité de se retirer, doraanua sou congé, et sortit du royaume pour s'accomoioder aux circonstances. Toutefois, il était si assuré de sa bonne fortune, qu'il regardait cetle retraite comme réTéneaieol le plus avantageux à sa gloire. Tout ce que souffrait alors la France renouvelait la haine du peuple contre le cardinal, à qui on imputait tous les malheurs. Ou rendit contre lui divers arrêts; on mit sa tête à prix; on vendit sa bibliothèi|ue; les satires et les pamphlets se multipliaient contre lui. Il laissa tranquillement passer Torage, revint à la cour plus puissant qu'auparavant, et vit avec plaisir que plusieurs de ceux gui s'étaient le plus emportés contre lui, furent les premiers à lui rendre justice. Il continua de rendre {ïes services, dont le plus important fut celui de mettre tin aux hostilités qui avaient été reprises avec les Espagnols. En 1659 , il alla lui-même négocier la paix dans Tile des Faisans, ou de la Conférence, sur la Bidassoa, avec don Louis de Haro, ministre d'Espagne. Celte paix fut suivie du mariage de Louis XIV avec Pinfunto Marie- Thérèse, c Ainsi fut terminée, en moins de trois mois, par deux hommes seuls , une paix que tous les ministres de l'Europe n'avaient pu conclure h Munster, en plusieurs années. Cette paix , le chef-d'œuvre de Mazarin et son plus grand titre de gloirei compléta le traité de Westphalie, assura l'abaissement de l'Autriche , et donna à la France le rang qu'avait eu l'Espagne sous Charles-Quint; enOn elle ouvrit dignement la grande époque que Tbisloire a désignée sous le nom do siècle de Louis XIV. L'alliance des maisons de France et d'Espagne, principal résultat de ce traité i u^était pas chez Mazarin l'ouvrage d*un jour, ni Tidée d*un premier moment. Il existe une lettre de lui » écrite en 16^5 aux plénipotentiaires de France à Munster, qui montre que ce ministre voyait dès lors quels droits pourrait donner un jour à Louis XIV son union avec rinfanlQ. » ( Biogr, Michaud , art. Mazarin.) Au commencement de 1661 , usé par le travail, il dépérissait sensiblement; il se Qt transporter du Louvre , qu'il habitait , è Vincunnes, où était la cour, et y termina sa carrière le 9 mars. Louis XIV prit le deuil, et ht rendre à sa mémoire des honneurs extraordinaires. Le corps du cardinal fut placé dans un magniûque tombeau, au collège appelé de son nom Mazarin , et autrement des Qualre-Nations , parce qu'il était destiné à élever la jeunesse des quatre nations conquises (11). Peu de ministres ont été plus impopulaires, plus en butte è la jalousie. Les grands et les parlements lui firent une guerre h outrance. Mais les passions des hommes s'éteignent, la vérité reste; et l'histoire reconnaîtra dans Mazarin

un ministre distingué. S'il n'avait point l'énergie de Richelieu, il eut la prudence et Thabilelé qui font le diplomate. Il est vrai qu'une noble qualité lui manqua , le désintéressement. Outre révêché de Metz, qu'il possédait sans être prêtre, il avait encore les abbayes de Saiht-Arnoul , de Saint-Clément et de Saint-Vincent de Metz, celles de Saint-Denis, de Cluny, de Saint-Victor les Marseille, de Saint-Médard de Soissons, de Saint-Martin de Laon, de Snint-Taurin d'Evreux, de Suint-Michel en rËrm,de Moissar* etc. Sa fortune, évaluée , à sa mort , à plus de cent millions d'alors , et la plus considérable que jamais sujet eût faite, ne pouvait pas avoir été acquise bien légitimement; aussi, mu par des scrupules de conscience , en fit-il donation à Louis XCV, qui, la refusant, voulut qu'il en disposât librement et à son gré. Il montra moins d'irritabiliié que Richelieu , opposa une indifférence stoïque aux myriades de satires et de pamphlets dirigés contre lui, se contentant de dire : «Qu'ils chantent, pourvu qu'ils payent. » Toutefois, il ne panionna pas au premier époux de Mme de Maintenon sa Mazarinade^ et retrancha à Scarron sa pension de quinzu cents livres. — On publia à Paris, en 1691, trente-six Lettres écrites par Mazarin , pendant la négociation du traité des Pyrénées; et, en 1693, on donna un second volume qui en contient soixante-dix-sept. Le tout a été réimprimé en 1694. Ces lettres ne sont point rangées dans l'ordre des dates. C*est un défaut qui a disparu dans la nouvelle édition de ces Le^/ret, due à l'abbé d'Alainval ; Amsterdam, 1745 , 2 vol. in-i2. Celte dernière édition a encore un autre avantage; elle est enrichie de notes historiques, et augmentée de plus de cinquante lettres qui n'avaient point encore paru, et qui toutes sont (>lacées à leur rang. Voici le titre de cette édition : Lettres diê cardinal Mazarin, où l'on voit le secret de la négociation de ta paix des Pyrénées , et la rûation des conférences quil a eues à ce sujet avec D. Louis de Uaro^ etc. Les originaux de ces lettres se conservent à la bibliothèque im? périale. Les vingt premières sont du nombre de celles qui n'avaient pas encore vu le jour; la plupart sont écrites au roi et à la reine-mère, et toutes avant que le cardinal fût arrivé è Saint-Jean de Luz. Ce qu'il y a de plus intéressant dans ce recueil, est* sans contredit, ce qui regarde les conférences. Il n'existe pas de meilleures leçons diplomatiques. C'est toujours è Lelcllier que Mazarin s'adresse, afin qu'il rende compte au roi et à la reine. Le cardinal y expose ce qui s'est passé dans les conférences avec une netteté, une précision, qui met en quelque sorte le lecteur en tiers avec les deux plénipotentiaires, et lui donne une connaissance exacte des intérêts des deux cours. En 1836, on a imprimé les Lettres de Mazarin à la reine Anne d'Autriche ^ ia-8% L'/fùtoire de Mazarin a été écrite par Aubery ;

(II) Pigneroi, l*AUace, FAriois, !e Roussilloii.

DiCTIOTIN. DES CaRD|MA.U£.

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Paris, 1695, 2 vol în-12; 17S1, k yoU in-12, et par M. Bazin, 188^2.

Voici quelques jiiâ^emenls sur Mazarin : le fragment de Fléclnerest une déclamation de rhéteur ; les autres nVnTÎsagent aussi que le beau côté, et se taisent sur ce qui restera corgme une flétrissure à la mémoire de Mazarin, sa cupidité (12).

9 Déjè, pour le soutien d'une minorité et d'une régence tumultueuses, s'était élevé h la cour un de ces hommes en qui Dieu met ses dons d'intelligence et de conseil, et qu'il tire de temps en temps des trésors de sa providence pour assister les rois, et pour gouverner les royaumes. Son adressée concilier les esprits par des persuasions elGcaces, h préparer les événements par des négocia* tions pressées ou lentes* a exciter ou calmer les passions par des intérêts et des vues politiques, h faire mouvoir avec habileté les ressorts de la guerre et de la paix, l'avait fait regarder comme un ministre non-seulement utile, mais encore nécessaire. La pourpre dont il était revêtu, la capacité ou'il fit voir, et la <louceur dont il usa, après plusieurs agitations , le mirent enfin au-dessus de l'envie ; et, tout concourant h sa gloire, le Ciel même faisant servir i son élévation et sa faveur et ses disgrâces, il prit les rênes de TEIat : heureux d'avoir aimé la France comme sa patrie, d'avoir laissé la paix aux peuples fatigués d'une longue guerre, et plus encore d'avoir ai^pris Tari de régner et les secrets de la royauté au premier monarque du monde l » (Flêchier.)

« Le cardinal Mazarin était aussi doux que le cardinal de Richelieu était violent ; uo de ses plus gi'aods talents fut de bien earxiattre les hommes. Le caractère de sa politique était plutôt la finesse et la prudence

Î|ue*la force Ce ministre pensait que la orce ne doit jamais être employée qu'au défaut des autres moyens; et son esprit lui fournissait Je courage conforme aux circonstances : hardi à Casai, tranquille et agissant dans saretraUe è Cologne, entreprenant lorsqu'il fallutiaire arrêter les princes, mais insensible aux plaisanteries de la Fronde, méprisant les bravades du coadjuteur, et doutant les murmures da la populace comme on écoute du rivage le J^ruit des flots de la mer. Il y avait dans le cardinal de Richelieu fuetque chose de plus^grand, de plus vaste et de moins concerté; et dans le cardinal Mazarin, plus d'adresse, plus -de mesure et moînsd'écarts;on haïssait l'un, on se moquait de l'autre; mais tous les deux furent les maîtres de l'Etat. • (Hêbault.)

« Si l'on examine de quelle utilité ees ministres ont été au uâonde, il vaut certainement mieux avoir apaisé des troubles que «d'en avoir fait naître; il vaut miens avoir terminé la guerre de trente ati^f quede l'avoir entretenue et animée; la paix de Westphalie «t œJla des Pyrénées sont deux époques qui .élèveut|Mazarin|au-dessus de Richeli^u^tùef

.(12) U. Cousin et M. Cariié croient à des «euiiooi coupables cuire Mazarhiei ta reine; mais '« ihicuiiieiits par eux jNilUiés ne firouvciit.rieo

plus grands ministres... Ces monuments de paixvalentbienrhonneurd'avoir inventé des moyens nouveaux, ou renouvelé des moyens anciens de troubler l'Europe. » (Gaillard.) tf A peine Mazarin fut-il chassé par le cri

Sénéral des Français, et par une déclaration u roi, que le roi le Ot revenir [1653}. Il fut étonné d'entrer dans Paris, tout puissant et tranquille. Louis XIV le reçut comme un père, et le peuple comme un mattre. On lui fit un festin à l'Hûtel-de-Ville, au milieu des acclamations des citoyens : il jeta de l'argent h la populace , mais on dit que dans la joie d'un si heureux changement, il marqua du mépris pour notre inconstance. Les omciers du parlement, après avoir mis sa tête à prix, comme celle d'un voleur public, briguèrent presque tous l'honneur de venir lui demander sa protection ; et ce même parlement, peu de temps après, ccndamna par contumace le prince de Condé à perdre la vie; changemont ordinaire dans de pareils temps, el d'autant plus humiliant, que l'on condamnait par des arrêts celui dont on avait si longtemps partagé les fautes. On vit le cardinal, qui pi^essaît celte condamnation de Condé, marier au prince de Conti, son frère. Tune de ses nièces ; preuve que le pouvoir de ce ministre allait être sans bornes... Lo cardinal Mazarin ramona le roi et la nouvelle reine h Paris (août 1660). Un père qui aurait marié son tils sans lui donner l'administration de son bien, n'en eût pas usé autrement que Mazarin; il revint plus puissant et plus jaloux de sa puissance, et même de ses honneurs, aue jamais. Il exigea et il obtint que le parlement vînt le haranguer par députés. C'était une chose sans exemple dans la monarchie; mais ce n'était pas une trop grande réparation du mal que le parlement lui avait fait. Il ne donna plus la main aux princes du sang en lieu tiers, comme autrefois. Celui qui avait traité D. Loui» de Haro en égal, voulut traiter le grand Condé en inférieur. Il marchait alors avec un faste royal, ayant, outre ses gardes, une compagnie de mousquetaires, qui est aujourd'hui la seconde compagnie des mousquetaires du roi. On n'eut plus auprès de lui un accès libre: si quelqu'un était assez mauvais e^urtisan pour demander une grAce au roi, il était perdu. Lareine*mère, si long* temps protectrice obslinéede Mazarin contre la France, resta sans crédit, dès qu'il n'eat plus besoin d'elle. Le roi son fils, élevé dans une soumission aveugle pour ce ministre, ne pouvait secouer le joug qu'elle lui avait imposé aussi bien qu'à elle-même; elle respectait son ouvrage, et Louis XIV n'osait pas encore régner du vivant de Mazarin. Un ministre est excusable du mal qu'il fait, lorsque le gouvernail de l'Etal est forcé dans aa main |)ar les tempêtes ; mais dans lecalme il est coupable de tout le bien qu'il no fait

{)as. Mazarin ne fit de bien qu'à lui et à sa amille par rapport à lui. Huit années de

aaire chose aucune liaison un peu lendre, et des paroles de gaiîuiterie qui pouvaieui n'être qu'une po» Jilesaei la mode.

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