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OLI

vêque de Giiesne pour Ln cérémonie des épousailles. Pour les mettre d'accord, on fiait d*afîs de déférer cel honneur à saint Jean Capistran « qui se trouvait sur les lieni, passant par Cracovie pour aller se iDett<*e a la tdte de Tarméo chrétienne marchant au secours de Belgrade , àssié^çée par les Turcs; mais comme ce saint religieux D*enlendait pas parfaitement Tallemand ni le polonais* on conclut aue le cardinal ferait le mariage du roi et de la reine» et que Tarchefêque les couronnerait et les sacrerait* Ce fut le dernier acte du cardinal Olesnikî,

Îui mourut h Sandomir le 1" avril IUS59 gé de 66 ans. Il ne voulut point d'autres héritiers que les pauvres , qu'il avait toujours aimes , et laissa tous ses biens à des Mnitaux et è des monastères.

ÔLIVA (Albxaudbb), naquit à Saxoferrato, de parents pauvres. — A l'ftge de 3 ans* il tomba dans l'eau, d*où l'on dit qu'il fut tiré mort. Sa mère le porta dans une église consacrée à la sainte Vierge « où il recouvra la vie h la stupéfaïUion des assistants. Entré fort jeune cnez les Augustins, il étudia à Riminiv h Bologne, à Pérouse. Après avoir professé la philosophie dans la dernière de ces villes, il fut encore chargé d'y enseigner la théologie. Dans la suite , élu provincial , et, quelque temps'après, forcé d accepter la charge de procureur général de Tordre, il dut se rendre h Rome, où furent admirés son savoir et sa vertu , malgré son extrême humilité qui le portait à se cacher. Le cardinal de Tarente, protecteur de son ordre, ne put le déterminer k se trouver dans les conférences publiques , où on aurait désiré l'entendre , et où aurait brillé sa grande érudition. Cependant comme il était orateur aussi éloquent que profond théologien • il écrivait et il prêchait avec une force entraînante, il parut avec éclat dans les chaires des premières villes d'Italie, è Rome, h Maples, à Venise, à Bologne , à Florence , à Uantoueetè Fcrrare;fut élu vicaire général de son ordre , puis général en 1459 , et , Tannée suivante, élevé au cardinalat par le Pape Pie II. Ce savant Pontife lui donna ensuite l'évéché de Camérino , et utilisa sa capacité en diverses occasions. Le cardinal Oliva mourut h Tivoli, où était la cour romaine • le 21 août 1463, dans la cinquantecinquième année de son âge. Son corps fut transporté dans l'église des Augustins de Rome, où l'on voit son tombeau do marbre avec son épitaphe. On a de lui: De Ckristi oriu iermonei centum; De Cœna cum apoêiolis fada; Depeccato in Spiriium sancium ; Oralioneê eUgnntrt^ etc.

OLIVIER SAXON, Allemand^ évêque de Paderbom , créé, en 1220, par le Pape Honoré m, cnrdinal-évêque de Sabine, tut légat auprès de reiupercur^ et mourut en

OLIVIER (Richard), né è Longueil, évoque de Coutances , fui fait cardinal en 1456 luir Calixte III. Il mourut en 1470.

OLIVIER (Sêrapoin), né à Lyon en 1538, commença ses éludes à Toufnon, et les

DlCTIO?!?!. DES CaRDINACX.

acheva k Bologne , patrie de sa mère. — Après avoir subi avec succès répreuve du doctorat en droit civil et en droit canonique, dans Tuniversité de cette ville , il y fut ap<« pelé à occuper une chaire , n*a^anC encore que 24 ans. Etant allé è Roroe« il fut apprécié du Pape Pie IV, qui le nomma auditeur de Rote. Pendant quarante ans, il fut attaché à ce corps, dont il finit par être doyen. Grégoire XIII, Sixte ¥, Clément VIII , remployèrent en diverses nonciatures. Ce dernier Pontife lui conféra le titre de palriarche d'Alexandrie, et, en 1604, le revêtit de la pourpre h la recommandation du roi Henri IV. Olivier avait servi les intérêts de ce prince, et contribué à le faire absoudre. Aussi avait-il encouru la haine des Espagnols, qui mirent tout en œuvre pour Tem- [)êcher d*arriver au cardinalat. Nommé à *évêché de Rennes , après le cardinal d*Ossat, il résigna cet évêché , sans en avoir pris possession, et mourut le 9 mars 1609, Agé de 71 ans, laissant un recueil de la jurisprudence du tribunal qu'il avait si longtemps éclairé de ses lumières. Ces DecUionu BotaF Romanœf publiées à Rome, en 1614 . 2 vol. in-fol., ont été réimprimées h Francfort, en 1615, avec des additions et des notes.

Voici son éloge historique par le P. Alby [1644] :

« Comme Ton estime avec raison que la justice est Tême qui conserve le monde, réglant les saisons, et tenant les éléments dans le devoir, sans permettre que les plus faibles souffrent l'oppression des plus puissants, et quedaiulasociétéciviIe,c*estelleqni bannit le désordre et la violence, liant doucement les esprits des hommes par robli- Salion qu'elle impose, aux uns de commaner avec amour* et aux autres d'obéir avec plaisir; dont se forme le repos et la félicité des peuples. Aussi a-t-on toujours cru que les espnts qui avaient été formés entre les mains de la justice, étaient d'ordinaire capables d'entrer au gouvernement de l'Eglise* pour y conserver l'ordre et l'union dont le Saint-Esprit a lié toutes ses parties, et pour y conduire les hommes è une félicité qui ne finit point avec le temps. C'est en contir* mation de cette créance qu'un enfant autrefois, |»ar une élection miraculeuse, nomma l'incomparable prélat de Milan, et le fit passer du siège où il rendait la justice, comme docteur et comme évêque, pour vérifier que la justice est la mère des grands prélats. C*est aussi pour ce sujetque le Pape Clément VIII tira le cardinal Séraphin du sein de la justice, pour lui donner quelque part au gouvernement de l'Eglise, le jugeant digne do la conduite dos âmes , après l'avoir jugé digne du soin de la fortune et des biens des peuples.

« Il naquit h Lyon et fut pupilleàvant que naître, aussi n*avait-il pas beaucoup besoin de père pour le dresser, puisqu'il venait au monde avec un naturel excellent, et de grandes inclinations au bien, et qu'il avait une mère qui, faisant remarquer en sa personne la sagesse d'une femme, TatTectiou

ou

DiCTlONNAIRE

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