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(l*une mère et la piété d*une veuve, prit des soins extraordinaires à l'élever è la vertu» et h cultiver le fonds d'un esprit qui dans le bas Age ne promettait rien de médiocre. Aussi rendit-il è sa mère durant toute sa vie des soumissions si tendres et des devoirs si pleins de respects, pour les obligations de nature et d'instruction qu'il lui avait, que l'on a jugé Tavancement de sa fortune être une recompense de sa piété et un fruit de sa reconnaissance.
« Après avoir pris des bonnes lettres ce qui était nécessaire 'pour achever de polir son esprit, il alla è Bologne pour s employer à quelque étude plus sérieuse dans celte université florissante, où il parut d'abord avec éclat, et dans peu de temps se rendit si savant au droit civil et au canon, qu'on lui offrit une des chaires de l'université. 11 j enseigna les lois durant deux ans avec un concours merveilleux, et emporta Tapprobalion générale de tous les meilleurs esffrits de cette noble académie, comme ce- \m qui, après avoir égalé la gloire de ses devanciers, y devait par sa rare suQisance exciter l'émulation de ses successeurs.
« Mais son mérite l'appelait plus haut, et il fallait déployer avec plus de fruit ses avantages éminonts d'esprit, de savoir, et de vertu en un théâtre plus illustre. Il vint à Rome, et comme les vertus médiocres ont besoin de temps pour s'avancer, et d'introducteur pour se faire connaître : aussi les grandes et excellentes frappent les yeux tout d'un coup et se font rendre des honneurs, sans prendre la peine de sesdemande^.
« Soudain que le Pape Pie IV l'eut vu , il le M auditeur de Rote, où il demeura quarante ans dans l'exercice continuel de la iustice, et fut longtemps doyen de cette illustre et savante assemblée, n'y présidant pas moins par son esprit aue par sa charge, «l y rendant autant d'oracles que de ju§;ement comme le témoignent les décisions qu'il nous a laissées parmi ses savants écrits, qui lui font tenir rang entre les premiers jurisconsultes, comme T'équité de ses jugements le lui donna entre les premiers magistrats.
c II ne fut point de Pape durant tout ce temps-là qui ne reconnût son mérite, et qui ne l'employât dans les plus importantes affaires. Grégoire XIII l'envoya nonce à Henri III pour se conjouir avec lui de son élection au royaume de Pologne. Sixte IV fit dessein de l'envoyer en France pour apaiser les troubles qui suivirent la mort du môme prince, jugeant que dans ces grands soulèvements dont la France était agitée, les propos de paix et d'union ne pouvaient être mieux reçus que d'une bouche qui avait servi si longtemps de temple à la justice.
« Clément YIII, après quarante ans de service que Séraphin avait rendusau Saint-Siège dedans la Rote, crut qu'un homme qui avait traité si dignement la justice, ne failliraii pas de faire honneur à la religion. Aussi le lit-il patriarche d'Alexandrie, avec des éloges qui témoignèrent l'excellente opinion .
qu'il en avait, et le dessein de récompenser encore son mérite de plus d'honneur : ce qu'il fit deux années après, lorsqu'il le nomma cardinal du titre de Saint-Sauveur, autant par inclination d'honorer sa vertu, que pour satisfaire à la recommandation de Henri le Graùd. Il faMait que la justice qfue Séraphin avait rendue si longtemps, lui rendit aussi l'honneur qu'il méritait» et qu'elle couronnât d'un chapeau de prix l'intégrité irréprochable et les autres grandes vertus qui avaient signalé toute sa vie, et qu'il fit paraître depuis avec d'autant plus d'avantage, qu'il était en un plus beau jour; honorant encore plus sa pourpre, qu'il a'en avait reçu d'éclat.
« Il lut bientôt après nommé è révôcbé de Rennes en Rretagne, après que le cardinal d'Ossat l'eut quittée; mais il la céda de son gré en faveur d'un homme de bien qu'il jugea le pouvoir dignement servir pour la capacité et le zèle qu'il avait d'aider ceux de cette nation; ne voulant point tenir de charge en litre seulement et è profit, ni ro«;cuper sans la remplir. Il mourut cinq ans après sa promotion au cardinalat, lo neuvième de mars de l'année 1609, comme ayant mieux aimé mériter longtemps un honneur que d'en jouir.
« Cet Eloqe est tiréde celui d'Antoine Sandere, et de Jean du Rois en son Oraison fu" nèbre; Juste Lipse et plusieurs autres onl recommandé son érudition et sa vertu. »
OLLIVIERI (Fabio), de Pésaro, majordome du Pape, son cousin germain, créé, m 1715, par le Pape Clément XI, cardinal du titre des Saints Vite et Modeste, fut secrétaire des brefs en 1721
OPIZIO PAIXÂVICINI (Lazare), né & Gènes, en 1719, légat do Bologne, fut fait cardinal en 1766, par Clément XIII. Il mourut en 1785.
OPPIZONI (Charles), né & Milan, en 1769, archevêque de Bologne, fut fait cardinal en ISOil^, par Pie VII. Il est mort en 1855.
ORDEON, Portugais, aichevèquede Braga»
créé, en 1278, par le Pape Nicolas III, cardinal-évèque cle Frascati, mourut en i28&.
OREGIÙS (Augustin) ne dut son élévation u'à son mérite. Né, en 1577, dans un bourg e la Toscane, de parents pauvres. Il fut envoyé è Rome, Ago de dix-sept ans, pour y continuer ses études. — Logé dans une petite maison bourgeoise, il 5*y trouva ex-
Îosé aux mêmes dangers que le patriarche oseph chez son maître en Egypte, et ne fut pas moins fidèle à son devoir. Le cardinal Bellarmin informé que ce jeune écolier avait eu la force de fuir de la maison, et de passer toute une nuit d'hiver dans la rue sans habits, se le fit amener, le combla d'éloges, le prit en affection, et le plaça dans un collège où étaient élevés les jeunes gens des premières familles de Rome, et où sa vertu fut un titre pour le faire recevoir. Chargé par le cardinal Barberin , alors légal de Bologne, et depuis Pape sous le nom d'Urbain YIII, d'examiner quelle était l'opinion d'A'ristote sur l'immortalité de l'Ame»
ORS
bE8 CARDINAOl.
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Oregius publia à ce sujet une dissertation intitulée : Aristotelis vera de rationalii anitnœ immortalilate senlerUia, Bologne» lôâl, Ni-4*. Bientôt après il fit imprimer ses traités de théologie sur les matières de la première partie de la Somme de saint Tbo* ' mas, et sur le mystère de rincarnation, traités qtt*il avait composés pour Tinstruciion du cardinal Barberin , neveu, et qui furent mis au jour pour être du même usage aux jeunes prélats romains* Le cardinal Bellarmin appelait Oregius son théologien, et le Pape Urbain VIII le nommait son Bel* larmin. Ce Pontife, auquel seul Orecfius Toulut s'attacher, et dont il fut théologien, le nomma, en iVSk^ cardinal et archevêque de Bénévent, oii il mourut en 1635, à rage de cinquante-huit ans. Nicolas Oregius, son neveu, a donné une édition complète de tous les ouvrages de son oncle en 1637, in-folio; €C j trouve d*abord une espèce de métaphysique, plus courte que celle de-Suarez, ensuite les traités Jh Deo; De TrinilaU; De nngeiii: De opère ses dierum; De peeeatU^ etc.
ORFINI (ViviRH ), né à Foligno en 1751, fut fait cardinal en 1823 par Pie VII. Il mourut la même année.
ORIGO (Cdesb), né \ Rome en 1661 , était protégé par le Pape Clément XI , à qui il tJut son élévation. Ce Pontife le nomma suo cessivement secrétaire des mémoriaux en 1700, chanoine de la basilique de Saint- Pierre du Vatican en 1705,et en 1706, secrétaire de Ta congrégation de la Consulte. ^ Origo exerçait encore celte charge lorsqu*il fut créé cardinal le 18 mai 1712. Il fut alors réservé inpe/lo, et ne fut déclaré que le 96 septembre suivant. En 1717, il fut déclaré iégat de Bologne. Le Pape Innocent III, à son avènement, lui donna, le 9 mai 1721, la charge de préfet de la congrégation du Concile, qu'il occupa jusqu'à sa mort, et où il «ut pour successeur le cardinal Genlili, Romain , de ta création du 16 mai 1731. Le cardinal Origo mourut à Rome, le 9 mars 1787, dans sa soixante et dix-septième année.
ORIOLI (Â!Itoiiie-François], né au diocèse de Faënzn en 1778, conventuel, fut fait cardinal en 1838 par Grégoire XVI. Il mourut en 1852.
On cite de lui une Lettre importante sur \à discipline des maisons religieuses. Il était préfet des évoques et des réguliers.
ÔRLAND WLPELLI, Lucquois, fut créé, «n 1396 , diacre-cardinal du titre de Sainte- Marie in Via lala, par Benoit XIII, antipape de 139<^ i li2<^, et qui nomma vingt-quatre cardinaux.
ORSI (Josbph-Augustin), né Florence, en 1692, se fit, à Tâge de dix-nuit ans, religieux chez les Dominicains è Fiésole, près de Flo rence. — Bientôt il alla enseigner la philosophie et la théologie dans un couvent de son ordre de celte dernière ville, où, par ses écrits, il attira sur lui Tatiention. En 1732, appelé à Rome par le cardinal Corsiui, neveu du Pape Clément XII, il se montra
ardent défenseur des prérogatives du Saint- Siéçe. D'abord théolo^en du cardinal , il devint membre de plusieurs congrégations, secrétaire de l'Indice, et en 173^9, maître du sacré palais. Dix ans après, en 1759, le Pat>e Clément XIII le revêtit de la pourpre. Le cardinal Orsi ne jouit pas longtemps de cette éminente dignité, qui lui avait été donnée sans gu'il la désirât. Bile ne loi avait rien fait changer dans sa manière de vivre. Il resta dans sa retraite, préoccupé de ses études. C'est là que la mort vint le frapper le 13 juin 1761, dans sa soixante et dixième année. Il avait entrepris sur un vaste plan une Bisioire eceléiiastique , dont vingt volumes seulement avaient paru au moment de sa mort, et qui s'arrêtent à !'an 600 de Tère chrétienne. Bile est conçue dans un autre esprit que celle de Fleury ; et l'auteur n'y prend point les libertés de l'historien français. Les jugements portés sur ce travail sont contradictoires; les uns en exaltent les principes et la critique; suivant d'autres, il ne présenterait aucune idée neuve. Cet ouvrage a été continué. Il est écrit en italien. On doit en outre au cardinal Orsi : I. Une Diaeriation contre le P. Cattaueo. Jésuite, iur Vuioge matériel de tajHh role^ 1727 ; II. Diaeriation sur eaintee Perpétue et Félieili ^ contre Basnage, 1728; lit Diaertation théologique §ur Vinvocalion du Saint'Eivrit dam les liturgies dee Gree$, 1731 ; IV. Dissertation sur te haptéme au nom de JésuS'Christt 1733; V. Apologie de Soto et de Ravestein^ contre VBistoiredu Bala* mime, du Jésuite Duche&ne, 1733^,in-4*; VI. Traité sur le jugement irréformable du Pape dans la décision des controverses de foi^ 1739; Vn. De la puissance du Pape sur les conciles généraux et sur leurs canons ^ 17^0, 3 vol. in-3^*. Les ouTrages précédents sont en latin; les suivants sont en italien : Vm. De /'mfaillibilité et de l'autorité du Pontife romain au-dessus des conciles œcuméniques , 174^1 ; IX. De Vorigine du domaine et de la sauve* raineté des Pontifes romains sur les Etats ^ etc. 17i2. Ange Fabroni a publié en 1767 la Vie du cardinal Orsi,
ORSINI , ou DES ORSINS ( Matthibu ) , d'une maison des plus illustres et des plus anciennes de l'Italie, et d'où sont sortis un grand nombre d^hommes distingués dans tous les genres, fut créé cardinal en 1262 par le Pape Urbain IV et mourut en 1306.
ORSiNl (Jban-Cajbtan), oncle du précé* dent, cardinal-diacre, arcniprètre de Saint* Pierre du Vatican, puis élu Pape le 25 octobre 1277, sous le nom de Nicolas lit* mourut Je 23 août 1280. — Voyez Nicolas IH.
ORSINI (iouEDAin), frère consanguin du précédent, créé cardinal en 1278 par le Papa Nicolas 111, son frère, mourut en 1287.
ORSINI (Jacques), de la môme famille que les précédents, et fils de Robert Orsini, comte de Noie, palatin du royaume de Na^ pies, fut nommé cardinal en 1371 par le Pape Grégoire XI et mourut le 15 août
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( ORSINI (JovrdainK naquit l Rome, de leati Orstni, sénateur romam, et de Barthélémy SpinellK fille du comte dîe Gioia* grand •chancelier du royaume de Naples. — Archevêque, de Naples, il fut élevé au cardinalat par le Tape Innocent VII en lb05. Jean XXII, après lui avoir donné l'évéché d'Albe, renvoya légat, contre l'antipape Benoit XIII, «n Espagne, d'où il revint pour assister au concile de Pise, puis à celui de Cons^nce, è la 5* session duquel il présida. Martin Y, êhx Souverain Pontife dans ce concile, en« loya en France le cardinal Orsini, avec le ordinal Philastre, pour y faire part de son élection, pour tâcher de réunir les Frangais sous le sceptre de leur souverain, et de rétablir la paix entre celui-ci et le roi d'Angleterre. De relour en Italie, Orsini reçut de ce Pontife la légation de la Marche d'Ancône et des provinces voisines, avec mission de s'y opposer aux entreprises do quelques tyrans, gui tâchaient d*usurper les domaines de TEghse. Le même Pape Tenvoya encore en Bohême, et le chargea de présenter, en passant, un des clous de Notre-Seigneurau roi de Pologne. ^ Le cardinal prêcha en Bohême une croisade contre les hussites et autres hérétiques du pays. Nommé, par Eu* gène IV, évêque de Sabine, il alla, par ordre de ce Pontife, auHJevant de Tempereur Sigismond, qui venait prendre la couronne impériale à Rome, et il l'accompagna jusque dans cette ville, à partir de celle de Sienne, où il l'avait rencontré. Enûa il mourut, le 28 mai lbd9t doyen du Sacré Collège, grand
{>énitencier de l'Eglise, et prolecteur de 'ordre de Saint-François.
ORSINI (Latinus), reçut la pourpre sacrée du Pape Nicolas V, en 1U8, et se démit en même temps de l'archevêché de Trani , au royaume de Naples, en faveur d'un de ses frères qui en fut pourvu. Le Pape iules II, ayaui donné l'investiture du royaume de Naples è Ferdinand d'Aragon, fils naturel du roi Alphonse, envoya le cardinal Latinus Orsini, en qualité de légat à Naples, pour y couronner le nouveau roi. Le cardi* Dal eut encore l'évéché de Sabine et la iéeation de la Marche d'Ancêne. Le Pape Sixte IV, è l'élection duquel il avait puissamment contribué, le fit évêque de Fras* ' cati et camerlingue de la sainte Eglise; et, l c'est revêtu de ces dignités, qu'il mourut le 1" août U77, âgé de 70 ans.
ORSINI (J ban-Baptiste), fils de Laurent, seigneur de Monterotondo , après avoir exercé l'office de clerc de la chambre apos- Ulique, et celui de protonotaire du Saint- Siège, fut nommé cardinal par le Pape Sixte IV en ik83^ et, plus tard, archiprêtre de Sainte-Marie-Majeure, et archevêque de Tarente. — Il eut beaucoup à souiTrir sous le pontificat d'Innocent VIII, par suite de la querelle que soulevèrent les chefs de sa maison, Paul et Yirginio Orsini, contre ce Pontife et la maison des Colonne; mais Alexandre VI, successeur d'Innocent VIII , donna lieu au cardinal d'espérer que le g^ouveau Pontife serait favorable aux Or^
sîni. En effet il changea à Jean-Ba{>l^sle son thtre de cardinal, lui fit don de la terre de Soriano et lui confia l'importante légation de Bolosne. Plein de reconnaissance, le cardifiai s attacha si bien au Pontife, qu'en HM il n'y eut, de tout le Sacré Collège, que le cardinal Caraffa et lui qui n'abandonnèrent point Alexandre, lorsque le roi Charles VIII entra en Italie, dans la vue, disait-on, de faire déposer le Souverain Pontife. liss*eiifermèrent avec lui dans Je château Saint- Ange, le consolèrent, te fortifièrent, et firent agir en sa faveur auprès du roi Très-Chrétien. Malgré tout cet attachement ,* César Borgia entreprit de dépouiller de leurs biens les Orsini. N'y pouvant réussir par la guerre ouverte qu'il leur avait déclarée, il employa la ruse, et leur fit parler d'accommodement. Ils donnèrent dans le piége, el» se fiant è ses belles paroles, Paul Orsini, le duc de Graviua et quelques autres de leur
fiarti l'allièrent trouver pour s'aboucher avec ui ; mais il les fit traîtreusement arrêter, Alexandre VI, en étant averti, envoya prier le cardinal Orsini, qui était rentré dans Rome sous la bonne foi de Taccord fait entre César Borgia et sa famille, de le venir trouver pour une atfaire importante qu'il avait à lui communiquer. Celui-ci ne fut pas plutôt entré dans le Vatican, qu'on Tarrêta prisonnier, pendant qu'on se saisissait de 1 ar^ chevêque de Florence, du protonotaire Orsini et de quelques autres de leurs alliés qui furent conduits au château Saint-Ange. Le Pape força le cardinal à signer un ordre de livrer à César Borgia toutes les places dont était en possession la maison Orsini. Le cardinal survécut peu à cette violence, et mourut, suivant I opinion de quelques uns!, d'un poison qui lui fut administré par ordre du Pape, le 20* jour de sa prison, et le 22 février 1503. Alexandre VI, pour faire voir qu'Orsini n'était pas mort empoisonné, voulut que son corps fût porté en l'église de Saint-Pierre, en plein jour, k visage découvert, et que tous les cardinaux avec leurs familles assistassent à ses funérailles.
ORSINI (Fraitciotti), seigneur de Monterotondo, fut, après la mort de sa femme, nommé prolonotaire apostolique. Nommé cardinal en 1517 par le Pape Léon X, il mourut le 10 janvier 1533.
ORSINI (Flavio), évêque de Murano, puis archevêque de Lorenza, élevé au cardiualat en 1561, mourut le 17 juillet 1581.
ORSINI (Alexandre), revêtu de la pourpre romaine, eu 1615, par le Pape Paul V, mourut le 22 août 1626, à l'âge de 33 ans. — Voy, Bellarmiu.
ORSINI (ViRoiNio), né le 17 mai 1615* créé cardinal en 1641 par le Pape Urbain VIII, mourut le 21 août 1676.
, ORSINI (Pierre-François), duc de Gravma, prince de Solatra, entra d*abord dans Tordre de Saint-Dominique, sous le nom do Vincent-Marie. Nommé cardinal le 22 février 1872, par le Pape Clément X, puis arche-
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f èque de Bénévent, Pape en 17-2^, il mourut en 1730. Cherchez Benoit iiii.
ORSlNi (Dominique), duc de Gravina, lialien* fut créé cardinal diacre on 17^3, par le Pape Benoît XIV. — Pour les autres membres de celte famille cherchez : Urskns (des).
OSSAT (Arnaud D'),néen 1536 h Lanogue en Maîgnar, village du diocèse d*Auch, surmonta pnr son courage et son talent le double obstacle de sa naissance et de sa pauvreté.— On croit que son père, mort dans la misère en Espagne» était un pauvre maréchal^fer- Tant. A I âge de neuf ans, il se trouva sans parents connus, et abandonné à la charité publique. Un gentilhomme du pays, nommé Casteinau, le|)rit en pitié et le Rt élever avec son neveu, dont il était tuteur. Les progrès de Tenfant abandonné furent si rapides, qu*ii fut bientôt trouvé en état Je servir de maître à son compagnon d'études. En 1559, d*Ossat, alors âgé de 23 ans, fut chargé de conduire à l'Université de Paris son élève, avec deux autres neveux de son bienfaiteur. En passant à Lectoure, il s'engagea également par un traité à emmener à Paris, pour l'y surveiller et l'instruire, le tils d'un marchand de celle ville. Il resta chargé de ces élèves jusqu'en 1562, et dès lors débarrassé de tous soins étrangers» il put se livrer tout entier à l'étude, Pierre Ramus enseignait alors avec éclat, au collège de France, l'éloquence et la philosophie; il y attirait une foule d'auditeurs. DOssat s'attacha à ce réformateur de la philosophie d'alors, et devinlson ami, sans partager ses opinions religieuses; car on sait que Ramus embrassa le calvinisme, et fui aiusi enveloppé dans le massacre de la Saint -Barthélémy en 1572. Le philosophe médecin Charpentier , partisan d'Aristote quand môme, ayant détendu avec passion les ouvrages et la doctrine d*Aristote contre namus, d Ossat écrivit en faveur de celui-ci l'ouvrage intitulé : ExpoiUio Arnaldi 0$$ati in disputalionem Jacooi Carpeniarii de me* ihodOf Parisiis, apud Andrœam Wechelum, 156&-, in-8% dont la dialectique serrée décontenança tellement Chorpentier, qu'à défaut de bonnes raisons, il répondit à son adversaire par des injures. Après avoir enseiiicné è Paris la rhétorique et la philosophie, d'Ossat alla è Bourges pour se perfectionner dans le droit sous le célèbre Cujas. De retour à Paris, il fréquenta le barreau. Paul de Fois, depuis archevêque de Toulouse, était alors conseiller au parlement. Ami dos lettres, il eut bientôt apprécié le modeste avocat. Malgré son enthousiasme pour Aristote et son amitié pour Charpentier, il rechercha d'Os« âat,qu'il aima de plus en plus à mesure qu'il le connaissait davantage. Il lui rendit tous les services qui étaient en son pouvoir. En 1774,de Foix, nommé ambassadeur de France à Rome, emmena avec lui son protégé et son ami en qualité de secrétaire. L'orthodoxie de l'ambassadeur ayant été mise en question h la cour de Rome, et Sixte V ayant ordonné une information relativement aux arrôts trop doux rendus plus dû onxe au4
auparavant par ce magistrat contre les calvinistes, d'Ossat se chargea d'écrire, pour la défense de son patron, un Mémoire qui fot distribué aux cardinaux. Si de Foix fut bien des années à attendre l'heureuse issue de son affaire, elle servit à faire connaître avantageusement d*Ossat h Rome. De Foix ayant quitté cette ville, son protégé y resta et embrassa quelque temps après l'état ecclésiasliquc. Le premier revint h Rome en 1579, afin de solliciter ses bulles pour l'archevêché de Toulouse, auquel il était nommé. Snrces entrefaites, il fut nommé par Henri III ambassadeur de France h Rome. Dès ce moment, d'Ossat, son secrétaire intime, ne le quitta pins jusqu'à la mort du prélat, arrivéoi en mai 158&. Il conserva ses fonctions, et acquit l'estime et l'amitié des cardinaux Hippolyte d'Esté et de Joyeuse, successivement protecteurs des affaires de France h la cour de Rome. La France, cependant, était désolée par la guerre civile et la guerre étrangère ; les Guise, et, après eux, Henri III allaient périr par le fer des assassins. D*Ossat, sans autre mission que son patriotisme, essaya de profiler de 1 influence qu'il avait acquise à Rome pour travailler h la réconelliation de Henri IV avec le Saint-Sié^e. Co prince, informé de la droiture de sos intentions et de sa capacité, le nomma un des commissaires, et lui prescrivit de se concerter avec leduc de Nevers, porteur de pleins pouvoirs. Ce soigneur présomptueux, dédaignant un tel auxiliaire, voulut agir seul, et échoua complètement. La négociation était en effet délicate et épineuse, les Espagnols mettant tout en œuvre pour l'entraver. D'Ossat agissait toujours : quand il eut levé tous les oostacles, Duoerron fut envoyé à Rome pour recevoir, de concert avec lui, rabsolutionaunomdeHenriiV.CIémentVIII voulait imposer pour première condition aux représentants du roi do déposer la couronne aux pieds du trône pontifical. Ils rejetèrent cette condition, comme toutes les clauses qui étaient de nature à troubler encore la tranquillité de TEtat, en entretenant la défiance parmi les calvinistes. Dupcrron eut révèché d'Evreux et le cardinalat : d'Ossat, à qui seul était dû le succès de la négociation, eut révèché de Rennes et le titre de conseiller d'Etat. Depuis il ne cessa d'être le (dus utile agent diplomatique de la Franco en llalie. C'est lui qui parvint à faire rompre le lien qui unissait depuis plus de trente ans Henri IV et Marguerite de Valois. Il eut besoin de toutes les ressources de son caractère conciliant pour rassurer Clément VIII sur le retard de publicalion qu'éprouvait Te concile de Trente, pour faire accepter è ce Pontife l'édit de Nantes, et les mesures de rigueur prises contre les Jésuite«.Cet homme estimable, de goûts simples et modestes, et qui ne devait &a position qu'à lui-même, s'était fait de nombreux amis par ses vertus privées et par ses talents; ri jouissait do la plus grande consi<iération , lorsque Glé^ ment VIII, en 1698, à la recommandation de Henri IV, le comprit dans sa quatrième
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promolIOD de cardiiiaui. En 1601, il fui pourfu de TéTéché de Bayeux, qu'il résigna bientôt. Ses dernières années se passèrent dans la gêne. II n*avait, pour soutenir sa dignité, que des revenus insuffisants, et ne recevait rien des deux seuls bénéfices qu'il possédât. Sully» qui haïssait dans la personne de d*Ossat le protégé de Villeroi, son rival, finit par supprimer la pension que tenait de Henri IV un homme qui avait rendu tant de services. Heureusement, sur la fin de sa vie, les héritiers du cardinal d*Ebtc lui délivrèrent un legs de douze mille francs, depuis longtemps exigible. Il mourut le 13 mars 160^, âgé de 67 ans, à Rome, oit l'on voit son tombeau dansrép;lisedeSainl-Louis.Ne se connaissant point de parents, il laissa son modique héritage à ses deux secrétaires et aux pauvres.LeP. Tarquin Gallucii, Jésuite, prononça son oraison funèbre, qui a été imprimée. On peut dire hautement du cardinal d*Ossat, homme d'ailleurs irréprochoble 50US tous les rapports, qu'il sut concilier deux qualités assez rares, celle d'une habile politique et d'un véritable honnèle homme. On a de lui un recueil de Lettrée adressées au ministre Villeroi^ livre considéré comme classique en diplomatie, et imprimé pour la première fois à Paris, 162<h, in-fol. La meilleure édition est celle qu'a donnée Amelot de la Houssaie, Paris, 1697, 2 vol. in-b*. Lord Cbesterfield, dans ses Lettrée k son fils, lui recommande ce livre comme le plus propre h lui inculquer l'esprit des affaires. Il a été réimprimé à Amsterdam, 1707, 1732, 5 voL in-12. On trouve la Vie du cardinal en tôte de l'édition de 1697, et dans les postérieures. Hme d'Arconville a publié une Vie du eardinat d'Ouate Paris, 1771, 2 vol. in-8*. Elle y a joint la traduction d'un Mémoire remarquable sur les etfets de la Ligue, écrit en italien par le même cardinal. Il est étonnant qu'on n'ait rien de certain sur ses commencements. On possède seulement un acte écrit de sa main, et signé de Ostat passé à Lectoure, le 22 avril 1K59 (il avait alors S3 ans). L'acte porte : « Traité fait entre Jehan de Pérez, marchand de la ville et cité de Lectoure, d'une part, et Arnaud Ossat de la Nogue en Maignac, d'autre part, » etc. Par ce traité d'Ossat s'engage « è conduire à la ville et université de Paris Jehan de Pérez, fils du susdit marchand, et là l'entretenir de bonne nourriture et doctrine pour le temps et espace de deux années, et autre temps qui fera accordé entre parties, et pendant ledit temps l'entretenir en bon père de famille.,, moyennant la somme de cent dix livres pour chaque année, pour la nourriture et la doctrine, sans en ce comprendre accoustrements, livres ni autre dépense qu'il con- Tiendra foire, outre la nourriture et doctrine. » D'Ossat partit en elfet avec Jean Pérez, comme on le voit encore, l' par le rôle, tout écrit de sa main, de la dépense qu'il fit pour son élève dans le voyage jusqu à Tarrivée è Paris : ce rôle, très-circonstancié, où la dépense la plus légère est marquée jour *^ar joufi est SJgné de Oteat ; S* par les quit-
tances données par le même k mesure des payements qui lui étaient faits de la somme conveime; 3* par nne lettre, écrite de Paris, où il rend compte à Pérez des dispositions de son fils, de la manière dont il l'instruisait ; on y apprend que d'Ossat avait en outre deux élèves, qu'il estimait et qu'il qualifie vertueux et diligents; \* par une autre lettre écrite de Paris, le 6 juin 1561, pour supplier de nouveau Pérez d envoyer ordre à son fils de retourner, lui d'Ossat ayant des raisons, énoncées en d'autres lettres* de $e décharger de cette charge qu* il ne pouvait porter: !>• par une troisième lettre datée à Paris du 29 juin, même année 1561, dans laquelle répondant b ce que Pérez lui avait dit des raisons qui l'empêchaient de venir chercher son fils, ou de le faire revenir à Lectoure, d'Ossat consent à le garder encore quelque temps aux mêmes conditions : cette lettre est pleine des sentiments les plus religieux et les plus honorables.
Voici son éloge par le P. Alby [i6U].
« Quand la mauvaise fortune fait un effort, il faut que le sujet où elle s'attache soit assez puissant, pour résister à la secousse: une petite condition n'étant pas ca|)able d'un grand désastre, et une basse maison ne pouvant pas servir de théAtre à une action tragique. Mais la bonne fortune en use tout autrement ; car ne pouvant pas se signaler en la personne de ceux qui naissent dans l'éclat de la pourpre , elle va prendre des hommes inconnus dans les chauniines, pour leur faire remplir les trônes, et tire souvent de la corruption des cachots les esclaves, leur faisant tomber les fers des mains pour leur faire prendre le sceptre : de même que le soleil n'attire pas en haut ce qu'il y a de précieux dans les mines d'or, et n'enûlepas avec ses rayons les rubis et les perles qui sont dans le sein des montagnes de l'Océan; mais va choisir dans quelque marécage boueux, la matière des couronnes qu'il forme dans l'air et des parhélies.
« Il ne manquera pas de ces esprits profanes, qui font de la fortune un des principes de la conduite du monde, qui prendront à cette mesure l'agrandissement du cardinal d'Ossat, et le feront porter par un coup de faveur de cette belle aveugle, de la plus chétive maison d'un village de Guyenne, dans l'éclat d'une dignité si relevée, qu'on la distingue aujourd'hui des autres, par l'Kmiuence. Mais ceux-là donneront sans doute un plus beau relief à sa réputation, qui diront, que, sans autres aides que de sa vertu, et sans autres forces que de sou esprit, il s'est poussé à ce haut faite d'honneur, et s'est rendu capable d'appuyer dans Rome le droit du
f)remier royaume du monde, et d'y soutenir e faix des grandes affaires qui travaillaient alors l'Etat, et d'^ arrêter par sa prudence le courant d'une injure, qui était pour flétrir la beauté et l'honneur de nos lis. Et quand il n'y aurait autre chose que les belles découvertes qu'il a faites dans les chemins perdus des intrigues étrangères , il faut avouer qu'elles valent pitis à la France, que >ii
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DES GARIHNAUX.
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avait conquît de nouTelles prdTÎnces ; qu'il a défait avec sa plume de plus dangereux envemisy que s*il avait taillé en pièces une armée; et qu*il a laissé à nos ministres d*Etaty des caractères plus puissants, que ceux qui composent les charmes, pour nous rendre invulnérables.
« Il commença h faire montre de ses éminentes qualités dans le Parlement de Paris» en qualité d^avocat, où il débitait aux plus délicates oreilles du royaume, tout ce qu*il y avait de raretés dans les belles-lettres, et dans le droit civil qu'il avait appris arec une extrême assiduité sous le docte Cujas, à Bourges, et sous les plus excellents professeurs de Paris faisant connaître par un si grand travail jusqu*o{l le piquait le généreux dessein qu'il avait formé, dans une extrême pauvreté où il s'élait vu réduit après la mort de ses parents, d'acquérir par les lettres l'honneur et les biens dont il se voyait priTépar un outrage de la fortune.
« Gomme il lâchait de rendre les poursuites pareilles à son désir, Mgr de Foix, archevêque de Toulouse, lui représenta qu'il traiterait mal tant de sciences qu'il avait acquises, s'il les condamnait à la chicane du |)alais, et que sa philosophie était employée avec autant d'injustice à reuilleler les papiers d'un procès, que celle d'Epiclète dans un moulin, è tourner une roue : ce qu'il dit de si bonne façon, que s^'s remontrances relevèrent plus haut respérance de notre d'Ossat, se persuadant aue cet archevêque, qui était puissant, ne le détachait du barreau que pour rendre sa condition meilleure ; que le témoignage de son affection était l'appareil è une plus grande courtoisie, et que s'il ne continuait à lui Touloir du bien, il lui en pouvait faire.
« Ainsi cette première attaque ébranla si fort sa résolution, qu'elle le Gt résoudre h la discrétion de ce prélat, qui l'ayant reçu è sa table, l'honora encore de la communication de ses études. Et pourrait-on comparer l'union de ces deux grands hommes au concours de deux astres dont les influences jointes ensemble furent heureuses è la France ; car l'archevêque de Toulouse allant ambassadeur à Rome pour le roi Henri III, après avoir lAlé son nouvel hôte en diverses rencontres, et essayé les forces de son esprit, il le choisit pour lui confier la principale créance, et se décharger sur lui d'une partie des affaires, comme sur l'homme du monde qu'il jugeait le plus capable d'en soutenir le faix, et leur donner une autre face dans les mauvais termes où elles étaient.
« Il n'est pas croyable avec quel courage il embrassa cet emploi, sacriflant tous ses contentements particuliers aux intérêts de la France, qu'il se résolut de servir puissamment, en de si mauvaises conjonctures que celles de ce temps-là; et de rompre la prescription À ceux qui se vantaient de s'être toujours trouvés au-dessus, en toutes occasions où il n'avait pas fallu terminer let affuires avec Tépée.
« Etant donc arrivé à Rome, son principal soin fut d'étudier le naturel des étrangers, leur façon de négocier, leurs factions et leurs intelligences ; les regardant avec les mêmes yeux que ferait un habile ingénieur, qui considère toutes les parties d'une place ennemie qu'il veut reconnaître pour en tirer le plan, et marquer les endroits par où elle peut être forcéjs ou surprise.
« Il devint si savant en cela, si souple è s'ajuster à ceux qu'il voulait gagner & son maître, si courageux h entreprendre, et si prudent à exécuter, que Mgr de Foix étant mort en cette ambassade, le conseil du roi jugea qu'on pouvait se reposer sur d'Ossal de l'administration des affaires de ce royaume auprès du Pape, et qu'ayant déjà mis l'appareil à la plaie, que la réputation de la France avait reçue à Rome, il était seul capable de la guérir. Aussi quoiqu'on envoyât depuis des ambassadeurs à Rome, ils eurent tous commandement de négocier conjointement avec lui, et de ne rien traiter que |par son avis, qui devait être l'âme des conseils, et le ressort de l'exécution.
« Et quoiqu'il exerçât cette charge en une saison en laquelle les factions qui partageaient cet Etat, lui ouvraient de toutes parts les flancs au\ armes de ses ennemis ; nommément lorsque cette Ligue,qui a énreint tant de larmes et tant de sang, ne ut que deux camps de toute la France : ot encore même qu'il se trouvât sans second, durant ce temps funeste^ auçiuel ses contretenants croyaient avoir beau jeu, et se promettaient de lui faire quitter la partie : néanmoins comme un brave et aguerri champion, qui changeant seulement de posture, et se tenant toujours en action de parer, sans porter aucun coup, lasse tous les efforts de ceux qui l'attaquent : ainsi notre d'Ossat se mettant seulement en garde, et se trouvant toujours opposé aux entreprises des factions contraires, quelque secrètes ou violentes qu'elles fussent, rendit inutiles toutes leurs attaques, et épuisa toutes les Qnesses de leur conseil.
« L'un des difficiles combats qu'il ait eu è soutenir et à rendre, fut lorsque Henri le Grand commença à se faire reconnaître en France, ayant sur les bras, outre les ennemis ordinaires, un vice travesti en vertu, ot une haine particulière déguisée en zèle de religion, qui voulait qu'on fermât les trésors de I Eglise à un prince pour qui on devait briser toutes les serrures, et dont la conversion ne devait point être moins destinée 3ue celle des Inaes. Tellement que celui qui evait être recueilli à bras ouverts, et à qui on devait détendre toutes les chaînes du port de l'Eglise, quand il y eut été Jeté par une tempête, y étant porté de çré a gré, et poussé par les souflles du Saint-Bsprit, jr trouva des oppositions formées par ceux qui regardaient son agrandissement comme un présage de leur ruine..
« Ce fut lors qu'étant assisté du sieur du Perron, que le roi avait envoyé à Rome pour cet eilet, comme bien instruit qu*il était des
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