‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 193 sur 350 · PET · texte numérisé non relu

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douceur. 'Nobles et touchantes retins que préconisaient» dès ie commencement de son épiscopat» les évèqnes de TEglise de France, iorsqu Us disment de sa personne dans une assemblée solennelle : < La considération « distinguée qu'il s'est déjà acquise, soy roé- « rite, les qualités aimables qui forment son « caractère, sa douceur, et cette politesse si « naturelle qui lui gagnent tous les cœurs, « et ajoutent un nouveau lustre à sa haute « naissance, feraient penser que les témoi- « gnages publics d'estime et d'affection qui « lui sont décernés, mériteraient d'être un « jour cités comme un exemple dons les « fastes d« !*£glise gallicane. »

« Hélas I N. T. C. F., quelle lAche il nous laisse à remplir , et comment le remplacer au milieu de vous? Toutefois soutenus par la grAce du divin Pasteur, nous nous proposons de marcher sur ses traces, d'approcher d*un si beau modèle; si nous ne pouvons atteindre k sa perfection , nous chercherons è vous le rappeler en tout. Confident de ses pensées nous les avons recueillies avec soin «t nous nous félicitons de n'avoir plus qu'à exécuter les desseins de sa sollicitude pour acquitter è votre' égard la dette sacrée de notre charge pastorale. Nous suivrons le pian qu'il nous a tracé lui-môme, les instructions qu'il nous a laissées ; en sorte qu'absent, il vous gouvernera encore ; il revivra dans celui qu il appela tant de fois ÏMrUier ie sa Hndreae, Et que man* quera-t«til à notre bonheur mutuel, N. T. C. F., sinon que vous nous donniez vos cœurs, comme vous les lui avez donnés, que vous nous regardiez comme un autre lui même, et que votre reconnaissance envers lui fasse disparaître à vos yeux les différences que nos imperfections ne manqueront pas de laisser apercevoir T

«Il nous reste, N. T. C. F., un dernier de* voir h remplir envers ce pontife que nous ne cesserons de pleurer : qu'est-ce en effet c^ua la vie la plus innocente si ie Seigneur I examine sans miséricorde? et que ne peut pas apercevoir dans l'Ame la plus pure celui dont l'œil découvre des taches dans les anges eux-mêmes? Vous viendrez donc au pied des saints autels répandre vos larmes et vos prières, et demander, pour le repos éternel de votre pasteur, le fruit des mérites de la victime qu*il offrit tant de fois pour vous. )» (Extrait de VAmi de la religion, av octobre 1821.)

PETOW (Guillaume) , Anglais de nation , entra, jeune encore, parmi les religieux réformés de Saint-François, et devint habile prédicateur. —Contraint par Henri VllI, roi d'Angleterre, de sortir de sa patrie, il alla à Rome oi!t il mérita la bienveillance du cardinal Caraffe. Lorsque ce dernier eut ceint la tiare sous le nom de Paul IV, il envoya Petow en Angleterre, sous le règne de Hdarie P*, et le Ut évêque deSalisbury,puis cardinal en 1557; il pensait même a renvoyer comme légat h la place du cardinal Polus ; mais Petow mourut peu après en 1558.

PETftA (ViifCBiiT), Napoiitoiu • des ducs

del VastoGernrdi, d'une maison palriclennii du royaume de Napfes, naquit le 23 novem* bre léCâ.— Successivement votant et poneiit de la signature de grAce, dont i^ devint doyeu, lieutenant de l'auditeur ée la chambre apostolique en t700^ secrétaire de la congrégation du<2oncile en 1706, de celle des évêques et des réguliers en 1715; archevêque de Damas, consulleur du Saînt-OfTice et dataire de la oénitencerie, il fui, en ITâi, éle>vô è la dignité de cardinal par Benoit XIII. Eo 1727 , préfet de la congrégation do la Propagande, et, deux ans après, député de la congrégation du Saint-Office, il fut élu le 26 avril 1730, par le Sacré Collège assemblé en conclave, grand pénitencier de l'Eglise pour exercer par inlerim cette charge va* cante par la mort du cardinal Conti. Le Pape Clément XII, après son élection, lui confâra cette charge. Le cardinal Petra mourut en 17H.

PËTROCHI (CiRéGoiRK), Pisan, général de l'ordre des Augustins, créé en ISiBO, parle Pape Sixte V, cardinal -prêtre du titre de Samt-Augustin, puis deSainte-Marie ap delàdu Tibre, et évêque de Palestrine, mourui en 1612.

PETRONI (Richabd), né à Sienne, d'une très-bonne familie,étail devenu un des plus habiles jurisconsultes de son temps, sous les leçons du célèbre Florentip Accurse. -^- 1^ enseignait avec éclat le droit dans sa patrie» lorsque Charles I*% roi de Naples, l'appela, par de grands avantages, dans cette ville, où Petroni ranima rétude du droit. Nommé par le Pape Boniface VllI vice-chancelier.de l'Eglise, il fut chargé par ce Pontife de travailler, avec Lemoine et un autre juiis* consulte, à la compilation du Vt' lirre des Décrétalest imprimé pour la première fois à MayencB, 1M5, in-fol.*, puis. créé cardinal en 1298. En 1311 il assista au concile général de Vienne en Dauphiné, où. Philippe le Bel obtint la suppression des templiers, puis alla en qualité de légal h Gênes, où il mourut le 26 février IdiaL. Ses restes, transportés à la cathédrale de Sienne, sa patrie, furent déposés dans un superbe mausolée qu'on V voit encore. Il laissa de grands biens pour être employés en bonnes œuvres. Ciaconius, dans sou ouvrage intitulé : YilœPaparum et cardinaliurn , . 1 accuse d'ingratitude envers Qoniface Ylil, qu'il aurait livré k la vengeance do Philippe le Bel ; mais cette accusation ne repose sur rien.

PETBUCCI (Alfonsb), évêque de Soana» en Toscane, était tils de Pandolfi Petrucci qui» citoyen de la vifle libre de Sienne, y avait acquis une autorité qui régalait presque aux souverains. En 15il„ i| fut éjevé h la dignité de cardinal par le Pape Jules 11. Ce cardiuid avait pour fcère Borghèse Petrucci api , après sou père, se maintint è la tête de i Btat de Sienne, et qui épousa Vittoria Picco* lomini , laquelle resta veuve pendant cinquante-six ans, dans la pratique de toutes les vertus. De ce mariage sortit François Petrucci qui, jeune encore, succéda k son père dans le gouveroemeal de 8ienDe;.mais.

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