‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 194 sur 350 · PHI · texte numérisé non relu

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sa maoTAlse conduite Ten 61 dépossédep, et •OD C0U8Î0 germain Fabio Pelrucci fut mis à sa place avec le secours du Pape Léon X. Ise cardinal Petrucci , irrité de cette inter* yen lion du Pape» conspira contre lui ; mais arrAté, décade de la pourpre, il fut étran^ glé la nuit dans sa prison, en 1517. Celui qiii se rendit maître de Sienne, à la tôle des secours enroyés par Léon X, était

PBTBIJCGI (Raphiel) , ami particulier de ee Pontife» qui le fit gouTerneur du cbAteau Saint- Ange, éyéque de Grosseto, puis cardinal en 1617. 11 mourut à Ribiano, près de Sienne, le 17 septembre 1523.

PETRUCCI (PiBBRB-MiTTHiEu), né en 1638, rf*tine bonnefamille,à Jési,yilledela Marche d*Anc6ne, entra dans la congrégation des prdlF^ de rOratotre de Saint -Philippe de Méri, d*où il fut élevé sur le siège épisconal de se patrie, que Quittait le cardinal CJdo. — A la recommandation de ce cardinal» le Pa;)e Innocent XI nomma Petrucci cardinal en f686« bien qu'il passAtdéjh pour disciple de Molinos. Ces soupçons, qui s'accréditeient, furent pour le noureau cardinal la source de bien des chagrins. L*inquisition Tobligea d'abjurer en particulier ses opinions suspectps* et les lirres au*il avait fait imprimer sur le Quiélinn$ ou la théologie myêtique^ ftireol défendus. Il fut obligé de demeurer toiQOurs i Rome, et ne reçut qu*en 1694 la permission de résider dans son évêché. Il s*en démit bienlAt après, et mourut h Montefalco le S juMIet 1701. S'il avait donné du scandale par ses opinions erronées» ses intentions étaient pures ; et ce scandale fut bien réparé par sa vie austère et sainte, qui ne se dé- Bsentit point jusqu'à la fin de ses jours*

PHILIPPE DÉ LUXEMBOURG , évéque d*Arras« par la résignation de Philippe de Meluni son oncle et son fiarrain, puis do Thérouane, succéda, en 1477, h Thibaut son père qui» étant veur, avait embrassé l'état ecclésiastique» et avait été élu évoque du Mans.— 11 prit une grande part aux affaires de son temps, fut élevé k la dignité de cardinal en 1496» par le Pape Alexandre Vl, et légat en France sous les pontificats de ce dernier et de Jules II. Alexandre VI l'avait emploj^ pour la dissolution du mariage de Louis aII avec Jeanne de France. Bientôt le désir de la solitude porta Philippe à remettre son évèchéà son neveu François de Luxembourg; mais, après la mort de ce neveu, il fut replacé sur le siège de la même Eglise , qu*tl s'attacha à embellir. Ce cardinal , qui |iassait pour un des grands prélats de son temps, mourut en 1519, flgé de 74 ans. Ses restes», inhumés dans sa cathédrale» furent

Cendant les guerres civiles dispersés par les érétiques.

PHILIPPUCCI (GabruelI, de Hacerata, votapl de la signature, crée cardipal en 1706» par le Pape Clément XI, refusa le chapeau et obtint du Pape une pension de2»000 ecus, dont il ne jouit guèr^» étaut mçrt la même année.

PBILONARDI (Ennio)» né à Bucca, ville

de l'Abruzze» au royaume de Naples, et habile jurisconsulte, commença è se Taire cennattre h la cour de Rome dès le pontificat d'Innocent Vin. — Alexandre VI lui donna l'évèché de Forli. Jules II lui donna la vice* légation de Bologne et le gouvernement d'I« mola. Léon X l'envoya nonce en Suisse.

Philonardi y servit si bien le Saint^iége » qu'il fut continué dans cette nonciature sous les pontificats d'Adrien VI itdeClémentVIL Enfin Paul III récompensa ses services en l'élevant au cardinalat en 1536. Il eut ensuite les évèchés d'Albe et de Sorrento ; il fut encore employé dans quelques légations, et mourut à Rome le 19 novembre 1549» âgé de 8S ans , pendant le conclave tenu pour donner un successeur au même Paul HL Ses neveux firent transporter son corps à Bucca» sa patrie» où l'on voit son tombeau et son épitaphe.

PHILONARDI (Philippe), Romain» évéque d'Aquino, créé en 1611, par le Pane Paul V, cardinal du litre de Sainte-lfarieae/ Popolo; mourut en 1623.

PIANETTI (Gaspabd-Bbrnaed), né à Jési, dans la Marche, le 7 février 1780, d'une fa* mille noble et distinguée, fit son éducation h Rome, au collège noble dit Naxarim^ et termina le cours de ses études légales ecclésiastiques» aussi à Rome , à l'acadéimie ecolé&ii^stique, destinée aux élèves du sanctuaire. — Appelé, par une vocation irrésistible» au ministère des autels, il prit dès son jeune Age la résolution de se consacrer k Dieu. Ni son droit de primogénilure, ni la grande fortune qui y était attachée ne furent capables de le retenir. Toutefois sa famille, que cette vocation contrariait, ne voulut pas qu*il s'engageAt avant Tâge de 2â ans. Ses parents l'envoyèrent donc a Macerata auprès ae M^rStrambi, si renommé par sa sainteté et aujourd'hui déclaré vénérable, afin qu'il S*assurAt des dispositions du jeune homme. Après un examen consciencieux, l'évèque déclara à la famille que la vocation du jeune marquis était sérieuse et venait de Dieu. Pans la suite il lui conféra tous les ordres

{'psqu'à la prêtrise. Le 6 août 1807, Gaspard tornard entra en prélature avec la qualité de protODOtaire apostolique participant; maie

B^u de mois après i! fut obligé de quitter orne et de se retirer auprès de sa famille, avec laquelle il resta tout le temps que dura le gouvernement français dans les Etats romains. Le 24 décembre 1814, nommé po^ nenU det buon governOf il fut, le 22 mars suivant, mis au nombre des prélats com^K)* sant la congrégation du conseil destiné è recevoir et à examiner les rapports des évoques sur l'élat de leurs Eglises. Le 8 mars 1816, choisi pour être assesseur du gouvernement de Rome» il occupa cet emploi quatre ans» pendant lesquels il fut trois fois pro- gouverneur, et de plus pontnie delà signature de grâce, protonotaire, consuJteur de la sacrée congrégation des Rites» et, eu l'absence du trésorier, président du tribunal criminel du trésor. Le 4 juin 1820, il fut nommé auditeur de Rote ; ses décisions ont

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DES CARDDUUX.

été impriroéesen 1839, S toI. io-fol. LePape Léon XII, VayMi appelé leS joillet 1836 h Téféché dtf Vilerbe et Toscanellei a voulu le consacrer lui-môme le 15 aoAt» dans Té**

Jlise de Sainte-Marie des Anges. Le même ontife l*a nommé visiteur apostolique de TablMye i\rii/(ttif de Saint -Martin, près de Viterfoe. Enfln le Pape Grégoire XVl, après Taroir réserré îii p$ito le 23 décembre 1839, Ta proclamé cardinal de la sainte Eglise romaine du titre de Saint-Sixte, le ik décembre 18U), dans la môme promotion que S.E. le cardinal Mastaï, é? ôque d*lmola, aujourd'hui SouTeraio Pontife. Le cardinal Pianetli a donné des constitutions h son diocèse, et établi la rie en commun dans les monastères de religieuses sujettes à sa juridiction. Il a fait des règlements pour son séminaire dioeésain, sur lequel il veille avec une sollicitude toute particulière. Zélé pour rinstruolion de la jeunesse, et surtout pour celle des élèves du sacerdoce, il encourai^e les éludes religieuses et scientiflques; il a' ouvert quatre écoles publiques élémentaires, faisant venir pour les diriger les frères des Ecoles chrétiennes. En IG&O, il entra au conclave OÙ fut élu le S. P. Pie IX. C*est vers cette époque aue le cardinal Pianetti a fait commencer la vaste église de Sainte -Rose de Viterbe, contribuant beaucoup à la dépense» et faisant seul tous les frais de la façade. Assidu h ses fonctions, n'ayant d'autre passion que celle de faire le bien, plein de droiture et d'équité, père de ses diocésains, il n'en a pas moins été persécuté pendant la dernière révolution romaine, où il a été obligé de se réfugier h Gaëte, auprès du Saint -Père. Le cardinal Pianetti a encore

Îuitté son diocèse de Viterbe le 8 décembre 854, afln de se rendre h Romepour la publication du décret de l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie.

PIAZZA (JuLBS) naquit h Forli dans l'Elat ecclésiastique, le 13 mars 1603. -^ Successivement internonce à Bruxelles, clerc de la chambre apostolique en 1696, nonce auprès des cantons Suisses, catholiques, avec le titre d'archevêque de Rhodes, il passa de \k k la nonciature de Cologne, puis, en 1706, à celle de Pologne, d'où il fut appelé k Rome par le Pape Clément XI, qui le lit secrétaire des mémoriaux, avec entrée dans toutes les congrégations. Nommé, en 1709, nonce extraordinaire k Vienne, il y resta avec le caractère de nonce ordinaire, auprès des empereurs Joseph 1" et Charles VI. Pendant cette nonciature, il fut nommé k l'évôché de Faënza, el, en 1712, cardinal parClémentXl. L'année suivante, désigné légat de Ferrare, k sou retour de vienne k Rome, il se rendit en cavalcade k un consistoire public où il reçut le chapeau, puis fut déclaré membre des principales congrégations. Après avoir exercé quelques années la légation de Ferrare, il la quitta pour aller résider dans son ; évôché de Faënza, où il fut enlevé k la suite d'une longue maladie, le 2% avril 1726, dans la 6V année de son Age et la ik* de son cardinaux universellement regretté pour sa

candeur, son désintéressement et toutes ses belles qualités.

PIC (Louis), né le 9 décembre 1668, quatrième flls d'Alexandre Pic, H* du nom, duc de la Mirandole et de Concorde, et d'Anne- Béairix d'Bite. Mettre de chambre du Pape Clément XI, patriarche de Conslantinople en 1706, majordome en 1707, cardinal en 1712, mourut k Rome le 10 août 1743.

PICCOLOMINI. — Voy. Pis II, Pib III et Pavib.

PICCOLOMINI (JBAfi), né le k octobre 1M5, et neveu du Pape Pie III, archevêque de Sienne, sa patrie, en 1503, fait cardinal, en 1517, par Léon X, mourut doven des cardinaux le 21 novembre 1537.

PICCOLOMINI (CftLio), né k Sienne en 1609, archevêque de Césarée, nonce eh France, et secrétaire des brefs, nommé cardinal par le Pape Alexandre VII, en 1664, archevêque de Sienne en 1671, mourut le 3h mai 1681, Agé de 72 ans,

PICCOLIMIMINI ( JEnbas Stlvius ) , né k Sienne, en 1709, légat de Ravenne, fut fait cardinal, en 1766, par Clément XIII. H mourut en 1768.

PICCOLOxMINI (Jagqubs), né k Sienne en 1795, fut fait cardinal, en 18U, par Grégoire XVI. Son Eminence vit encore.

PIEU (JEnb AS Stlvius PICCOLOMINI), successeur de Caliitelll, naquit k Corsigoa* no, bourg du territoire de Sienne, le 18 octobre lM)5,d*une famille originaire de Rome, et fixée dds le viit' siècle dans le Sicnnois. — Après avoir reçu une éducation soignée, dont il sut bien profiter, il assista au concile de BAle, en qualité de secrétaire du cardinal Dominique Capranjca, fonctions qu*il exerça auprès de plusieurs autres prélats. A son retour d*Ecosse, oii il avait été envoyé, il fut investi par le concile de Râle des charges de référendaire, d'abréviateur, de chancelier, d'agent Kénéral; fut envojré k Slrasliourg, k Francfort, k Constance, en Savoie, chez les Grisons. Au milieu de ses négociations, il publiait toujours quelque nouvel ouvrage. C*est alors qu'il composa ceux où il soutenait les doctrines du concile de Râle, et qu'il devait désavouer dans la suite, notamment dans sa bulle du 9k avril 1M3. Secrétaire de Tanlipape Félix V, et de l'empereur Frédéric III qui, en 1442, l'honora de la couronne poétique, et renvoya, en qualité d'ambassadeur, k Romci^ k Milan, k Naples, en Rohôme; il était encore très-considéré d'Eugène IV, bien au'au concile de Râle il eût vivement combattu les intérêts de ce Pontife. Nicolas V lui conféra l'évèché de Trieste, qu'il quitta bientôt pour celui de Sienne.. Le même Pontife remploya, en qualité de nonce, en Autriche, en Hongrie, en Moravie, en Rohè« me, en Silésie. Le nonce réussit partout, f t notamment dans les diètes de Ratisiionna et de Francfort, qu'il fit assembler pour former une ligue contre les Turcs, et où il harangua avec une éloquence entraînante, La mort de Nicolas V vint tout arrêter. Ca-t lixte VU, son successeura retint k Rome l*^«

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