‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 196 sur 350 · ACTIONNAIRE · texte numérisé non relu

ACTIONNAIRE

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coûte Tenl retien des jardins poiitîficnux 7 — Saiiit-Pàre, a répondu le jardinier, 35,000 éeus.— G*est beaucoup trop, dit le Pape, vous D*aurez plus que 10,000 écus, et tous D*aurez plus de carrosse. »)

Toutes les pensions que n'avaient pas méritées d^importants services ont été supprimées. Au moyen de ces réductions, Pie IX a pu améliorer ses ûnances, et, sans recourir h de nouveaux impôts, réduire les charges qui pesaient sur les populations. Des réformes salutaires sont introduites dans l'instruction publique et dans Tadministration de la justice. L'agriculture n*a pas été perdue de vue dans les améliorations apportées par Pie IX. Il a imposé aux propriétaires ToDli* Kation de livrer à la culture les terres eu friche, aGn de subvenir aux besoins des classes pauvres. Non content de cette mesure, il a publié un décret pour que toute la vallée comprise entre Ostie et Porto d*Anzo, et appartenant à l'Etat, fût exploitée en erand pour la culture du riz ; la moitié de la recolle Rêvait être vendue au proOt du trésor public, et l'autre moitié donnée aux pauvres. L'exécution a immédiatement commencé, et des travaux ont été entrepris pour amener dans les rizières les eaux du Némi, devant servir à Tirrigation. En même temps , Sa Sainteté il dignement récompensé un agronome distingué qui avait fait aux environs de Rome, àans la campagne de Cervatri, des essais pré-' cieux pour améliorer la culture du riz, ce froment d'une partie de l'Italie. Elle a multiplié, en outre, les associations agricoles, qui tendent par leurs travaux à augmenter et à améliorer les produits essentiels à Talimentatiun du peuple. Les travaux publics ont reçu également une heureuse impulsion. Le déboisement des montagnes, dont les dangers avaient été inutilement signalés à diverses reprises, préoccupait la haute intelligence de Pie IX; une commission a été nommée pour remédier à ces déboisements qui sont devenus une cause de désastres

8our les Etals romains. La situation des euves et des rivières, dans les Etats de l'Eglise, n'est pas moins déplorable que celle des montagnes. Aucun travail n'a été fait, depuis plus de quinze ans, pour maintenir leur lit et les empêcher de se répandre dans la campagne. Quant aux bois do l'Etat, ils ne sont ni surveillés ni exploités : les belles forêts de Terracine et de Fajola, sur les confins du rojaume de Naples, sont littéralement au pillage, et les maliaiteurs^ détruisent, sans profit, les plus belles richesses du pays. Pie IX a donné des ordres pour qu'on étudie sérieusement les moyens d'organiser sans retard la direction des eaux et loréts. Quoi encore? Poursuivant la carrière de régénération que la Providence lui a confiée. Pie IX ne dédaigne pas les questions d*bygiène. Sous l'inQueuce des premiers ^oursdeson règne, les rues de Rome deviennent plus propres, les maisons d'infirmes soûl mieux disposées, les campagnes sont assainies et cultivées avec plus de soin et de courage ; déjà même la mendicité sur la

voie publique est moins fréquente. Toutes ces améliorations tendent è faire diminuerp dans un avenir prochain, les maladies les plus communes à Rome, telles que les affec« lions scrofuleuses, le racliitisme, les fièvres intermittentes; car la plupart de ces maladies sont occasionnées par la mauvaise alimentation des classes (lauvres, et par les miasmes méphitiques qui se dégagent des marais Ponlins, et que le vent pousse quel-

Suefuis sur Rome. Enfin, le mouvement îoustriel et commercial des Etats romains tend chaque jour, grâce è la sollicitude de Pie IX, è s'équilibrer avec celui des gouvernements les plus éclairés de l'Europe. Les chemins de fer, anathématisés par Grégoire XVI, ont reçu une impulsion telle que, d'une mer à l'autre, et de la frontière Ioml>arde h la frontière de Naples, l'accélération des moyens matériels va répondre à celle de fa pensée. Le Saint-Siège est sur le point de conclure un traité de commerce avec la Porte- Ottomane; chose toute simple pou. un autre Souvcrnement, mais qui, de la part du chef e l'Eglise catholique, révèle un esprit supérieur aux traditions du passé. Le personnel administratif et judiciaire a été épuré; des hommes de conscience et de progrès ont remplacé, dans une foule de services, les hommes de cupidité vénale et d'intolérance

3ui soulevaient la haine publique. Les caisses 'épargne se multiplient: le droit de pétition existe, et il est écouté. Partout les plus sages réformes poursuivent les abus. Pie IX a décidé qu'a l'avenir les fonctionnaires qui* par leurs fonctions mêmes, avaient le droit d'être nommés cardinaux après un certain temps, perdraient cette prérogative, afin que le Sacre Collège pût être composé d'hommes capables sous le rapport politique comme sous le rapport religieux. (Ibid.) Les lignes suivantes ont été adressées, en 18^6, par un voyageur, au Siicie^ journal peu suspect de partialité religieuse : « Je ne saurais vous dire combien la vie est agréable è Rome en ce moment : la concorde, la sécurité, la confiance dans l'avenir y font le bonheur de tout le monde. Vous n'entendez plus |>arler' de crimes ni de désordres. L'exemple du souverain, la crainte de lui déplaire, ont gagné tous les cœurs et amélioré toutes les classes du peuple. De vous dire combien le Pape est bon, juste, bienveillant, éclairé, ce serait chose impossible; aucun peuple n'a peut-être jamais eu le bonheur d'être gouverné avec tant d'amour, de sagesse, avec une sollicitude aussi paternelle. Aussi, la vénération et la reconnaissance pour le Pon-* tifc sout-ils h leur comble. »

De jour ou de nuit il sort en simple habit de prêtre, et va visiter les institutions pieuses et charitables, montrant autant de douceur que de fermeté, autant d'intelligence que de zèle. Les abus qu'il découvre sont réprimés. Pie IX s'était rendu de nuit dans un couvent, peu renommé pour sa régularité. Il sonne; le portier vient ouvrir en grondant : sans se faire connaître, le Pape le (irie d'appeler le supérieur pour des alTaires importantes. Mais

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celui-ci ordonne dMnfiler Fimporlun fisiteiir à reTenir'è une heure plus convenable. « Allei lui apprendre, dit Tinconnu, que le

firèlre Mastaî désire lui parler. » Le Pape, ntroduit, 5*excuse d*uo ton gracieux d*ôlre ▼enu h pareille heure, et demande que tous les frères se réunissent pour recevoir sa bénédiction. Les moines arrivent; mais'il en manquait six, qui étaient alUi $e promener parce quit faiiait chaud. La raison ne parut

Iias satisfaisante à Tauguste visiteur, et le endemain les six moines furent envoyés dansdeslieux de pénitence. Une autre fois» il se rend dans une des plus misérables habitations de Rome, qui sert d*abri à une malheureuse famille appelée Baldini, composée d*une pauvre veuve, de deux filles de \i à 18 ans, et de deux petits garçons. 11 voulait s*assurer par lui-même de la vérité des rapports qu'on lui avait faits, certifiés par les uns, niés par les autres, notamment par le président de la société de bienfaisance. L'ox« posé des faits n^était nue trop vrai ; l'auguste visiteur examina les lieux, et aperçut dans nn des coins de la chambre une des jeunes filles oui, troublée, demanda en pleurant lequel aes deux était le Pape. Les deux sœurs se jetèrent à ses pieds; quant à la pauvre veuve, le bonheur inattendu de recevoir chez elle le Souverain Pontife, et l'espérance plus vive que jamais qui renaissait dans son cœur de pouvoir soulager la misère de ses enfants, la firent tomber en syncope. La Pape a laissé une somme d^argeut à cette malheureuse famille, et a pourvu h ce qu*& Tavenir de nouveaux secours lui parvinssent sûrement«

Le cumul d(^s places est aboli. Pie IX a dune suivi la véritable ligne de conduite qui mène au bien, puisque, cette ligne è peine tracée, il a pu voir les coryphées du libéralisme, Rinzi, l'Ame du mouvement de Rimini, etGaletti, qui avait lutté avec tant d'énergie pour l'affranchissement des Romains, venir se jeter avec émotion à ses pieds, et s'atteler k son char de triomphe. C'est ainsi qu'on a Yu également le plus grand nomlire des amnistiés politiques écrire en quittant leurs fers : Je jure de vener mon sang pour Pie IX. (Pour les commencements de ce règne, Yoy. Ja brochure intitulée : Notice biographique de N. S. P. le Pape Pie IX, par M. IL Bhb- TONNEAU, Paris, 1847, chez Sagnier etBray; nuns en avons extrait ce qui précède.)

Tant d'améliorations accomplies, et tant ■d^autres qui étaient en projet, ont été arrêtées par Thydre révolutionnaire. Tant de mansuétude, de vertus, d'intentions droites et pures n'ont pas empêché une bande de forcenés, de prétendus républicains de se ruer, en 188^, sur ce grand et saint pontife, qui fut contraint d'aller chercher un refuge k Gaëte sur le territoire napolitain. N'accusons pas les Romains de cet attentat. A une époque où fermentaient en Europe toutes les mauvaises passions, il fut le crime de bandits, accourus de tous les points, et qui s'étaient donné rendez-vous à Rome, où ils es^iéraient no |»as trouver de résistance à

leurs projets qui n*eussent été que ridîeuleSt s'ils n avaient été si sanguinaires et sidésas-^ treux. Il a fallu que l'épée de la France allAt balayer celte ignoble tourbe de factieux. Ils se sentaient forts derrière les monuments de Rome, que les Français craignaient d'en-, dommager. Si les Romains ont été étrangers aux tristes faits de 1848, qui sont venus comprimer l'essor généreux pris par Pie IX, on peut leur reprocher d'avoir manqué de courage, de n'avoir pas défendu un souverain qui leur avait donné tant de preuves de sa maknanimilé et de sa clémence. En 18^9, Pie Ia est rentré dans sa capitale. C'est une honte, pour ceux qui s'appellent encore les Romains, de ne pas savoir se défendre, ni défendre leur glorieux souverain , et d'être obligés d'appeler les Français pour faire chez eux la police.

En avril 1851 nous avons eu l'honneur d'être admis auprès de Sa Sainteté, l'auguste Pape Pie IX. On nous permettra de citer quelques lignes d'un ouvrage où nous arons parlé de cotte faveur inestimable :

« Arrivé au Vatican k l'heure fixée pour l'audience, je montai l'escalier de l'aile habitée par le Saint-Père, dont les appartements sont au second étage et ont vue sur la place de Saint-Pierre. Je traversai sept ou huit salons magnifiquement meublés et remplis do suisses, de gardesHOobles et d e prélats. Toutes ces antichambres sont beaucoup plus riches que le cabinet où se trouve le Pape. Chaque porte est double et est occupée p.-ir un factionnaire k épaulettes d'or, qui a l'épée nue. J'attendis quatre k cinq heures dans la der* uière antichambre, parce que tous les ministres qui arrivaient les uns après les autres, passaient les premiers et restaient longtemps. Je n'eus point la moindre envie de me plaindre; car je pensais que le Pape devait être encore plus fatigué que moi, et que d'ailleurs c'était là pour lui une têcbe k recommencer tous les jours. Je me disais ce- Îendant que les audiencesde Notre-Seigneur ésus-Christ, quoique bien plus précieuses que celles de son Vicaiie, coûtent beaucoup moins de peine. Enfin, Mgr Rorromeo m'introduisit après m'avoir instruit du cérémonial usité, qui consiste en trois génuflexions, l'une k la porte de la chambre ou est le Pape» l'autre k moitié chemin entre la porte et son trône, la troisième enfin quand do arrive

Eres de lui. Je voulais, suivant l'usage, lui aiser le pied ; mais il m'en empêcha, me tendit la main et me fit relever. J'allais entamer la conversation en italien, lorsque Pie IX prit lui-même la parole dans notre langue, qu'il parle avec une grande facilité. Il eut la bonté de me faire des questions sur l'Orient. Il daigna ensuite indulçencieir dans ma maio les cha|)elets que i'avais apportés de Jérusalem, et il m'accorda \^s faveurs spirituelles 3ue je lui demandai. Je le quittai pénétré e sa bonté, de l'élévation de son esprit, de la majesté douce qui ravonne sur son visa- ,go. » (Quatre annéu en Orient et en Italie^ on Constantinopie, Jërutalem et Rome, en 18^8, 49, 50 et SI. Paris, 185<^, in 8% chez Vif es).

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DIGTIORNÀIRE

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L'histoire dti pontificat de Pie IX se continue toos les jours ; celui qui voudra récrire trouvera un secours précieux dans les correspondances de Rome du Journal VVnivers. Hous nous rappelons entre autres un article du 10 janvier 1856 où étaient résumés les principaux événements de 18S5, savoir : les fttes relatives è la définition de Tlmmaculée Conception, le concordat autrichien, ramélioration de Tarmée et des finances pontificales, les progrès de l'Eglise en Arné* rique, Tespéranco fondée de Textinclion du acbisroe portugais de Goa, les ébranlements des schismes orientaux par suite de la guerre d^Orient, ramélioration de notre position en Terre-Sainte, les cardinaux étrangers appelés k Rome |>our les affaires de PEglise universelle. Que de grands événements dans une seule année I On comprend que nous tremblions h la pensée d*en faire une histoire suivie. Contentons-nous de citer un article plus récent dans lequel le même journal fait connaître quelques-uns des derniers actes du saint Pontife.

k On vient d'ouvrir, » dWrUnivers du 20 avril 1856, '» & Ponte-Sisto, rétablissement fondé par Pie IX pour servir d'infirmerie aux pauvres prêtres malades, et la moison de retraile aux prêtres âgés ou inlirmes. Nous avons, il y a quelques mois, retracé longuement les origines et les vicissitudes do cette œuvre, dont le but, néanmoins si utile et si précieux, n'était plus atteint depuis longtemps. Il appartenait au cœur si eénéreux et si compatissant de Pie IX de laire renaître et dé développer une pensée si éminemment charitable et apostolique.

Grftce k l'initiative du Saint-Père, et au concours empressé du clergé de Rome, tous les prêtres à quelque nation qu*ils appartiennent, que la maladie viendra saisir dans la capitale du monde chrétien, trouveront les soins convenables à leur état, et tous les membres du clergé romain auront un asile pour leur vieillesse et leur pauvreté. Après dix ans de séjour dans la ville sainte, les prêtres de tous les autres pays auront le même droit. C'est donc un hôpital et une maison de retraite catholique que Pie IX Tient de fonder, et il a droit k la reconnaissance du clergé du monde entier. Cette reconnaissance ne lui manquera point.

« L'hospice ecclésiastique de Ponle-Sislo et le séminaire Pie sont deux monuments

Îui tiendront dans Thistoire du pontificat de ie IX une grande place. L'un forme des rdtres instruits et vertueux; l'autre assure la maladie et k la vieillesse des prêtres les soins et le repos qui leur sont nécessaires. « A l'hApital de Ponte*4isto se rattache l'apostolat des campagnes dé Rome. La même commission est chargée de ces deux œurres, et la dernière obtient tout le succès que nous avions espéré. On a pu voir, pendant la saison des travaux, tous les serrices qu'elle est appelée k rendre. Près d'une quinzaine de chapelles ont été ouvertes et régulièrement desservies par les prêtres sélést séculiers ou religieux, qui ont em-

brassé ce pénible ministère. Nous avons In le règlement que leur a tracé Son Brotnence le cardinal-vicaire. Rien n'est plus édifiant. On ne peut avoir l'idée des difficultés et des fatigues de cet apostolat, quand on ne connaît pas le pays qui doit en être le théâtre et les Ames qui doivent en être l'objet. L'insalubrité de la campafçne romaine n'est ignorée de personne, la chaleur y devient tropicale pondant les mois de juillet et d'août. Les travailleurs qui viennent y faire la moisson et les autres travaux agricoles sont d'une ignorance et d'une grossièreté comparables k ce que l'on trouve dans les pays de mission les plus abandonnés. Il faut un grand zèle du salut des Ames pour se dé» Touer k un ministère de ce genre, et qui sans avoir l'éclat humain des missions lointaines, en a presque toutes les aspérités et toutes les fatigues. Rien de cela n'a rebuté les prêtres courageux qui ont embrassé ce pénible apostolat. Aussi Dieu bénit leurs travaux, et le fruit de leurs prédications devient de plus en plus abondant. Ce champ stéril'e et inculte, fécondé par leurs sueurs, promet une moisson riche , et qui sera la meilleure et la plus douce des récompenses* « Pendant que la munificence du Saint- PèriB ouvre cet hôtel des invalides du clergét on peut admirer dans la salle d'exposition publique de la place du Peuple, des tableaus qu'il a fait exécuter par les premiers artistes de Rome pour l'église qu'il a fait construire k Sinigaglia, sa patrie. Cet édifice, d'un beau style grec, est achevé; il n'attend plus que ces toiles pour compléter sa décoration. On sait qu'outre cette église, élevée è grands frais. Pie IX a fondé dans sa ville natale un lycée public où l'instruction esl donnée sur une grande échelle, et gratuitement k toute la jeunesse de In ville et de la province. Ce sont les RR. PP. Jésuites que la confiance du Saint-Père a chargés de la direction de ce magnifinue établissement , richement doté, et qui rera vivre, dans les

f;énérations les plus reculées de SinIgagllA, e nom du plus illustre do ses enfants.

« A propos de cette exposition de tableaut, nous vouions dire un mot d*une autre exposition que nous avons admirée dans les der* niers jours du mois de mai, et qui honore grandement deux de nos artistes. Nous foulons parler des copies des fameuses tapi^ séries de Raphaël , exécutées par MM. Sablet et Soulacrolx, pour Téglise de l'université catholique de Dublin. Ces dix grandes pages d'art chrétien que tout le monde connaît ont été reproduites par nos jeunes compatriotes avec une fidélité et une intelligence des plus remarquables. Nous pouvons en dire autant des douze figures d'apôtres, diaprés Raphaël, destinées k être placées entre les tableaux reproduisant les tapisseries. Nous espérons que le R. P. Newman, qui avait commandé lui-même ce travail, eu aura été satisfait , et si les conditions de la lumière sont aussi favorables k Dublin au'k Rome, la nouvelle église de l'univerté irlandaise Dourra se vanter d*avoir une très-belle

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DES CARDIMAOX.

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rejiroduction des chefs- d'œarre du grand peintre dUrbino. C'est le jugement qu'en ont porté k Rome les hommes les plus compétents.

« Ces fingt-deux tableaux sur toile ont été peints par un procédé qui est le secret des jeunes artistes et qui donne les plus grandes facilités pour peindre vite et à bon tnarché. L'huile en est*exclue« et cependant la solidité est la même. On croirait voir des fresques, et c'est ce qui rend cette sorte de peinture éminemment propre k la décoration des églises. »

Nous avons cru devoir être moins bref sur le saint Pontife qui gouverne l'Eglise, que sur ses prédécesseurs. Personne ne se plaindra des répétitions quand il s'agit des louanges de Pie IX. D'ailleurs il n'y a pas même répétition; car notre notice, si incomplète, ne peut suppléer celle du iHci. de$ Papa,

PIËRl (PiKRRB-MAftiBK Siennois, fut créé cardinal en 173^ par Clément XU, Pape de 1730 à 17M)y et qui nomma trente-quatre cardinaux.

PIERRE, surnommé Domten, du nom de son frère, né è Revenue vers la fln du x* siècle, avait gardé les pourceaux dans sa jeunesse. — Son frère, archidiacre de Revenue, se chargea de son éducation et lui servit de

1)ère. Une fois ses études faites, Pierre quitta e monde et se relira au monastère de Font- Avellana, en Ombrie, dont les moines s'appelaient ermites, [)arce qu'ils vivaient dans une grande retraite, quoiqu'on commun, sous un abbé. Il fut appelé par Gui, abbé de Pompose, pour réformer son monastère, et, deux ans après, retourna k Avellana. Devenu prieur, puis abbé de ce monastère qui, entre sts mains, parvint k une grande splendeur, il en établit d'autres où la même règle était observée. Sa réputation s'étendit au loin. Il rendit de grands services aux Papes Grégoire VI, Clément H, Léon IX, Victor II et Etienne IX ; ce dernier le créa en 1057 cardinal-évèque d'Ostie. Il eut aussi comme en commande l'évêché d'Eugubio, et continua de prendre part aux affaires du Saint- Siège. Envoyé en 1059 i)ar le Pape Nicolas II, en qualité de légat k Milan, il y réforma le clergé de celte église, où la simonie s'exer« çait publiquement. Bientdt après, il prit la résolution de quitter ses évèchés et ses emplois, et les remit entre les mains d'Alexandre II pour rentrer dans son ermitage comme simple religieux. Il en sortit néanmoins plusieurs fois pour remfilir différentes missions imporlantes; mais il vécut toujours, même au milieu des cours, dans une austère pauvreté. Il mourut k Faënza en 1073. Cet homme distingué mit tout en œuvre pour faire revivre au moins une ombre de la discipline ancienne, dans un siècle corrompu , et nour mettre des bornes aux désordres du clergé et des moines de son temps. Il était versé dans la discipline ecclésiastique, et parlait avec une entière liberté. Ses écrits ne manquent point d'agrément. Ils ont été publiés par Constantin Cajétan en

DlCTlO.'IN. DBS CaRDLIAUX.

3 vol. au commencement du xvii* siècle. Ils ont depuis été réimprimés k Lyon, 1623, et k Paris, 1663, en k volumes dont le l" contient huit livres de LeUres; le II*, ses Sermom; le Iir, ses Opuscules; et le IV% des prièns, des hymnes et des proses qui lui sont attribuées. Il est honoré du culte des saints.

PIERRE, dit Guillaume^ créé cardinal par le Pape Alexandre II, en 1062, chancelier et bibliothécaire de TEglise, continua les Vies des Papes composées par Anastase, depuis Nicolas I" jusqn*ik Pascal II.

PIERRE-FRANÇOIS, prêtre, fut fait cardinal du titre de Saint-Marcel par Calixte H, un 1119; il fut légat en France sous le Pape Honoré II.

PIERRE fut créé cardinal-prêtre du titré de Saint-Sixte par Calixte II, Pape de 1119 k 112fc.

PIERRE CARIACENE de Garisando, Bolonais, fut créé en 1125 par le Pape Honorius II, cardinal du titre ue Saint-Sylvestre et de Saint-Martin aux Monts.

PIERRE fut nommé en 1127 par le Pape Honorius II, dans la troisième promotion, cardinal du titre de Sainte-Anastasie.

PIERRE, fait diacre-cardinal du titre de Saint-Adrien par Honorius II, en 1127, fut légat en France sous ce même Pontife.

PIERRE, religieux du Mont-Cassin, fut créé cardinal en 1130 par le Pape Innocent IL

PIERRE fut, en IIM, nommé diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie m Porticu; il était le ^2* de la créalion d*Innocent II.

PIERRE fut, en lUO, nommé par le Pape Innocent II cardinal de Sainte -Pudentiane.

PIERRE fut créé, en IIM), par Innocent II, cardinal du titre de Sainte-Susanne.

PIERRE fut le kV cardinal créé par le Pape Innocent H, cinquième promotion, en IIM.

PIERRE, créé en IIM cardinal-évêque d*Albano, par le Pape Innocent II, était frère de ce Pontife.

PIERRE fut, en IIU, créé par le Pape Luce II, cardinal du titre de oainte-Marid in Vin iata.

PIERRE, de Miso, nommé en 1158 par le Pape Adrien IV, diacre-cardinal du tilre de Saint-Eustache, puis prêtre du titre de Saint- Laurent tu DamasOf fut légat en Hongrie.

PIERRE, prêtre-cardinal du titre de Sainte- Cécile en 1159, sous Adrien IV, fut antipape sous le nom de Victor IV.

PIERRE, Bolonais, créé en 164» par le Pape Alexandre III, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie m Aquiro^ puis prêtre du titre de Sainte-Susanne, fut légat en Sicile.

PIERRE, 67* évêque de Meaux, succéda vers 1172 k Etienne de la Chapelle. Reçu docteur dans l'Université de Paris, il s'éleva par degrés aux plus hantes dignités de l'Eglise. Archidiacre, puis abl4f. il monta^ensuite sor

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le siège deMeaux, et, en 1173, fui créé cardinal par le Pape Âlexandnî III, qui Tealimait beaucoup, el qui le 6l trois fois légat en France, la 1'* en 1173, contre les Vaudois; la 2* en 1177, pour établir la paix entre Henri, roi d'Angleterre, et Ricbard son fils,

Ïui avait épousé une tille du roi Louis le eune; et enfin en 1178, contre les Albigeois^ Quoique nommé au c<nrdinalat, il retint pendant quelque temps l'éfêché de Meaux ; ce qui donna lieu è Alexandre 111 de lui écrire en ces termes : « Plus vous êtes élevé en dignité, plus vous devez veiller sur votre conduite. Il faut qu'on trouve en vous beaucoup de choses à imiter, et rien h reprendre. Vous réservez encore Tévôché de Meaux et vous jouissez des revenus de cette église, en sorte que vous entravez la liberté d*une 'élection nouvelle. Une pareille conduite ternit votre réputation et vous déshonore. On vous taxe d avarice. Je vous conseille, et vous enjoins même de tous désister, sans tarder, de cet évéché, » etc. Sur cette lettre, datée de Ferente le 8 septembre, Pierre Quitta 4*év6cbé de Meaux, et on procéda à 1 élection de son successeur.

PIERRE, cr^é par Alexandre m eu 1173, cardinal du titre de Sainte-Sabine; légat en France contrôles Albigeois.

PIERRE, de Pavie, créé en 1178 par le Pape Alexandre 111, cardinal-évéque de Frascati, fut vicaire de la ville de Rome.

PIERRE, de Plaisance, nommé par le Pape Luce III en 1185, diacre-cardinal du titre de Saint-Nicolas m Carcere^ puis prêtre du titre de Sainte4Iécile, fui légat en Sicile. (Première promotion.}

PIERRE fut créé en 1188 par le Pape Clément III, prôlre-cardinal du titre de Saiot- Clément.

PIERRE fut nommé dans la môme promotion de 1188, faite par Clément III, diacrecardinal, puis prêtre du titre de Saint-Pierreâs— Liens

PIËRRE-GALLOCIA, Romain, fut créé, dans la troisième promotion, cardinal-évêque de Porto par Clément III, Pape de 1188 à

PIERRE DE MORRA, de Bénévent, créé par le Pape Innocent en 1205, diacre-cardinal du titre de Saint-Ange, légat en France et en Aragon, mourut en 1213.

PIERRE SAXON, d'Aniane, créé par le Pape Innocent III en 1206, prêtre-cardinal du titre de Sainte-^udentiane, fut légat en Allemagne.

PIERRE DE DOUAI, Flamand, «réé par le même Pape Innocent III en 1212, prêtrecardinal du titre de Saint^Laurent m Da^ ma$o^ puis légat en France, en Espagne, et évêque de Sabine, mourut en 1221.

PIERRE, Romain, nommé en 1216 par le Pape Honoré làl, diacre- cardinal du titre de Saint-George in YelabrOf mourut en 1242.

PIERRE de Capoue, fameux docteur en théologie de la faculté de Paris, fait en 1220 par le Pape Honoré III, prêtre-cardinal du litre de Sainte-Croix de Jérusalem, fut enâuite patriarche d*Antioche.

PIERRE DE BAR, Français, abbé d*Ignj, créé en 12^^, par le PapeInnocent IV, prêtrecardinal du titre de Saint-Marcel, puis évêque de Sabine et légat en Espagne, mourut en 12S2.

PIERRE DE TARENTAISE, Savoyard, archevêque de Lyon , nommé en 1272 par le Pape Grégoire X, cardinal-évêque d*Ostie, fut Pape sous le nom dlnnocent Y.

PIERRE DE BARCLIS, Français, religieux de Tordre de la Merci, créé*cardinal par Nicolas IV, Pape de 1288 k 1292, mourut en

PIERRE D*AQniLA7religieux du Moot- Cassin et archevêque de Bénévent, créé en 1294 par Célestin V, prêtre-cardinal du titre de Saint-Marcel, mourut en 1298.

PIERRE VALERIANO, fait en 1295 par Boniface VIII, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie la Neuve, légat à Bologne, Venise, en Lombardie, en Toscane, en Ombrie, vice-cbancelier de TEglise, mourut en 130k.

pierre; Espafftiol, évêque* de Burgos, créé en 1302 cardinal-évêque de Sabine par Boniface VIII, oui, dans son régne de 129^ à 1303, créa 18 cardinaux, mourut en

PIERRE DE LA CHAPELLE (ok Capblla) naquit'è la Chapelle, dans la Marche Limousine, d*Etienne, chevalier et seigneur de la Chapelle.— Successivement prévêtd*Eymoutiers, au diocèse de Limoses, professeur en droit <lADs Taniversité d Orléans en 1278, il obtint, la même année, un canonicat de l'Eglise de Paris, où son mérite le Ot distinguer. La cour, instruite de ses talents, renvoya à Toulouse en 1288 pour y tenir un parlement avec Bertrand, abbé de Moissac Il en tint un autre k Paris, en 1290, avec Gilles Camelli, et, deux ans après, fut nommé k révêcbé de Carcassonne, après la mort dePierre Pétri. Il y Bt des ordonnances utiles pour rétablir la discipline dans son diocèse, et réforma les abus. En 1296, il assista au mariage de Constance, flile aînée de Roger Bernard, comte de Fofx, et de Marguerite de Béarn, qui épousa Jean de Levis de Mirepoix : cette cérémonie eut lieu dans la salle du chapitre des Cordeliers de Carcassonne. Après que Frédol, évêque de Montpellier, eut cédé au roi de France, Philippe le Bel, les droits seigneuriaux qu'il avait sur cette ville, Pierre de la Chapelle fut choisi pour examiner les droits que prétendait avoir sur la même ville le roi de Majorque. C'est le même prélat qui, en 1295, avait réglé Texécutiondu traité conclu entre Philippe le Bel, Charles, comte de Valois, son frère, Jacques, roi d*Ar6gon, et Jacques, roi de Majorque. Il gouvernait depuis six ans le diocèse de Carcassonne,quand Boniface VIHle transféra k févêché de Toulouse. Le Pape Clément V le créa cardinal en 1305, et lui donna roffice d*inquisiteur général sur les Templiers. Piètre mourut le 16 mai 1312.

PIERRE, Français, abbé deSaint-Sever de

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