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hùt pf înfî (l^tre fnfiolnhio h \n rngo Je ses nersécoiears^, elle fui nénnmoins vc^ni^raliie ^iniis ceux qui In rrooeillironl, el so vil en ppii'ile Icmps énnohiio (lèses désastres por ^nTaveitrrfn l^ninb-Siége, qui lui (il relronveren Ifnlio 'les hunneirrs qruo sa vortii ti ^a HtMIfté lni-avai«nl fail penire en Angle* 1er fe* Do sorte qu'après avoir é\é rmf»loj6 par le t^ape Paul III, arec quelques prélats rhoîsî^y au grand dessein qu'il médilail do la réfornialion de Tordre occlésiaslique , il rer.ul inespéréniont riionncur de la pourpre cardinale, après de fortes résistances qu'il rendit aux bonnes volontés du Saint-Père, el Je sincères protoslalions qu*il fir, qu*il aimait beauconp mM'tix vivre couvert et inconnu dessous lehoK<iseau<te rhuiuîlité que paraître en montre, el ne faire que de la fu« niée sur le cli.mdelior de rhorrnenr.
« Ce fut nt'anmoins dans cotte nouvelle dignité que les avanlap^es de sa naissance et "de tant de belles qualités qu'il avait acquises île science et de vertu, éclnlèrent avec plus d*efficauo el d*autori'é. Il fut envoyé deux fois en 'France, en Flandre» en Allemagne» pour les aiïaires de la religion, et pour composer ce grand et embrouillé différend d'Etat d*entre Tempereur Charles-Quint, et le roi François I", qui divisait toute l'Europe ^n factions et en armes; et pour les porter mifin h faire cesser les malheurs de la guerre, vi recevoir le bien du la paix» qui fait fleurir les scoplres,- el qui éternise Tlionneur des couronnes/lîl H réussit encore ce bien de l'accord qui fûli^oué par son entremise» entre ces princes è -^Crespi, que le grand 'dessein du* concile-général, peu auparavant intimé \mr le Pape Faâl III» et incommodé inir laguerre» mie le roi avait dénoncé à l'emi^erear» en^ Brabant» Luxembourg, Ruussillon, Piémont erArtois,*fut heureusement renoué, et le cardinalPolus envoyé h Trente pour ouvrir le concile,' et »y présider avec les cardinaux Jean-MariO'de.lloQle et Marceau Cervin, qui furent depuis Papes» où il servit de beaucoup par ses sages conseils k celte grande assemblée, et consacra les vérités eïiéliennes par sa bouche» gii'il avait fait triompher dans ses exemples.
« Depuis, dnns les diverses occastons qui firent surseoir le concile» il continua ses soins el ses peines pour l'honneur de l%gUse; cl son zèle infatigable è divertir les titauvaises atlaires et avancer les bonnes, ne fut non plus cai^able de repos, que sa constanoe de chaiigemeiil elsa générosité de crainte..li ^r«vil au roi Henri Vlll d'Angleterre»- et de|uâs<è Xduuard VI, qui lui succéda, des livres admirables pour la défense de Tunité d9 l'Eglise» el.j)Our la réformaiion du royaume; sollicita par lettres les plus opiniAr Iresft reconnaître lenrs erreurs» et tflclia de ramener» par raison au de<voir de l'obéissance envers le Saint-Siège, ceux qui en étaient éloignés par caprice» ou par considération d'Etat.
« Jdaisil eut enfin le moyen d*effe4;tuer ses ardentes veloutés pour le bien de son fuiys ^uand la reine Uarie» fille de Catherine» ayant
siircédéà Elouartl» il fnt envoyé en Angle* li-rre légat du Pape Paul IV, pour y établir la juridiction ei l.i primauté de Rome. Car avec les avantages du crédit, que sa nais« saHcc, saré|)ulalion et les nouvelles qualités qu'il reçut par la faveur de la reine, d'archevêque de Caulorbéry, <ie primat d'Angleterre el de président du conseii royal, lui donnèrent en ce royaume, il lui redonna en peu de temps une douce cl agréable sérénité; et tout ainsi qu'un soleil levant qui dissipe les charmes el les fantômes de la nuit, lit soudain disparaître les illusions et les sortilèges qui tenaient tant de peuples attachés à IVrreur : faisant rendre (iresqu'en un mémo moment l'obéissance au Sainl-Siégo, !e res« pecl aux lois de rE^^lise» Texercice à la piété, le lustre a 1 Eat, l'appui à la vertu» el la liberté à tout le monde.
« Ses plus lâcheuses |)eines furent h In réunion d'un grand nombre de dévoyés» qui, profitant du malheur du temps, après avoir dégradé tous les ordres de l'Etat et de la hiérarchie spirituelle, avaient peine de souffrir la monarchie temporelle» ut menaçaient déjà d'ajouter la rébellion au schisme» et de passer de Thérésie h la révolte , aux()uels on fut contraint d'opposer rextrôme sévérité des lois, faisant biôler dans une aniiéo d'entre les hérétiques plus de cent soixantedix per^onnes de qualité : qui fui un remède violent, mais nécessaire en ce temps-lè,pour arrêter la contagion mortelle de Terreur» et pour brûler les racines de cette hydre infernale, qui ne poussait pas moins de cornes que de lèles contre la religion el l'Ktal.
« Ainsi ce courageux el zélé prélat tra« vaillant constamment è arracher Terreur et le vice de ces pays, et à jeter de la parole et de la main les Kemenees de la vérité el de la vertu qu'il ariosail de ses sueurs el de ses larmes, marri de n*y pouvoir contribuer le plus clair de son sang, recueillit enfin une
tirécieuse moisson digne de ses travaux» et Mentôl après une glorieuse récompense qui fut le dernier fruit de ses [leines. Son hui:r(*ux lié|)as, causé des fâcheux accès d'une fièvre double-quarte qui lui donna le loisir d'étudier cliréliennenienl sa fin, arriva lu StS de novembre de Tannée 15S8, et de son âge le 58*, au môme jour auquel la reine Marie, aorès avoir été quelque temps travaillée d une lente hydropisie, la première année de son mariage avec le roi catholique Philippe» alla échanger ses couronnes (|ui n'étaient que de passe-îleurs avec celle de *l*immorlalité. Ce qui redoubla les regrets de 'tout le royaume» qui pleurait en la chute de ces deux hautes colonnes, le déchet de sa gloire» et la ruine avancée de sa félicité. Le corps du cardinal fut |K>rlé en son église de Cantorbéry» qu'il avait dotée de grands rêve* nus,Hl enterré dans la chape'Iequ^il avait bâ« lie à l'honneur du glorieux martyr saint Thomas, de qui il se montra aus»i digne sue* cesseur qu*ii fut fidèle aujateur de sou zèle el de ses vertus.
« Lo Vie du cardinal Poilus a été amplement écrite par Louis Bucatel, archev6que de, lU-
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gii!(e, Garimbcrt, Ptftramellarius et Sniidere lui ont a«lrpssé des éloges. Les cardinniii Uembe et Smlolet, el tons les écrivains de l'histoire d'Angleterre en luiit honorable mention. »
PONCE, abbé de Cliinv, fut créé cardinal en 1110 narleP.ipe Calixte 11.
PONZETA (Ferdinand), né à Florence, et sorti d'une famille noble» originaire de Naples» passa la |>lns fi^rande partie de sa yie au seiYico du Saint-Siège, et parvint à la charge de trésorier du Pape Léon X, qui lui donna Tévèché de Mclfi, puis celui de Gnisseto, et enfin le revêtit de la pourpre en 1517. — Il se montra digne de cet honneur, f»t se fit estimer par sa prudence et son intégrité. Les Impériaux, quand ils s'emparèrent de llome, le traitèrent indignement, et le traînèrent avec barbarie par los rues de la ville. Ces violences avancèrent sa mort qui eut lieu le â septembre 1527. Il était dans la quatre-vingt-^lixième année de son âge. Ses restes furent inhumés dans l'église de la Paix, où Ton voit Tépiiaphe que lui fit placer Jacques Ponzeta, évoque de Melfi, son neveu.
PORTA (JÊndME della), né à Eugnbio en 17^6, fut fait cardinal en 1801, par fie VIL ir mourut en 1812.
PORTA RODIANI (Iosbpu della), né à Rome en 1773, cardinal vicaire, l'ut revêtu de la pourpre par Grégoire XVI en 1834. 11 monrul on 1841.
PORTR (Regnaudde la), Français, archevêque de Bourges, fui fait cardinal en 1320 par Jean XXII. Il mourut en 1325.
PORTE (AnDiciN de la), né h Novare,était un habile jurisconsulte. Devenu veuf, il se rendit h Rome, s*y lit connaître par son mérite, tt devint bientôt clerc de la chambre, correcteur des lettres apostoliques» et avocat consistorial.— Le Pape Martin V, qui lavait souvent employé utilement, le Ri cardinal en 1V26. Le cardinal de la Porte continua h ser* vir le Saint-Siège, et mourut, le 9 avril 143V, è Rome, où il tut inhumé dans Téglisedu Vatican.
PORTE (Akdigiii de la) dit /e Jeune, neveu, suivant d*aulres petit-neveu du précédent, était h peine reçu docteur, qu*il fut choisi pour être grand vicaire de Tarchevèque de Florence. — Dans ces fonctions, il se fit remarquer par sa vigilance, sa droiture et sa fermeté. Quand Paul U eut déclaré la ville de Florence rebelle au Saint-Siège, il fut le seul qui osât y publier rinterdil, malgré les menaces et les violences d*niie populace mutinée. Cet acte de fermeté lui acquit une grande réputation à la cour de Rome, et le Pape remploya à d*auires alTaires. 11 lui donna revécue do Novare, sa patrie, puis celui d*Alcria, en Corse. Si\te IV estimait l^aucQup Ardiciii, qu'il fit successivement référendaire et dataire, et auquel il confia ùes légations importantes. Ce prélat a|iaisa les troubles qui s'étaient élevés à Nursie, à Terni, à Pérouse, h Tripherue et à Todi ; mil leâisédilieuxdaus TimpuissaDcede nuire, ruuiirma les autres dans Tubéissance» ut ré^
tahlit Tantorité des magistrats. Vtu après il termina heureusement les différends qui divisaient l'empereur Frédéric III et .Matthias Corvin, roi de Ilo'^grie, et leur [lersuada de s'unir dans l'intérêt eo:ninun, el pour s'ot>poserauT progrès des Turcs. Le Pape Innocent Vlll se déchargea sur lui du soin d'une foule d'alTaires, entre autres, de celui do répondre aui ambassadeurs des (irinces, et l'éleva h la dignité de cardinal en mars 1489. Mais les dignités étaient peu fbites pour toucher son cœur. Soupirant après la solitude, il alla se jeter aui pieds du Pape, le pria de recevoir la démission de ses bénéfices et du cardinalat, et de lui permettre do se retirer h l'ermitage de Camaldoli, où il avait résolu de passer le reste de ses jours dans les exercices de la pénitence. A:rèsavoir obtenu ce qu'il souhaitait, il sortit de Rome déguisé, et afec un seul dnm<'Stique. Les cardinaux qui en furent avertis, en témoi*'
Snèrent tant de pcine« que le Pape fut obligé e le rapp(*ler. De la Pirle écrivit de la manière la plus pressante pour obtenir la liberté d'exéeutiM' sa résolution. Ce fut inulilemciit : obligé de revenir à la cour de Rome, il y mourut le 4 novembre 1493, modèle des vrais ecclésiastiques. 11 fut inhumé dans réglise du Vaticai.
PORTOCARRERO (Louis Esimanuel-Fbr- NANOKi) , d'une illustre maison espagnole, doveii de l'église de Tolède, nommé cardinal en 166J pir le Pape Clémen* IX. puis archevêque de Tolè le, primat d'Espagne en 1677,com!nandeurde l'ordre du Saint-Esprit, et évéquede Palestrine, fut aussi vice^roi do Sicile, ambassadeur h Rome, lieutenantgénéral de la mer, deux fois gouverneur d'Espagne, et mourut h MaJr.d le 14 se|>tembre 1709, Agé de 74 ans.
PORTOCARRERO (JoACuiu-FKRDnAî^D) , Espagnol , patriarche d'Antioche, tut créé cardinal en 1743, par le Pape Benoit XIV.
PORTUGAL (Jacques de), archevêque de Lisbonne, fait canliual en 1456 par le Pape Calixte III, mourut à Florence le 16 avril
PORTCGAL (Alphonse de), quatrième fils du roi Emmanuel, né en 1509. créé cardinal par le Pape Léon X en 1517« arch vèque d'Evora, puis de Liiibonne, mourut an
PORTtJGAL (Henri de), frère putiié Uu précédent. — Yoy. Henri.
PORTUGAL DE LEMOS DE CASTRO (Roderic de), de la maison royale du Porlug *1, était iasu du second mari»};e de Pierre- Ferdinand de Portugal de Castra, comte do Lémos, d'AndraJa, etc., qui servit le rui d'Espagne, Philippe II, à la conquête du Portugal en 1580. — Chanoine de Tolède, évoque do Zamora, |mis archevêque de Se* ville, créé cardinal en 15S3, par le Pape Grégoire XIII, il mourut le 26 octolra
PORZIA (Léandkb), aé dans le Frioul, le 22 décembre 1673, était un religieux d« Saini-Renolt de la congré^jation du Mont- Cassiu. ^Membre de (dusieurs congrégutlout
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i Rome, il fut élu« en 1725» abbé de l*abb»ye régulière de Sainl-Paul hors les murs k Rome, assislo, en cette qualilé,au concile leBU à Saint-Jian do Lf tran, et fui béni dans son église abbatiale par le Pane, assisté des abbés du Mont-Cassin et de Casamare. Nommé en 1728 à Tévêché de Bergame dans les Etals de Venise, il fut dispensé par le même Pape de Texamcn, ayant donné assez île preuves de son profond savoir dans les différents emplois qu'il avait eiercés depuis vingt années qu*il résidait à Rome. La même année il fut élevé à la dignité de cardinal par Benoit XIII, qui le sacra avec le cérémonial accoutumé. En Thonorant de la pourpre* ce Pontife, pour lui donner le moyen a*en soutenir l'éclat, lui assigna une pension de cent écus d*or nar mois, h prendre sur la chambre apostolique, jusqu'à ce qu*il fût pourvu de quelques bénéfices.
Déclaré, par le Pape Clément XU, député de la congrégation de la Propagande , le cardinal Porzia mourut k Rome, le 9juin 1740, dans le conclave où fut élu Renott XIV ; il était dans sa 68* année.
POTIER DE GESVRES (Uoif), né le 15 août 165G, était fils de Léon Potier, duc de Gesvres, pair de France, et de Marie-Franf Oise du Val, sa première femme.— Destiné dès son enfance b Tétat ecclésiastique, il iibtint, en 1666, l'abbaye de Berna^, ordre de Saint- Benoit, au diocèse deLisieux, et plus tard celle de Siiint-Géraud d'Aurillac, du même ordre, au diocèse de Saint-Flour. Il fut de bonne heure un des douze protonotaires apostoliques participants. Nommé en 169& h l'archevêché de Bourges, il prit bientôt anrès le bonnet de docteur en théofogie de la faculté de Paris. 11 assista , en qualité de^épulédesa province, aux assemblées générales du cler^^é de France, tenues è Paris en 1705, 1710, 1715, et fut l'un dos présidents à la dernière. Le Pape Clément XI le déclara cardinal en 1719 sur la nomination du roi de Pologne. Le cardinal de Gesvres, pourvu de nouvelles abbayes, fut, en 172i,nommé commandeur des ordres du roi. En 1729, il remit entre les mains du roi son archevêché et mourut è P^ris, le 12 novembre 17^^, dans la 89* auà^ée de son
êge.
POTIER DE GESVRES (Etieihib-Reiié}, évêque de Beauvais, né le 2 janvier 1697, h Paris, fut élevé au cardinalat par le Pape Benoit XIV le 5 avril 1752. Il était le 62« rnrdinal créé par ce Pontife. Il mourut en
POUGET (Bbktrand bu) , appelé par Ho* rori Bertran Potet, naquit, en 1280, au cliÀleau du Pouget, dans le diocèse de Cahors, d'une famille ancienne.Au commencement du XIV* siècle, quand les Papes quiitèront Rome pour s'établir h Avignon, les fréquentes révolutions de l'Etat romain , l'audace des petits tyrans oui se partageaint le domaine de TEglise, Vinsubordioation des nobles et des bourgeois, tout portait les successeurs de saint Pierre è acheter à tout orix la paix et la sûreté. Ces désordres n'a-
.vaient fait que croître sous le ponliflcat de Clément V. Jean XXII, son successeur « rés;)lut, en s'appuyant sur les Guelfes, de rentrer en possession des domaines usurpés sur TEglise. Dans ce dessein, il choisit parmi ses compatriotes, un homme obscur encore, comme il l'avait été longtemps luimême; c'était Bertrand du Ponget, alors doyen dlssigeac en Périgord. En 1316, peu après son exaltation, le Pontife le comprit dans sa première promotion de cardinaux, composée de tous Français, hors un, Jean Cajctan des Ursins;il le nomma ensuite évêque d'Ostie, c'est-à-dire le Gt entrer dans Tordre dos cardinaux -évê|ues: et» en 1319,renvova en Italie muni des pouvoirs les [dus étendus. Il le mil à la tôle d'une petite armée levée dans le. Querci , leur patrie commune, et dans les pa^s voisins; et il engagea un prince français, gui fut depuis le roi Philippede VaIois,è se joindre aux troupes de TKglise.Du Pouget porta ses premiers coups contre Matthieu Viscouti, dit le Grande souverain du Milanais, el regardé comme le chef du parti Gibelin. Le légal était un mauvais général, et Philippe de Valois n'était guère meilleur. En 1320, celui-ci fut réduit à capituler dans le Mont<ferrat.Son successeur dans le commandement, sous du Pouget, fut battu plusieurs fois et resta prisonnier dos Visconti. Ei même temps le léçat faisait la guerre d'una autre manière ; il excommunia Matthieu Visconti, comme hérétique, lui et tous sas adhérenls,.publia une croisade contre eux, et déclara qu'après la victoire leurs biens seraient confisqués, et leurs personnes ré« duites en esclavage. N'ayant point réussi de ce côté il se tourna d'un autre. S'ap« puyant sur les Guelfes, il choisit les villes où ils dominaient et où ils pouvaient le seconder. C'est ainsi qu'en 1326 Parme et Reggio lui ouvrirent leurs portes: l'année suivante, Bologne, Modèue et les villes de la Romagne suivirent cet exemple. Il ne devait Skss succès qu'à des surprises ; tous les moyens lui étaient bons; mais il n'avait ni les Vertus ni les lalenlspropres à conserver ses conquêtes. Eii 1329, il imagina do faire arrêter, comme otages, è Parme et à Reggio, ceux-là même qui lui avaient ouvert les portes de ces villes; elles se révoltèrent contre lui. Afin de no pas éprouver pareil sort à Bologne, il y Gt bâtir une forteresse pour contenir les habitants. Sur ces entrefaites, descendit en Italie Jean de Luxembourg, dit rAveugle, roi de Bohêmo, le même qui fut tué en 1346 è la bataille de Crécy. Nommé vicaire de l'empereur Louis V en Italie, il s'empara pour ce prince rapidement de Crémone, Parme, Pavie,Modène.
L'arrivée de ce nouveau conquérant, 1331, aurait alarmé tout autre que du Pouget; mais celui-ci se fut bientôt abouché avec le roi de Bohême. L'histoire n'a pas fait connaître les conditions de leur accommodement; toujours est-il qu'ils s'entendirent parfaitement. Il parait que le Pape Jean XXII aurait otfert au roi do Bohême de le
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DES CAIUMNAUX.
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reconnaître lui-même roi dlialio. Instruit de ces menées, TËmpereur fit soulever contre lui fa Bohême. Jean quitta alors précipitamment lllalie pour aller rétablir Tordre dans ses Etals de Bohême. Cependant cette alliance étrange enire un roi gibelin et un légat apostolique avait excité les défiances deritaliCf où, d'ailleurs, du Ponget s*élait fait créer marquis d*Anc6ne et comte de Romagne. Après avoir trompé lu marquis d'Esté, il fut, lui et son armée, mis en pleine déroute par ce prince. Pres(]ue tous les seigneur de Roinagne, feudntaires de l'Eglise furent pris dans la bataille. Gomme il avait refusé de les racheter ou de les échanger contre ses propres captifs , les marquis d*Este firent un acte de haute politique en les renvoyant libres sans rançon ; ceux-ci se déclarent alors pour leurs bienfaiteurs contre le légat. Il ne restait plus h ce dernier que Bologne; mais tous les partis, faisant taire pour le moment leurs divisions intestines, se réunirent contre celui qu'ils appelaient l'ennemi commun ; ils l'assiégèrent dans sa Torteresse. Il fut trop heureux de trouver la médiation des Florentins, qui l'avaient naguère repoussé. De retour à Avignon, en 13dfc, il se préparait h entre* prendre une nonve!le expédition, lorsque la mort de Jean XXII vint mettre fin h sa carrière politique. Il mourut è- Aviffnon, en 1351, et fut inhumé dans Téglise des Clarisses du Pouget qu'il avait fondée sur le domaine de ses |)ères.
PRATE (PiLB de), archevêque de Raven* ne, S(»rti d'une illustre maison de Dalmatie, fut élevé au cardinalat, en 1378, par le Pape Urbain VI, et envoyé, comme légat, auprès de Venceslas, roi des Romains, qu'il porta è approuver l'élection d*Urbain. — Après son retour è Rome, nommé gouverneur de la ville deCorneto, il entreprit de rétablir la paix entre Sa Sainteté et Charles, roi de Napies. N'avant pu y réussir, il se retira auprès de 1 antipape Clément VU, h Avignon, afifès avoir brûlé son chapeau rouge à la vue des habitants de Pavie. Clément VII le créa de nouveau cardinal, et lui donna le commandement d'une armée, avec laquelle il fit en Italie plusieurs conquêtes sur les Url^mistes, et se rendit maître de la ville d'OvIeto, 'dont il laissa le gouvernement i Conrad et à Luc Monaldi, è la charge d'apporter annuellement, le jour de Saint-Pierre et de Saifit-Pnul, un épervier au Pape. Il renonça ensuite au schisme, et rendit a Boniface IX toutes les villes qu*il avait coqquises sur les princes partisans d Urbain. Bonilace le créa une troisième fois cardi* nal, ce qui le faisait appeler par ses enne* mis le Cardinal aux troii chapeaux. Le même Pontife lui confia le gouvernement de plusieurs nrovinces, et le fil enfin son vi* caire général à Rome. Le cardinal de Prate mourut, en 1401, h Padoue, où il avait fondé un très-beau collège.
PRESBYTER Fut, en 1138, créé, par Innocent II, prêtre-cardinal du titre de Sainte* Prudentiane.
PREZ (PiERRB DBS.) — Voy. Dbs'Prbx.
PRIE (Rbné de), naquit en USl, en Touraine, d'Antoine de Prie, seigneur deBuzançais, de Montpoupon et de Moulins, grand queux (13) de France, et de Madeleine crAmlîoîse. — Soutenu du crédit de son cousin» germain, le cardinal d'Amboise, il s'éleva aux dignités de grand archidiacre de Bot4r«» ges, d'abbé de Bourgueii, de la Prée, et d'évêque de Lectoure, de Limoges, de Bayeui, enfin h celle de ctrdinal, qu'il obtint, en 1507, du Pape Iules II. Il reçut le chapeau à Lyon, en présence do Louis XII, des mains du cardinal d*Amboise. Deux ans après il alla à Rome, et s'y trouva avec lecardinal de Clermont, lorsque Jules II prit les armes contre Louis XII. Ce Pontife, qui portait tout h l'extrême, fit arrêter le cardinal de Clermont, et défendit à l'autre de sortir de Rome, sous peine d'être priré de ses bénéfices. Néanmoins les cardinaux de- Prie, de Carvajal, de Saint-Séverin et quelques autres se retirèrent à Gênes, d'où ils vinrent à Piso tenir le concile convoqué par le roi de France. Cette mesure mit lecomble à l'exaspération du Pape qui lespriva du cardinalat; mais ils furent rétablis sous Léon X. Le cardinal du Prie mourut en France le 9 septembre 1519, et fut inhumé* au monastère ue la Prée, près d'Issoudun, en Berri, dont il était abbé commendataire» aux pieds de sainte Fauste, dont on conservait les reliques dans celte abbaye. Chï lisait cette épilapne sur son tombeau :
nie jacel, heu mortales! eminenlisslmusac reverendissimiis D. D. Re.naliis de Prie, niiiisAnlooii, baronîs de Prie, domiui de B<isai:çai$, et llagdalenas d*Aiiiboise, S. R. Ë. eardiiialis linilo Saiicl^e Sabiiiine, episcopus najoceiisis ac Leuioviceiisis, abbas Saiicue Mariae de Pralea ; kb* liitiiiaiiis discedans, auiinaui Deo oplimo niiiitiiiiu iradidil, siiuinque cadaver Jiissil humiliier rccoiidi jiixia sanclam Faustai». Obiil v Idus Sepleiiibris (9 sept.) 1519.
Ici repo$€ {itélas^ morleU)! irèê-éminent et trè»^ réwérend Héué de Vrie^ fili d* Antoine^ baron de Prit-^ et de Madeleine d*Amboi$e, cardinal de la tainlê Eglise romaine, du titre de Sninte-Sabine, évêque de tiayeux et de Limogée, abbé de Quinte- Marie de la Prée; en mourant, il a laiêsé fon âme à Die», Irèfbon^ trèi-grand, et a ordonné que $e$ restei (uiUiU déiH)U% humblement auprès de eainte Fauête,
PRIOLI (LADREffT), Vénitien , patriarche de Venise*, créé, en 150G, par le Pape Clément VIII, prêtre canlinal du titre deSaiqte- Murie au delà du Tibre, mourut en 1600.
PRIOLI (Matthibu) Vénitien, fait, en 1616, par le Pape Paul V, t)rêtre cardinal du titre de Saint-Jérôme des lllyriens, puis de Saint- Alarc, mourut eu 162^.
PRIULI (Pierre), noble Vénitien, naquit le U mars 1669. — S*éianl attaché au service de la cour de Rome, et, eu 1701| prési-
(13) Ancien officier «le la coiiroone, (\u\ commandail tous les officiers de cuisiiio de la malsou du roi. Cei office a éié supprimé après Charles VUI.
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«lontdeM cliJiiiibre nposlolique, il fut, en 1/07, créé ranlîiint de h ^ninle E^lis<» romaine par lo Pnno Clément XI, qui Ini a^ signa le titre (in diocre do Saint-Adrien. Nommé, en 1708, h Tévéché de Rergame, il passa, en 17-20, dars Tordre des cardinnniprétres, et changea son litre contre celui de Saint-Marc, racant par la mort do cardinal Louis Priiili. l/année suivante, le Pape Intiocent XIII le déclara grand pénitencier de 1 Etat de Venise, en reconnaissance do ce que ses parents, de la maison de Conti, venaient d ê*re agrégt^s è per; étuiié h la noblesse v^nitienm». Le cardinal Priuli , étant venu do son évôché h Rome pour *^e faire Irnitor d*uiie maladie, y mourut le 22 janvier lt28, dan5 la 59' année de son â.^o, et la â-2* do •«m cardinalat. Ses restes, transportés h Ritgnmo, y furent inhumés dans sa cathédrale.
PRlÛLI (Louis), nohie Vénitien, et de la même famille que le rrt^cédent, était auditeur de la Rote il Rome pour la nation véiiiliennc, quand il fui créé au«si cardinal, en 1712, parle Pape Clt^ment XI. Il mourut h Rome le 13 mars 1720, âgé do 70 ans, et fut inhumé dans Téglisede son titre.
PRIULI (AiiiTOi?iR-MARiii),V(^nitien aussi,né en 1707, évèqui^ de Padou*^, fut fait cardinal par Clément XIII en 1758 11 mourut en 1772.
PUt'Cl (Laubekt), d*une famille noble et ancienne de Florence, était un habile jurisconsulte. — Il se rendit à Rome, où ses talents le tirt*nt bientôt connaflre. — Le Pape Jules II Ini donna une charge dedataire, et l'employa dans les atfaires les [dus considérables. En 1513, Léion X lo fit cardinal, et par \h s'acquitta en (|uelque sorte des grandes obligations que la maison de Médicis avait h celle de Pucci, dont plusieurs avaient souffert Texil et la mort pour les l^fédicis. Ce cardinal, comme évèque de Palestine, apfiartint à Tordre des cardinaui-évôques ; il eut encore les évéchés de Pisloie, de Melfi, de Rapella, au royaume de Napics : outre la charge de grand pénitencier do l'Eglise, il posséda les emplois les plus importants de la cour de Rome. Il fut accusé de concussiofi et de péculat; on lui renrocha d'avoir donné oc/Tision h Luther de s'emporter contre J'avurice de la cour de Rome, et en particulier canire les indulgences, dont il faisait un commerce scandaleux. Paul Jove convient uue Pucci avait abusé du bon naturel de Léon X |iar ses llaiteries et par $on adresse h tempérer la jsévérité des canons par des inlfrpréliitions commodes. Cette conduite rendit odieux Pucct, h qui on voulut faire rendre compte de son administra* lion sous le pontilicai <rAdrien VL Le cardinal Médicis détourna ee coup par sou crédit : et quand il eut ceint la liare sous le noœ de Clément VII, il rétablit Pucci dans aon ancienne auionté. Ce cardinal ménagea alors plus adroitement sa faveur, et mourut h Rome lu 10 septembre 1531, Agé de 73 ans.
PUCCI (Robert), fièredu précédent, oxerçà les preuners emplois de la république de KlorDUce, sa paine, où il fut gonfalonier et pijeur do la libellé. — Dans la suilOi choisi
par Alexandre île Sféiicis, devenu duc iIh Florence, entre les hS prudMiommes (|ne ce prince prit dans les principales familles nobles, pour être ses conseillers, il donna dans ces fonctions des preuves éclatantes do son expérience, de son zèle, de sa prrdn'lé. Après la perte qu'il fit de Léonora Lenz.i, sn femme, il s'engagi>a dans l'état ecclésiastique. Le Pape Paul III lui conféra i'évôché de Pisloie, et, en 15^2, le revêtit de la pourpre sacrée. Il ne jouit que peu d'années de celte dip;nilé, et mourut le 17 janvier 15^7, dans la 83* année de snn ^ge.
PUCCI (Antoine), évoque de Pisloie, et neveu des deux cafdinaui prérédcnts, étudia h Pi^e, et de là revint h Florence, sa pairie, où il fut pourvu d'un canonîcal, et oA il tu valoir son talent pour la prédi* ation. — Le canliiial Laurent, son oncle, rap()ela k Romr, lui remit l'évêehé de Pisloie, et liri procura une charge de clerc do la chambre apostolique. On adinirn le discntirs latin (ju*il prononça dans la 9* session du roncilo de Lalran. Nonce enSuiss»*, fuiis en France, puis, en 1527, airêié h Kome par les Impériaux (fui prirent celte ville, il fut un des prélats donnés pour olages. Ils furent Irailés de la manière la plus indisine, au poim qu'on les traîna iKnominieusenieut dans le champ de Flore, pour les y faire nmurir comme des scéléraSs; mais la nuit suivante, ils parvinrent à s'échapper des mains de leurs gardons elailèn*nt joindreClémenl VII« qui envoya Purci en Espagne , puis eo France. Eu 1521, Pucci, récompensé de ses services par la dignité de cardinal, suceéda en même temps aux bénéfices de son oncle et h la charge de grand pénitencier. Après avoir mené une vie exemplaire, il mourut h Ragnaréa, en Toscane, en i^k^ âge de 60 ans. On avait publié h Bologne, eu 1541, quatorze de ses homélies sur les paroles de la consf^cratioii.
PUCII (AusiAS dkl), naquit «^ Xativo, au royaume de Valence, d*une famille noble et ancienne. Reçu docteur en théologie, il devint chantre de TEglise de Barcelone, puis conseiller de Jean II, roi d'Aragon. — Ce |)rince lui donna l'archevêché de Monréal, en Sicile (cette île fni>alt partie du quadruple royaume d'Aragon) et lo chargea, conjointement avec la reines de l'administratioa des affaires de la Catalogne, où Pinsurreo tion était en permanence. Le prélat accooi* pagfia ce prince h la conréreiiee qu'il eut à Sauvelerre en Béarn, en 14G2, avt*c le roi Louis XI, et contribua beaucoup à l'alliance que conchirent ces deux souverains. En 1472, nommé ambassadeur h Rome, pour rendre, au nf>m du roi, son maiire, Tobé** dience au Pape Sixte IV, il fut, Tannée suivante, revêtu de la pourpre romaine par ce Ponlife, qui le fil vice-camerlingue de la sainte Eglise. Chargé de Irailer avec les aiitbassadeurs des princes d Italie pour former une ligue contre les Turcs, il passa mémo en Allemagne alin d'exciter Tempereur k entrer dans cette ligne. Le cardinal del Puch fut nommé par le même Pape Sixte IV à
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