‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 241 sur 350 · VIA · texte numérisé non relu

VIA

le trésor par des profusions iodiscrètâs^ et ensuite obligé de se laver à Rome auprès de Sa Sainteté, par son nereu qu'il y envoya eiprès. d'un biftme que Tenvie ou la mnlice de quelques-uns avait versé sur son innocence. Mais en ces entrefaites il fut accueilli d'une griève maladie avec laquelle il ne disputa pas plus longuemefti sa vie qu'autant qu'il lui fallut de temps pour se disposer à sortir heureusement au monde. On u'aperçut en lui depuis cette dernière atteinte que des mouvements du Saint-Esprit qui présidait dedans son cœur, qui dressa ses pensées à l'éternité, tempéra tous ses sentiments, régla ses affections, suscita et nourrit ses soumissions aut volontés de Pieu, sa dévotion aux choses saintes, et la tendre confiance avec laquelle il consigna son ftme entre les mains de son Rédempteur, le douzième jour du mois de mai, dédié h sa glorieuse ascension , en l'année 1595, treize ans après son élection à la charge de grand maître, de son âge le 6V, laissant api-ès lui de grandes sommes dans le trésor, une police accomplie dans la religion, une entière réputation d'avoir toujours vécu d»ns rhonneur, d'illustres exemples de valeur, de prudence, de probité et de piété, et des regrets imOiOrlels pour sa perte. »

TOMBEAU DO CARMÏf AL PE VCEDALI.

inuttrissimo Domino Fr. Hugoni de Loul)eDS Verdat» cardiiiali amplissioio, Hierosolymlla- RC(|ue niilili», cui aiiiios iredecim, luenses Ires, dîes viginli el unuin lioiiorifice praefuH, dignisftiiiio niagno inagislru, priiicipi inviclissimo, prudenlisbiino, barbaris boslibus ireme* bundo, caiholicie relîgionis sludiosissimo, îd âdversis forli. in prosperis cîrcumspecio, molerato • provido, lxiv sialis suae anno vlia funcio. Uiiiversa religio moerens hoc supremnm pietalîs officium libensque reddidil. Obiil it Nouas Mali anuo Domiui MDXCV.

VERGI (Guillaume de) était fils de Jean ae Vergi, seigneur de Fonvens, Champiite, Autrui, etc., sénéchal de Bourgogne, et de Gilles de Vieune, fille de Guillaume, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix. — Sa maison, l'une des plus illustres et des plus anciennes de la Bourgogne, lirait son origine du château de Vergi, ruiné en 1609 par l'ordre du roi Henri Iv. Elle a produit des hommes qui se sont signalés dans la paix, dans les armées et dans l'Eglise. Gailtaume de Vtrgi, archevêque de Besonçon, créé cardina'-piôtre du titre de Sainte-Cécile par l'antipape Clément VU en i391| mourut en 1407.

VERME (Tbadée-Louis del), né à Plaisance et évoque de Fano, fut nommé cardinal du titre de Saint-Alexis, le 12 décembre 1695, par le Pape Innocent XII. -: Dcfuis, évéaue de Ferrare, et abbé de S.inietro in Montforté h Milan, il mourut le 11 janvier 1717, flgé de 76 ans, avant laissé tous ses biens èi l'Eglise. Ce prélat n'était pas moins recommandable par son zèle è rtoiplir ses fonctions pastorales, que par sa graiido charité. . x

VERONESE (Santé), né h Venise en 168V, évêque de Pa loue, fut fait cardinal en 1759 par Clément XIII. Il mourut en 1767.

VEROSPI (Fabrice), Romain, nommé cardinal du titre de Saint-Laurent in Pane, par le Pape Urbain VIII en 1627, puis de SaîntA-Marie de la Paix , mourut en 1639.

VEROSPUJÉRdifE), Romain, créé en 16il par le Pape Urbain VIII, prétre-carditial du titre de Sninte<-Agnès, évêque d'Osimo, mourut en 1652.

VETERANI (Beîioit), né h Urbin en 1703, fut fait cardinal par Clément Xlil en 1766. Il mourut en 1776.

VFZE, ou EUSE, EUSA (Jacques de), fils d*Arnauld de Vèze, seigneur de Saint-Ft^lix, en Querci, fut chancelier de Robert, roi de Naples et comte de Provence, puis successivement évéque de Fréjus, d Avignon en 1310, cardinal en 1312, Pape en 1316, sous le nom de Jean XXII, mourut en 133i âgé de plus de 90 ans.

VEZR (Gaucelin t>e), nommé, en 1316, par le Pape Jean XXII, son oncle, cardinal^ prôtre du titre de Saini-Marce!lin et deSainl- Pierre, chancelier de TEj^lise romaine, évé-» que d'Albano, légat en France et en Angle-' terre, mourut en 13W. — Il était frère d*Arnauld de Vèze, vicomte de Carmaîn, seigneur de Negrepelisse et de Saint- Fétii, de Notre-Dame de Vèze, archevêque de Toulouse, el beau-frère d*Arnauld de Clerniont, vicomte de Tallard, en Dauphiné.

VIA, VIAS, de la Fte (Jacques de), nommé cardinal en 1316 par le Pape Jean XXII, mourut en 1317.,Sa mère, N. de Vèze, était sœur de Jean XXlf.

VIA (Arnauld de), né èi Cahors, et frère du précédent, fut lait canlinat le 22 juin 1317, par le Pape Jean XXII, son oncle, et

auelque temps après fut élevé à l'évèché ^Avignon, où il fit bfltir le palais épiscopal qu'on voyait encore en 1789, le Pa, e ayant pris Tancienne demeure des évèques, pour en faire le palais ai^ostolique. — On assure que, depuis, Jean XXII fit gouverner l'évèché par des vicaires. Arnauld de Via, prélat d'une grande piété, fonda l'église collégiale de Villeneuve-lès-Avignon, et composa un ouvrage en Thonneur de la sainte Vierge. Il mourut le 2i novembre

VI ALE-PRELA (Micdel). — Noos traduisons de l'allemand la notice suivante publiée par un journal de Vienne, sur le cardinal Michel Viale-Prelè.

« Parmi les plus mémorables événements de Tannée qui dans quelques jours aura accompli sa course, figure incontestablement la conclusion du concordatdont la signature a été confiée par Sa Sainteté le Pape au prononce près la cour impériale, le cardinbl Viale-Prelà. Né en 1799 à Ba8tia,dans l'Ile de Corse, Tillustre prince de TEglise que nous venons de désigner, commença en 1828 sa carrière diplomatique comme auditeur de nonciature en Suisse; d'où il fut rappelé en octobre 1836 à la chancellerie romaine. Nommé, en 1838, internooce, et,

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auelques années plus (ardy nonce à Munich, fut préconisa archevêque de Garthage dans le Consistoire du 12 juillet 18il. En 18^5, eut lieu sa nomination en qualité de nence à la cour impériale de Vienne, puis dans le consistoire du 7 mars 1853, son élévation è la dignité de cardinai-prétre, et dans le consistoire du 28 septembre 1855, sa préconisalion comme archevêque de Bologne. — Son Eminenc^ réside, à la vérité, encore actuellement au milieu de nous; mais le moment n'est peut-être plus éloigné, où, au regret de tous, elle (|uittera un poste où elle s*est acquis des titres si réels à la vénération et h la reconnaissance des Catholiques d'Autriche. En mémoire de ses services également précieux pour l'Eglise et l'Etat, le comité central du cercle de Saint- Séverin consacre aux lecteurs de rAmi du peuple autrichien, dans le supplément gratuit de ce jour, le norlrait ressemblant de l'illustre prince de I Eglise. »

Nous ajouterons h celte notice que le cardinal Vialf*-Prelà avait été créé in petto dans le consistoire du 15 mars 1852, et qu'il a reçu le chapeau dans le consistoire public du 18 septembre.

« Ledit cardinal a d'abord prêté, dans la chapelle Pauline, le serment prescrit par les constitutions apostoliques en présence des cardinaux chefs d'ordre, d*aùtres cardinaux et. des personnages d'ordinaire présents à cet acte.

« Introduit dans la salle consisloriale par deux cardinaux di/icres, Son Eminence s'est rendue au trône ponlifical, où elle a d'abord baisé le pied et ensuite la main au Souverain Pontife, dont elle a reçu l'accolade; embrassée ensuite par ses collègues, elle est allée occuper sa place, puis étant retournée au trône, elle a reçu de Sa Sainteté le chapeau cardinalice.

« Ensuite LL. £Ë. RR. les cardinaux se sont rendus processionnellement à la chapelle Pauline pour assister au chant du Te Deum qui s'est terminé par Toraison Super electum^ récitée par S. E. R. le cardinal Mallei, sous-doyen du Sacré-Col lége, après quoi ils oût donné une nouvelle accolade de félicitalion au nouveau cardinal.

•c Après le consistoire public. Sa Sainteté a tenu un consistoire secret dans lequel elle a, selon la coutume, fermé la bouche à 8. E. le cardinal Viale-Prelà. Ensuite le Saint- Père a, selon Tusage, ouvert la bouche à S. E. le cardinal Viale-Prelà qui a demandé le sacré Palliutn peur l'Eglise métropolitaine de Bologne qui lui a été conGé le 28 septembre» 1855. Après quoi, ta demande du sacré Pallium a été faite pour les églises de Chieli, Mohilon, Varsovie. Enfin Sa Sainteté a remis l'anneau cardinalice h S. E. le cardinal Viale-Prelà, et lui a assigné le titre presbytéral de Saint-André et Saint- Grégoire, au mont Célius. Rentrée dans ses appartements après le consistoire. Sa Sainteté a reçu en particulier le nouveau cardinal. «

C'est lui qui a négocié avec une extrême prudence et le succès le plus heureux, ce nouveau concordat autrichien qui va inaugurer, pour l'Eglise catholique d'Allemagne, une ère de prospérité et de bonheur. Il est regardé comme l'un des diplomates les plus distingués de la cour de Rome, et partout il jouit d'une réputation méritée d'habileté et de science. On Ta quelquefois désigné pour occuper le poste de premier ministre.

VIBIAN THOMASI, créé par le Pape Alexadre III, en 1173, prêtre - cardinal du titre de Saint -Etienne in monte Cœlio^ fut lé^ gai en Irlande et en Ecosse.

VICEDOMINUS de Vicedominis, de Plai-^ sance, archevêque d'Aix, créé, en 1272, cardinal-évêque de Palestrine, parle Pape Gré-» goire X, son oncle, mourut en 1276.

VICH (Guillaume -Raymond), Espagnol, créé, en 1517, fiar le Pape Léon X, prêtrecardinal du titre de Saint-Marcel, puis évêqae de Barcelone, mourut en 1525.

VICTOR IV, antipape. — Vog. OcTAviteK.

VIDMAN (Christophe), Vénitien, créé en 16&>7, par le Pape Innocent X, diacre-cardinal du titre des Saints Nérée et Achillée, puis prêtre du titre de Saint-Marc, légat d'Urbin, mourut en 1660.

VIDONI (Jérôme), Crémonais, créé, en 162T, par le Pape Urbain Vlii, diacre-cardinal dujT titre des Quatre-Saints Couronnés, trésorier général de la sainte Eglise, mourût en 1632.

VIDONl (Pierre), né à Crémone te 8 novembre 1610, fut nommé évêque de Lodi en 16W. — Le Pape Innocent Xl'envoja, en qualité de nonce, auprès du roi de Pologne, à la recommandation duquel il fut créé cardinal par le Pape Alexandre VU, le 3 avril 1660. Depuis, légat de Bologne, iarchevêque d» Monréal en i&tOj, protecteur de Pologne et comprotecteur de Portugal en 1676, le cardinal Vidoni mourut à Rome le 5 janvier 1680, âgé de 71 ans, et y fut inhumé en l'église des Carmes déchaussés de Notre-Dame de la Victoire.

VIDONI. Nous lisons dans VAmi de la religion du iii> septembre 1830 : « Le cardinal Pierre VidOni, né h Crémone le 2 septembre 1759, avait été élevé h Rome au collège Nazaréen. Il devint en 1781 prélat de la maison du Pape, vice-légat de Ferrare en 1784, et en 1790 ponent de la consulte. Pie Vil lui conféra, en 1801, le gou\ernement d'Anc^ne, et y ajuuta en 1806 celui d*Urbinet dePesaro. Le cardinal ayant acquis à Rome le palais Sloppani, célèbre par les dessins deRaphaêl, et où se conservent les quatre tables des fastes sacrés de Verrius Placcus , trouvées dans les ruines du Forum de Palestrine, par les soins du cardinal Stoppani, il les fit restaurer, et décora la pièce où elles étaient placées. Depuis il on publia une belle édition. Il est mort le 10 août au soir,J^ la suite d'une fièvre continue et opiolÂtre. Son corps a été transféré le 13, dans l'église de Sainl- André delta Yalte^ où a eu lieu le service, ^ et où on l'a inhumé, dans une chapelle qui * était sous son patronage. » Pierre Vidooi avait été créé cardinal *^n 1816.

DICnONNAIRE

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VIGERIDS (Marc), né h Savone, fui lire du cloître des Cordeliers, par le Pape Jules JI, pour èlre cardinal. Il avait enseigné \à rhéologie h Rome et h Padoue. — Fail« en 150S, évêque de Paleslrîne, puis archiprètre de l'église du Vatican , il mourut le 18 juin 1516» âgé de '78 ans. Il avait publié quelques ouvrages» un entre autres, qui avait pour objet de prouver que, des deux reliques qu*avait le sultan Bajazet en sa possession, savoir» la tunique de Jésus-Chrîsl, et la lance de Longin, la tunique, qu'il avait envoyée au Pape, était préférable è la lance qu'il avait gardée,

VILLADICANI (François de Paul), né è Messine en 1780, archevêque de Messine, fut fait cardinal en 1813 par Grégoire XVI. Son Eminence vit encore aujour<rhui.

VILLÀNUS fut, en IIW, créé, par le Pape Luce 11, cardinal du titre de Saint-Ëlienne in Calio monte,

VILLA- V£2Z0SA (Jean de) , Espagnol , archidiacre d'Oviédo, fut créé, en 1440, par Tantipape Félix V, prêtre-cardinal du litre de Sainte-Marie au delà du Tibre.

VILLECODRT (Clément) est née Lyon, le 9 octobre 178*7, d*une famille honorable. Placé par elle, dès son bas flge, chez un pieux ecclésiastique, iiy appritles éléments de notre langue et les premiers principes do latin. — Dans ses moments de loisir, il préludait seul & quelc|ues essais stéuogra* pbiques de son invention, ne se doutant pas qu'il était appelé à perfectionner plus lard le système de Taylor. Kentré à 13 ans dans la maison paternelle, il fut conQé i des maîlres particuliers, sous, lesquels il fltdes progrès rapides; car, à sa facilité naturelle il joignait un travail opiniâtre que la nuit n'interrompait qu'en partie. Outre les livres classiques il dévorait tous les ouvrages qui lui tombaient sous la main, surtout ceux des anciens pour lesquels il se passionna. Placé quatre ans plus tard au lycée de Lyon, il (11, en une annéeiySa troisième, sa seconde et un cours de mathématiques, bien quMI se senttt peu de goût pour cette dernière étude. Couronné trois fois, à la fin de Tannée scolaire [1805], par le célèbre Lalande qui présidait la distribution des prix, lejeune Villecourtoblint Iz st'^îTe succès l'année suivante à la fin de sa rhétorique qu'il fit dans un petit séminaire dépendant du diocèse de Lvon. La vocation de H. Villecourt pour 1 état ecclésiastique était bien prononcée, il en fit le but invariable de toutes ses études. Une année d'enseignement auquel il se livra avant son cours de théologie, achc^va de lui rendre la langue latine si faujilière, qu'il Ta toujours depuis écrite et parlée purement comme sa langue maternelle. De 1808 à 1811^ il fit è Lyon son cours de théologie, sous la direction des 5u/picten5, qui le nommèrent maître des Conférences ùhs la troisième année de ce cours. Ces fonctions consistent à répéter^ & expliquer aux étudiants les leçons des professeurs de théologie. M. Villecourt se vil successivement appelé i tous lès ordres ecclésiastiques, à mesure

quête permettait l'âge prescrit par les canons de l'Eglise. Les premiers essais de ses prd* dications donnèrent un grand encouragement i son zèle, et firent augurer que ses travaux en ce genre ne seraient pas ^x\^ utilité pour l'Eglise. Il prit pour guides et pour modèles dans Part oratoire, Louis de Grenade et saint Augustin, qu'il lisait assid Amerit depuis plusieurs années. Ordonné prêtre en 1811, aux Quatre-Temps de Noël, il remplit successivement les fonctions de vicaire à Saint-Charaond et à Roanne-en- Forez, deux petites villes ressortissant da diocèse de Lyon. Nommé curé de Bagnols*en-Lyonnais dans le courant de 1815, il se livra tout entier et avec joie aux travaux de la vie pastorale sans présagorc]ue la méthode claire, simple, pleine d'onction, qu'il avaft adoptée pour la chaire, serait bientôt appré^ ciéedans une grande ville. Sans nous arrè* 1er au séjour passager que fit M. Villecourt dans la paroisse de Saint-François de Sales, à Lyon, hftlons-nous de dire nu'en 181S, demandé ()ar les administrateurs des hospiees de cette ville pour y occuper la place d'aumflnier en chef de Phôpitai général, il s> consaiTa tout entier à ramélioralion morale de eet établissement, ne faisant qu'un avec quatre autres ecclésiastiques qui partageaient ses travaux. Outre les différentes instructions qu'exigeait ce erand hospice composé do tant d'éléments divers, l'abbé Villecourt fai^ sait tous les dimanches soir, dans la chnpeAe principale, des discours suivis sur TAncien et le Nouveau Testament. L'empressement que montrèrent constamment les fidèles de la ville è venir Tentendre pendant cinq ans^ lui prouva combien était goûté ce nouvean genre d*inslruclion. L'Avent et le Carême étaient consacrés à des discours moraux. Ce^ pendant une question théologique, qui occupait a!/)rs les esprits à Lyon, donna naissanco au premier ouvrage qu'il fit paraître, sans nom d'auteur, en 1821, sous le titre deLeUren à M. Faïvre. M. Villecourt avait été engagé k ce travail par les sollicitations d^ecclésiastiques ruccimmandables. Peu après, il donna la première édition des Ie/ire5, jusque-là inédites, do P. Aoy, olusieurs fois réimpri^ mées depu^^.

Dans le courant de 1823, Hgr de Cosnar^ évèquede M^aux, parvint à obtenir que le diocèse de Lyon lui céJftt M. Villecourt, qui remplit dans connu veau diocèse les fonctions de chanoine théologal et de supérieur des prêtres auxiliaires. Bientôt nommé vicaire général, ce derfiier fut désigné comme successeur du vénérable M. Fery, en qualité de supérieur du grcind séminaire. Les leçons do théologie, dËirrilure sainte et d'éloquence sacrée qu'il y donna, remplissaient tous ses instants^ — En ce moment, les prédicateurs de retraites pastorales étaient en très-pelit nombre. L'évêc|uo de Meaux pressa l'abbé de Villecourt d'embrasser cette carrière importante et dilïicile. — Celui-ci s'y dévoua, et son début, à Meaux, fut tellement heureux, que M. dé Quélen, réclama de M. VtN lecourt le môiEe service pour le clergé de

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Paris en 1829; ce prélal le demanda et Tobtint encore en 1838. M. Villecourt a rempli le mâme ministère dans plusieurs diocèses de France, et, malgré les plus vives inslan*. ces, il s*est toujours refusé h livrer ses conférences h la publicité. Mgr de CosnaCt nommé à rarchevèché de Sens peu de temps avant la révolution de juillet 1830, voulut remmr'ner avec lui ; mais M. Villecourt ne put aller Ty rejoindre qu'au commencement de 1832. li remplit à Sens jusqu'en 1835 les fonctions de vicaire général, et comme il était supérieurdetoules les maisons religieusesdu diocèse, il traduisit pour elles un choix de LeUres ipirituelles de saint Liguori, qu'il fit imprimor avec quelques opuscules, tels que V Abrégé de la doctrine chrétienne, la Diicoun de saint Cyprien sur la mortalité^ qu'il Iraduisil à l'occasion du choléra^ ainsi que l'ilfsistance aux mourants, de saint Liguori. Quelque temps après, il publia VHistoire des Carmélites de Compiègne^ conduites à l'écha" faud\e 15 juillet 179&>; il avait puisé ses documents dans le manuscrit de la sœur Marie de V Incarnation ^ religieuse de Compiègne , qu'un voyage providentiel avait soustrait au même supplice. — Dès 1829, M. Frayssinous, qui avait assisté à la retraite donnée par l'abbé Villecourt au clergé de Paris, avait annoncé à Mgr de Cosnacqae son grand vicaire serait nommé à l*évôché des premiers sièges vacants ; mais les événe* ments de 1830 vinrent mettre obstacle aux desseins du ministre. Ce n'est que le 6 octobre 1835 que M. Villecourt fut nommé à l'évéchéde la Rochelle. Préconisé à Rome le 1*' février suivant, et consacré, dans la mé« tropole de Sens, le 13 mars 1836, il prit pos« session do son siège le 26 du même mois, c'est-à-dire dès le lendemain de son arrivée à la Rochelle. Trois semaines après, le nouveau prélat entreprit la visite de son diocèse et fut partout accueilli avec tran«sport.

Dans le cours de la même année, Bordeaux perdit.un de ses illustres archevêaues. A peine le cardinal de Cheverus avait-il été revêtu de la pourpre, que le ciel jaloux de posséder ce trésor de pureté et de vertu, l'avait enlevé à la terre, où il avait brillé par tant de qualités, et où il laissait de si justes regrets. L*évêque de la Rochelle se rendit aux funérailles du vénérable prélat, et, à l'expiration du mois, fufchargé de prononcer l'oraison funèbre sur celui dont il était un des plus sincères admirateurs. Les plus vives. instances ne purent le déterminer è livrer è l'impression son discours que, dans sa modestie, il regardait comme au-dessous du modèle qu*ii s'était proposé de peindre. On n'avait pas mieux réussi è vaincre sa résistance pour l'oraison funèbre du duc de Barri, prononcée à Lyon en 1820*

Mgr Villecourt voulut donner lui-même, en 1836, la retraite è son clergé, et, depuis iors, outre les prédications de chaque jour qu*il fait durant tout le cours de ses visites fi8$lorales,oulroJes discours qu'il prononce, dant les grandes solennités, dans sa cathédrale ou dans les autres églises de son dio-

cèse, il avait prêché, jusqu'en 18^, Deuf stations de Carême, soit à la Rochelle, soif 2t Saintes, ancienne ville épi^copale, soft à Saint-Jean-d'Angely, ou enfin a Rochefort. On ne parle pas ici des diverses retraites qu'il a données dans les séminaires, les hospices, les communautés.

La position de Mgr Villecourt dans le diocèse de la Rochelle, au milieu des nrotestants et d'une armée do colporteurs, députés par les méthodistes pour semer des libelles injurieux au catholicisme, cette position ne lui permettait pas de garder le silence sur le fondement de la foi orthodoxe; mais afin de prévenir toute objection qu'auraient im lui adresser ses adversaires, il a pris l'hamtude de puiser ses réponses dans les aveux de leurs propres docteurs, dont il a fait une étude toute spéciale. Ses mandements sont tout h la fois les leçons d*une morale douce et sans amertume, des preuves dogmatiques irrécusables qui font le tourment des gens intéressés à les combattre; ceux-ci sont forcés do s'incliner devant rinflcxible vérité dont le prélat s'est fait l'inlerprèle.

Quelques ministres protestants ont publié contre ses écrits diverses brochures; il a répondu à tout^ soit dans ses lettres pastorales, soit dans le petit lùanoel de controverses, intitulé : Juste balance, soit dans ses deux répliques è M. Delmas. Nous ne parlons pas ici de la publication qu'il a faite des écrits spirituels de Marie Euslelle, si intéressants pour la piété. On n'a pas oublié sa correspondance avec les docteurs Woigt et Hurter, et le retour de ce dernier à la foi catholique. Plusieurs sarants se félicitent de l'avoir consulté sur leurs écrits. M. Villecourt qui avait fait, en 1821, le voyage de Rome, Ta renouvelé en 18^3. Grégoire XVI charmé de pouvoir s'entretenir avec lui sanr interprèle, lui a donné la qualité de comte romain et d*assistant au trêne pontifical. Le saint pontife lui a depuis adressé un bref fort honorable à l'occasion de l'hommage que lui avait fait le prélat de la collection ae se.s mandements.

La découverte de Pantique tombeau de saiut Eutrope, apôtre de la Sainlonge , découverte qui eut lieu le 19 mai 18'»3, dans la crypte qui lui est dédiée è Saintes, a donné occasion h M. Villecourt d'entreprendre des recherches, et de se livrer h des travaux, auxquels ont également applaudi la religion et la science. La publication du recueil qui en a été le résultat, et où figure un savant mémoire de M. Letronne, est, sans contredit, aux yeuxde l'archéologue, du théologien, du canoniste, de l'historien, de l'hagiologue et du numismate , un des événements les

£lus mémorables de notre siècle. Le ik octo« re 1845, il a donné lien, dans la ville de Saintes, à une cérémonie pompeuse, honorée par la présence de six prélats et de quatre cents ecclésiastiques et de plus de vingt mille étrangers. En ee jour solennel, l'évêque de la Rochelle fit, dans l'ancienne cathédrale des Santons , un discours analogue k la oirconstance; il parla des t ertas, du^xèlejl du

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