‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 249 sur 350 · ZAB · texte numérisé non relu

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tant de malheors sur les trônes d*Ecosse et d'Angleterre, qui avait ?u deux de ses membres , deux tètes couronnées , Marie Stuart et Charles 1", périr sur Téchafaud, plusieurs autres périr de mort violente ou dansTexil. Le frère du cardinal n'avait pas eu d*enfants de son union mal assortie avec la princesse de Stolb^g , connue sous le nom de comtesse d'Albany, laquelle mourut h Florence en 182^. Le cardinal dTork, dans son testament demanda que son titre de Henri IK

fût inscrit sur sa tombe. Après sa mort , oo trouva » dit-on » chez lui des papiers importants» et qui attestaient que les Stuarts avaient conservé de Nombreux adhérents dans les trois royaumes. Ils furent acqoîs par le gouvernement anglais.

YVES DE SAINT-VICTOR, chanoine régulier de Saint-Victor è Paris , fut créé cardinal du titre de Saint-Laurent in Vamaêo par Honorius II, Pape de 112^ à 1130.

ZABARELLA ou DE ZABARELLIO (François) est plus connu sous le nom de cardinal de Florence , parce qu'il fut archevêque de cette ville. — Né è Padoue en 1339, il étudia le droit k Bologne , et l'enseigna avec éclat dans sa ville natale. C'était un des premiers jurisconsultes de son siècle. Padoue était alors sous la puissance de François II de Carrare. Les Vénitiens ayant assiégé cette ville en 1406, le prince députa Zabarella auprès du roi de France Charles VI pour lui demander du secours. Mais la France, en proie aux guerres civiles, avait bien assez de ses affaires, et ne pouvait donner de secours. La ville fut donc obligée de se soumettre. Zabarella, chargé avec quatorze antres députés, d*aller è Venise porter l'acte de soumission, livra, sur la grande place, le pavillon de Padoue, et prononça, k cette occasion, devant le sénat, une harangue éloquente qui fut couverte d'applaudissements. S'étant ensuite rendu à Florence , il y ouvrit une école dé droit, et s\v fit tellement estimer!, que le siège archiépiscopal étant venu à vaquer, il fut élu pour la rem-

Iilir ; mais l'élection n'eut point de suite, le Mpe l'ayant prévenue. Appelé è Rome par lk>nîrace IK qui voulait le consulter relativement au schisme , il demeura quelque temps auprès du Pontife, puis retourna -à Padoue, où il fut chargé de plusieurs missions honorables. Il refusa Tévêché de celte ville , dont il était archidiacre, pour ne pas indiposer le^énat de Venise, qui patronait on autre sujet. Enfin Jean XXUl, qui venait d'être élevé au souverain pontitical [IMO], appela Zabarella è sa cour, et , rendant justice h un homme d'un mérite si éminent, il le nomma à l'archevêché de Florence. L'année suivante , il le créa, le douzième dans sa première promotion, cardinal-prêtre du titre de Saint-Côme et de Saint-Damif>n. Deux ans après, il l'envoya avec Antoine, cardinal de Chalant, et Emmanuel Chrysoloras, auprès de l'empereur Sigismond , pour s'entendre sur le lieu où Ton tiendrait le coBcile dont co prince demandait la convocation, afin d aviser aux moyens de mettre fin au schisme. Après de longues délibérations, le choix s'arrêta sur Constance, ville impériale du cercle de Souabe, et aujourd'hui dépendance du grand-duché de Bade.

Ce concile œcuménique s'ouvrit le 5 novembre 14H. «Zabarella s'y était rendu, et comme le plus jeune des cardinaux, il y annonça de la r)art du Pape, et avec l'approbation du concile , que la première session se tiendrait le vendredi 16 de ce mois, ce qui eut lieu. Dans la troisième session, qui ae tint le 26 mars 1M5, après l'évasion du Pape, Zabarella, ayant fait la prière, déclara que le concile était légitimement assemblé « qu'il n'était point dissout, quoique le Pape se fût retiré; qu'il demeurait dans toute sa force, et au'il ne se séparerait uu'après l'extinction du schisme et la réiormation de l'Eglise, dans ton chef. et dam ses membreê. Chargé de répéter cette déclaration dans hk session suivante, sans doute nar quelque insinuation qui avait eu lieu aans Tinier» val le , Zabarella s'arrêta k ces mots : La ri'formation de VEglite dane son chef et dmu Mes membree^ et ne les prononça point. Il en reçut des reproches , et dans la cinquième session l'article fut rétabli dans son intégrité. Dans la huitième, le concile commit Zabarella, avec deux autres députés, poar connaître les démêlés qui depuis longtemps existaient entre les chevaliers Teutoniques et les Polonais , démêlés qui avaient donné lieu k des guerres sanglantes. Il s'agit, dans la session suivante, de procéder à la déposition de Jean XX 111, faute de comparution au concile où il avait été cité. Zabarella dit alors que le cardinal de Cambrai , celui de Saint-Marc et lui étaient chargés d'une procuration pour le défendre; mais que ses deux collègues refusant de s'acquitter de cette commission , il était d'autant moins disposé à le faire seul, qu*étant è SchaOlionse il avait exhorté le Pape à venir en personne à Constance exécuter sa promesse. Zabarella fut aussi un des commissaires nommés pour l'examen de Jean Huss et de sa doctrine. Dans la dix-septième session il prononça un discours où il proposait divers expédients

r>our parvenir à la réformation de rEglise. I publia même, à cette occasion, un écrit intitulé Chefs sommaires^ dans lequel il indiquait les principaux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but. Dans la session trente-liuitième , où , contre le sentiment de l'empereur, il était question de procéder à l'élection d'un Pape, avant de travailler à it

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