‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 26 sur 350 · BAB · texte numérisé non relu

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succomba le 3 décembre, oprès avoif donné dtfs marques éclatantes de résignation et de piété. Le 6 au soir, son cor()$ nil porté à sa paroisse de Saînt-Sauveur, m lauro^ et inhumé le lendemain dans Téglise de son titrp,

BARDI (JÉROBi E de) Fiorf>ntin, fut fait cardinal en 17^3 par Benoît XIV.

BARNABO (Alexandre), né à Foligno, le S mars 1801, a été créé et proclamé cnrdînalprétredansle consistoire du 16jnin 1856.— Il était précédemment secrétaire de la sacrée congrégation de la Propagation de la foi.

BARNl (Jean-Baptiste), de Lodi, nonce en Espagne, fut créé cardinal en 1743 parle Pape Benoit XIV.

BARONIUS (César), né à Sora, ville épiscopale de la Terre de Labour, au royaume de Naples, en 1538, fut élevé avec beaucoup de soin par ses parents. 11 fit ses humanités à Véroli, sa théologie et son droit à Naples. Les troubles de ce pays Tobligèrent dépasser avec son père, en 1557, à Rome, ou il acheva ses études de droit sous César Aeosta. Il fut ensuite un des disciples de saint Philippe Néri, fondateur de l'oratoire d*ltalie, lequel l'employa dans les instructions familières que ses clercs faisaient aux Jaunes enfants. Il reçut bientôt la prêtrise, par les conseils de saint Philippe Néri, qui l'attacha à Téglise de Saint-Jean- Baptiste. Baronius y fonda une congrégation de ce nouvel ordre, et en fit autant dans Té* glise de Sainte-Marie m Vallicella^ lorsqu'il y fut transféré en 1576. Quelques aimées après, il fut fait supérieur général de la €U>ngrégatiou de TOratoire, par la démission ▼olontaire du fondateur. Le Pape Clément VIII le choisit pour son confesseur, le Gt, malgré lui, protonotaire apostolique, et le créa cardinal, en 1596, sous le titre des SS.- Nérée et Achillée. Depuis il reçut la charge de bibliothécaire du Saint-Slége apostolique. Après la mort de Clément VIII, il manqua deux fois d'être élevé sur le Saint-Siège, et notamment dans le conclave qui élut Paul V, où il obtint trente et une voix. Mais ii avait contre lui les Espagnols qui ne lui pardonnaient pas son Traité delà monarchie de Sicile^ dirigé contre Tusurpalion de Philippe III. Lui-même d'ailleurs s'opposa fortement è son élection. Il mourut en 160T, dans sa 69* année.

Dès l'âge de 30 ans, il entreprit les Annaleê eceléMiaUiques^ sur le refus qu'avait fait de se charger de ce travail Onuphre Panvifiius, quelques instances qu*il lui en fM eu présence de saint Philippe Néri , qu'ils considéraient comme leur père commun.

m C'est Baronius, Bdit ce saint, «quicomposei^VEieloireecclésiaslique^ et non pas Onuphre. » En effet, Onuphre étant mort peu après, Baronius entreprit ce grand ouvrage, el travailla pendant 30 ans à recueillir et à eoordonner des matériaux, Usant assidûmeot les anciens monuments ecclésiasti-

âues, tant dans les livres imprimés, que ans les manuscrits de la bibliothèque valicane. Il commença par donner, pour essai de son travail, ses Notu sur le Martyrologe

romaifi, notes qui forent imprimées en 1S86. Il publia peu de temps après son premier volume des ^nna/efeee//5tiMrt9ues,Iequel contient les cent premières années depuis la naissance de Jésus-Christ, avec une Introduction sur les Annales ecclésiastiques^ sur l'année de la naissance de Jésus-Christ, el sur les temps antérieurs. Ce volume est dédié à Sixte V. Le II*, dédié au même Pape contient 205 ans. Le 111% dédié à Philippe IL roi d'Espagne, comprend I histoire des tÛ années suivantes. Le IV* est dédié à Clément VIII, qui fut élevé au souverain pontiûcat en 1592; il ne contient que l'histoire de 3^ ans, se terminant à l'an 395. Le V* va jusqu'à Tan 4&.0. Il est dédié au même Pape, aussi bien que le Vr qui a Oni è l'an 518. Il fut bientôt suivi des VII-, VIII* et 1X% qui contiennent l'histoire ecclésiastique depuis cette dernière année jusqu'à l'an 8^2. Le dernier de ces 3 vol. est dédié au roi do France Henri IV. Le X*, dédié à l'empereur Bodolphe II, commence à l'an 8^3, pour finir è l'an 1000. LeXP, dédié à SiKÎsmond IlL roi de Pologne, et publié en 1605, continue jusqu'à 1099. Le Xir, publié sous le pontificat de Paul V, l'an 1607, finit à l'an 1198. Ainsi l'on a dans ces douze vol., Tliisloire des douze premiers siècles de TEglise.

Celte Histoire de Baronius est composée en forme d'Annales, année par année; ces années sont distinguées les unes des autres, désignées par les règnes des Papes, des empereurs, et par les noms des consuls. Il rapporte, sur chaque année, ce qui regarde les Eglises d^Orient et d'Occident, la succession des Papes, des patriarches, des empereurs et des rois; les actes des conciles, les lettres des Papes, les lois Impériales qui concernent l'Eglise, les persécutions, les martyrs, les saints, les auteurs ecclésiastiques, les hérésies et leurs fauteurs; en un mot, tous les événements qui, de près ou de loin, se rapportent à l'histoire ecclésiastique.

Le but qu'il s'est proposé dans cet ouvrage, a été, comme il l'indique lui-même dans sa Préface, de réfuter les centuriateurs de Magdebourg, ou plutôt d'opposer à' leur ouvrage, dirigé contre l'Eglise romaine, uq autre ouvrage de même nature pour sa défense. Il avance que, jusqu'alors, on avait négligé de faire l'histoire ecclésiastique exacte, complète et véridique. Il accuse Eusèbe d'avoir favorisé le parti des ariens, et d'avoir écrit la vie de Constantin dans la vue de plaire à son fils Constance, qui était arien.j II trouve que la vérité catholique est dénaturée par Socrate et Sozomène, qui étaient novatiens; que l'histoire est trop resserrée et obscurcie par la brièveté d'Orose el de Sévère; et que la plupart de ceux qui ont écrit sur l'histoire ecclésiastique, ont, sans examiner la vérité, mêlé, aans leurs récits, beaucoup de fables et de contes, qui nuisent aux faits véritables.

Quelques-unsauraient voulu que Baronius se fût contenté de rapporter les fai ts de l'histoire ecclésiastique, sans entrer dans des coutro*

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Terses et des personnalités. Cependant îl faut avouer que cet ouvrage est bien 'coordonné, plein de recherches, composé avec soin, et avec autant d'exactitude qu*on pouvait l'espérer d'un homme qui entreprenait le premier un travail aussifdifTicile, et d une si ▼aste étendue. Il est vrai qu'on y a reconnu des erreurs de chronologie et d'histoire; qu'il a omis des faits dont il n'avait pas eu connaissance; qu'il s'est appuyé plusieurs fois sur des autorités apocryphes , qu'il a rapporté comme vérilahles des faits controu- ▼es, et qu'il s'est trompé sur plusieurs points. Les erreurs étaient inévitables dans cet immense travail. Mais n'exagérons pas le nombre de ses erreurs, et n'imitons pas Luc. Holsténius qui disait /^tre pr^t h montrer huit mille erreurs dans les Annales de Baronius ; convenons que c'est un ouvrage utile, précieux, recommandable à bien des titres, et que c'est avec raison que cet écrivain est a|>pf'lé le père des Annales ecclésiaS" liftfff. Remarquons encore qu*il a été beaucoup plus exact dans l'histoire des Latins que dans celle des Grecs, parce qu'il n'a- Tait qu'une connaissance médiocre du grec,

Si'il était obligé de se servir du secours de erre Morin, de Métius et du P. Sirmond, pour les écrits oui n'étaient point traduits en latin. Son style n'a ni la pureté ni l'élégance qu'on désirerait dans un ouvrage de ce genre; il écrit plutôt en dissertateur {qu'en biatorien : il est néanmoins méthodique, clair, intelligible.

*ll est inutile <ie rapporter les divers jugements que les écrivains, tant catholiques que prolestants, ont portés, en bien ou en mal, sùrfiaronius; la plupartde ces jugements .«ont outrés. Il a eu bien des adversaires et des critiques, et n'a oas manqué d'admirateurs, de défenseurs, ue copistes, d'abréviateurs, de continuateurs et de traducteurs. Casaubon est un des premiers Îui aient écrit contre lui. Il commença des *xerc\lations contre l'ouvrage de Baronius; mais elles ne vont pas au-delà de la 3ii^* année de Jésus-Christ, et sont relatives è la controverse et è l'explication de TËcriture sainte, plutôt qu'à l'histoire. Cette critique o*eut pas plutôt vu le jour, en 161i, que des écrivains catholiques entreprirent la défense de Baronius. Le Jésuite Jean THeureux connu sous le nom d'Eudémon Jean, fit, sontre Casaubon, une défense des Annales de Baronius, laquelle fut imprimée à Colo-

Sne en 1617. La mémo année le Jésuite oulenger écrivit, en français, contre les ExercilaiionSf une diatribe contre laquelle Richard deMontaigu Ql aussi des Animad^ eer«tofM, tant sur les Annales de Baronius qqe sur le livrede Casaubon. Depuis, Ottius entreprit d'examiner les Annales de Baronius, année par année ; mais, outre que son ouvrage ne passe \)ds Tan 300, il s'est plus arrêté aux questions de controverse,

au'à celles de l'histoire. L'Allemand Redind, e l'ordre de Saint-Benoit, a fait, contre cet examen d*Qttius, un livre où il traite les ^ém^ guestioDs avec assez peu d*Ofdre.

Cet ouvrage a été imprimé en 1680. A|>rfts l'ouvrage d'Ottius vient r And" Baronius de Magendi,'petitJvolume, contenant l'abrégé fies Animadversions de Casaut)on contre BaroniuSi avec quelques notes de Blondel sur le com* mencement des Annales de Baronius, et quelques nouvelles notes. Enfin le savant P. Pagi, de Tordre de Saint-François, en a fait une critique : Critiea historieo^hrono' logica in Annales ecclesiaslic. card. Baroniî; k vol. 1689-1705; il y rectifie, année.'par année, 1rs erreurs du grand ouvrage de Baronius. Avec le secours de celte critique^ de beaucoupd'autres travaux exécutés depuis, et particulièrement des Mémoires de Tillemont, on pourait faire une histoire de l'Ei^tise, exacte et complète, et exempte des défauts inévitables qui déparent ceîle du ordinal, que la plupart des auteurs d'histoires ecclésiastiques n'ont fait que copier et abrég<'r. Entre les abréviateurs, on estime surtout H. de SpOTide , évoque de Pamiers, qui Ta aussi continué {Epitome Annaliumeccles. card. Baronii; Paris, 1613, in -fol. — Annaiium Baronii coniinualio^ Paris, 1639, 2 vol. in-fol.) et le Jésuite» Biscioia, sans parler d'Aurélius Pérusinus« prêtre de l'Oratoire, qui en a fait un petit abrégé.

Les Annales do Baronius ont été continuées par le Polonais Bzowius, de l'ordre dt'S Frères prêcheurs, et par Rainaldi et Ladcrchi; mais cette continuation est bien inférieure à l'ouvrage du cardinal. Ces mômes Annales ont été traduites en italien, en partie par Fr. Panigerole, évoque d'Asti ; en françiiis, par Claude Durand, Joseph Delaplancheel Artus Thomas ; en allemand, par Marc Fugger, baron deKirchbergue; en polonais, par les soins de Stanislas carnknvius* archevêque de Gnesne; et en anglais» par le docteur de Sorbonne, Hall, qui a corrigé toutes les erreurs de Baronius, sur lequel il a fait, en le développant, d'excellentes dissertations, et des notes très-savantes. .Cette traduction passe pour un. chefd'œuvre; elle contient des beautés qu'on ne trouve pas dans l'original.

Baronius a encore écrit, une espèce de parénise à la république de Venise, à l'occa-' sion du différend quelle avait avec le Pape Paul y. il se tit aussi une affaire avec le roi d'Espagne, en insérant, dans le XI* volume de ses Annales^ un Traité de la mofiarchie de Sicile^ conire I usurpation qui en avait été fnite par le roi d'Espagne. Ce Traité fut prohibé par un édit de Philippe III, roi d'Es* pagne, édit rendu en 1610 ; et le cardinal Ascagne Colonne fit une censure de cet ou* vrage. 11 a été imprimé séparément è Paris, 1609, et à Leyde, 1619; mais il n'a plus été inséré dans les éditions de son Histoire ecclésiastique^ qui furent faites dans les Etats du rui d'Espagne.

Les volumes des Annales de Baronius étaient imprimés è Rome, ë mesure qu'ils étaientachevés;ilsle furent peu après è AnrersparPlantin.Onena fait depuis deux éditions Mtières à Cologne» Tune eo llMWy

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DES CARDIN AU K

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Paulre en 16S(^« oulre celle de Venise, inî% qui n*esi |)as estimée. Le Martyrologe avec les notes a été imprimé à Rome en 1586 et 1598» è AuTers en 1589, et è Paris en 1607. L'ouvraçe entier» avec la continuation de Rainaldi et Ladercbi, et la critique de Pagi» a été réimprimé à Lucqiies en 43 volumes, in folio, 1738-57, avec les noies dellansi et un index, qui manquent dans les précédentes éditons. Mais Texécution typographique no répond pas à l'importaoce de l'ouvrage.

En résumé, on doit deTestime et de la reconnaissance au pieux et savant cardinal qui, plein de religion, de probité, de droiture et d'érudition, a consacré de si longues ▼oilles pour l'instruction de la postérité, et réctaircissementdesanliquîlésde 1 Eglise. — {Vay. Bellakhin; — de Spokdb; — Rai-

MALDl ; — CaNISIUS ; — POSSKVIN ; — AllBE-

MT ; — Albi, Elog. carâinalium ; — JàNUS Nicius Ebtthboeus ; — Angtlus Roccius ; — Lbiiibk; ^FaEUBBts, Theatr. rirorum eruditor.clarorum; — Dlpin, BiOL des auleun €€cié$. du xvii*5rVc/f, t. !•'.)

Vdîri réloge de Baronius par le P. Alby [1644] :

« Tant que les astres du ciel éclaireront la ferre habitée et que la religion y aura des aulels, la f>iélé de l'approhaiion, les lettres da crédit, la vertu de l'honneur et la juste reconnaissance ; jomais le nom et la mémoire du grand annaliste de l'Eglise, le très-illustre cardinal Baronius, ne flétrira dans les cœurs cidans Ie80uvenirdes!ridèles,qui lereconnnl- Iront toujours pour le singulier ornement de aon siècle, pour le héraut des vérités chrétiennes, pour le fidèle secrétaire de l'antiquité, pour l'honneur du sacré sénat romain, pour le César de l'histoire et des écrivains de son âge.

« Il naquit à Sore, ville et duché en la campagne d'Italie, d'une famille honorable qui s'était longtemps maintenue dans les commodités de la fortune sans autre ambition que de ce qui s'achète au prix de la ▼ertu. Sa mère, qui était Tune des vertueuses femmes de son temps, a déposé lui être fouvente fois arrivé de sentir son petit enfant tressaillir dans ses flancs à mesure qu'elle s'approchait de Quelque église dédiée à ta glorieuse Mère de Dieu, comme si dès lors, par un secret instinct de dévotion, il se fût voulu mettre en posture de l'adorer el de se consacrera elle; ce qui fut cAuse que cette bonne dame, aussitôt qu'elle Teut eiibnté, Toffrit à la Reine du ciel pour lui ^fe à jamais dédié comme un fruit de bé- DèdictiOD, heureusement provenu par ses soins maternels et éclos par la chaleur de 500 amour.

€ Aussi ne fut-elle pas longtemps sans recevoir des preuves du contentement que la Vierge avait pris à l'offrande qui lui avait été faite de ce petit serviteur de lait. Car, deux ans après, étant atteint d'une si dangereuse maladie que Ton n'en attendait plus que la mort, elle le porta dans le berceau eu l'église de Notro-Dsme» où ayant oassé

trois jours en prières, comme il semblait expirer, elle ouit une vou qui lui dit distinctnment : Prends courage et réjouiss'toi, ton fils ne mourra vas pour celle fois. L'événement rendit indubitable la vérité de cette parole, car dès iors il commença è se mieux porter, et peu après on le vit tout à fait guéri. A quelques mois de le, un pèlerin étant entré dans la maison, s'approcha du berceau du petit César, et lui ayant fait le signe de la croix sur le front, il dit avec une assurance extraordinaire à la mère et è la nourrice qui étaient lâi présentes : Ayez soin de bien élever cet enfant ^ car il aoii être un grand personnage et une lumière de l'Eglise.

« La bonne mère, toute réjouie de celte nouvelle, comme elle était grande aumÂnière, se mit incontinent en devoir de lui faire la charité, mais au même temps il s'évanouit de leurs jeux et jamais on ne put savoir ce qu'il était devenu, dont on crut, avec grande apparence, que c'était quelque ange du ciel, envoyé possible par la Reine des anges pour recommander l'éducation de ce sien petit vassal qu'elle destinait à être un jour l'un de ses grands scrviieursel l'un des mieux employés à Tavancement de la gloire de son Fils.

a Depuis aussi ses bons parents prirent un grand soin de façonner ses premiers ans» n'épargnant rien è son instruction pour le rendre capable des bonnes lettres et des belles connaissances qui pouvaient faire éclater davantage la vivacité de son esprit. Il s'appliqua ensuite avec louange à l'étude du droit civil et canon, sous d excellents maîtres, h Naples et 5 Rome, au même temps auquel saint Philippe Néri jetait les fon« déments de la congrégation de l'Oratoire, h qui ayant un jour été mené par an de ses compatriotes qui était déjà attaché h sa suite, pour avoir seulement la connaissance de ce grand serviteur de Dieu, Il se sentft, au premier entretien, si fort gagné à lui par les charmes inévitables de sa douceur et de sa piété, qu'il se résolut enOn de s'abandonner entièrement h sa direction et è ne pratiquer la dévotion et la vertu, qui lui était en ce temps fort chère, que sous les lois de sa conduite,

« Ce fut pour lors que son cœur s'embrasant et se fondant comme un encens dans les flammes de sa charité, déploya ses pre* inières fervetirs dans les hôpitaux de Rome et dans les autres lieux de piété, répandant partout la douce odeur de ses bons exem<* |)les. Kt sachant bien qu'il n'est point de vertu solide qui ne soit fondée dans le renoncement et la victoire de soi-même, il s'appliqua à même temps d*une ardeur gé« néreuse h vaincre, avec l'aide de la grâce de Dieu, tous les mouvements et les sailliei vicieuses de la nature corrompue. C*est ce qui lui fit jeter dans le feu, nonobstant les grandes répugnances qu'il y sentit, un gen« til ouvrage de poésie qu'il avait composé en sa langue, pour ce seulement qu'il se sentait chatouillé de quelque secret mouvement de vanité et do complaisance sur cette pre-

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mière production de son esprit. C'est ce qui lui Âl un jour m&cher et avaler des punaises pour étouffer dans le sentiment de cette puanteur quelque mouvement voluptueux qui s'était soulevé dans sa chair, et entreprendre d 'autres rigueurs pour maller cette ennemie domestique, qu'il pratiqua jusqu'à la

mort.

« Il n'étiiit pour lors â^é que de vingt ans quand le bienheureux Philippe jugea qu'il pouvait Atre un ^rand instrument de la gloire de Dieu s'il était appliqué h la prédication de sa parole; et il ne fut pas déçu en son opinion, car il est vrai que ce puissant tonnerre des chaires fil de grands mouvements dans les esprits du peuple romain qui affluait à son audience. Ce fut en même temps que eommençèrent de sortir du puits de l'abîme les infAmes volumes des centuriateurs de liagdebourg, qui voirement avaient une belle apparence et portaient en leur frontispice un titre fort S()écieux d'histoire ecclésiastique, mais en effet n'élaii^nt autre chose qu'un ramas de faussetés et de calomnies, un potpourri de toutes les vieilles hérésies et un égoût de blasphèmes contre Dieu, contre la Vierge et contre les saints. Le bienheureux Philippe, piqué du zèle de la maison de Dieu qu'il voyait outrageusemant battue de celte tourd'impiété, redressée sur les masures des plus détestables erreurs que Ton eût jamais inventées, résolutaussilôl d'élever un bastion pour la défense de l'Eglise, et pour le renversement de l'erreur. A cet effet il fit choix de notre César, pour lors Agé seulement do vingt et un an, et l'opposa tout seul à celte troupe ramassée d'esprits révoltés qui avaient entrepris de choquer l'Eglise et d'ébranler les colonnes de la vérilé et de la fidélité qui (appuient. Et afin de le rendre plus adroit aux exercices de ce combat, il lui commanda dès lors de faire leçon de l'histoire ecclésiastique toutesles après-dinéesdansTégli^^e de l'Oratoire; exercice qu'il continua l'espace de vingl-cinq ans entiers, pendant lesquels il rei^rit jusqu'à sept diverses fois la même histoire debout à autre, selon Tordre des temps et la succession des siècles, découvrant toujours dans la suite les sources infectes dont lout^^s les hérésies qui ont^ combattu l'Eglise de Dieu ont été dérivées. Après quoi il commença à mettre au jour le très-digne et immortel ouvrage des An^ naleidtVEglise^ et conduisit ce louable dessein jusqu'au xir siècle de Noire-Seigneur, où, s'élant arrêté, il a fait reconnaître au monde que s'il y avait quelque plume qui eût courage de le suivre, il ne s'en trouvait l)Oint qui eût la force de l'atteindre.

« Mais encore comme il aperçut; bien que c'était une entreprise de géani, lui qui no s'estimait qu'un petit nain, il n'eut garde de s'y engager sans être particulièrement guidé et assisté d'en haut. Et afin d'en venir mieux à bout, il protesta qu'il n'entrerait point en cette lice que sous la faveur et les auspices de la Reine et de la proiectrico de l'figliscy et que sans elle il ne ferait jamais un pas eu avant et ne coucherait pas une

lettre sur le papier; protestation qu'il fait à l'entrée d'un chacun des douze tomes qu'il nous a laissés ; et que fort souvent il réitère selon les occasions qu'il en a en tout le cours de son Histoire, même que l'on voit en divers endroits de l'original de ses ilnnales^ tout écrit de sa main et gardé dans les buffets de la bibliolhèque du Vatican, un grand nombre de fois, un certain chiflxe

3ui porte en trois lettres ce mot de la devise e hh dévotion. César serviteur de Marie.

« Et certes l'issue a bien fait connaître que la Reine du ciel avait non-seulement agréé les travaux de son fidèle serviteuFf mais qu'elle-même en avait inspiré le dessein et fourni les meilleures pièces, puis* qu'il est vrai que ces derniers siècles n'ont point vu d'ouvrage qui ait été reçu avee un applaudissement plus universel de toutes sortes de personnes; comme aussi il n'en est point qui ait représenté avec plus de gloire et de majesté la face de l'Eglise romaine; qui ait plus savamment éclairé les traditions apostoliques et les diverses coutumes de l'état du christianisme; qui ait donné plus de lumière aux définitions des sacrés conciles; qui ait établi plus solidement les dogmes et les. vérilés de notre créance; qui ail plus fortement choqué les erreurs et rim|)udcnce des hérésies; qui ait plus nettement déveloiipé les confusions embrouiHées de l'histoire; qui ait fouillé plus avant dans les sacrés trésors de l'antiquité ; qui ait, finalement, écrit dos choses saintes plus dévolemont, des matières de doctrine plus grandeinent et avec plus de méthode, de jugement et de conduite.

a Ce grand et sérieux emploi qui devait, ce semble, engloutir tout son loisir et celui de plusieurs hommes, ne l'occupa point tellementqu'il ne lui restAt du temps pour vaquer aux exercices de la charité envers le prochain, qui lui furent toujours si chers, qu'il faisait plus de trophée de la conquête d'une Ame que d'un empire. Et le fruit aussi secondant ses travaux accrut la gloire et le mériic de sa couronne d'un grand nombre do belles et éclatantes conversions, oui lui acquirent communément par toute l'Italie la réputation do grand ouvrier de TEvangilo» et firent qu'il fut instamment recherché par le saint cardinal Charles Botromée pour employer ses profitables travaux daus son église de Milan.

« Ce fut en même temps que Ton prépara des récompenses à sa vertu, et qu'on lui présenta dans l'Italie trois évêchés l'un après l'aulre. Mais ces objets attrayants d'honneur, qui éblouissent tant de personnes, ne donnèrent pas la moindre atteinte h son cœur, il les refusa ronstammentt et ne regarda jamais ces places éminentes deprélalure qu'avec etfroi, comme des pointes île rocher bordées do (irécipices. Outre que la profession particulière qu'il faisait de tenir sa |)ersonno dans le rabais qui lui avait fait déchirer jusqu'aux lettres do son doctorat, pour abolir toutes sortes de marques d'honneur, qui l'abaisbait jusqu'aux services les

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plus vils de la cuisine, lui fil plutôt choisir de se lenir caché sous lei boisseau de Thiimilité, que de se produire sur1e chandelier de ces hautes dignités, qui portent quelque éclat dans de plus grands périls de la vertu et de la conscience.

9 Pendant néanmoins qu*il cherche si fort l^ombre et le couvert de Thumilité, et que se% laborieuses études avec les fervents exercices de toutes les vertus partagent niutuellement son cœur et son esprit, semant partout des charités et des exemples pour moissonner des mérites; il se trouve dans peu de temps portéy'com me pardegrés^dans un grand jour qu'il ne cherchait pas. Son bon père le B. Philippe, deux ans devant son trépas, tant par humilité comme pour se mieux préparer à mourir, demanda au Saint-Père Clément YIII, lors séant, qu'il lui plût d*agréer que le P. César fût subrogé à sa place au

fouvernementdela sainte famille qu'il avait tablie. Ce que non-seulement le Pape lui accorda, mais encore, pour témoignage de la bonne opinion qu'il avait de la vertu et de la sufTisance de celui qui lui était présenté, voulût qu*il gouvernât sa conscience et quMI outt ses confessions. Et sans s*arrôter le, le pourvut, après quelque temps, du premier oflico de prélature vacant en sa cour; et lui commanda de Taccepter, nonobstant ses chaudes supplications, ses protestations et ses larmes , qui n'avancèrent autre chose auprès du Saint-Père, que de le faire juger autant digne d'être élevé aux plus hauts degrés de l'honneur, qu'il s'estimait plus indigne de ceux qui étaient incomparablement surpassés de son mérite.

« Eu effet, le Saint-Père s*élant résolu de It k quelque temps à une nouvelle création de cardinaux, il n'oublia point d'y appeler Barouius, dans l'opinion qu'il avait que la vertu de ce grand homme , posée eu son beau jour, dorerait de ses lumières la pourpre dont elle serait honorée. Baronius, plus étonné de cette nouvelle que si le tonnerre fût venu balayer la terre sous ses pieds, ne sachant quel conseil prendre, se résolut d'abord à la fuite ; mars étant mieux conseillé de ses amis, il se porta en diligence devers le Saint-Père avec quelque opinion de pouvoir vaincre sa résolution par la force de ses raisons. Il se jeta donc à ses pieds , e\f après les avoir baisés et arrosés de ses larmes , tftcha de fléchir par raison son es-

Sh, et de le divertir du dessein qu'il avait il de lui. Mais il ne Ht autre qu'attirer, par tous les témoignages de l'aversion qu'il avait de cette dignité, l'exprès commandement du Pape de l'accepter, avec une menace foudroyante d'excommunication, s'il y apportait plus do résistance. Aussi n'en fallaît-il pas moins pour vaincre une vertu qui ne craint que Dieu, et qui ne plie que sous les lois de son empire.

« Il commença, dès qu'il fut cardinal , à être tourmenté d'une nouvelle appréhension, que riionneur qui fallait comme poursuivant avec des couronnes en main, ne lui parût sur la tête la tiare du souverain pontilicat,

sons laquelle les Vertus et les Piiissan(N*s mômes du ciel trembleraient. Dont il s'ooligea par un vœu fort particulier, se chargeant de toutes sortes d^exécratittns, si jamais il faisait chose en sa vie è dessein d'arriver è cette dignité. Vœu qu'il observa avec tant de sévérité, que non-seulemeni il ne flt jamais rien dans cette .visée pour pratiquer les suffrages des cardinaux , ou les bonnes grâces des princes; voire en toutes les occasions où il eût eu sujet d'appréhender de se préparer des ob$ta(;les à cette dignité, il méprisa constamment toutes ces considérations, pour maintenir les droits légitimes et l'autorité de l'Eglise contre les prétentions des princes et des Etals séculiers. El eeux aussi qui ont rédigé par écrit ce qui se passa aux promotions de Léon XI et de Paul V, n'ont pas oublié de remarq^uer combien celte noble et désintéressée liberté, dont il avait toujours fait profession, apporta d'empêchement à son élection; et comme encore, nonobstant les violentes oppositions de ceux qui redoutaient sa franche et généreuse humeur, il était pour emporter le po'itincat, pour peu qu'il eût voulu aider h l'affection de ceux qui l'y portaient par leurs vœux, comme singulièrement digne et capable de cette dignité souveraine.

« Or, celte grande et extrême aversion, qui le rendait si dédaigneux et si constant à lutter môme contre les honneurs qui le pourchassaient, provenait! en lui de sa profonde humilité, et du mépris qu'il faisait de soi-même, et de tout ce qui est hors de Dieu, et qui n'est pas Dieu. Ce qui lui faisait souvent dire qu'il n'était qu'un sac pourri recouvert de pourpre, et qui lui donnait des pensées si vives de sa mortalité, qu'il ne se passa jamais de jour qu'il ne fit les recommandations de son Ame, h la façon que l'Eglise les ordonne pour ceux qui sont en l'agonie et aux prises avec la mort, se tenant toujours, entre le temps et l'éternité, comme dans une place neutre et au milieu de la vie et de la mort; d'où il jugeait au vrai de la vanité des honneurs et de tout ce qui est de spécieux au monde, comme l'on connnti, an départ des métaux, la bonté ou la bassesse de leur titre.

« Le Saint-Père lui avait assigné, depuis qu'il fut cardinal, un appartement en son f)alais du Vatican, meublé sortablement à sa nouvelle dignité. Hais lui , aux mœurs do qui les honneurs n'apportèrent jamais do changement, se bâtit grossièrement une celle de planches de bois où il enferma son petit lit fait de deux tables, et d'un simple matelas de laine, supporté de deux tréteaux de fer, le chevet surmonté d'une croix aussi de fer, qui représentait la bière d'un mort plutôt qu'un lit : où, auparavant nue de

E rendre un peu de repos, il se faisait .former son valet le signe de la croix sur le front avec de l'eau bénite, ne soulfrant jamais d'être aidé de lui à se vêtir ou à se dévêtir, quoiqu'il s'abaissât queUpiefois, par un excès il humilité, à le déchausser et à lui rendre d'autres services.

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mCTIONNAIItC

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« Sa vie élnil eilrômement austère, son sommeil court, ses abstinences longues, ses occupations pressantes et tendues, ses pénitences et ses inortificalions contim^es ; sa pauvreté si grande dans un lioniiè! evenu que le Pape lui avait donné, que nuo-seulement il ne permit jamais aucun excès en sa personne, mais il manqua souvent des cho« ses nécessaires. Il n*eut jamais, dans onze ans qu'il fut cardinal, que la premièfe robe

Ju'il prit h sa promotion , et ne porta au edans que des nnbillemenis de peaux ftariout rapiécés. Il usa toujours de âes biens ' comme de chose empruntée, et après en «voirécharsemcnt converti une partie à Ten- (relien de sa maison, il appliqua le reste au soulageuient des pauvres monastères et des familles nécessiteuses de la ville, à Tornement des églises, et à la dotation d*un bon nombre de tilles, que la pauvreté tenait en péril de leur pureté. Et quoiqu'il semflt partout h pleines mains ses libéralités, il disait néanmoins qu*il ne pensait pas d*en retirer de mérite, parce quMI ne le faisait pas tant nar amour de la vertu que par une certaine mclinntion que sa bonne mère lui avait coulée dans Tâme, par sou instruction et par ses bons exemples.

« Il était déjà sur les marches de sa dernière année, quand, pressentant bien que sa mort n'était pas éloignée, il résolut de se retirer du palais dans la maison de TOratoire, comme la colombe (ainsi disait«il] dans I arche de Noé, pour y mourir dans son nid et dans Télroitc profession des observances régulières, autant que sa condition le pourrait permettre. Il n'y fit pas long séjour, qu'il y fut atteint de la maladie qui devait le livrer à la mort. Ce qu'il se persuada avec beaucoup d'assurance dans le compte au'il avait fait des années de sa vie, sur la révélation qu'il en avait eue depuis treize ans passés. Car il lui sembla, une nuit en dormant, qu'il lisait contro la paroi, écrit en chiffres noirs, le nombre LXIX. Sur quoi , «'étant éveillé et ayant pensé que Dieu voulait possible lui marquer la durée de sa vie mortelle, il se rendormit en cette pensée, el vit comme auparavant, au mémo endroit, la même écriture, mais plus lisible ei rele« vée en grands cadeaux d'une exquise blanrbour, qui ne le laissa plus douter que ce lie fût la période déterminée du cours de sa vie. Ce qu'il signifia assez clairement au commencement et à la un du dernier tome àe ses Annales, qu'il acheva do composer dans la même année soixante-neuvième, durant laquelle il dit tous les jours la sainte Uosfie ^ dessein de prendre le viatique, pour n*ôtre^)oiut surpris du jour de son décè^:. Il s*éiait retiré à Fresca:i, par le conseil des médecins, Ipour essayer s'il pourrait amender dans*un si bon air; mais la fièvre, croissant de jour à autre, l'obligea de revenir è Rome,, pour expirer les derniers reeles de sa vie entre les bras de ses chers Pères.

« A son retour, son premier soin fui do do faire demander la bénédiction au Saint-

Père, cl onsuile les derniers sacrements pou^* se fortifier aux approches de la mort, lesquels il reçut avec toutes sortes de témoignages de la joie intérieure qui abondait dans son esprit,, qui lui fit lâcher cette dernière parole, comme l'on commençait défaire les recommandations de son Ame : Eu^e donc le temps^ et U jour tant iouhailé i(e fkei joies ^ mourons. De|)uis, comme l'on voit un poussin, déjà mûr h sortir de la coque, oui s'eiïorce h rompre sa prison, pour jouir du jour, et de la liberté : ainsi vit-on celte belle Ame toute mûre pour le ciel se pouaser par élans hors du corps, comme forçant les liens, et la prison qui la relenaienl, pour s'aller joindre au lieu tant désiré de son bienheureux repos : oi^ elle arriva enfin chargée des mérites de ses vertus, el de ses glorieux travaux, le dernier du mois de juin de l'année 1607, de son Age la 69*. m

TOMBEAU DU CARDINAL BARONrOS.

Multos purpura purpurans venustnl, At me purpura purpurans grnravil ; Mulios purpura Caesares creaviu Mon me purpura Ca^arem créa vit; Ycrum reperit aiiie purpuratuin, Orbi quam darel esse cardinalem.

f) quaui sortluii esse purpuraunu.!

) quam viluil esse cardinalem !

Nune me purpura descrciis levavil, lllos purpura descreus molestai.

Non servire opibus, sibi imperarc.

Hoc est cxsareum esse carilinaleni Flammanli snperos amore amare.

Hoc esi purpurcum c$$c cardinalem.

Non scrvisii opibus, tibî imperasti, iKiiiio sui>eros amasli amore :

Ilinc jam caeruleo imperas olympe Cuïsar, purpureubque cardinalis.

[Voy, Sponue; —de Coste; — Bellarbiir; - Possevin; — Galonius; —P. Amalarius.)

BARROSO (PiEHRE-GoMEz), né à Tolède, d*uno famille noble, s'attacha A la cour d'Alphonse XI. roi de Caslille, qui le fit con^ seiller d'Etat. — Depuis, il lui donna, en 1315, rév^ché de Carthagène, et lui obtint le chapeau de cardinal, que le Pape Jean XXII lui dunna en 1327. Gomez fut légal en Castille, puis en France, et mourut eo 1348 h Avignon, où il fut inhumé dans réglise des religieuses de Saint-Dominique, dite de Sainte-Praxède ou d'Espagne, qu'il avait fondée près do celle ville. — {Voy. les auteurs cités après le suivant.)

BARROSO (Pierre Gomez), diGTérenl du précédent, était arrljovôque deSévllle» quand il fut fait cardinal par le Pape Grégoire XI, le 8 juin 1371. Il niotmit à Avignon le 2 juillet 1374.— (Voy. Mariana, Htst., 1. xvif ; — AceeRT, Hist. des cardinaux : — OnupaRK; — CiAcoNius;— Ballze, YitœPap. Aven.; etc.)

BARTHliLEYII, Français, fut créé , on 1220, par le Pape Honoré III, prôtre-cardinal du litre d»* Stiinle-Pud^ntiane.

BARTHËLËMI (Vitelesghi), Italien, évè* que de Monte-Fiascone, fut créé cardinal du litre de $V>inl-Maro, en 14U, par l'ontipane F^lix V.

BARTHELEM! (Martini}, Espagnol, éfé-

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