BAU
aoe Je SëgOTÎo, fait, en 1496, par Akxan- •ire Vif prôtre-cardinal du litre de Sninte- Agalhpy mourut en 1500.
BARTHOLOMEI (Henri) de Suze, Français, archevèi|ue d'Embrun, fut fait cardinal eu 1261 par Urbain IV. Il raonrut en 1271.
BASLËIDEN (François), archevêque de Besançon, en 111^98. — il fut nomoié cardinal et remplit les fonctions de ministre du roi d*£spagne.
BASSADONA (Pierre), était procurateur de Saint-Marc, h Venise, quand il fut nommé cardinal par le Pape Clément X, le 12 juin 1673; il mourut 5 Rome le 6 octobre 1681k, âgé de 68 ans.
BASSO (Jérôme), né h Savone, était fils cfune sœur du Pape Sixte IV. — Il fut promu è révécbé de Recanali par son oncle, qui le créa cardinal en 1477. Il devint dans la suite érèqne de Sabine, et fut le protecteur des gens de lettres, dont plusieurs recevaient de lui des pensions. Diverses égliaes fureUilembellieSf'el celle de Notre-Dame de Lorette achevée par sa libéralité. Ce cardinal mourut à Rom»f, et le Pape Jules 11, son cousin germain, lui fit élever un tombeau dans l'église de Sainte-Marie del Po-polo. (Voy. CiACorvius; — Aubert, Hi$L dt$ cardinaux.)
BATHORl (André), cousin de Sigi^mond, qui lui céda sa principauté de Transylvanie, fut nommé rarJinal, en 1584, par le Pape Grégoire Xlll. — Ayant perdu, en 1599, une grande bataille contre le prince de Valachie, et fuyant, avec quelques cavaliers, par des chemins étroits, où Tonne pouvait passer qu*un h un, il fut arrêté par des paysans, qui lui coupèrent la lôte, et la
ertèrent au prince de Valachie ; il D*avait que ans. On imputa sa mort aux impériaux ; €9 qui est certain, c'est qu'après la défaite de ce prince, Tempereur, ignorant, ou fei- Kuant d'ignorer sa mort, se plaignit de ce cardinal, dans des lettres très-violentes au PapeCiément VIII, l'accusant d'intelligence •ve< les Turcs, et priant Sa Sainteté de l'exeommunier, et de le priver du chapeau.
(Voy. Leitre du cardinal d'Ossat^ du 13 jan^ mer 1600.).
BATHYAN (Joseph à),néà Vienne en Autriche, en 1727, archevêque de Strigonie JGran}, fut fait cardinal en 1778 par Pie VI. I mourut en 1799.
BAUDOUIN, Français, religieux de Tordre de Ctteaux, puis archevêque de Pise, créé eardinnl-prêtre, en 1130, par le Pape Innocent U, mourut en lli^.
BAUME (Pierre DE la), né è Bresse, était Gis do Gui de la Baume, comte de Montre^ tel, et de Jeanne do Longuj. — Il fut dV liord chanoine de Snint-Jean et comte de Lyon, abbé de Saint-Claude, de Notre-Dame (la Pignerol, de Saint-Just, de Suze, du If ouslîer-Saînt-Jean , puis prince du Saint- Bmpira et évêque de Tarse. Le duc de Savoie renvoya au concile de Lalran, où il parut avec éclat. En 1523, il prit possession de l'évéché de Genève, et s'y opposa avec zèle k la fureur des hérétiques» qui, Dicnoaa» dbs Gardinauz/
deux fois, le chassèrent de la ville. En 1539, élevé au cardinalat par Paul III, il fut nommé, en 1542, Iï l'archevêché de Besançon. Il ne jouil pas longtemps de cette dignité, élan'-iortleiraai 15U; il fut inhumédans I égh ;de Saint-Jusf.
BAt}!(lE (Claude de la), abbé de Charlieu, de Sainl-Claude, etc., fils de Claude de la Biume, baron du Monl-Saint-Sorlin, ot de Guillempite d'Igny, sa seconde femme, fui, en 1543 et h l'i^go de seize ans, nommé par le Pape E^ul III, coadjutour de Pierre de la Baume, son oncle, archevêque de Bo sançon. — Dans le môme temps, les chanoines, qui ignoraient cetle circonstance, élisaient François Bonnalol, abbé de Luxeuîl. Cetle élection amena un différend qui fut réglé en cour de Rome. Ce prélat s'opposa avec zèle aui erreurs de Calvin, et parvint è les étouffer entièrement dans le comté de Bourgogne. Il fit recevoir le concile de Trente à Besançon, et accorda nne protection éclairée aux gens do lettres. En 1578, le Pape Grégoire Xlll le décora de la pourpre romaine, f^e cardinal de la Baume mourut, le 14 juin 158i, à Arbois, comme il se préparait 5 aller prendre possession de la vice-royauté de Naples.
BAUSSET (Louis-François de) naquit h Pondichéry le Sdécerabre 1748. Amené trèsjeune encore, en Franco, il fit ses premières éludes au collège de la Flèche, et les termina à Paris. — Après qu'il fut sorti du séminaire de Saint-Sulpice, il eut occasion de connaître M. de Boisgelin, nommé en 1T70 è Tarchevêché d*Aix. Ces deux horames distingués étaient faits pour se comprendre et pour s'estimer. M. de Boisgelin I)rit pour grand vicaire le jeune abbé de Bausset. Sous un guide si éclairé, si actif et si ami du travail, celui-ci, plein d'ailleurs d'excellentes dispositions, eut bientAt acquis riniclligence des affaires, la connaissance des hommes, une maturité au-dessus de son flge. 11 eut occasion d'en donner des preuves dans une circonstance qui se présenta bientôt. De fâcheuses dissensions* regrettables partout, mais surtout dans lé ministère ecclésiastique, avaient éclaté entre un des suffragants, M. de Caylus, évêque de Digne, et son chapitre. La mésintelligence avait pris des proportions telles, que tout rapprochement semblait impossible. On détermina M. de Caylus à quitter momentanément radminislratiou de son diocèse, et è remettre ses pouvoirs à M. do Bausset. C*élait en 1778. Ce dernier ne se fut pas plutôt mis à l'œuvre que toutes les difficultés disparurent. Ceux qui semblaient si rebelles et si intraitables, devenus de faibles agneaux, écoutaient avec soumission la voix d'un ecclésiastique conciliant, quoique ferme et digne. L'ordre fut rétabli comme par enchantement. H. de Bausset resta plusieurs années h Digne, en qualité de grand vicaire. En 1784, il fut apnelé à l'évéché d'Alais, en Languedoc, diocèse difficile, oi^ les protestants étaient nombreux. Ce prélat^ qui n'avait d'autre ambition que celle de