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en 15V2, in 8": III. Jonwtiif cnrdinalis Hellait. Franc. Olirarii et Africani Malleii, Francisci I legalorum. oraliones duœ^ nrcnon pro eodemrege defensio adversus Jacobi Omphalii maledicta^ lai. -franc., Paris, R. Eslienne, 15W, in-i»; IV. Un grand nombre de lellrrs, resléo» raannscriles. L'abbé Lcgran<l en a publié une rinqnanlaine dans son Histoire du divorce de Henri VIII. Elles sonl presque toules adressées au connétable de MoDlmo-
rency.
I^ célèbre Rabelais fil partie do la maison du cardinal, qui avail aus«ii pour secrétaire Nicolas Reince, dont Charles V (enta Tainement de corrompre la fidélité.
{Voy. DE Tnou, Hist. I. xvi et xxvi; — Paul Jove, I.xxv, et in JF/oy.; — Sammarth. in Elog. doct. Ca//.,l. i, n. 10, et GaUia Christ.; — Sadolet, I. v, episl. 1, 2, 3, et I. IX, cpîsl, 19; — le chancelier de l'Hôpital, Epist.^ I. I, Il et m ; — Frizon, Gall. ptirp.;— AuBERT , Uist, des card.i— Duchêtie, Hist. d'Angleterre: — Sponde, in AnnaL; — Dghelli, ÎIqI, sacr.; — le Corvaisier, Ilist» des évéques du Mans; — Salmo:<<iijs M acrinus ; — Onuphrb; — Viciorel; — Petramellarius; — Le continuateur d« Nicole Gilles; — Du- PLEix; — Mézeray; — Sleidan ; etc.)
RELLl (Silvestre), né à Agnnni, en 1781» évêque d*ii'si, fut fait cardinal par Grégoire XVI en 18^0 11 mourut en 1841^.
RELLlSOMi (Charles), né h Pavie en 1736, érèque de Césène, fut fait cardinal par Pie VI en 1785 ; il mourut en 1808.
BELLOY (Jean - Baptiste de) naquit le 9 octobre 1709, h Morangles^, au diocèse de Beauvais, d*une ancienne famille. — Il fut d*abord vicaire général» oflicial et archidiacre de Beauvais, sous le cardinal de Gèvres, et montra dans ces fonctions l'esprit de douceur et do modération qui ne le quitta point dans tout le reste de sa longue carrière. Devenu évoque de Glandèves, en 1751, il fut député h l'assemblée du clergé de 1755, et fit partie des prélats modérés qu'on appelait les feuillants^ |)arce qu'ils avaient pour chef le cardinal de la Rochefoucaull, ministre de la feuille des bénéfices, par opposition aux prélats d*un zèle eiatté qu'on nommait /A^a- Itns, par allusion h l'ancien évêque de Mirepoix, qui était sorti do cet ordre et dont ils suivaient la bannière. M. de Beizunce, évêque de Marseille, si connu par son héroïsme dans la peste de 1720, mais dont le zèle ardent pour la bulle Vnigenitus avait rendu Tépiscopat orageux, étant mort pendant rassemblée, on jota les jeux sur M. de Belloy, comme sur le prélat le plus propre, par son esprit de conciliation, à rétablir la paix dans le diocèse. Ces espérances no lurent point trompées, M. de Belloy calma les esprits et se concilia tous les cœurs. 89 survint, M. de Belloy se réfugia à Chambly |)rès des lieux qui l'avaient vu naître; c'est dans cet asile qu'il traversa la Révolution. Lors du Conc<»rdat,fidèleà la lignedeconduilequ'il avait toujours suivie, il s'emjiressade faire le sncrilicede son titre,pour cOf^urer, autant qu'il était en sou pouvoir.
1rs malheurs d'un schi^iie. Cet exemple du doyen de Tépiscopat produisit d'excellents elfels; il attira sur lui TaltentioD. On se rat^peia ses antécédents et l'on romprit qu*]l était Thomme qui, dans ces circonstances, pouvait le mieux réussir sur le siège de le capitale. Il fut donc, en 1802, élevé à l'archevêché de Paris, et, l'année suivante, au cardinalat. Dans ces hautes fonctions, fl conserva sa simplicité, celle prudence et cette dignité qui l'avaient toujours caractérisé. M. de Belloy était arrivé h une grande vieillesse sans aucune des infirmités qui l'acrompapinrnt d'ordinaire. Il mourut le 10 juin 1808, à la veille d'entrer dans sa centième année. Par une exception hoiinrable fiour la mémoire do ce prélat. Napoléon 1'% qui l'estimait, permit qu'il fût inhumé dans le caveau de ses prédéces- 8eur«.
BELMDSTI (Octave), Génois, évéqne d*Aleria, créé en 1GI6, par le Pape Paul V, prêtre cardinal du titre dé Saint-Biaise, mou* rut en 1GI8.
BEMBO (Pierre) naquit le 28 mai 1470, è Venise, d'une noble famille. Bernalrd Benibo, son |}ère, fut gouverneur de R.fvonne; il fut aussi employé dans des négociations et des ambassades im|)ortautcs. — En U81, il reçut de la république l'ordre de mener des secours au Pape Sixte IV. pressé par les troupes d'Alphonse* roi d'Ari«gon. Depuis, ayant été envoyé ambassadeur 5 Florence, il y lit venir avec lai Pierre Bembo, son fils, qui y ac(|uil cette pureté du langage toscan, cette délicalesso de stylo qu*on admire dans ses écrits. Be retour à Venise, il se jierfectionna dans l'étude de la langue latine qu'il avait commencée à Florence. Il vou'ut ensuite savoir le grec qu'il alla étudier en S cile, à Messine, sous le célèbre Constantin Lascaris. Pendant deux ans il s'ap|)liqua avec ardeur à cette élude et revint dans sa patrie, oi^, assiég4 de questionssurle mont Etna, il écrivit, |)Our y réjiondre, son Traité sur cette montagne et le publia peu après. Il avait été faire à Pa* ddUH son cours de philosophie, et. pour obéir à son père, il était entré dans la carrière des emplois publics qu'il abandonna bientôt pour se livrer entièreme <t «ai lettres. A Ferrare«où il avait suivi son père* il acheva ses éludes philosophiques sous Nie. Leuniceno et se lia intimement avec Strozi^i, Tibaldeo et surtout Sadolet, qui partageait tous ses goûts pour les lettres et la poésie, qui devait être avec lui uardioal, et qui re^ta toujours un de ses meilleurs amis. C*était alors Tépoque qu'on est .couvenu d'appeler la Renaissance, où les lettres prirent un si rapide essor et qui fut illustrée par tant d'hommes distingués dans tons les genres. Bembo est un de ceux qui y jetèrent le plus vif éclat, soit coioiue grand écrivain, comme savant ou comme poète.
Ses ouvrages se répandaient eu Ital e, aee poésies surtout y étaient estimées, on vaiH tait la douceur de son style. Malheureusement plusieurs de ses écrits sout licencieux.
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