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DES CARDINAIjX.
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p^nséeSt.luî en confiait l'exécution, toujours
Blein de confiance dans son intelligente fidèle. En 1826, il l'envoya comme ambassadeur è Saiut«Pétersbourg pour le couronnement de l'empereur Nicolas (1) , en le chargeant en même temps de traiter h Vienne afec Tempereur François K les plus délicates aDaires de TEglise, e\ de s'arrêter à son retour en France pour négocier avec Charles X sur des points particuliers qui demandaient un discernement très -juste et une expérience consommée.
m C'est en arrivant à Paris pour s'acquitter de cette mission qu'à son grand élonnement il trouva l'ablégat Mgr Barthélémy Cordella, archidiacre de l'église métropolitaine de FermOyqui lui apportait la barrette cardinalice. Mais il n'ambitionnait pas d'autre honneur que celui de servir TEglise; il s'excusa, et ferme dans son refus , il renvoya l'ablégat sans vouloir recevoir les insignes de la haute dignité à laquelle le Pape venait de l'élever. Mais à son retour à Rome» nommé à la légation de Ravenne, il dut, sur Tordre exprès du Souverain Pontile, accepter le cardinalat, qui lui fut conféré dans le consistoire du 2 octobre avec le titre diaconat de Saiot-Césaire.
« Pendant qu'il s'apprêtait k partir pour sa légation, le cardinal délia Somaglia se démit de ses fonctions de secrétaire d'Elat, et Léon XII les confia à Bernetti. L'illustre Pontife n'eut pas h regretter de l'avoir associé aux affaires importantes qu'il traitait avec les puissances chrétiennes: le traité avec le roi de Hollande, le soutien de l'honoeur du Saint-Siège, les réformes intérieureSf la défense de l'indépendance du droit ialernatîonal , le maintien du bon accord avec les puissances étrangères , sont les titres de gloire du ministère de Bernetti.
€ Pie Vlll lui confia le gouvernement de la légation de Boloune, oi!^, mal{;ré la rigueur qu'il apportait à 1 administration de la justice, il sut se concilier la reconnaissance de ses administrés.
« Grégoire XVI l'avait confirmé dans cette légation» quand éclata la rébellion de 1831 ; aussitôt le Pape le nomma pro -secrétaire d'Etat, et la rapidité d'action de l'énergique eardinal déconcerta les séditieux; poursuivis, démasqués, mis à jour par ce ministre, Ju'il était diOicile de tromper et impossible a f^ire trembler, ils durent ajourner leurs funestes projets, et les injures que vomirent contre Bernetti les Farini, les Gabussi , les Gualterio prouvent combien il s'était rendu redoutable et odieux à la secte.
c 11 conserva le pouvoir jusqu'en 1836, ^ù ie cardinal Larobruschini lui succéda. A eette époque le Pape Grégoire XVI était entré en négociations avec le roi de Naples pour la délimination des frontières.
« Cette entreprise fut confiée au cardinal Bernetti qui la conduisit avec son talent accoutumé, et posa ios bases sur lesquelles les
deux gouvernements viennent de signer un traité définitif. Il fut bientôt après nommé vice-chancelier de la sainte Eglise, et l'état plus florissant oiï il a porté plusieurs bonnes œuvres témoigne du zèle infatigable qu'il apportait h toutes les fonctions dont il était chargé. Notre Saint-Père le Pape Pie IX lui avait conservé cette haute dignité, et c'est dans le palais de la chancellerie que, le 1'' mai 18^8, il soulfrit avec tant de dignité et de douceur, l'indigne affront des arrêts qui lui furent intimés par les rebelles. Mais après l'assassinat du comte Rossi, le cardinal vint à bout de sortir de Rome, et se retira dans un bien de sa famille h Porto-Siitit- Elpidio, dans la délégation de Ferino. Mais il n'y resta point en sûreté ; car après le départ du Souverain Pontife pour Gacte, les rebelles, maîtres de Rome et de l'Etat pontifical, firent insulter et menacer de mort le cardinal qui, pour se soustraire à leur fureur, dut s'échapper en seciHît et gagner par les routes à peine tracées des Apennins la terre hospitalière du royaume de Na[)les.
« C'est à Mola di Gaëta où il s'était fixé pour être toujours à portée de recevoir les ordres du Souverain Pontife, qu'il apprit les malheurs dont sa famille avait été frappée. Les révolutionnaires, furieuK delà fuite du cardinal, avaient déchaîné leur rage contre sa maison. Les injures, les vexations et les menaces en vinrent au point que le comte Louis Bernetti, avec ses enfants, se vit forcé de s'exilor à son tour et de se retirer dans le royaume de Naples. Mais les fatigues et les angoisses de voyages furent telles, que le comte, accablé d'ailleurs par les malheurs de sa patrie, les meurtres des bons citoyens, la persécution de l'Eglise, fut frappé d'une attaque d'apoplexie, dont il revint avec peine, et que son fils atné succomba h une fièvre ardente. Au milieu de tant d'afflictions, le cardinal implorait, plein de rési« gnalion, la miséricorde divine , et lui offrait en expiation les larmes, les douleurs et les angoisses de ses fidèles serviteurs.
« Après l'entrée des Français à Rome, et quancl le Pape eut fixé sa résidence tempo« raire è Portici, le cardinal Bernetti retourna ft Fermo pour donner Quelques consolations à sa famille. Sa santé était bien affaiblie, et les douleurs de la goutte aggravées par d'autres infirmités le forcèrent de renoncer à toute action publique, et de partager son temps entre la lecture, la prière, la ctnversation avec quelques amis, et le soin des pauvres auxquels il faisait distribuer d'abondantes aumônes.
« Au commencement de l'hiver derniert il fut pris Id'une continuelle oppression de poitrine qui ne lui permettait plus de se tenir couché. Le mai ne tarda pas h augmeor ter, et voyant la mort approcher, il en ressentit une ioie sensible, et répétait à ses amis : Cupio diaolvi et eue cum Chrisio {Philip. 1, 23), et comme ils montraient une
(I) L*einpereur Nicolas lui donna le pas sur les autres ambassadeurs. (Note de fauteur du Dîciionntare.)
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grande Irislesso : « De quoi vous affligezvous? » disait-il, « je suis vieux» et n'est-îl « pas permis, après une si longue route, de « détirer l'instant du repos ? Quelles délices « noos donne et nous a données le monde ? « Fatigues, ennuis, dégoûts, trahisons, mi- « sères infinies : ohl crojez-m*en, h qui a « travaillé pour Dieu et soa Eglise il est « doux de mourir. »
« Bientôt il demanda les derniers sacrements pour se préparer au dernier combat. Le cardinal de Angelis, archevêque de Fermo, lui apporta le saint viatique en grande pompe, et c*elait un beau spectacle de voir ce prince de TEglise si cruellement éprouvé par la persécution et ses longs séjours dans les cachots, donner TAgneau de paix à son collègue dans le Sacré Collège, qui lui aussi avait souffert pour Jésus-Christ. Dès aue le cardinal Bernetti vit entrer son Dieu, il voulut se mettre è genoux, et il fallut que Tarchevêque TobligeAt par obéissance a réprimer ce saint élan d amour de respect et à recevoir la sainte communion sur le canapé où la maladie le forçait h se tenir assis. Alors Je pieux cardinal inclina profondément la tète, joignit les mains, et avec une profonde componction, prononça à haute voix la profession de foi, remercia Dieu do l'infinie bouté qui le faisait venir à lui, lui recommanda son flme qu'il était prêt à rendre entre ses mains créatrices, le supplia d'accorder la paix k la sainte Eglise son épouse, si violemment attaquée par les ennemis du saint nom de Jésus: puis, s'adressent au cardinal-archevêque, il le pria d'annoncer sa mort à notre Saint-Père le Pape, et de le remereier vivement de toutes les bontés dont il l'avait honoré, lui donnantl'assuranca de son intime et constant dévouement. Ces actes et ces paroles arrachèrent des larmes è tous les assistants
« Le cardinal, toujours serein, écoutait avec une ineffable consolation la lecture de
Îuelques pieuses affections, adressait à Dieu es soupirs d'amour et renouvelait le désir de s'unir h lui. Le jour de la fête de saint Joseph, après avoir de bon matin entendu la Messe et reçu encore une fois te viatique, il demanda rextrêmc-onciion. Le soir il reçut la bénédiction in articuto mortU du cardinal-archevêque, qui ne l'avait pas quitté un seul instant. Le 20 mars, étant plus souffrant, on lui offrit quelque remède qu'il refusa en disant : « Tout est fini, » et ce furent ses dernières paroles, par lesquelles il s'offrit à Dieu en holocauste. La cloche sonnait cependant les prières des agonisants, et le cardinal plein de recueillement et de douce paix, se tenait assis sur le canapé sans même reposer sa tête, ce qui faisait croire aux assistants qu'il était fort contre les approches de la mort, comme il l'avait été dans toutes les luttes de la vie. Enfin il s'appuya sur le côté gauche, continuant h s'unir aux prières , répondit Amen à la formule d'absolution que renouvelait le cardinal-archevêque et rendit l'Âme à son Créateur, le 21 mars à six heures du matin.
« II avait demandé qu'on lui fit de modestes funérailles dans la cha[>elle dn Car* mel où est la tombe de sa famille , mais le cardinal-archevêque voulut que les obsè»
ques se fissent dans la cathédrale avectoula la pompe due au rang de l'illustre défunt.
« Le cardinal Bernetti mourut pauvre.
Lui qui avait été dans tant de légations, deux fois secrétaire-«i*Éta(, viceH*bancelier de la sainte Église, romaine, sommiste des lettres apostoliques, commandeur perpé»
tuel de Saint-Lorenzo in Damaso, protecteur et visiteur apostolique de l'Église et du collège des Marches & Rome, membredes sacrées congrégations du Saint-ODice, du consistoire, des évêques et réguliers, du concile, de l'immunité, de la Propagande, dé rindex, des rîtes, du cérémonial, de la fibrioue, de la Consulte, de Lorette, de cent, de l'économie, des affaires ecclésiastiques extraordinaires, des éludes et de celle de la réédification de la basilic|ue de Saint-Paal» il mourut pauvre au milieu de tant de char* ges dont quelques-unes étaient lucratives,
f)arce qu'il versait dans le sein des pauvres es revenus que l'Église lui faisait, se préparant ainsi le trésor qui ne s'épuise jamais dans les cieux.
« Le cardinal Bernetti était de taille haute et robuste : il avait le visage noble , ouvert et serein, le regard tranquille et bienveillant, la démarche franche et décidée comme son caractère. Homme de principes et de foi antique ; il était simple, libre et loyal, modeste dans le succès et digne dans Tadver* site. Il fut constant dans ses amitiés, et nous l'avons vu è Rome, conserver la plus vive et la plus tendre reconnaissance pour les familles dont l'accueil avait adouci son exil en France vingt-cinq ans auparavant. Ennemi déclaré des révolutions, il cherchait surtout à les combattre dans leurs causes et plus d'une fois il s'est montré plein de bonté pour ceux que son devoir et ses convictions l'obligeaient à poursuivre. Enfin il a jusqu'au dernier soupir témoigné par ses œuvres et par ses paroles de son inaltérable dévouement au Saint-Siège. »
BERNIER, Français, abbé de Saint-Crespin de Soissons, fut nommé cardinal en 116(> par le Pape Alexandre III.
BERNIER (Jérôme) , Lombard, thfologien de l'ordre des Frères-Prêcheurs, évèqoe d*Ascoii, fait, en 1586, par le Pape Sixte V» prêtre-cardinal du titre de Saint-Thomas, puis de Sainte-Marie sur la Minerve, et de Saint-Laurent m Lucina^ évêuue de Porto» mourut en 1611.
BERNIER. — Voy. Pibrrb.
BËRNIS (FRANÇOlS-JOAGUIlf DB PlBABBS
de), naquit, en 1715, à Saint-Marcel (Ârdièche), d'une famille noble, mais sans far» tune. — Grâce à sa naissance, il entra d'abord dans le chapitre noble de Brioude« puis il passa dans celui de Lyon. L'abbé de Bernis, qui avait de l'esprit, des manières gracieuses et insinuantes, se rendit k Paris pour tenter la fortune, uu'ii trouva au delà 'Ia ses espérances. Apres queiuues années
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passées au séminaire de Sainl-Siilpice, il se produisit dans le monde, et j fut bien aceoeilU. C'est alors qu'il écrivit ses poésies légères et friroles, ces vers galants» st peu GonTenables'à son état» et qui étaient nonseulement tolérés» mais applaudis dans la haute société» qui se faisait un jeu d'appeler les orages qui devaient éclater bientôt. Toutefois de Bernis» plus avancé en Age, déplora amèrement ces essais» ces oublis de sa jeunesse, et il n'aimait pas qu'on les lui rappelAt. S'ils lui ouvrirent les portes de l'Académie française» ils semblèrent lui fermer, au moins pour un temps, la carrière des bénéGces et des dignités. Le cardinal Pleury, alors premier ministre» et qui avait promis de le protéger» instruit de sa dissi-
{lation et de sa vie mondaine» manda le eune abbé» et» après lui avoir fait les re- S roches que méritait une conduite si peu igné : « Vous n*avez rien h espérer, » lui dit-il, « tant que je serai èla tôtedes affaires. — Eh bien 1 Monseigneur» j'attendrai» « répondu l'abbé de Bernis. Quoi qu'il tfn soit de cette anecdote» elle fit du bruit et amusa le public. Cependant l'abbé de Bernis vivait dans une grande gène, qu'il supportait facilement et avec l'insouciance de la jeunesse. Aimant le monde» il jouissait» avec aliandon» d*une société qui était pour lui un théÂtre» où il pouvait se prévaloir de ses talents» et où il trouvait le suprême bonheur. Ou se fera une idée de la position trèsmodeste où se trouvait alors le futur ministre» cardinal et ambassadeur» qui devait un tour paraître entouré de tant de magnifi- 4!ences» en lisant ces quelques lignes de Sénae de Meilhan : « M. de Ferriol» » dit-il, « prétait h de Bernis les housses de ses mules pour lui servir de couvertures. Quand Tabbé de Bernis allait souper en ville» on loi donnait, en sortant, 3 livres pour paver son flacre. Ou avait d'abord imaginé ce don comme une plaisanterie, lorsqu'il refusait de rester à souper» et objectait qu'il n'avait pas de voiture : cette plaisanterie se perpétua quelque temps. » De Bernis n'en rou- Êssait point» et ne s'en fflchail point. Mais fortune allait changer pour lui. 11 venait d*ètre présenté à M** de Pompadour» et lui avait plu ; il avait plu également à Louis XV. Il obtint une pension de 1,500 livres» avec un appartement au cliAteau. Bientôt» gr&ce à la favorite» il fut nommé ambassadeur à Venise* Ses talents d'homme du monde le servirent h souhait dans ses nouvelles fonolîons; il obtint des succès. Le Pape Benott XlV, qui avait avec celte république des différends» dont les suites pouvaient devenir graves» prit de Bernis pour médiateur» et n eut qa à s'en applauclir. Cette médiation» acceptée par Venise» eut pour résultat de terminer le différend à la grande satisfaction des deux parties. Sa mission diplomatique terminée» il entra bientôt au eonseil, et fut nommé au ministère des affaires étrangères 11756]. C'est alors que chanfM le système politiaue de l'Europe. La rance et la maison d Autriche» rivales et
ennemies depuis plusieurs sièch-s» s*unirent par une alliance offensive et défensive. Cette alliance fut suivie de la guerre désastreuse de sept ans contre l'Angleterre et la Prusse» guerre qui se termina en 1763» par la triste paix de Paris et d'Hubertsbourg. Sous le poids de tant de désastres, qu'il ne fallait attribuer cependant qu'aux fautes de généraux incapables» la France indignée accusait le ministère. Il parnit constant aujourd'hui que Bernis» en cette circonstance» devait être hors de cause. Il avait demandé qu'on n'abandonn&t point la politique séculaire de la France, celle de François 1"» de Henri IV et do Richelieu» politique qui consistait à s'appuyer sur les princes protestants d'Allemagne, pour affaiblir la puissance de la maison d'Autriche. Accablé des revers de la France» qui lui étaient attribués en partie, Bernis remit le portefeuille des affaires étrangères [1758]. Peu après» il fut exilé, et tomba dans une disgrAce complète. Pendant son court ministère, il avait été élevé au cardinalat. Après six années d'exil, il rentra en grAce. En 176&» il fut nommé à l'archevêché d'Alby» et» cinq ans après, envoyé h Rome, comme ambassadeur; h ses autres titres il joignait celui de protecteur des Eglises de France. 11 6t partie des conclaves de 1769 et de 1774. Il fut aussi obligé» au nom du gouvernement qu'il représentait, et contre ses convictions personnelles» de poursuivre l)i suppression» en France» de l'institut des Jésuites. Ce cardinal représentait noblement la France à Rome par l'urbanité de ses manières, les agréments de son esprit» la magnificence de sa maison; ce qui faisait dire à un voyageur : « Sa maison est ouverte à tous les voyageurs de toutes les parties du monde ; il tient» comme il le dit lui-même» Tauberge de la France dans un carrefour de l'Europe. » En 1791» Mesdames de France» Adélaïde» Victoire et Sophie» allèrent chercher un refuge chez lui» et y restèrent pendant le temps de leur séjour h Rome. La révolution avait interrompu le cours de ses prospérités» et l'avait rejeté au point d'où il était parti. Dépouillé de ses bénétlces par les décrets, et de son siège par son refus de serment» il perdait <^00,000 livres de rentes» et se trouvait réduit au dénûment» lorsque le chevalier d'Azara» son ami» lui obtint une pension de la cour d'Espagne. Il mourut à Rome on 179&» dans sa quatrevingtième année. — Outre ses Poésies qui ont été publiées en 1 vol. in^*» Paris» 1797 et 1^5» on a encore de Bernis un poëme sérieux» qui n'a paru qu'après sa mort : La religion vengée. Ce poëme» malgré des beautés de détails, ne peut soutenir la comparaison avec le poëme de La religion de Racine le fils. Ce sont les lettres du cardinal de Bernis qui font le plus d'honneur à son talent. Sa correspondance avec PAris du Verney a été imprimée en 1790. Paris, 1 vol. in-8*; et sa correspondance avec Voltairet en 1799, 1 vol. in-8*. Les Lettres du cardinal soutiennent la comparaison avec celles de
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Voltaire, qui, cepemlanl, en ce genre, élait sur son terrain. Elles se lisent môme avec plus de plaisir, parce quo le cardinal, rerenu h des idées plus saines, y a l'avantage de principes solides, qui manquent h son correspondant, dont il égale d'ailleurs la finesse et l'esprit.
BERTAN (Pierre), né à Modène, élait religieux de Tordre de Saint-Dominique, et il y professa la théologie avec un grand succès. — Elevé par Paul 111 à l'évôché de Fano, en Ombrie, il parut, en cette qualité, avec éciat, au concile de Trente. Le môme Pontife renvoya, en qualité de nonce, auprès de l'empereur Charles V, et Jules U le fil cardinal en 1551. Son mérite était si bien apprécié h Rome qu*il faillit être éleyé au pontificat après la mort de Marcel 11. Il mourut sous le pontificat de Paul IV, le 8 mars 1558, dans la cinquante -septième année de son âge. {Voy. Ughelli, //ai. #acr.;— Petramel- LARius, etc.)
BERTAZZ0L1. — Nous lisons dans VAmi de la religion, du 12 mai 1830 :
«M. le cardinal François Bertazzoli, qui est mort le 7 avril dernier, était né le 1*' mai 175i, à Lugo, dans la Romagne; il fit ses éludes è l'université de Bologne, et s'y distingua par ses progrès dans les sciences comme dans la piété. De retour dans sa patrie, on le fit ciianoine de la collégiale de Lugo; et en môme temps qu'il continuait de s'appliquer aux études ecclésiastiques, il s'occupait et de l'instruction gratuite des jeunes clercs et du soulagement des pauvres. Pie VU, étant évoque d'Imola , remploya dans le gouvernement de son diocèse, 6' iorscju'il eut été élu Pape, :1 le fityeuirk Riime,ie nomma archerôque d'Ëphèse,cbauoine de Sainle-Marie-Majeure, et son aumônier secret. Le nouveau prélat s'acquitta de ces emplois avec zèle et piété. Après rioTasion de Rome, en 1808, il fut contraint par l'usurpateur de se retirer à Lugo, qui était du royanme d'Italie: fut déporté ensuite en France et emprisonne; mais on le rendit ensuite au Pape, dont il partagea la captivité, et avec lequel il déplorait les maui de l'Eglise. Il retourna è Rome avec le Saint- Père, et reprit ses fonctions d'aumônier, ajoutant souvent du siea aux sommes qu'il était chargé de distribuer. Sun attachement •u Souverain Pontife et les services qu'il afait rendus au Sainl-Siége, lui méritèrent la pourpre qui lui fut conférée dans le consistoire du 10 mars 1823. Sa modestie lui faisait regarder cet honneur comme fort audessus de soD mérite. Cardinal, on l'a tu toujours le même, toujours aOable, simple dans son extérieur, ami de la retraite. Léon XII, qui restimait aussi, lui conféra la place de préfet de la congrégalioa des Eludes , et le cardinal justifia sa confiance par son zèle pour une instruction solide et par son assiduité aux autres congréRalions dont il était membre. Le même Pontife le nomma proteclaurdo l'ordre des Carmes, du collège irlandais et de toules les églises d*ir4ande, sur la deiuande des évoques de ce pays. L'é-
TÔché dn Palestrine était devenu vaceot, Léon XII le força de l'accepter en décembre 1828; mais l'âge et les infirmités du canlfnal ne lui permirent pas, h son grand regret, de visiter tout son troupeau. Pie VIII ne lui donna pas moins de marques de bienreillance. Après la mort si prompte du cardinal» son corps fut porté le 10 avril dans l'église de Sainle-Marie de la Minerve, qui avait été son titre presb^térial, et enterre près de la chapelle de Saint-Thomas d'Aquin, pour le* quel le défunt avait une dévotion particu; Hère, et qu'il appelait son mattre et son prolecteur.»
BERTRAND, créé parle Pape Innocent III, en 1212, diacre carainal du litre de Saint- Georges in Veiabrot fut légat en France.
BERTRAND DE SAINT-MARTIN, français, archevêque d'Arles, créé, en 1272, cardinal évoque de Sabine, par le Pape Grégoire X» mourut en 1277.
RERTRAND DES BORDES, Français, évoque d'AIbi , créé en 1310, par te Pape Clément V, prêtre cardinal du litre de Saint- Jean et de Saint-Paul, mourut en 1311.
BERTRAND (Pierre), dit VAncien, naquit h Annonay, en Vivarais. Des sa plus tendre jeunesse il s'adonna à l'étude de la Jurisprudence. Reçu docteur en droit civil et ce* nonique, il le professa longtemps dans .es universités d'Avignon, de Montpellier, d'Orléans et de Paris. Son savoir lui ût des amîf de tout ce qu'il y avait de plus instruit à la cour des Papes, à Avignon, et des rois , en France. Il fut d'abord chanoim^, puis doyen de TEglise du Puy. Ensuite le roi Philippe le Long le nomma conseiller-clerc au parlement de Paris, et la reine Jeanne de Bour* gogne le Gt son chancelier. Bertrand eut depuis l'évêché do Nevers , au'il laissa è saQ neveu, Bertrand de Colombier, pour passer à celui d'Autun. EnGn le Pape Jean XXII le créa, en 1331, cardinal du litre de Saint* Clément, eb reconnaissance de ce qu'il avait défendu avec énergie les privilèges du clergé. En effet, les juges séculiers s'étaieQl filainls aue la jorisdiction ecclésiastique Ût trop étendue et contraire aux droits du souverain. Le roi Philippe de Valois, voa* lant trancher une question qui pouvait avoii des suites considérables, assembla les prélats et les barons du royaume à Paris. Pierre du Cuguières, avocat Ou roi, parla pour les séculiers ; et l'évêque d^Autun défendit si bien les prérogatives du clergé, que le roi
Srononça en sa laveur. On trouve, dani la ibliolhêque des Pire$f et ailleurs, cette Iiarangue de Pierre Bertrand, qui composa aussi un traité De origine et m^^juriêdiciio'^ ntam» Il Bt diverses i()udations pieuses, et, entre autres, celle d'un collège à Paris, dit le collège d^Autun, ou du Cardinal Bertrand. Ce Iprélat mourut [131^8] , à Avignon , dans le prieuré de Montanl, qu'il avait fondé, et où il fut Inhumé. [Voy. Paul Emile; — Dutillet; — (jiQUL'v; — Duplex et Mézerat, iiisl. de France; — Onupure et Ciaco?(ius, in va, Pvntif, ; — Dubreuil, Antiquit<'s df Faris: — Spoîioe, A. C. 1329, u. 14, 12; -