‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 74 sur 350 · CHS · texte numérisé non relu

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Bit qu*aD ministre de voire religion pût re un homme de bien. Je viens vous faire réparation et vous déclarer que je vous estime et TOUS révère comme l'homme le plus Tertueux que j*aie connu. » Il n'y eut pas JDsqu*aui ministres protestants eux-mômes qui ne fussent forcés do céder à l'empire exercé par tant de lumières, accompagnées de tant de vertus. H. de Gheverus, du haut da la chaire, qu'environnaient avec amour 1^ Catholiques recueillant avidement sa

S rôle facile et naturelle, sut encore gagner cœur des protestants; ils Tentendaient airec l>onheur; ils admiraient son élégante aimplicité^ sa noblesse, sa tendre charité. m Dans ses sermons, «disait un iourna! protestant,* déborde de toutes parts l'effusion de la plus tendre piété; il semble qu'un séraphin ait touché ses lèvres d'un charbon divin. » Tant de suecès étaient loin d'enfler d'orgueil M. de Cheverus, il ne cherchait qu*è s*effacer derrière son collaborateur, M. de Matignon, qui, de son côté, jouissait des triomphes de son ami. Celte bonne renommée des deux apôtres rejaillit sur les Catholiques de la ville : leurs ennemis furent birntôt forcés de confesser que les deux prêtres étaient aussi excellents citoyens qa*hommes probes et honorables; et dès lors toute division cessa de séparer les protcslauta et les Catholiques. Triomphe immense et rare 1... La confiance en M. de Cheverns s'accrut à un tel point qu'il était devenu le consolateur des affligés, le conseil do ceux

Jui flottaû'nl incertains sur le parti à prenre dans des circonstances difficiles. Des dames du grand monde n'hésitaient pas à lui ouvrir leur cœur; et l'une d'elles lui ayant dit un jour que ce qui l'empochait le plus d*embrasser la religion catholique, c'était le précepte de la confession, il lui répondit avec un aimable sourire : « Non, Madame, vous n'avez pas pour ce sacrement autant de répugnance que vous le croyez, voua en sentez, au contraire, le besoin et le

Kix; carilj^a longtemps que vous vous conisez à moi, sans le savoir. La confession o*eat 114s autre chose que la contidoiice des peines d« conscience que vous voulez bien m'eiposer pour recevoir mes avis. » Par suite de cette conGance,i! était encore chargé des intértès temporels d'un grand nombre de veuves, d*orphelins, de domestiquesi d'infirmes;... ils avaient en lui un agent d*airaires désintéressé, intelligent et dévoué. Li'S soins multipliés de ces alTaires humaines étaient la récréation de cet homme laborieux. D'abord l'exercice de son ministère, puis les sciences ecclésiastiques et les études profones qui pouvaient lui concilier Testime et l'influence, toujours dans l'intérêt de la religion, la lecture des lions écrivains, notamment de la langue anglaise qu*il possédait parfaitement, c'était là son occupation de tous les jours. Son instruction était si bien appréciée qu'il fut, comme malgré lui, élu membre de toutes les sociétés savantes de Boston, Une piété si douce, des talMts oratoires si distingués, un mé-

rite si éminent ne pouvaient rester ignorés. L'évoque do Baltimore apprit bientôt que! homme il avait sous la main, et il songea dès lors k le placer à la tèle d'une grande église : il lui écrivit donc pour lui proposer de se charger de l'église de Sainte-Marie, de Philadelphie. No pouvant consentir à se séparer de son digne ami, M. de Cheverus refusa l'offre de son évèqne. Néanmoins celte affection pour son excellent collaborateur ne l'empôcha pas de songer l se livrer, avec un nouveau zèle, è des travaux aussi saints, mais plus pénibles. Affligé de la (risle position des Catholiques de l'Ëtat du Maine, il dirigea sqs pas vers re pays, éloigné de Boston de plus de soixante lieues. A Now- Castle, la capitale, il fit bâtir une église propre et décente sous l'invocation de Saint- Patrice, patron des Irlandais, et promit de venir en per^îonne, chaque année, passer quelque temps au milieu de ses frères en Jésus-Christ, pour leur dispenser les sacrements, l'instruction et tous les secours da son ministère ; il s'acquitta religieusement de ce pieux engagement jusqu'en 1812, où un prêtre fut envoyé pour y résider. Cette première mission ne sufflsait pas è son ardeur; il voulut pénétrer jusque dans le pays de Penobscot cl de Passamaquody, peuplés de sauvages nomades, uniquement adonnés à la chasse et à la pêche. Instruit de la langue à récole d'une vieille sauvage et muni de tout ce qui lui était nécessaire pour offrir le saint sacrifice, il partit sous la cotiduilo d'un guide, à pied, le bAton à la main, comme les premiers apôtres, se dirigeant à travers les broussailles et les épines, se nourrissant d'un peu de pain dont il s'était muni, couchant sur quelques brindilles, après avoir, grâce h un grand feu qu'il allumait chaque soir, écarté de son lit improvisé, les serpenta et les animaux dangereux. Quelles furent sa joie et sa surprise tout à la fois, lorsqu'àprès une marche de plusieurs jours, il entendit (c'était un dimanche), un grand nombre de voix qui chantaient, avec beaucoup d'ensemble et d'harmonie, la Messe royale de Dumont. C'étaient do pauvres sauvages qui, sans prêtre depuis cinquante ans, solennisaient le jour du Seigneur, Bientôt réuni à ces Chrétiens, il est accueilli avec joie, traité avec honneur. Cette scène attendrissante se passait à Indian-Old-Town, au milieu d'une forêt. 11 organise Tépoque et le lieu de leurs réunions futures; il fait plus; pour ne pas contrister ces pauvres gens, il se fait violence et partage avec eux un repas dont les meis faisaient bondir le cœur. Au surplus, sa manière de vivre Tavail accoutumé à la sobriété. Pendant son voyage à travers ces tribus, un |)ain grossier lui suflisait, avec un peu de fromage, quand il en trouvait. Il exerçait les fonctions de son ministère, dans les deux trrlms de Passaïuaquody et de Penobscot, avec le courage que la foi seule peut donuer, car il lui fallait, chaque jour, vaincre la répugnance que lui inspirait la malpropreté des sauvages, couverts d'iusectes et dont les

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TAlemcnL^ et le corps exhalaient des odeurs fétides. Mais le bonheur de trouver des Chrétiens si dociles, si chastes, si fldèles, qui, après un laps de temps si long, nV ▼aient pas perdu la foi et pratiquaient les exercices de la religion chrétienne, lui faisait IrouTer légères toutes ses souffrances* On conçoit quelle était la vénération de ces

I)euplades pour le missionnaire que le Ciel eur envoyait : c*élail toujours le chef ou la reine de la tribu qui le servait; et M. de Cheverus exerçait un tel empirei qu'un jour il empêcha, pendant quelque temps, un navire chargé de rhoro de débarquer sa marchandise, et que, le caf)ilaine ayant mis à terre quelques barriques» il bs fit enfoncer par les habitants. Ceux-ci s'empressaient de le guider à travers les bois, sur les Tacs, sur la mer, quand son ministère le demandait, et toujours avec une adresse et une complaisance extrêmes. M. de Cbeverus était encore consolé de ses fatigues par les sentiments généreux qu'il retrouva dans ces cœurs si rudes et si simples ; ils ne pouvaient croire au supplice de Louis XVI, dont un voyageur anglais avait porté la nouvelle dans ces solitudes, tant les Jésuites, qui les premiers les avaient instruits de la religion chrétienne, leur avaient donné des Français l*idée d'un peuple généreux et bon. Quand M. de Cheverus eut été forcé de les détromper, un sauvaçe attrislé lui dit: « Père, puisqu*il en est ainsi, je n'aime plus les Français... Ils devaient le défendre et mourir... c'est comme si Ton venait pour te tuer chez nous, comme si nous te laissions tuer. Mais nous valons mieux que les Français; nous nous ferions tous tuer pour te défendre. » Après trois mois d*apostolat dans ces tristes contrées, M. de Cheverus revint è Boston en 1798. One occasion de déployer son zèle l'attendait. Pendant tout le temps que sévit la fièvre jaune, on le vit s'exposera la mort pour soigner les malades les plus abandonnés. Il était rinfirmiur et l'apôtre de la ville; et quand ses amis lui représentaient au'il exposait une vie utile à la religion et a la société : a II n'est pas nécessaire que je vi ve,» réponditH'l, « mais il est nécessaire que les malades aient des soins, les mofibonds dj9s secours. » Voici comment un voyageur raconte les soins que lui prodigua le vicaire de Boston, son compatriote... « Je devais éprouver moi-même jusqu'où pouvait aller son dévouement. Je fus atteint par la fièvre dangereuse qui souvent ravage ce pays. A la première nouvelle de cet accident, accourut près de moi le consolateur, que n'avaient pu retenir Ihs craintes de la contagion. Pendant ma maladie, je sentis souvent se ranimer ma main défaillante pressée par la sienne. Malgré mon accablement, je pus distinguer, dans le ton de sa voix et dans l'ex* pression de son regard, sa tendre sollicitude. Son cœur gagna mon cœur; une éloquence |)er8uasive parvint à tranquilliser mon esprit, peut-être encore plus malade que mou cœur; enlln ses visites réitérées, iomtes aux soins de M. de Valnays, consul

de France, et de sa ftlle, mes respectables amis, me rendirent la vie. » Ce dévouement lui conquit le cœur de tous les habitants de la ville, mais il se dérobait avec modestie aux honneurs et à la reconnaissance dont H était l'objet. La considération, dont il jouis* sait, était si grande, que les magistrats fai« saient quelquefois fléchir pour lui la rigueur inflexible des lois; enfin il obtint un plus grand triomphe, celui de rendre aux Catho» liques la liberté de conscience, en faisant abolir un serment qui leur avait ét4 demandé jusqu'alors poiN* voter dans fes assemblées. Cet homme, qui faisait rendre à chacun son droit, prouva qu'il était bon eU toyen, que les intérêts de sa nouvelle patriîe étaient devenus les siens ^ car, lors de le guerre des Etats-Unis contre l'Angleterre^ on le vit travailler de ses mains aux fortifications que les habitants de BostOD élef êiaol pour la défense de leur cité.

y. Enfin le projet qui occupait depuis si longtemps M. de Cheverus , celui de bâiir une église plus grande et plus couveoable» allait être réalisé par ses soins et par sa pei^ sévérance. On le voit ouvrir une souscrip» tion , et le président des Etats-Unis s'inscrit le premier. Cet exemple est suivi, et les fondements du pieux édifice sont jetés ; maie il ne veut point que les travaux continuent » avant d*avo>r assuré de nouveaux fonds« afin de n'exposer personne h des pertes : et jusqu'à racnèven>ent de l'édifice, ils ne furent repris et continués que selon la re^ cette. Pendant que ce temple s'élevait, le concordat , signé entre le Pape et Napoléon,, permettait aux évêques et aux prêtres éaii« grés de rentrer en France et d'y exercer leurs fonctions. Quel fut alors le combat qal se livra dans le cœur de l'exilé , lorsque ses parents le conjurèrent de revenir dans sa patrie, à Mayenne, qui attendait son pas« leur? Comment, d'un autre côté , abandoa^ ner ses chers Américains? Comment , sur* tout, se séparer de son père, de son ami. M. de Matignon? Dans celte perplexité, il lui fallait connaître la volonté de Dieu. Coih sulter humblement M. de Carroll , son évfr< que, sur les questions qui s'agitaient dans son esprit, fut le parti qu'il embrassa, décidé à l'obéissance envers son supérieur. Les raisons que lui donna son évêque, dans une lettre du 9 avril 1803, le décidèrent è rester. Après de longues irrésolutions, il annonça à ses ouailles, le dimanche après Pâques, qu'il resterait au milieu d'elles p partageant leur bonne et leur mauvaise for* tune , qu'elles lui tiendraient lieu de ses parents , de ses amis de France, dont il se privait pour elles. Dès ce moment , la cons* truction de Téglise n'éprouva plus d*inier« ruptioii , et, quelques mois après, elle était inausurée, avec pompe., au milieu d'ua grand concours de Catholiques et de protestants. L'abbé de Cheverus était tout entier aux travaux de son ministère, lorsqu'on lui adressa , des prisons de Northampton, une lettre qui l'aftpelait è une triste fonction» Deux jeunes Irlandais catholiques, condam^

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DES CàRDWAOX.

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nés I mort pour un erime gu*ils D*avaîenl pts coromis» lui aTaiant écrit afin de récla« niar l'assistance do son ministère. II accourt. Il les console, il irouTC dans son cœur et dans les sublimes enseignements de la foi las moyens d*adoucir les angoisses de ce dernier moment. C'est la coutume aux Etals- Vnis de conduire au temple le condamné

Kor ou*!l y entende un discours funèbre médiatement aTant Texécution. L'homme évangélique, montant en chaire» aperçoit Dne multitude de femmes , accourant de V toutes parts , pour assister au supplice de ces infortunés. Alors , d*une voix forte et aéfère, il laisse tomber ces paroles» qui ne eonrienoent pat seulement aux Etats-Unis, •vais è des contrées de l'Europe , qui se d'senl civilisées: « Les orateurs ,» s'écrie- IhJ,» sont ordinairement flattés d'avoir un auditoire nombreux, et moi j'ai honte de celui que j'ai sous les yeux. Il est donc des horomes pour qui la mort de leurs semblables •st un spectacle de plaisir , un objet de cu« riosilé I Mais tous surtout, femmes, que Tanei-Tous faire ici? Est-ce pour essuyer les sueurs froides de la mort, qui découlent du visage de ces infortunés? Est-ce pour éprouver les émotions douloureuses que cette scène doit inspirer à toute flme senfible? Non, sans doute : c'est pour voir leurs engoisses, et les voir d'un œil sec, avide et empressé. Ah I j ai honte de vous; vos yeux sont pleins d'homicide. Vous vous vantez d*6lre sensibles, et vous dites que c'est la première vertu de la lemme ; mais si le supplice d'aulrui est pour vous un plaisir et la piort d'un homme un amusement de curiosité qui vous attire , je ne dois plus croire h votre vertu; vous oubliez votre sexe, vous en faites le déshonneur et Topprobre.... » Biles se retirèrent honteuses et confuses, rougissant de leur curiosité barbare. De retour è Boston, une autre œuvre Tattendait : c'était la conversion d'une dame riche, élerée dans la religion protestante; elle eût bien désiré que l'abbé de Cheverus vint à Philadelphie, qu'elle habitait, pour l'éclairer sur s»s doutes. Mais il ne pouvait pas quit- 1er son troupeau , au milieu duquel il était nécessaire. D'ailleurs il trouvait peu convenable d'aller donner des levons de catholicisme dans une ville qui avait de bons Îrètres. Une correspondance s'établit entre l**Seton et lui. L'effet de ses lettres fat décisif; celle qu'il avait convertie se tit ,

(7) Ces paroles forent adressées à M. Milberl, vepigeiir irauçais. H raconte en ces termes coiii- Menl il fll la connaissance du vénérable évéqne : I DansTéié de 182U, Je venais d'explorer lotîtes les «MNifagiies des Etals de Veraiont et de New-llamp- «faire; J'étais lourdement chargé des collections dïiistolre naturelle qocj*avai8 recueillies dans cette ascursion. Comme je suivais les bords pitioresqiics da Mérimack, je Tus rencontré par M. de Cheverus,

Sa! faisait alors une tournée pastorale dans son Hicèse. Surpris de mon état tie iatisue, ce boa prélat, loui en louant mon zèle pour la science, uradressa des reprorbes |)leiiis d'alfertion. Puis il nie dit: • Asseyuns-nous ici, uiouiiez-iuoi \os roches.

d'après son conseil, sœur de charité, et créa une école de pau4rres dans le Marylaiid , devenant ainsi la fondatrice de la premier* communauté de femmes aux Etats-Unis.

En 1808, M. Carroll demanda l'érection de quatre nonveaui sièges, dont un serait à Boston pour toute la Nouvelle-AnglPterre* Il avait d'abord pensé h l'abbé de Matignon, qui, par son âge 9 semblait avoir des droits k cette préférence. Mais le vénérable doo« teur, h peine instruit de ce nouveau projet^ fit tomber le choix sur son ami« Le 8 avril 1808 , Pie Vil donna le bref qui établissait les quatre nouveaux évèchés. Les bulles, à cause des troubles de l'Italie et de la bdotI de celui qui les portait , n'arrivèrent aux Etats-Unis qu'en 1810. L'abbé de Cheverua fut sacré è Baltimore , le i*' novembre, en

Eésence des évoques de nortvne et de Phi* Jelphie. Le 4, il prêcha dans la mèma cathédrale, pour le sacre de M. Flaget» nommé évèq^ue de Bardstown.Son discours, h cette occasion, fut admirable; mais il était trop modeste i^our permettre que ce discours fût livré a l'impression, comme on l'jr sollicitait. Les cina évêques profitèrent de leur réunion pour laire quelques réglementa relatifs h l'administration de leurs églises. Arrivé è Boston, le nouvel évoque redoubla d'humilité, de soins et d'égards envers son digne ami, devenu son second. Sa vie étnil simple et frugale comme auparavant ; une chambre fort exiguë lui tenait lieu de salon de réception, et quand il la montrait k ceux qui venaient le visiter, il leur disait: «Voua voyez le palais épiscopal; il est ouvert k tout le monde, a Ses meubles corres|)on« daieut k l'appArlement (7). Le nombre des chaises était si restreint, que les visiteurs étaient parfois obligés de s*asseoir sur son lit, composé d*un seul matelas. Cependant tout était propre et décent. Les dimanches et les jours de fête , il se plaisait h donner è dîner aux Catholiques trop éloignés do l'église pour s'en retourner a leur maison

{)rendri4 leur repas. Quelque nombreux qu'ils lissent, il savait suffire è leurs besoins,'aveo la joie et la cordialité d'un père an milieu de ses enfants. Pour se donner cette satis^ faction , l'évoque , qui n'avait d'autres res« sources que les auinônes des fidèles, se privait des choses les plus nécessaires h la vie, ot se condamnait a des travaux publics, que d'autres auraient trouvés ignobles. C'i*st ainsi qu'il fendait le bois k brûler. S'il con^

vos crustacés, vos végétaux, toutes vos richesses; vidons le sac et vos poches aussi,]e vcui loutvoir.i Mais je m^aperçns qu*en paraissant examiner avec soin ces productions naturelles, qui n*:ivaient pour lui qu*un médiocre intérêt, il en faisait deux pans, et je demandai pourquoi il agissait ainsi. 1 Je fais à chacun notre part,» me rëpondit-il; c ce second sac est pour mol, gardes seulement votre portefeuille da dessins ; je le veux ainsi. N,ous allons marcher doucement jus4|u*à L«iwell ; de Ik par le canal de llîddlesex, nous parviendrons sans fiitigue jusqu*k Boston ; » et, malgré tout ce que je pus faire pour nry opposer, la bon évoque se chargea d*une partit de mes colleciioas.

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