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S|ui lémoiKUt'nt do »a «oienoo ol «lo «a pn^onde éruililion ; on peut «u voir to« lihaa dans M. Artaud.
U a élé l'ocoasion d*uno fonlo de pnlilb>rt<tiouSt dont voici le» prlnclpaloii t L Nn* m#iI de pifcti csNc^raaHl In il^mitHd^ ^til# ftit» aoira .Suiaf-I^ilra h h^pe IS> lll, h IK nadl 1801, auj: éréqueê Uf/Uimp$ di» fVnMc*. d# U déêniiiion (i9 hur$ «ii'f^rji « IMtM, II. f tt^M pondanee aH(h$HUqHP de In vnnr de Nimh# avec la France^ depui» l'invati^H deêKtntêdn SainhP^re jmr In Vrnn\uii$, Piiiln, |HU, iii"8'. 111. Ùc la p^rii^cN/iuN de l'Kifliee «imm Honaparte^ pur nie i.a Pi.4i:r, 1 vol. In N\ IV. UiiiQin dt$ mulAfiir i «I d« la ta^lMiê
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de Pie VU, par A. de BBAtcuAiip, Pdris, 181^, 1815 • 1823 f in-12. V. Mémoires pour $ervir à Vhistoire ecclénasdque pendant lexviii' siècle^ par Pigot« 2' éiiiiion, Paris, 1815, 1816, i vol. in*8°. Vl.Pr^ci* historique sur Pie VJlf par Jean Cohen, Paris, 1823, in-8% VII. Mémoires historiques sur les affaires ecclésias' tiques de France pendant les premières années du XIX* siècle , par Jauffrbt, Paris t 1824> » in-8^ VIII. Histoire générale de l'Eglise pendant les %\ m* et xix'sièclesj par M. Hknrion, Paris, 1836, 3 vol. in-8'. — M. Artaud a publié aussi une Histoire de Pie VII^ qui a obtenu plusieurs éditions» et qui a été traduite dans presque toutes les langues do l*Europe.
CONTARINI (Gaspard), issu d*une famille ancienne et illustre de Venise, commença ses éludes dans cette ville, et les termina à Padoue, sous le savant Pomponace, contre lequel il écrivit depuis un ouvrage sur l'immortalité de ffline. — La république le nomma son ambassadeur auprès de l'empereur Charles-Quint. Il s'acquitta si bien de cette mission, qu'à son retour, il obtint, dans sa patrie, un gouvernement considérable. Peu de temps après, il tut envoyé à Kome avec le môme caractère d'ambassadeur. On lui donna encore la mission d'aller i Ferrare pour la délivrance du Pape Clément Vil que les impériaux avaient emmené prisonnier, eu 1527, après le sac de Rome. Contarini servit utilement dans celle occasion, et dans plusieurs autres. Le Pape Paul m le revêtit de la pourpre en 1535, l'envoya, comme légat en Allemagne en 15^1, et^ le nomma pour présider, avec le caractère d'un de ses légats, au concile général qu'il voulait assembler à Manloue ou à Vicence, et qui s'ouvrit entin h Trente, en 15ib^5. Mais sur quelaues difficultés qui éloignèrent l'eiécution de ce dessein, il fut chargé de la légation de Bologne, où il mourut, âgé de 59 ans, en 1542, au moment où le même Pontife venait de le désigner pour se rendre encore auprès de l'empereur Charles-Quint. Le corps de ce prélat distingué, qui était évoque defiellune, fut déposé dans l'église de Sainte-Pétrone, d*où Louis et Gaspard Contarini, ses neveux, le firent transporter à Venise. On doit au cardinal Contarini les ouvrages suivants : I. De tmmortalitate animœ contra Pomponacium ; IL De septem Ecelesiœ saeramentis; III. Deop» timi antistitis officio ; IV. Scholia in episto^ las B. Pauli; V. Summa conciliorum : Vl. Confulatio articulorum Luthtri; VIL Depo^ testatePapœ; Vlll. De prœdestinatione : IX. De libero arbitrio; et plusieurs autres traités, tant sur la Ihélogie et la philosophie , que sur la politique, le tout imprimé 5 Paris, 1571. L'était un excellent humaniste, écrivant le latin avec correction et élégance; mais il est plutôt philosophe que théologien. Son ouvrage sur l'immortalité de l'âme, contre Pomponacius, est entièrement pbiiosopbiquo. Il ne fait qu'effleurer son sujet dans le Traité des sacrementSf qui est plutôt »B0 iDStruction édifiante » qu'un ouvrage
de liiéologic ou de coniroverfse. Ses deni livres, du Devoir des évéques^ contiennent de sages préceptes et des maximes utiles pour la direction d'un évèque. Ses Sehoiies sur lesEpUresde saint Paul expliquent, avec une rare sagacité, le sens des passages les plus difficiles. Quant à la Somme desconcites^ ce n'est qu'une histoire abrégée des principaux conciles, jusqu'à celui de Florence, qu'il appelle le neuvième œcuménique. Dans son traité De la puissance du Pape^ il soutient que le pouvoir qu'il a de gouverner le troupeau de Jésus Christ a été donné par Noire-Seigneur à saint Pierre, et que ce pouvoir est de droit divin. Dans les Traités de controverse contre Luther^ sa méthode est d'expo.^er la doctrine de TEi^lise, et de faire voir qu'elle est conformée TEcrilure sainte, et que les novateurs ne l'attaquent que sur de fausses suppositions, ou par de mauvaises raisons. En parlant De la prédestination^ il n'hésite )»oiut à déclarer qu'il ne so range pas h l'avis de saint Augustin, qu'il no croit pas que les hommes souffrent la peine du sens h cause du péché originel; il croit qu'ils la souffrent à cause des fautes actuelles qu*ils commettent en résistant h la grâce, et qu'il dépend, non de reflicacilé seule de la grflce, mais de notre volonté, de vaincre cette résistance. Il convient bien que la prédestination doit être attribuée h la miséricorde de Dieu, qui prévient, par sa grâce, tous nos mouvemenls; mais la volonté contribue selon lui à l'efllcacité de la grâce. Il conseille aux prédicateurs, obligés d^ parler de ces matières. Je le faire rarement, et avec beaucoup de réserve, et de recourir toujours à la hauteur des jugements de Dieu 1 A l'objection des impies oui disent : « Si je suis du nombre des préuestmés» jo serai sauvé; et si je suis du nombre des réprouvés, je serai damné, quelque chose que ic fasse, » il répond qu'ils pourr.iient dire la même chose de tous les autres événements de la vie, dont Dieu n^a pas moins la prescience, que du salut ou de la damnation; il montre encore que la cause de la damnation n*est pas la réprobation, comme celle du salut est la prédeslination; que, quoique Dieu ait connu, de toute éternité, les prédestinés et les réprouvés, celte connaissance n*ôle point la contingence ni la liberté, et qu'on ne peut douter que, si l'on vit bien, on sera sauvé, et que, si l'on meurt dans le crime, on sera damné; qu'enBo, dans l'incertitude de son sort, il faut travailler à son salut avec confiance. A la fin de ce traité, il flétrit l'assertion insoutenable de ceux qui avancent que les péchés des élus sont agréables à Dieu, et qu il a en horrear les bonnes actions des réprouvés. Ce cardinal, qu'on a accusé, h tort, d'avoir des opî« nions favorables aux prolestants, a traduit aussi le livre des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, son ami.
{Voy. Jean de la Casb. Vie du cardinal Contarini :—?aM\ Jove, Elog. doct.^ c. 100; — Uariubbrt 2 — Pierre Justiniani ; — Ugbblu ; — AoBERT ; — Baltbasar Borifaci;
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DES CARMNAUX.
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— Lbviiib; — Mare-Antoine Flaiii!iii'«; <— Di?Piif, Bibliotkique des amt€ur$ eceiésiastiq.^ svi* wUeU.) Vmeî son éloge par le P. Alby [16ii] : «Comme la meilleure et la plus grande mé* decine, esl(au dire du prince des médecins) ne poinLuser de médecine • aussi la meilleure el la plus grande fortune est, ne |K>int oser de fortune» mais de la vertu seulement» qui rend autant honorable les rebuts que les faveurs de la fortune. Certes» encore que la fortune se donne ordinairement plus à ceuT qui sont moins dignes d*elle el moins capables de la vertu ; si est-ce qu*etle se tient sou vent bien honorée de suivre la vertu qui la fuit» et de faire le train de la cour de relie qui la désestime. Etant vrai que ce D*est pas seulement à la majesté des rois d*éclairer des rayons de leur grandeur tout ce oui est à leur suite et h leur service» et de faire porter k leurs servants le nom do
! grands» puisque la majesté de la verlu en ait bien autant» honorant la fortune qui la suit comme sa servante» et dorant ses présents de ses augustes et divines lumières. Ce qui a bien paru en tout le cours de la vie du cardinal Coniaren » qui» ayant toujours reçu moins dMiocneiir Je la fortune qu'il n'avait de mérite du fonds de sa vertu, a fait condamner la fortune non moins d'aveuglement que de chichelé envers lui ; et fait estimer les faveurs qu'il en reçut pour avoir été honorées de la dignité du ses mcaurs et de l'éclat de sa vertu» et rehaussées des ornements de sa vie.
« Il s'éleva à la haute réputation, h laquelle il parvint de bonne heure, par tes rcarches d'une bonne nourriture» gu'il prit premièrement h Venise» par le soin de ses l>arents» personnes illustres en cette republi(jue» et dont. le mérite était encore plus éminent que leurs charges. De Venise» il alla continuer ses études en l'universiié de Pavie sous le savant Pomponace» de qui il apprit les secrets de ta philosophie. Et quoique cet homme» pour trop se relâcher à la licence de ses sentiments» débitât souvent dans son école» l'arsenic pour le sucre» et fit passer» par Tillusion que son autorité faisait dans les esprits de ses disciples» quel* 2ues erreurs éclatantes pour des vérités ; ontaren, néanmoins» Gl un si juste discernement par la vigdeur de son bon sens et par la pureté de son intelligence» des débauches de l'esprit de son maître d'avec ses fortes et solides spéculations» qu'il prit de lui la vérité de la science el la solidité, lui laisaant la vanité et l'enflure.
« Et il ne se contenta pas d'eiceller en la science mondaine» dans un degré qui relevait autant par-dessus ses comoagnons qu'il rapprochait de son mattre» s il n'excellait encore en la firofession de celle haute sagesse que Socrate n*a pas fait descendre du ciel en terre» mais que Dieu môme y a apportée» vivant dans une grande modestie»
piété el pureté de mœurs. Ce qui rendit sa réputation si pleine et si parfaite» qu'elle roisplissait déjà, au jugemeol des aiieui
sensés» le mérite d*une grande et florissante fortune.
« Aussi» k peine fut-il sorti avec regret des exercices de TAcadt^miet i l'occasion du siège et de la prise de la ville de Ravie» et depuis retiré h Venise» qu'il fut envoyé ambassadeur do la république» pour des affaires très-importantes» devers l'empereur Charles-Quint; en laquelle négociation» durant cinq ans qu'il fut auprès de rem|)ereur» l'accompagnant en divers voyages, en Italie» en Flandre» en Espagne» il rendit de très-grandes preuves de sa suflisance» faisant voir» en ce premier emploi» que l'élude et la méditation lui avaient appris ce que savent les hommes consommés en la science des affaires» et ce qui s'attend de l'âge et de Texpérience.
« Aussi» la république retira tant desatisfijction du succès de cette firemière ambassade» qu'elle l'honora d'une belle charge dans la ville» et d'un gouvernement dehors: et pour ne laisser point flétrir la verdure d'une vertu si généreuse» et si propre à la négociation » renvoya incontinent après pour résider ambassadeur ordinaire auprès de Sa Sainteté. Dans laquelle charge il ménagea si heureusement» et avec tant d'adresse» les droits de la république» avec la dignité du Sainl-Siége : le zèle avec la prudence, et les vertus civiles avec les chrétiennes» qu'il contenta incroyablement le Pape» et sauva les libertés de la république» pour qui il agissait , donnant de grandes preuves en toutes occasions» qu'il ne s'était pas moins conseillé avec les raisons d'Etat» qu'avec celles de la religion et de la conscience.
« Et il emporta la gloire d'avoir agi en celle fonction, non moins pour l'honneur et l'intérêt de l'Etat particulier de la république» jque pour celui de l'Eglise, et pour le repos de la chrétienté, ayant accompagné le Pape Clément Vil au voyage ou'il ûl h Boulogne pour le couronnement Je l'empereur Charles» où il fut choisi entre un grand nombre d'excellents hommes pour trouver, |)ar la prudence de son jugement, les voies d'accommoder les deux plus hautes puissances de la terre» de croiser les clefs sur l'épée, el d'appointer les droits de l'Eglise avec les prétentions do l'empire.
« Tant de belles et éclatantes actions de Coniaren exposées aux yeux des Etats étrangers» rendirent sa patriejalouse do jouir d'un bien» qu'elle jugeait lui dire d'autant plus nécessaire, qu il lui était plus propre et plus acquis qu'à tous. Dont étant revenu de son ambassade, il fut choisi par les vœux de tout le sénat à la dignilé de grand sage et de conseiller de la république. Dans lesquelles charges» comme il eut touiours devant les yeux qu'il n'était plus à lui» mais à sa patrie» il fll aussi des. intérêts de l'Elit les siens propres» et de l'utilité publique le sujet de ses passions particulières, donnant de grandes preuves, non moins de sulUsance el de sagesse dans le conseil» çiuo de tldélilé el (l'intégrité eo l'administration de la lut
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tice« dans laquelle il eut toujours les yeux aussi clairvoyants (jue les mains pure«.
c II était bien éloigné de se rendre injuste par la connirence ou par la récompense du TÎce» puisqu'on ne sul jamais le rendre am« bitieux par la récompense de la vertu. Ce qui parut bien, lorsque le bonnet de cardi- Tial lui fut envojé par le Pape Paul III, sur la seule recommandation de sa vertu, dont )a réputation était alors très-grande en la cour de Rome. Car le bonnet lui ayant été apporté comme il était au sénat, il se montra si fort d*âme et de résolution, et si généreux au mépris de ce présent d*honnenr (ce qu'un chacun aperçut en Témolion dédaigneuse qui troubla et colora son visage) qu'il tint à peu qu'il ne le refusât. En quoi il eut suivi l'inclination de tous ceux qui intéressaient leur affection au bien de la république, dont l'un des plus graves sénateurs prononça hautement, que le Pape, par eelte promotion, avait plus désobligé qu'il n'avait obligé lecr ville, lui enlevant le meilleur de ses citoyens, l'appui de son conseil, et la couronne de sa gloire.
« Dam celle nouvelle dignité, il ne se peut dire combien il- parut modéré, et comme sa douceur, son affabilité, sa probité, sa clarlé,son zèieet ses autres vertus, qui étaient les singuliers ornements de sa première condition, jetèrent depuis de plus beaux rayons à travers cette glace de pourpre. Il avait l'œil et le cœur toujours ouvert sur ies nécessités des {lauvres : et disait que la fonction la plus propre de ceux qui sont élevés aux dignités* était de secourir les misérables par les effets salutaires de leurs vertus; et qu'ils ne tenaient point ce haut rang sur les peuples qui sont au-dessous d'eux, cjue pour soulager par leur charité toutes leurs misères, comme le soleil digère par sa chaleur toutes les vapeurs de la terre.
« H était libéral de ses biens envers les hommes savants, selon r^u'il avait reconnu leurs qualités et le mérite de leur esprit; •t principalement vers les Grecs, pour ce, disail-il, que celtcr nation nous avait enrichis des plus belles connaissances des lettres. Et il n'était pas moins curieux de profiter de leurs entretiens, qu'il était soisnenx de les obliger de ses libéralités : quoi qu'à vrai dire il fût alors peu de personnes mieux versées que lui en la connaissance des langues et de la philosophie, et qu'un des {ilus habiles ^ilosophes de ce temps-là aie écrit que» traitant souvent avec lui des plus hautes matières » il l'avait reconnu d'un esprit si perçant et d'une doctrine si éminente, qu'il était quasi entré en doute, si ce n'était
f>oint quelque Intelligence céleste qui parait dans un corps assumptif.
« Il a laissé des marques glorieuses h la postérité des plus pures lumières de son esprit, et notamment en l'ouvrage immortel qu'il composa à l'âge de trente ans ^ limmarialUé de /*tfms , contre son maître Pomr ponace, de qui il abattit les faux raisonnements par la solidité et par la force de son
discours , avec autant de gloire d'avoir décrédité en ce sujet fa licence essorée de son contretenant, que d'avoir défendu la réputation d'une vérité, qui est un des fondements de la religion , et nn des soutiens de la vie civile. Et il n'avait pas seulement l'esprit subtil et hautement illuminé, mais encore fort prompt à concevoir, et k produire ses pensées. Témoin le traité qu il a composé De ta puioance du Pape qui , n'ayant été aue le travail d'une nuit , a été jugé digne ae voir les soleils de plusieurs siècles.
« Il exerça encore la fécondité de son esprit avec louange dans les matières sacrées, des sacrements de l'Eglise, de la justification, du franc-arbitre, de la prédestination, et sur lesEpîtres de saint Paul, où il fait autant briller les lumières de sa doctrine, que les flammes de sa piété. Il avait de bonne heure consacré i Dieu ses affections par la profession au'il faisait d'une vie dévote» pure et séparée de la foule des vanités et des périls de Thonnèteté, k laquelle il s'appliqua plus sérieusement depuis qu'il eut fait leê exercicee tpiritueh^ sous la direction de saint "Ignace, qui jetèrent en son âme les saintes semences, d'où sortirent après et se levèrent les boutons odoriférants des vertus qui se montrèrent dans un lustre très-parfait en tout le cours de sa vie.
« L'inclination et l'habitude qu'il avait aux exercices de la piété et de la charité chrétienne l'occupaient saintement k Roran» quand les troubles funestes que l'hérésie et les guerres avaient apportés k rAllemagne, obligeront le Pape k le distraire de son repos pour l'envoyer son léçat devers Teui-
Cereur, k qui il avait autrefois été fort agréale, et auprès de qui sa suflisance et sa probité lui avaient également acquis l'estime et la bienveillance. En laquelle négociation, nonobstant la confusion des affaires qu'il rencontra en ce pays-lk, il donna tant de satisfaction k l'empereur, que le ramenant en Italie, où le bien de ses affaires l'appelait, il voulut qu'il l'accompagnât partout, et marchât toujours auprès de sa personne, aux entrées solennelles qu'il fit dans Milan et dans les autres villes; afin qu'il eût part aux acclamations des peuples, comme il l'avait eue aux soins et aux peines qui préparaient k l'Italie aflliçée, et k toute I Europe une heureuse tranquillité.
« Ce fut un grand argument de son mérite extraordinaire qu'il fût nommé par le Pape pour présider comme l'un de ses légats au concile général, qu'il voulut assembler k Mantoue et k Vicence, et qui depuis fut tenu k Trente. Mais cependant sur quelques dif* Qcullés qui éloignèrent l'exécution do ce premier dessein , il fut envoyé avec de (grands pouvoirs légat k Bologne, où il mêla avec tant d'adresse rellicace avec ia douceur du gouvernement, qu'il fil que les. Bolonais rendirent fidèlement l'hunoeiir au Saiot- Siéçe, l'obéissancQ k l'Eglise , la soumissi^'n
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attifé 4a «ruiAs sirai ^ La dirêliaail^ , la ■raarai! JTuie f uaesaa cl f èeérUe désola* lâoa. Ifaîs coBiSM? il éuit sar son f «arteoieiit pow le voyage «TAlleaDagna qoll enlrepra- ■ait d'aa^gruad courage, nonobstant ses îndisfvaitîoftSv poor tnTail]er i une néoMdKaliao si Déoessaire an publie , ÎJ fut soudaÎDCflaent alleinl d* une fièvre asseï Tkilenta qui épuisa bienl(it les restes de sa ligueur et 4a sa vie, et finit ses jours au septième 4e sa maladie, et eo Tannée cint^uanteneoTièaM de son Ige, après qu^îl eut rendu compte è Dieu des péchés de sa Tîe, et i loote Passistanee par un dénombrement apécial des singuliers bienfaits dont la providence de Dieu avait pris le soin de rélever» pour lesquels î! disait qo*il avait vécu et mi*il mourait ingrat. Ft néanmoins quelques sentiments l»as qu*il eût de luinaéme, il est certain qu'il passa glorieuse* Dent SB vie, et ne chen-ua de gloire que dans les emt^ois où Dieu trouve la sienne; ayant mérité» qu'après avoir vécu pour riioDneor du Saiiit-Siége , et pour le bien do publie, il mourût dans Tohéissanco de i*un, et au service de Tautre. Le Pape Paul 111 ayant appris la nouvelle de son heureux tré-
ri : Vrai Dieul (dil-il, frap|uinl du iKiing table où il était assis) le grand sujet que l'Eglise a perdu. Son corps lut quelque temps gardé en dépôt dans Téglise de Saint- Petroine h Boulogne, et depuis transporté h Venise pour être mis au tombeau do ses devanciers. »
TOHBBAU ru CAROIMAL COMTAREN.
Gentarene tllrf pietas duin dia pareiiiai fitqneriiarlongoainiftsum respublica luctii, Ile ait, îllaitres aninue, viialia secU Heruuui, et vestri atlilelc eioriiaie scpulcrum. Ploribos, liic veris docuii raiioiiibus esse liBinortaletii animam, sumnia deineiiiccreatam.
Obiil nondum sexagenarius an. MDXLII.
Janus Vilalis amico pos.