‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 95 sur 350 · DOM · texte numérisé non relu

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biens et de se.^ emplois. Sa conduile, dans ces circonstances difficiles , fut celle d*iin homme de tête. Quand, en 1602, le comte Maximilien, son second frère, mourut sans enfants, il hérita de toutes ses seigneuries, qui lui permettaient de soutenir avec éclat la dignité de prince. I/empereur le Qt prince ue l'empire, avec la clause favorable de pouvoir transférer ces dignités à l*un de ses neveux. Il choisit Maximilien, fils de Sigismond, son frère aîné, et le fit héritier de tous SCS biens, ainsi que de sa dignité de prince : ce qui fut confirmé, en 1631, par l'empereur, qui ordonna que le fils atné, dans la ligne directe, demeurant personne séculière , posséderait le titre de prince de Tempire. II obtint de IVmpereur Rodolphe II, pour les évoques d*01mutz, le droit de battre monnaie, dont les avait privés le roi Conrad. Pendant que l'empereur Ferdinand II, en 1636, était è la dièle de Raiis-. bonne, le cardinal de DIetrichstein se trouvait directeur de la haute et basse Autriche. Comme il allait en Moravie, pour assister à l'assemblée des Etats du pays, il tomba malade il Olmutz, et mourut , le 19 septembre 1636, à Bruiin. Il fut enseveli à Olmutz, dans l'église cathédrale. Et qu'on n'aille pas croire, après ce qui précède, que le cardinal Dietrichsteio ne fût bon nue pour figurer dans des cérémonies. C'était un

f»rélat instruit, remplissant avec zèle tous es devoirs <le Tépiscopat ; c'était un des premiers prédicateurs de son temps; et ses sermons , auxquels l'empereur et les archiducs assistaient souvent, opérèrent un fcrand nombre de conversions. Il fonda, en M(»ravie, plusieurs bibliothèques et des établissements typographiques; c'est lui uui y établit les piélistes, autrement dits frères des écoles pies, qu'il avait fait venir d'Italie en 1631. Il avait composé un Traité de controverse, quelques Discours sur les saints ^ des Statuts pour la réformation du clergé et du peuple^ des Poésies sacrées et profanes. Son histoire , écrite en allemand par A. Voigt, avec notes et supplément de Fulg. Schwab, a été imprimée à Leipsig, 1792, in-8-,

BOLEUA (Clément) naquit d'une famille obscure, à Monegtia, bourgade de l'Etal de Gènes. — Il prit l'habit de religieux dans Ijordre de Saint-François; et, après avoir enseigné avec éclat dans cet ordre, il eu fut élu général. Le Pape Paul IV, qui connaissait son mérite, lui décerna la pourpre sacrée en 1557, et Pie IV le lit évéque de Foligno, dans la délégation de Pérouso. Clément Dolera continua è mener dans Tépiscopat la vie austère qu'il avait menée dans le cloître^ cl mourut à Rome, le 6 janvier 1568. On a de lui divers ouvrages. Le plus considérable est celui qui a pour titre : Compendium theologicarum institut ionum.

Il contient les traités suivants : L De Sumbolo apostolorum; IL De sqcramentis; lU. De prœcevtis divinis; IV. ue consiliis evangelicis; y. De acutnenico concilia» [Voy. Aubbrt, Ilisi. des cardinatix: — Sopba:ii et JusTistuifi^

Scripta délia Ligur.; — Pbtramrllakio. ) DOMAIt ou DAMARUS (Gé'rabd), nombre quelquefois db Guardia ou de Gerria, né à Litiioges, entra, jeune encore, dans l'ordre des religieui <loroinicains, et fut élu général de son ordre dans le chapitre tenu nn 13i0, à Carcassone. — Le Pape Clément VI, son oncle maternel, l'éleva, deux ans après, au cardinalat, en lui conférant le titre de S-iinte-Sabinç. Il fut longtemps légat en France. Après avoir fait beaucoup de bien k son ordre et aux pauvres, il mourut, en 13V3 ou 1345, h Avignon, qui était alors la résidence des Souverains Pontifes.

On a de re cardinal les trois ouvrages suivants : I. Commentatîo theologica; 11. Synopsis in Summam Thomœ Aquinalis; IIL Sermones docti et élégantes, (Voy, son éloge d.ins les Scriplores ordinis Prœdicatorum^ t. 1, pag. 609 et suivantes, in-folio, et VEiê^ toire des Papes qui ont siégé à Avignon^ par Balcze.)

DOMINICI (Jean) naquit h Florence, de parents pauvres, ou plutôt dans la dernière classe du peuple. Dès son enfance, il manifesta le plus vif désir d'entrer dans Tordre de Saint-Dominique, et il le demanda avec tant de persévérance, qu'enfin il y fut ad« mis. Son mérite l'éleva aux premières charges de son ordre, où il travailla à rétablir la régularité et la discipline. Il j reçut des hommes distingués, entre autres,' saint Anionin, qui fut depuis archevêque de Florence. En 1&06, après la mort d'Innocent VII, le P. Jean Dominique se rendit è Rome, en qualité d'envoyé des Florentins, pour conjurer les cardinaux d'aviser aux moyens de mettre On au malheureux schisme, qui désolait depuis si longtemps l'Eglise. Il arriva, après que Grégoire Xll eut été élu, et il tint au nouveau Pontife un langage ein« preiut de fermeté et d'une noble indépendance. Ce discours n'offensa point Grégoire; au contraire, il donna l'archevêché de Raguse è Jean-Dominique, et, en 1&08, il le fit entrer dans le Sacré Collège. Le cardinal Dominici resta constamment attaché au parti de Grégoire jusqu'en 1&15, où. ce dernier-, se rendant aux conseils de l'empereur Sigismond, oui rengageait h abdiquer volontairement le ponliticat, en prit la détermination, et envoya le cardinal Dominici et Charles Malalesta pour déposer, en son nom, son abdication, au concile de Constance. Le cariinal Dominici y fut reçu avec honneur, et Martin V, élevé sur le Saini-Siége, eo 1U7, l'envoya, avec le caractère de légat, en Pologne, en Rohême et en Hongrie, pour

Î combattre les erreurs des Uussites. Le ontife ne pouvait faire un meilleur choix : Dominici remplit sa mission avec zèle et talent; mais, étant tombé malade dans It ville de Broda, il y. mourut le 10 juin 11^30, Agé de 63 ans, et fut inhumé dans l'église des Pères de Tordre de Saint-Paul, ermite. U ne faut pas confondre ce cardinal avecuo autre du même nom, et évêque d'Albe, que Clément VII, élu Pape à Avignon, en 1978, contre Urbain VI, &u à Rome, envoya eu

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