‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 96 sur 350 · DUM · texte numérisé non relu

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Eftpagae, pour dissiper les facUons suscitées rontre le clergé, à ravénemeni de Henri III »a Irône de Caslille, (Voy. MarianAv Hisioirê d'Espagne^ I. yvii, c. 18 el I. xix, c. 1; — Saint AiiTO?iiN, til. 23, c. Il el seq.; — Ferdinniid db Castille, part, xi, I. 2; — Sixte DE SiB><«NE, Biblioth,^ I. iv ; — Si^raphin Bazzi, Fom. Wustr. Dominieor.; — Au- BBiiT, Hist. des cardinaux.)

DOMINIQUE DE SAINT-PIERRE, Espagnol, religieux de Tordre de la Merci, dix* huitième et dernier cardinal, créé f)ar Bonifare VIII, Pape de 129^ à 1303, mourut en

DOMINIQUE SERRAN, Français, général de l'ordre de la Merci, fut le vingt-huitième et dernier cardinal, créé par Clément VI, Pane, de 1324 à 1352.

DOMINIQUE DE BONNE-ESPÉRANCE, Espagnol, Chartreux, fut fait ca'rdioal en li09, par Tantipape Benoît XIII.

DONATO (Louis), né h Venise, était religieux de Tordre de Saint-François. Il entra, jeune encore, dans Tordre des Frères mineurs, et y parvint aux premières charges, même ?» celle de général, vers 1379. — Le Pape Urbain VI, qui Tavait plusieurs fois employé utilement, et qui, d*aill<!urs, avait besoin d'hommes de tôte, voulut se Tattacher en lui donnant, en 1381, le chapeau de lardinal. Ce Pontife Tenvoya, en qualité de légat, av«*c quelques autres cardinaux, vers Charles III, roi de Napics, auprès duquel leur négociation ne réussit pas au gré d*Urbain. Celui-ci, outré de colère, traita les légats avec une barbarie incroyable. Louis Donato fut arrêté à Lnceria; on lui donna la question, qu'il souffrit avec une constance vraiment chrétienne; puis, ayant éCé conduit h Gènes, il eut la tète tranchée en décembre 1385. {Voy. Thierry de Nibm, 1. 1, c. 50, 51, 52 et 53; — Wadivg , AnnaUi minorum, etc.)

DONATO LOESI (PiERRB\Romain,évèqno de Narni, créé en 1570, par le Pape Pie V, pr6tre-i ardinal du titre de Sainte-Vesline, mourut en 1586.

DONATO. — Voy. Cla$idbz.

DONGHI (JBAff-ETiBnNB), Génois, fait en 1643, parle Pape Urbain VIII, diacre-cardinal du titre de Saint-Georges in VelabrOf pais de Sainte-Agathe, évèque d'Ajazzo, d'Imota et do Ferrarc, mourut en 1669.

DONNETlFERDIlfAND-FRANÇOIS-AUGCSTE),

issu d'une famille honorable du Forez, est né le 16 novembre 1795, h Bourg-Argental, département de la Loire, diocèse vie Vienne, où son père exerçait la profession de médecin. — Les temps étaient mauvais; les écoles étaient fermées comme les églises, et c'est sur les genoux de sa mère, femme douée d'un tact admirable, qu'il fit sa première éducation. C'était un enfant aimable, TÎf, enjoué, annonçant les qualités les plus heureuses. Mgr d'Aviau, archevêque de Vienne, venait d'obUniir Touveriure du collège d'Annooay ; le jeune Ferdinand y fut placé, en sortant des mains de Tabbé Aude, qui avait cultivé avec discerBement les rares

facultés de son élève. C'était toujours le même caractère vif, ardent, d'autant plu!i ouvert que son cœur était plus pur. Sorti du collège, il alla compléter ses études au séminaire de Saint-Irénée, à Lyon, d'<»ù il fut envoyé,en 1813,au collège deBelly (Ain), en (lualité de professeur de belles-lettres. L*abbé Donnet avait dix-huit ans. Ses élèves, presque tous ses égaux par Tâg, ne lardèrent pas à reconnaître la supériorité de son intelligence, la finesse de son tact, la solidité de son jugement; aussi firent-ils des progrès remarquables. C'est là que Tabbé Donnet eut la révélation de son talent oratoire dont il fit les premiers essais, essais qui furent remarqués au collège royal de Lyon et dans les principales institutions de celte grande ville. A vingt-deux ans, M. Donnet obtint de Rome des dispensions d'âge, et reçut la prêtrise en 1819. Il se montra alors sous un jour tout nouveau. La sainteté de son caractère l'enveloppa comme d'une auréole de dignité qui lui attirait les cœurs. Nommé vicaire à la Guillolière, un des faubourgs les plus populeux de Lyon, il fit preuve dans tous les actes de son ministère d'une Âme aussi intelligente que généreuse et désintéressée. Il se montra surtout ardent h soulager les pauvres : la charité , cette vertu de son enfance, avait grandi avec son âge. Sa capacité, unie à une conduite exem-

E Taire, lui ouvrit les portes de la maison de autes études, fondée par le cardirflft Fesch, dans l'ancienne abbaye des Chartreux de Lyon. Là, ses talents et surtout sa bonté et sa candeur lui valurent Tamitiéde MMgrsjles archevêques d'Auch et de Toulouse, des évêques de Verdun, de la Rochelle, de la Nouvelle-Orléans, de plusieurs prédicateurs distingués, tels que MM. Coindre, Dufêtre, Cœur, Barricfiud et autres. Le temps était venu pour Tabbé Donnet de! commencer sa carrière apostolique. Il prêcha des missions dans plusieurs villes importantes, telles ciue Saint-Etienne, Annonay,Bourg,Villefrançno, Ponl-de-Vaux, Charlieu, Tournon , Salnt- Chaniond, etc., et obtint, dans chacune de ces villes, des succès qui durent troubler son zèle en récompensant ses efforts, car, pour lui, un succès, c'était une conversion obtenue, une âme sauvée au lit de la mort. Le Lyonnais était alors en proie è toutes les agitations politiaues. Plusieurs paroisses s'étaient insurgées. Didier, de Grenoble, avait faitune tentative pour proclamer Napoléon IL La commune d'Irigny (Rhône) s'était distinguée parmi les plus exaltées, et avait porté l'effervescence jusqu'à vouloir attenter aux jours de son curé, M. Rivière, qui avait eu, aux yeux de ses paroissiens, le tort de manifester des opinions contraires aux leurs. Il fallut donc pourvoir au remplacement du vieillard, et le choix de l'autorité tomba sur le jeune missionnaire. Dire que M. Donnet trouva dans la vivacité de sa foi, danâ Tardeur de sa charité, dans l'exquise finesse de son tact et la parfaite convenance de ses paroles, io moyen de ramener la paix et la confiance au milieu d*uDe populaCloa égarée»

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e*e$i faire eonnattre le caractère ëminemment habile et conciliateur qui Ta dirigé dans tous les actes importants de sa vie. Il ne devait pas longtemps jouir du fruit de cette victoire do la raison' sur Tivresse de la colère; M^r Tarchevèquc de Tours Tappela dans son diocèite, ()Our y diriger les missions. C'était un honneuri mais de combien de dangers il était entouré dans un temps où chaque rcbo de prêtre eiciiail les clameurs de quelque libératre insulteurl Au reste, rien no pouvait rebuter le zèle d*un apôtre; il partit donc accompagné de MM. Dufètre, EynaCt Allignol, Villecourt^ Megret, Marcel, Suchet, Nivet et Charh.Hinière, qu'il 8*étail adjoints pour partager le fardeau du ministère qui lui avait été imposé.

Cet apostolat dura cinq ans ; il restera comme une dus belles pages de la vie dévouée* infatigable de Mgr Tarchevéque de Dordeaut : cinq ans d'apostolat è travers la Touraine, le Blérois, et plusieurs villes de Touest et du centre, tePes que Chinon, Von« dôme, Amboise, Romoranlin, Loches, Blois, Saint-Aignan, Richelieu, Bourgueil, Monti'ésor, Montargis, Libourne, Poîtiers, etc.; cinq années d'abnégation, de travaux austères, de privations sans nombre I

Une do ses excursions dans le Blésois et la Tournine fut signalée par un incident qui mérite d*êtro rappelé. M.( Donnet prêchait, |)Our la clôture d*une mission, sur ie my$lère auguiU et touehani de la Passion du Sauveur, Il parlait du pardon des injures, des liens de fraternité qui doivent unir tous ceux (|ui ont été rachetés parle sang de Jésus-Christ. I/auditoire était ému jusqu'aux larmes.... Des cris de repentir, do pardon, frappèrent les voûtes du temple. Mais, quand Torateur out cessé de parler, plusieurs personnes, mêlant assez mal k propos la poltlique k un sujet purement religieux, flrent entendre lecri, d'ailleurs fort innocenti de Vive le roi. Aussitôt, M. Donnet reparaît dans la chaire : « Mes frères,» dit-il, « c'est au nom du Roi des rois, mais du roi quia dit lui-même que son royaume n'est pas de ce monde, que nous sommes venus è vous. Loin de nous donc les passions qui se rattachent aux choses de la terre, et qui voudraient y attacher une religion tout» céleste. 5i elle rend h César ce qui est è César, elle rend avant tout è Dieu c« qui est è Dieu. Si elle honore avec soumission les princes et les puissances, elle ne se range sous aucun des étendards qui la divisent, mais elle élève le sien au-dessus de tous, pour y montrer unis avec la profession de 81 foi le seul cri déraillement qu'elle permette k ses enfants : Gloire à Dieu au plus haut des eieux^et paix sur la terre à tous Us hommes de bonne volonté. {Luc. ii, 14.) Vive la religion, aimons-nous comme des frères. »

Pendant tout le cours do sa mission apostolique, M. Donnet montra la même sagesse, la même prudence,^ et c'est ainsi qu'il so concilia les sympathies et le resl>ect universels, Mgr l'archevêque de Tours, vvttlAùt le récompenser» le oomma premier

vicaire général titulaire. L'abbé Donnet refusa pour continuer au milieu de diflicuités et de luttes nouvelles la pénible carrière par laquelle il avait si glorieusement débuté.

Recherché avec empressement par les évéques pour prêcher les retraites pastorales de leurs diocèses , il se rendit successivement aux vœux de Mgrs de Grenoble , Nevers, Angers, Tours, Clermont, Orléans, BUis, Limoges, Dijon et Bordeaux. Partout il obtint de brillants succès; partout il laissa de son caractère et de la variété de ses connaissances, un précieux souvenir. Cette époque marqua une phase nouvelle dans la carrière de M. Donnet. Une transformation profonde s'opéra tout k coup dans son talent. Le missionnaire énergique, ardent, que nous avons vu jusqu'ici frapper, subjuguer la multitude par l'éclat de sa parole, par le prestige des moyens extérieurs, par les inspirations de la foi , sut donner k son éloquence un autre caractère et révéler toutes les ressources d'un théologien profond , d'un dialecticien press^ant et vigourenx. Ses discours substantiels, où une érudition solide s'alliait k des ^considérations de l'ordre le plus élevé, produisirent la plus vivo impression sur Taudituire d'élite auquel ils s'adressaient. C'est alors qu'il fonda k Blois VOEuvre des pauvres orphelines^ dont l'expérience a prouvé toute Tutilité. Il créa ensuite k Vendôme, Romorantin , Richelieu , Saint-Aignan, Blois, VOEuvre des bons livres^ destinée k répandre gratuitement des livres où la religion , la littérature et les arts se prêteraient un mutuel appui. Cependant le diocèse auquel il appartenait revendiqua des services sur lesquels il avait des droits

Elus particuliers. M. Donnet fut rappelé k yon, et Mgr de Pins, archevêque administrateur, le nomma en oct'ibi-e 18âf7 k la cure de Villefranche , chef-lieu d'arrondissement et seconde ville du département du Rhône.

« La cure do Villefranche était un poste difficile et éminemment propre k exercer la prudence et le zèle du jeune pasteur. Peu distante de, Lyon, placée sur les bords de la Saône et traversée par une grande route, cette ville réunit les trois conditions les moins favorables k la conservation de Tesprit religieux et de la moralité des populations. Les divisions politiques de cette époque venaient encore ajouter k ces diflicullés. Lk , comme ailleurs , se trouvait un prétendu libéralisme qui croyait marcher k la conquête des lumières et de la liberté en se montrant hostile au clergé et k la religion; d'autre nart, les nombreux châleaui du voisinage, nabités par les anciennes et riches familles du Lyonnais, avaient des opinions difTérentes, plus religieuses il est vrai, rnais non moins exigeantes. Entre ces deux*opinions opposées qui so trouvaient en présence, la position d'un curé pouvait devenir pleine de difficultés et d'écueils : ajoutons que la paroisse avait été gouvernée pendant vingt-sept ans par un prêtre vénérable ; mais le grand flçe et les infirmités du vieillard laissaieol depuis plusieurs années tout

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DES CAHDINAUX.

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en souffrance. M. Dnnnet comprit toutes ces diflicullës: i) sentit qu'une précipitation téméraire ne pourrait que les Bugmenler» que le succès dans cet éfat de choses devait être i*œuvre du temps et de la prudence. Cette conviction détermina sa conduite; il commença par visiter toute la paroisse, saos acception de fortune et d'opinion. Comme il avait proche un Jubiié deux ans auparavant dans cette contrée, son nom y était connu , son mérite et son caractère appréciés. Accueilli avec confiance, il consacra ses premiers soins aux enfants , qu'il réunit pour tes catéchismes , qu'il visita dans leurs étioles, qu'il gagnait dans foutes les familles par la bonté de son accueil et Taffabilité de ses manières. Il se concilia par les mêmes moyens Tamitié des jeunes gens; cependant il profitait de toutes les occasions pour être tout à tous, en visitant les malades, en distribuant des secours, en donnant un sage conseil, en offrant au besoin une uiile protection* en un mot, en faisant servir toutes tes ressources de sa position, de son esprit et de son xèle à gagner les âmes à Dieu et h la religion, il obtint un égal succès dans i^ maison du riche et dans celle du pauvre. L'abbé Donnet, que la politesse de ses ma*nières, la finesse de son esprit font remar-

3uer dans les classes supérieures et polies e la société, dont il possède si bien la langue et les usages, sait se faire petit au milieu des petits, dont il s'est toujours montré le protecteur et le père; et c'est ainsi qu*il obtient sur les masses l'ascendant qu'il a toujours eu; c'est ainsi qu*il y devient populaire et qu'il sait parler un langage qui les remue et qui se grave dans leur souvenir. Ses manières franches , sa noble familiarité, SOS reparties vives, plaisent au peuple. Puis, qu'il survienne un désastre imprévu, vntî nouvelle importante pour la gloire ou le bonheur du pays, son cœur bat à Tunisson de tous les coeurs mâles et énergiques, de toutes les âmes dévouées et généreuses, et les secours de son zèle , de sa bourse • pas plus que ceux de son bras, ne manquent à qui en a besoin. On en retrouve vii*gt exem* pies dans la carrière qu'il a déjà fournie. Au début de ses fonctions pastorales à Villefranche, la Providence lui ménagea deux occasions qui ne contribuèrent pas peu à lui concilier cette faveur unanime qu'il a toujours su conserver. En novembre 1828 , une trombe s'abattit sur Villefranche. Elle fit déborder la petite rivière qui la traverse et inonda subitement la ville. II faisait nuit et les rues étaient envahies. M. Donnet monte à cheval, et vole partout où il y a danger. 11 arrache h la mort un vieillard et un enfant, organise les socours, et en allant au péril de sa vie lever les vannes d'un mouiio, il sauve une partie de la ville. Trois mois après éclate un incendie terrible. Le dévoué pasteuf arrivé des premiers sur les lieux, se porte partout où le péril est le plus^ imminent ; il fait exécuter avec sang-froid les mesures les plus convenables. Le feu éteint, il conduit au presbytère les travailleurs

dont il est entouré, et leur fait servir de quoi réparer leurs forces. Chacun proclame que c'est à son courage et à son coup d'œil qu'on doit de s'être rendu maître du feu ; il en prend occasion de représenter à ces braves gens l'utilité de s'organiser en une compagnie régulière , soumise à ses chefs et manœuvrant avec ensembie. Ces conseils furent suivis , et Villefranche eut un corps de pompiers composé de Télite de la popo« lation. On conj;oit facilement la sympathie que durent exciter parmi le peuple des traits de cette nature, dont les préventions alors nourries contre le clergé ne le faisaient pas supposer capable. Plus les répugnances avaient été prononcées, plus chez ces natures énergiques le retour fut vif et la confiance illimitée. L'enthousiasme fut poussé au point que les pompiers voulaient ab^^olument que M. Donnet fût leur colonel. Bo vain le curé les engagoait-il à se contenter qu'il leur remit , qu'il bénît leur drapeau, et qu'au besoin il devînt leur aumônier, ils continuèrent à lui donner le titre honorifique qu'il s'ubslinait à refuser. Il est une anecdote que nous croyons pouvoir conserver dans une* notice aussi grave, parce qu'elle sert à montrer comment le prêtre savait faire tourner au profit de la religion ces sympathies populaires.

La mort, qui n'épargne ni les rois, ni les empereurs , n'épargne pas plus les pompiers. Elle frappait a la porte de Tun d'eux. Le curé vint voir le malade, qui accueillit avec Joie cette visite. Après les propos obligés sur la belle tenue de la compagnie , le curé aborde le sujet qui l'amenait par la transition si naturelle que, de même qu'un bon soldat doit toujours avoir les armes en bon état et prêtes pour une revue , il fallait qu'uu Chrétien se tint toujours prêt à paraître devant Dieu.

« Vous avez raison, n%on colonel^ » répliqua le malade. — « Ainsi» mon ami, vous voilà disposé h faire une bonne confession. — Oui, mon colonel. » Ici le curé avertit doucement le pom|)ier aue le ministère qu'il allait remplir auprès ue lui ne permettait plus cette qualiQcation par trop militaire. « Appelez-moi mon père, » ajoula-t-il. — «Je le veux, puisqu'il le iaul, mon colonel. • Les assistants se retirèrent alors, et nul n'a su si le mourant était parvenu à lutter jusqu'au bout contre son habitude et n'avait pas mêlé parfois dans sa confession le langage du pompier et celui du pénitent. (Notice dé 18^2.)

Par les soins de M, Donnet, l'église de Villefranche, restaurée dans le style de son époque, reprit son caractère imposant, elle fut dotée d'un orgue. De trois, le nombre des frères de la Doctrine chrétienne s'éleva i huit : un chauffoir public fut établi pour les pauvres; les orphelins des deux sexes reçurent un asile. Dans le régime sanitaire et moral des prisons M. Donnet introduisit des réformes si salutaires, que H. de Gasparin, préfet du Rhône, se plaisait à les citer comme des modèles. Dans la réalisation de

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