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pays. Apprendre aux enfants à servir Dieu et à fournir dignement la carrière nui leur sera marquée par la Providence* tel aoit être le but de nos efforts; et celui-là reste au dessus de toutes les contestations, de tous les doutes, celui-lè est uniquement nécessaire. Innecesâariis unit as.
€ Employons è Talteindre tout ce que Dieu a mis à la disposition de Thomme, prenons toutes les voies légitimes» usons de toutes les méthodes raisonnables, servons- nous du profane et du sacré, du vrai partout où il se trouve» du beau de quelque part qu*il vienne ; laissons chacun libre dans ses mr.yens, pourvu qtril tende à la môme fin, m dubiii libtrtas. Et parmi ces méthodes, au milieu de ces etforts variés et dans cette libre concurrence, restons unis par les liens de la charité, par une sincère et mutuelle indulgence , par un support vraiment chrétien, m omnibus charilai.
« Ainsi nous accomplirons notre tftche, en ce siècle d'attente et de réparations, comme le moyen Age a rempli glorieusement la sienne. Longtemps on i a méconnu et calomnié. Nul, désormais, ne songe à lui contester ses titres à la reconnaissance des peuples : ces tiires sont la barbarie vaincue, les déserts défrichés et peuplés, les cités bâties, Tordre social reconstruit, les lettres divines et païennes conservées, les monuments litlérnires do Tantiquité pieusement recueillis, un art merveilleux d'architecture révélé au monde et auquel nous devons les cal bédralcs de Bourges, de Metz et d'Amiens, les flèches de Strasbourg, de Chartres et de Bordeaux.
« Mais son œuvre est achevée; il a été réhabilité dans Topinion dos hommes; on ne saurait le faire revivre. Chaque époque a sa mission. La nôtre aussi sera grande et glorieuse, si nous savons Taccomplir, non en empruntant au moyen âge des usages , des méthodes qui ont fait leur temps, mais en consultant les besoins du siècle et en appliquant à son amélioration et à son bonheur véritable les découvertes du génie rooderne; en conservant surtout au milieu de cette agitation féconde, et c'est là notre rôle, l'esprit de foi qui sanelifie toutes choses et dont le triomphe détiniiif sera la gloire de ce siècle, qu*il ne faut ni mécounaitre , rii calomnier. — Vous avez été des premiers. Monseigneur, à préparer ce triomphe ; vous l'assurerez, j'en ai la (.onviclion, en travaillant à réconcilier, dans la charité deNotre- Seigneur Jésus-Christ, les volontés et les intelligences de tous ceux qui ont un^m^nie foif un mésne Seignftur^ un même baptême... m
N'est-ce pas là le langage de la raison et de la foi? Ce serait faire injure à Mgr Doonet que de relever le mérite littéraire de tout ce qui découle de sa plume. La plume éloquente, qui a dérobé aux grands classiques d'Athènes et de Rome, toute la perfection de leur talent, ne pouvait pas les proscrire.
M. le cardinal de Bordeaux a une physio- Domie noble et douce : sa voix est sympa-
Diction!!, des Cardi!Iaux.
thique, ses manières polios et aisées. Los fatigues ont blanchi ses cheveux avant l'Age. Tout son extérieur respire la bonté de sou cœur et la grandeur de son ftme. Sa familiarité est digne; ses reparties vives. Indépendant avec les grands , il est simple avec lo pauvre.
Nous avons montré, dans Mgr Donnet, l'orateur chrétien, l'administrateur, l'écrivain éminent; il nous resterait maintenant à parler de l'orateur politique, h raconter les traits qui attestent la bonté, le zèle, la charité de ce prince de TEglise , ïi dire comment, à l'exemple du grand Pie IX , il donnait un de SCS chevaux & un malheureux qui avait perdu le sien, comment... . Mais nous avons déjà de beaucoup dépassé les bornes qui nous sont fixées pour cette nolice, et nous devons nous arrêter. Félicitonsnous queTAge peu avancé de S. E. le cardinal Donnet, permette d'espérer que l'episcopal français conservera encore longtemps uno de ses gloires.
Les mandements et les discours de Mgr Donnet, recueillis et imprimés, se trouvont chezSagnierel Bray,ruedes Saints-Pères, 61 Il a paru une Notice sur la vie et les travaux de Mgr Fera. Donnet^ archevêque de Bor* deaux^ Paris, Lyon, 18^2, chez Périsse frères. Cette brochure de trois cents pages est bien faite. Enfin les Archives des hommts du jour^ publiées par MVL Tisseron et dn Quîiicy, ont donné une autre Notice sur son éminenee Mgr le cardinal F. Donnet^ archerê •
Îue de Boraenux^ sénateur^ comte du Siiint^ ^mpire^ grand'croix de Vordre royal de Char' les m ^ primat d'Aauitaine. Nous avons mis, ces dent notices a contribution.
DORIA (J^rômb), porta d*abord le titré de comte de Crémolin, et, sous ce nom, rendit deiçrands services h la république de Gènes, sa patrie, qui, en 1512, Tenvoya à Rome auprès du Pape Jules IL — 11 occupa d'autres emplois considérables, et fut môme un des douze Génois chargés de rétablir Tancienne forme de gouvernement dans la république. Devenu veuf, il résolut d'embrasser l'état ecclésiastique, dans l'espérance d*obtenir un chapeau de cardinal. André Doria, le célèbre amiral, le lui obtint, en 1529, du Pane Clément VIL Le nouveau prince de TEglise lui en témoigna sa reconnaissance en plusieurs occasions, et surtout en 15^7, lors do la conjuration des Ficsque, où le cardinal Doria exposa sa vie pour la défense de son parent. Il eut d'abord l'évèché de Nebbi, puis ceux de Jacca et de Huesca, et enfin Tarche* vèché de Tarrngone. Il mourut à Gènes, on mars 1558. (Voy. Hubert Foglieta, Elog.;-^ Ugbelli, Italia sacra: — Sigonius, Vita Andreœ Doria ; — Onuphre ; — Acbert.)
DORIA (Jean), Génois, créé en IGOi, par le Pape Clément VIH, diacre-cardinal du titre de Saint Pierre-au-Mont-d'Or, archevêque de Palerme, vice-roi de Sicile, mourut en 1G42.
DORIA (Sinibai.de), né è Gènes le 21 octobre 166^, fut d'abord référendaire de l'une et de Tautrc signature, puis vicaire général