‹ Dictionnaire des concilesChapitre 109 sur 263 · PAR S · texte numérisé non relu

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tionale étoit la doctrine del’églisc de France. Et où trouve-t-on dans les brefs de ce pontife contre la constitution civile du clergé , ces mots , metu proprio , ae ex crrtéi scienliâ P I) ailleurs, quand Pie VI eût pris l 'initialise, et qu'il fût venu au secours de la religion en France , sans y être invité par les premiers pasteurs de cette église particulière, eût-il excédé 1rs droits et même les devoirs de son siège ? Jésus-Christ n'a-t-il pas dit à saint Pierre, et dans lapersonnede cet apôtre, à ses sucesseurs : lu aliquando conversas, confirma fratres tuos P Les faits de ce genre sont-ils inouïs dans l’histoire de l’Eglise , et fut-il repris par quelques-uns de ses collègues dans l’episcopat, le cardinal de Noaille, quand il énonça, dans une assemblée de ses comproviqciaux, qu’il importoit assez peu que la condamnation de. l’erreur émanât d’abord du premier siège, ou des premiers pasteurs de la contrée danslaquellecctte même erreur s’etoit elevee , des lorsqu’elle rcunissoit le consentement des évêques r D’ailleurs les clauses du propre mouvement et de la science certaine, qui se trouvent dans le bref Cnm aliàs portant condamnation du livre des 31aximrsdes suints ,empechèrent-ellea l’église de France de recevoir ce brefet de donner u 11e adhésion positive, formelle et solennelle au jugement qui y cloit prononcé par Innocent XII? Mais notre plan ne nous permet pas de pousser les constitutionnels jusque dans leurs derniers retranchements. Re tou rnons donc à leur conciliabule. . i

Le 17, il ouvrit ses portes à 1 ambassadeur des princes de la Vetéravie. Tahourier lut en sa présence , au nom de la congrégation de Yorga nisation de l 'église gallicane , U U rapport Sur le régime métropolitain.

L’auteur fait remonter cette dignité jusqu’aux apôtres. 11 l’établit d’abord sur le respect et la confiance que leur conservèrent les évêque*

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envoyés par eux dans les villes dépendantes des métropoles civiles où prêchoient les apôtres. Respect et confiance qui passèrent à leurs successeurs, fondèrent une coutume, établirent d’un côté des droits, de l’autre des devoirs. Droits et devoirs qui ne tardèrent pas à recevoir de nouveaux titres, que l’on trouve dans les canons apostoliques, dans les reglements de plusieurs conciles particuliers et œcuméniques. La juridiction des métropolitains ne fut pas constamment la même. L’auteur s’attache à en montrer les attributions d’après les variations qu'elle éprouva en diflérents temps. 11 en assigne la décadence , et la place à l’époque des concordats. Du reste , il reconnoît l’utiiite des métropoles ecclesiastiques : ce sont des centres particuliers qui unissent les églises ressortissantes, et facilitent à cellesci la communication avec le saint Siège, centre universel de l'unité catholique.

Ce rapport n’est pas dépourvu d’une certaine érudition , mais on y trouve aussi des conjectures peutêtre un peu hasardées , et des traits satyriques avec des décisions qui paroissent inspirées par l’esprit du narti auquel fauteur etoit attaché.

C’est ce qui nous engage à ne pas entrer dans un plus grand detail sur cette picce. Nous observerons en passant que , lors de la discussion , qui eut lieu le 23 juillet, un des pères s’ëtant permis d’avancer qu’il n’ëtoit plus du tout question de ce qui avoit été pratiqué dans les differents âges de l’Eglise ; mais qu’il s'agissoit seulement d’organiser celle de France : et qu’on étoit arrivé à une époque , à un degré de connoissance, soit dans l’ordre civil, soit dans l’ordre religieux où la nature de toute espèce de gouvernement étoit parfaitement connue ; enfin qu’il n’existoit plus de métropoles en France, puisqu'on ne voyoit plus entre les différents sièges qui y

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étoîeut subordonnes, les mêmes rapports qu’aulrefois : plusieurs pères s’élevèrent avec force contre ces assertions. En effet , sans le régime métropolitain tout l’édifice de leur église s’écrouloit ; et si on ne consultoit pas l'antiquité, pour en fixer les bases, on se donnoit ouvertement pour des novateurs, qui ne respcctoient plus rien.

Un autre rapport , faille 17 juillet par le promoteur, vintjeter l’amertume dans le cœur des peres du concile. 11 s’agissoit de l’état des diocèses.

Quoique depuis le synode de 1797, on eût sacré vingt-quatre evêaues , pour remplir autant de sièges devenus vacants de différentes manières ( i) ; vingt-cinq églises constitutionnelles se trouvoient encore dépourvues de premiers pasteurs.

L’évêque du Mont-lîlanc s’e'toit rétracté ; celui de la Haute-Vienne avoit abjuré ; ceux du Loiret (2) et delà Loire-Inférieure avoient apostasié ; les évêques du Gard, de l’Oise et de la Charente avoient contracté des mariages ; d’autres avoient abandonné leurs fonctions ; plusieu rs etoient morts ; quelques-uns, quoique sur leurs sieges, ne paroissoient

(1) Si ceci paroîteontredireeeque nous avons dit plus haut, page 246, il faut attribuer cette variation aux réunis. Dans leur lettre d’indiction du concile de 1801, ils parlent de 18 à ao sujets élevés à l’épiscopat. Dans le compte qu’ils rendent de leurs travaux au meme synode, ils portent ce nombre à a^, et ils indiquent leurs sièges constitutionnels , mats en remplaçant les noms des rivières et des montagnes assignées à ces sièges par la constitution . et y substituant les noms des villes départementales. Innovation honorifique que sc permet presque toujours Je conciliabule de î8oi.

(2) Louis de Jarente, evuque d’Orléans, l’un des quatre prélats français qui s’étoient soumis à la constitution civile du clergé. Les trois autres n’édifièrent pas non plus la F rance.

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