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sauve, parce que, selon l'Evaugile meme, celui qui refuse d’écouter sa voix , doit être regarde comme un païen et comme un publicaiu , et que celui qui ne croit pas son enseignement suffisamment connu , sera condamné; une Eglise avec laquelle Jésus- Christ a promis d’être jusqu’à la fin des siedes , et d'empêcher que les portes de l’enfer, c'est-à-dire, les schismes, les hérésies, les passions des hommes, les efforts des puissances du monde et de l’enfer, ne prévalent en aucun temps contre elle ; une Eglise , par conséquent , indéfectible dans sa duree, infaillible dans l'enseignement de la foi et les réglés des mœurs : cette rupture, fondée sur quelques abus trop peu évités ; pou voit-elle être légitimé dans son commencement, ou le devenir par une succession de siècles P Est-il possible de prescrire contre l’Evangile même P Mais écoutons Grégoire.

Transporté subitement de lierne en Hollande, l’évêque de Loir-et- Cher y remontre avec complaisance le Plat et Mouton. Le premier a dignement succédé àce Van-Espen, qui favorisa de toutes ses forces l’établissement du schisme d’Utrecht.

Le second remplace très-bien cet abbé de Bellegarde, qui deployoit à peu-près autant de zèle pour le jansénisme, que le patriarche de l’église constitutionnelle en faisoit éclater naguè re encore , par ses relations et ses écrits en faveur des restes de son parti. Témoins la chronique religieuse et tout le contenu de ce rapport.

En Allemagne, Grégoire y trouve très— afloiblis les préjugés répandus d'abord contre les constitutionnels, «depuis, dit-il, que nous sommes » parvenus à faire publier dans les ,, journaux allemands divers faits ,

» et annoncer divers ouvrages „ relatifs à notre situation.... M.

„ de Dalberg, prince évêque de „ Constance.... , nous a exprimé ses b regrets de ne pouvoir se rendre à

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«ce concile.... Les a-.nolcs ont pn- » bl ié successivement les details fou r- « nis par notre correspondance sur » l’etat des catholiques de f)auc-

«marck, Suede et Russie Ces

« articles attestent l’étendue de

« nos relations, et la perseverai.ee » avec laquelle nous les avons soi—

« vies.... Un mémoire (pour la reu- « nional’Eglisede cette derniere re- « gion ) nous a ete demande et fou rni.

L’auteur de ce mémoire établit l’utilité de cette réunion sur les rapports politiques, qui existent entre la France et la Russie; sur les liaisons d u czaravec l’ordre de Malte; sur l’accession d’une partie delà Pologne à la Russie, etc. Il raconte comment un premier projet de ce genre, insinueen 1717, par Bousier, au czar Pierre I, alors a Paris, avoit échoué , de la faute du cardinal üuboisquiy mil de la négligence ;de la cour de Rome . qui exagéra scs prétentions; de l’archevêque de Novogorod , qui , se trouvant à la tête du synode perpétuel et par la chef de l'église de Russie , traversa la négociation. Cependant les évêques russes ctoient déjà d’av is qu’on préparât les voies à la réunion par des correspondances fraternelles. Aujourd’hui quela civilisation a fait de grands progrès dans cette vaste contrée ;jque les préjugés et les haines contre le catholicisineysontallbiblis, et que parmi les evêques , qui y forment un corps respectable, instruit, celui de Smolensko gémit des divisions de l’Eglise, il seroit plus facile I

d’opérer cette heureuse fusion des R usses da ns l’ Eglise catholique. Seulement l’évêque précité « craint les « prétentions exagérées de Rome ;

« mais sur cet article même l’inter- » vention et la sagesse du gouverne- » ment français peuvent lever tes obsta- » clés. » |

Grégoire gémit de ce que la guerre entrave ses relations avec le Portu gai , qui est plus avancé qu’on 11e le pense , en notions sur U science ecclé-

.ogle

mastique, comme sur les autres branches des connaissances humaines. Il doit beaucoup aux talents et au courage du célébré /'mira , dont on ne sauroiltrop recommander aux ecclesiastiques de lire le traite du pouvoir des évêques, compose, en 1760, à l'occasion des différends survenus entre Rome et le gouvernement portugais. ( Nous observerons seulement que cet oratoricn volage etoit un des instruments du fameux ministre Poiubal, et qu’il ne savoit pas déguiser son penchant contre le saint Siégé. La circonstance où il composa ce livre, dans l'intention de favoriser le gouvernement, suffit seule pour en faire soupçonner la doctrine , et détourner de (e lire tous ceux qui ont horreur du poison de la nouveauté. )

L’évêque rapporteur passe du Portugal en Espagne, où il a obtenu d’heureux résultats que la crainte de compromettre des personnes trrsresprctables l’empêche de publier.

Il prédit la chute prochaine de l’inquisition ; et il n’est pas entièrement etranger à l’ oeuvre chrétienne qui renversera CC tribunal horrible et hontrux.

Une lettre qu’il avoit adressée au grand inquisiteur, lit une sensation si profonde en Espagne, qu’il réduisit ce tribunal à la nécessite de faire ce qu il ne fait jamais, à la nécessité de répondre. La même pièce fut envoyée dans file deSaint-Domingue, dans l’ Amérique méridionale , dans l’Inde, à Goa surtout, et dans les Philippines. 11 parle ainsi d’un de ses antagonistes espagnols. « 11 peut te- » nir pour certain d’ailleursqu’ilen- » tre dans mes projets de revenirsur » cet objet, dusse- je me cramponner h» sur le cadavre de l'inquisition; » mais comme il ne suffit pas U’ecri- » re et qu'il faut publier en temps » utile, j'attends cette epoque moins » éloignée peut tire qu’on ne pense. » 11 avoit envoyé aussi dans sa chère Espagne l'ouvrage du citoyen le Plat contre la bulle auctorrn fidri. Cette bulle fut d’abord repoussée. Un édit

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de Charles IV, autorisa les évêques a rentrer dans leursdroits primitifs.

On publia en langue castillane le célébré ouvrage de Pereira sur le pouvoir des éeéques, pour favoriser les vues du gouvernement. Divers mémoires furent présentes; mais les opposants traitèrent leurs adversaires de jansénistes ; une intrigue de cour renversa tout-à-coup les espérances; la bulle auctorrmfidei fut publiée, et les relations avec Rome, remises sur l'ancien pied. Enfin, Grégoire loue les dignes successeurs des Osius, des Isidore, des Pacien, qui <> auront gre à l'église gallicane >> d’avoir, au milieu de ses desastres, » signale son attachement à celle » d'Espagne, en s’efforçant d’ebran- » 1er le crédit usurpateur d'un tri— » bunal monacal, qui a envahi les » droits des évêques. De son côté , >■ l’eglise de F rance conservera le » précieux souvenir des marques «d’union que lui ont adressées des » pontifes et des prêtres , dont les » sciences et la religion s'honorent. «• Arrive en Italie, l’evêquc de Loiret cher s’y arrête avec plus de complaisance que dans toutes les autres •régions connues du catholicisme.

•> L’italie, centre de la catholicité , » appeloit d’une maniéré spéciale >■ l'attention desévêques n-unie. C’est » la que nous avions le plus à roeur, » de former des liaisons d’amitié et >• de communion ; c’est la que nos ef- >• forts ont obtenu plus de succès. »

En Piémont, le citoyen Gautier, oratoricn, armé de sa franchise chrétien ne, de ses talents.de ses vertus, traduisit en italien les canons rt décrets du concile de 1797, dont il y eut en peu de temps deux éditions , l’un en Milan, l'autre a Verceil. Ce pays ayant change de face , le president du gouvernement provisoire recommanda à tous les evêques , de lire et de répandre dans leurs diocèses, ce concile dont il envoya à chacun un exemplaire. Mais les autrichiens é tant entrés dans le Piémont, «• pres-

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» que loul le cierge qui n’avoit pas »> renonce au bun sais, fut persecu- » te : plus de cent m ètres et moines » des plus respectables pari âge, les » vertuset les talents, furent renfer- » mes, puis traînes de prison en pri- » son, dans les derniers jours qui pre- » cederenl la bataille de Marengo....

» Depuisquelquesaunees, legouver- « nement de ee pays, domine par les » flagorneurs Ae la cour de Home, sem- >■ bloit conspirer avec elle pour >• anéantir les vrais principes de la » hiérarchie. A cet te trame u’eloient » pas etrangers, dit-on, le cardinal » Gerdil , homme moral et savant, » mais imbu des maximes ultramou- » taines, et Cotta, arche vêque de Tu - » rin. « Le rapporteur cite ensuite quelques amis, entr’autres le citoyen l)ella-Torre,evêqued’Acqui. L’empereur avoit su pprime l’université de Pavie," pour a voir contribue à re- >» pandre les principes de liberté puli- » tique et religieuse. Cette suppression » oulrageoit la raison et les sciences. » Mlle renversoit aussi un puissant boulevard contre les prétentions ultramontaines. « Malheureux état de » Naples ! à quelles calamites tu » etois reserve ! Tes évêques et tes »* prêtres, en grand nombre, etoient » transportes de joie à l’aurore d’une » révolution dont les resultatspou- » voient être si utiles à ta régénération » de cette contrée! « Le cardinal RuiTo triomphe; et l'ami Serrao , evêque de Polenza , est massacre dans son lit, et le digne evêque de Vico est traîne à l’echafaud; et l’archevêque de Tarente gémit dans les prisons; et le cardinal archevêque de Naples est relégué on ne sait où : « leur « crime àtousetoitd’avoiremhrasse » la cause du républicanisme , et d’être >* ligues contre les prétentions de la » cour romaine. » On ne massacra pas en Toscane , mais la persécution pese sur quiconque déleste les abus.

Une foule d’ecclesiastiques en ont été atteints. On distingue parmi eux les respectables evêques de Choisi

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et Pienza,le prélat Vecclu, le doyen de Poutremoli , qui a traduit en latin le concile de 1797 , et l'ancien evêque de Pistoie, lvicci, à qui l’on doit quarante-huit bons ouvrages publiés surtout par ses soins; entre autres, l’instruction pastorale de l’évêque d’Auxerre contre la légende de Grégoire VII ; celle de l’évêque de Leybach , à l'occasion des reformes ordonnées par Joseph 11 ; les recherches des prérogatives attachées à la primatie; l’ouvrage de Petit-Pied, sur les excommunications injustes, et surtout le synode de Pistoie, «qui sera à jamais un » monument honorable An sou c eu rage » et de sa piété. » Grégoire espere, que, rendu enfin a la liberté et au repos, ce prélat consacrera le reste de sa vie , comme il a fait le temps précédent, à la gloire de la religion et au bien de l'humanité. ( La veriteestque Ricci rétracta ses erreurs et déplora ses fautes aux pieds de Pie VII , qui le reçut en grâce avec le saint Siégé, lors de son passage eu Toscane, au retour de son voyage en France ). La Ligurie partagea le sort des autres contrées de I Italie :

les autrichiens chassèrent de leurs paroisses tous les cnrés estimables qui, quoique reconnus pour légitimes par Rome , n’ont encore pu obtenir justice , ni retourner dans leurs paroisses. Tout etoit préparé pour saisir, transporter à Civita-' ecchia, et livrer à la vengeance de la cour de Rome, « tout ce que l'etat de Gênes » renferme d’ecclesiastiques distin- >. gués. La savant Mofineili etoit » mort; mais ses amis, ses disciples » etoient les points de mire des per- » secutcurs. » Sont signales à la reconnoissance et à rattachement de l’église de France, l’evêque de Robbio, qui se console en apprenant les nouvelles qu'on lui donne de l’eglise constitutionnelle : et « Solari, evê- >. que de Noli ,qui , dans 1111e lettre » du aa décembre 1800, manifes- “ toit le désir que les évêque» d'Ita-

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• \îe , attaches à l’enlise gallicane ,

» formassent , a cet egard , une conm fédération — Delà Ligurgie nous «sont arrivés en tout temps «les „ consolations de tout genre : gra«:es » soient rendues à ces respectables » Solari, Palmieri, \ ignoli , Degre- » gori , Degola. Carrega ,clc. L acte le plus signale de leur bienseil- « lance, et la lettre de communion » qu'ils ont adressée à l'eglise de » France , redigee par ces deux der- » niers. >• ( Grégoire ne se ressouvient pas iciqu ailleurs ilavoit associe le seul Bergancinia Degola, pour la rédaction decette fameuse piece).

«. 11 assure , en passant , que la rclt- >• gion de Jcsus-CJirist et I ultra- » montanisme sont les antipodes....

» Les juifs rabbinistes comparent la » bible à l'eau , le talmud au vin :

«mettez certaines bulles, certains » brefs à la place du talinud , vous « aurez la pcnscc des curialistes et » de tous les esclaves de l’ultramon- « tanisme ... llest certain que d un » mot, d’un seul mot (le pape) pou- „ voit terminer les maux de I efclisc « de France, et faire cesser toutes

les divisions; et ce mot, il ne la » pas dit.... justice eteroelle, par- >• donne à Pie M. •>

Il nefautpass’etonnerque les constitutionnels soient parvenusàs asso-

cieren Italie un grand nombred adhérents : le jansénisme , qui s y etoit introduit, surtout parles soins trèsactifs de l’abbe de Bellegarde (i); les innovations de Léopold, trop dependant et trop fidele imitateur «je son frere Joseph 11 ; l’ université de Pa vie qui, comme ledit 1 évêque rapporteur , répandoil les principes de liberté politique et religieuse, et le prétendu concile dcPistoie «voient préparé lesvoies aux constitutionnels en Italie, et leur avofent concilie tous les amateurs de

(l) On assure qu’il fil passer en Allemagne et en Italie, pour plus «te dix millions de livres janseniens. Mera. p.

servir à l’iiist. redis. , etc.

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nouveautés, tous les ennemis de la subordination et de l’ordre, tousceux qui portaient avec peine le joug de leur dépendance , de leurs premiers pasteurs , et surtout du chef visible «le PF.giise. Encore moins doit-on s’étonner de la manière derespec— tueuse et souvent emp«>rtee dont les constitutionnels parlent du souverain pontife et de sa cour : la haiiic contre le vicaire de Jesus-Cbrist et contre tout ce qui l'entoure , est le caractère propre et essentiel des schismatiques et des hérétiques :

l’histoire nousen fournit millepreuves; et la raison en conçoit la cause. N'est-cc pas du Siégé apostolique que partent le plus souvent les prerniers foudres qui écrasent les seinsmes et les heresies ?

Apres cette longue coursedans les églises étrangères, ou il s est lait presque partout des amis et des par— tisans , Grégoire revient à laconvocation du concile de. 1801 , dont il développé la nécessite et peint les obstacles. Il dit que depuis le concile national de 1797 1 jusqu a ce dernier, il s’eloit tenu en France environ soixante synodes et huit conciles métropolitains. Leux- ciavoieut edilie les villes de Besançon , Bourges , Rouen, Lyon, Reims , Rennes, Aix et Carcassonne. L’Iiistoire .« citera le zcle et les talens qu’on y a >* développés pour la conservation de » la foi, de la morale , des bbcrles .. gallicanes dans leur intégrité , et » pour la restauration de la discipline. >> Nous avons analyse plusieurs lettres des réunis relatives a la convocation du concile de 1801 , et nous y ayons joint l’opposition du métropolitain de Paris- Il nous suffira d'ajouter ici que, dans une des séances du i4 août, le même evêque témoigna aux réunis le regret sinrere qu’il ressentait d'avoir pu entraver leurs tra^ vaux , et qu il les pria , les larmefi aux yeux, d’oublierquelques expressions qui avolent pu lui échapper* Rentrant ensuite dans àetdétmU et

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observations sur les travaux des évêques réunis , l’auteur du compte rendu dit que les dépenses de l'agence pour les les frais de bureau , d’impressions , d’envois , de relations intérieures et étrangères , etc. , dèpassoient les ressources fournies par le cierge constitutionnel, et que les réunis avoicnl comble ce déficit; lui spécialement qui tenoit la correspondance à une epoque où les rigueurs de la fortune le conlraignoient de vendre sa bibliothèque, composée de livres rares dont certaines parties etoient introuvables ailleurs. A ces sacrifices utiles à lu religion, il faut ajouter des soins multiplies et continuels. pour amortir la persécution susciter par les dissidents et des fonctionnaires vendus a leur parti; pour neutraliser les efforts de l'impiété , repousser ses attaques, dissiper ses prestiges, réfuter ses sophismes, etc. « Certes, tous les pasteurs » ont de justes plaintes à former des >• vexations auxquelles ils ont etc en » proie; mais chacunde nous, comme » Guatimozin , étendu sur un lit de «charbons ardents, pouvoit dire:

« et moi , suis-je sur des roses ? »

Cependant, soutenus par une disposition particulière de la Providence, maigre les vexations de l’autorité gouvernante et de l’autorité subalterne coalisées avec les royalistes et les dissidents , <■ nous n’avons pas cesse « de nous occuper des interets de « l’cglise gallicane , de la gloire de lu » religion, dont nous avons toujours » associe les devoirs à ceux que nous •» impose la patrie. Membres de l’Eglise » eut Italique , membres du souverain qui j >* est le peuple , et qui ne peut être que le « peuple: honores de la double qua- i >* lite de chrétiens et de citoyens,

» nous avons tâché, par nos discours ,

» nos écrits, nos actions, de prouver « que nous en sentions le prix. >• Grégoire elale ensuite les vues qui presidoient aux reunions fréquentes qu’ils avoient, d abord une fois lai semaine, ensuite tous les jours. Les ;

encycliques, une foule de lettres pastorales, de consultations, de notices, de mémoires, de tentatives surtout, pour rapprocher les esprits et les cœurs, furent les heureux résultats d’une partie de leurs efforts. Il est vrai qu’il est dit dans ces encycliques , que le gouvernement de l’Eglise n’est pas monarchique ; mais si on restreint ce mot à désigner un chef qui gouverne par les lois et comme mandataires, il paroît qu’on ne s’en offensera pas. Du reste, <> inflexibles dans notre marche » comme dans nos principes, pene- ” très de l'importance des fonctions j » dont nous étions charges , nous « croyons avoir conserve partout le ! ” caractère de dignité nécessaire /mur , » représenter le cierge'. ) » ( Les réunis formaient donc comme un synode per- J peturl à l’instar de celui de Russie; et s’ils avoient un président , il etoit aussi le chef de l’eglise constitutionnelle ). Grégoire demande que, i^uels que soient les événements qui s annoncent de près , on établisse ] une agence pour correspondre avec ! le gouvernement, avec les diocèses , les églises étrangères; et il entre dans (e detail des qualités que doi- ! v eut reunir les membres de cette agence. Il veut bien que l’evêque de Paris puisse y entrer comme cooperateur, mais il le repousse comme chef, il souhaite le rétablissement de la primatie de Lyon et de celle de Treves. Il avoue que l«>s tracasseries dont ils ont à se plaindre,

« sont en derniere analyse, l'ouvrage “ de quatre a cinq individus qu’on » oublie , en contemplant ce clergé » français , si digne d’eloges et d’ad- » miration. (Aussi) l’histoire pè- » sera , dans sa balance impartiale ,

» l’influence de l’eglise gallicane sur « la catholicité : et c'est alors qu’on » verra toute l'etendue des services » rendus à la religion par ce clergé » fidele à la patrie, composé d'hom- •> mes qui J OU S ont confessé Jésus- >> Christ t qui ont souffert la faim.

Diaitiz

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* les calomnies , les outrages et les | » persécutions de tout genre , pour » rester inviolaldement attachés à lu •'foi, dont ils sont les défenseurs ; «à cette religion, dont ils sont 1rs « cniti r sires ; au siège de saint l’nrre, dont

* ils respectent les successeurs , sans «être les esclaves de lacour.de Home; » à la république française qui, sans » eux , eut ele ensevelie sous les de- « bris de son berceau. Voila des ré- » rites que l'histoire répétera, que » la postérité reconnaîtra : nous ne » craignons pas de dire que, si le e gouvernement sacrifioit ces pas- » tfurs venerables à l 'intolérant e , » à la haine, aux fureurs de leurs «ennemis; si même il etoit assez « impolilique pour ne pas leur assi- •> gner U rang honorable que réclament » wssrrvlcts qu’ils ont renduset qu’ils «rendront encore, celte conduite «seroit marquée au coin de la per- <* fidie et de l’ingratitude. »

Doi ;ze decesevèques furent places sur des sieges , lors des nominations qui eurent lieu ensuite du concordat; mais , apres un préliminaire exige par le souverain pontife, etqui avoit été exécute d’une maniéré sinccre parles uns, hypocrite par d’autres, et que quelques-uns avoienl peutêtre opiniâtrement refuse: circonstances surlesquelleson avoiltrompe lechefde l’Kghse, qui y suppléa dans la suite, ainsi qu'on l’a vu plus haut.

Quoi qu’il en soit, le i4 août, dans la seanre du soir , le concile exprima sa rcconnoissance aux e vêq ues réunis , G regoi re et Desbois de Knchefort. Il les invita a continuer leurs soins à l'eglise gallicane, du moins jusqu'à l'epoque où seroient terminés les arrangements projetés relativement au clergé. Il arrêta que les archives continueroient d’être sous la garde du premier, et que les procès verbaux , ainsi que les papiers concernant la présente session lui seroient remis sans delai. Il adopta une lettre au pape, une synodique adressée aux pasteurs et aux Jidetes de

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r église gallicane, le projet de décret j de clôture et les formules d'acclamations. Grégoire émit aussi le vœu, « que les membres charges des tra- « vaux précieux, entrepris par les » congrégations, continuent de s'eu >■ occuper af.n de les représenter à » la discussion du prochain concile, » dont la réunion des pasteurs et des » fideles assurera le succès pour le » triomphe de l’eglise gallicane. >»

Avant que de lever laseance, qui etoit la derniere qui dût être particulière, les peres se manifestèrent mutuellement l’attachement le plus sincere et le plus affectueux. Désirant rnnnoitre les résidences que la Providence destinoit à chacun d'eux, ils indiquèrent comme moyen de comnunication , la commission intermediaire que formoient les réunis.

Dans leur lettre au pape , redigeé par Degola, les peies disent qu’ils se sont assembles de toutes les parties de la France, pour travailler au rétablissement de la paix, et que le même dessein les a engagés à clore leur session , des qu'ils ont connu que, par des lettres apostoliques adressées aux chefs suprêmes de la république, sa Sainteté avoit pourvu à l’extinction des divisions, et a ce que tout ce qu’il y a d’ecclesiastiques en France, se reunissent avec eux dans les doux embrassements de la charité, lis n'ont aucun doute quesa sainteté ne regarde . comme conformes à la foi et a la discipline antique, tous les decrets portes jusqu’à ce jour dans le concile ; et ils l’invitent a se rejouir, «en apprenant qu'au » milieu de tant de sujets d’amer- » tu me, de tant de dangers pour la » religion, le peuple chrétien de Iran ce, » réuni à ses pashurs , n’a pas hésité » d’acquiescer, d'esprit et de coeur, » aux efforts , à la doctrine , aux » sentiments du présent concile. »

Si les constitutionnels entendent désigner seulement leursadhereutâ, quand ils parlent ici du peuple chrétien de France réuni à ses pasteurs , ils iusul—

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lent au chef de l’Eglise , en lui présentant un spectacle dont ils savent bien qu'il ne peut se re’jouir. Si par ces memes mots, ckristianam gallorum aletem ad posions suos congregatam , ils prétendent énoncer de plus , tout ce qu’il y avoit alors de catholiques en France, ils ajoutent à l’insulte, un mensonge démenti hautement par l’évidence même. Mais laissons les réflexions.

Prêts à tout entreprendre, les pères se hâtoient , disent-ils encore , de servir l'Eglise. Des conférences avec les dissidents ont été indiquées dans le dessein de prouver , si on le désire encore, la sincérité de leur foi; et ces conférences auront lieu.

Ra clôture du concile ne leur permet pas d’entrer plus avant dans ce qui regarde la justice de leur cause : ils se reservent à donner au Siégé de saint Pierre , de plus grandes marques de leur respect, quand ils auront lu les lettresde sa Sainteté, bien persuadés qu’elle y a respreté les droits sacrés de l’eglise de France, c’est-à-dire, la discipline ancienne de t’ Eglise universelle. Ils se confient aussi u’elle prêtera volontiers l’oreille a es hommes qui, avant pris pour modèles les Irenee , lesCyprien , les Basile , les Augustin , ont bravé la haine des heretiques, les outrages des superstitieux , les sarcasmes des impies ; des hommes que ni l’exil , ni les chaînes, ni la crainte de la mort n’ont pu abattre, et qui sont détermines encore à conserver , avec le même courage et dans toute leur intégrité, les usages anciens de l'Eglise.

Le latin porte : traditos ecdesiœ morts : la traduction dit, \a doctrine , les maximes cl les usages nu Us ont reçus de leurs pires. Du reste , les peres du concile veulent qu’on apprécié leurs dispositions à la vuede f’attachementqu'ils ont montré à l’Eglise. Attachement qui les engagea a offrir cent et cent fois tous les sacrifices compatibles avec la vérité et la justice. Ils prient le saint l’ere de manifester ces gené-

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ceux sentiments à toute la catholicité,etde donner à l’eglise de France sa bénédiction apostolique

Cette lettre est datee du iE août, quoique adoptée des la veille , et elle est signée du president Lecoz.

A cette piece impertinente et déplacée, les actes en joignent une autre , dans laquelle les pères semblent avoir épuisé toutes les ressources de l’art de tromper et de séduire. Ils pressentoient la chute prochaine de leur prétendue église gallicane : il falloit bien en faire précéder le renversement total par quelque acte éclatant. Ils prcvoyoïent de même que leur lettre synodique aux pasteurs et aux ) idrles , à 1 occasion de la clôture du synode national , seroit le dernier accent qu’ils feroient retentir en corps, aux oreilles de leurs partisans et de toute la France : il convenoit donc qu’ils y accumulassent brièvement tout ce qui pouvoit dériver sur eux l’intérêt , la considération et les regrets. Enfin , c’étoient des adieux trislcsqu’ils adressoient à leurs amis, en présence de leurs adversaires ; cette piece exigeoit par conséquent qu’ils fissent leur apologie devant les uns, et qu’ils traçassent aux autres des réglés de conduite.

Aussi , dès le commencement de leursynodique, les pères ont soin de s’élever au-dessus du cierge insermenté. Le pretexte qu’ils en donnent, est le concile national qu’ils tinrent , à peine échappés aux cachots de la tyrannie et livrés encore aux angoisses de la misère et de la persécution. Ils racontent les fruits précieux qui resullerent île cette assemblée : lesfidelesse rattachèrent a leurs pasteurs, les ruresàleursevêqoes, et les liens de la charité se resserrerent entre tous. Un plan de pacification dresse dans le synode n’ayant pas obtenu de succès, leur zele empresse pour la paix ue se ralentit pas : ils indiquèrent un second concile national, principalement dans la vue de renouveler leurs

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efforts vers le même but. D'autres

Êrands projets entroient aussi dans ■ur plan pour le bien. Présenter le tableau des erreurs contre la foi et les mœurs, qui ont afflige la religion depuis le concile de Trente ; refondre les statuts synodaux de tous les diocèses , en un seul code ; rappeler avec force les réglés de la penitence publique; organiser renseignement des séminaires; ramener l'uniformité dans les rites liturgiques; préparer les voies à la convocation d'un concile œcuménique; déterminer les rapports des églises avec leurs métropoles, de leglise de Frauce avec les églises étrangères, et *< re- » tracer sous les yeux des fidèles les ** maximes sacrées des libertés de » l’eglise gallicane , dont plusieurs ap- » partiennent au dépôt de la foi. « Tels etoient les grands travaux qu’ils s’etoient imposes, et dont quelques-uns etoient soumis déjà à la discussion du concile-

Quelles sont ces maximes de nos libertés particulières qui appartiennent au dépôt de la foi? Les peres ne le disent pas, et nous ne chercherons pas non plus a les découvrir. Il est vrai que le synode de Pistoie trouva one place dans le decret qu’il émit sur la foi, pour y loger les quatre arlirlcsdu cierge de France de iG8a:

mais Pie V 1 se hâta de les débusquer de la, condamnant l’insertion qui y en avoit ete faite comme lénUraite , Uandateuse et tns-injurirusr au saint Siège. Quoiqu’il en soit de ces maximes , que nos auteurs de jurisprudence moderne ont souvent portées trop loin , en assurant que plusieurs appartiennent au dépôt d. ta foi, les pères font, sans y penser peut être, le procès à un grand nombre d’eglises étrangères , ou qui ne les commissent pas, oa qui , les connaissant , les négligent entièrement dans la pratique : indifférence qui serait coupable, sans doute , à l’egard de maximes qui appartiendraient au dépôt de la loi.

Cependant les perça conviennent

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en general, «qu’il est descirronstan- » ces impérieuses et ram, où l’appli- » cation rigoureuse de ces maximes » serait impossible , où le bien de la » paix exige momentanément qu'on >> n'en presse pas toutes les couse- » quences »• Oui , mais ne faudroit-il pas mettre ici une exception en faveur de celles qui appartiennent au dépôt de ta foi ? Vous ne voulez pas qu’on biaise sur l'article des prétentions d'une cour ambitieuse et orgueilleuse , serait il plus permis, serait-il moins hontrux de biuiser sur des maximes apparlmant au dépôt de la foi?

Les sacrifices offerts depuis quatre ans, font trop d’honneur aux constitutionnels pour qu'ils ne les rappellent pas ici. Si on eût accepté d’abord ce moyen de pacification , « bien des larmes et «les crimes eussent ete épargnées ». Voilà ce qu’ils disent; mais au fond ces offres et ces sacrifices n’etoient qu’apparents : ils etoient presque sans objet; et de plus, il falioit que les membres du clergé orthodoxe avec lesquels les constitutionnels vouloient bien transiger, membres encore très- peu nombreux d’apres leur choix, se séparassent de l’F.glise universelle pour se réunir à eux ; des offres «le cette nature etoienl-elles bien genereuse ?

Ils reviennent encore à leurs conférences solennelles , qu’ils peignent comme devant être le triomphe de la charité , présidées par l’esprit «je paix , et un moyen efficace de conciliation , loin d’avoir un caractère hostile. « Pouvoit-on présenter aux » fi de les, un gage plus certain , plus lou- » chant de notre réconciliation, qu’en » exposant eu le.ur presence les mo- » tifs qui doivent opérer la leur P »

Ainsi donc provoquer des adversaires à «le nouvelles disputes ; y reporter tous les éléments qui avoient allumé les feux de la division ; y defemlre avec une vigoureuse opiniâtreté , le parti déplorable qu’on avoit jusque-là malheureusement

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suivi ; rendre ce combat public , et y appeler les simples laïques comme juges , en des matières où ils n’ont d'autre droit que d’ecouter avec une humble docilité la voix des premiers pasteurs ; c'etoit, aux yeux des peres du concile de i8oi,un gage certuin de leur réconciliation avec le cierge fidèle, et le moyen de fournir aux peuples divises, des motifs pressants pour les porter à faire aussi leur accommodement et leur paix. Doit-on s’étonner de la fausseté de beaucoup d’autres de leurs raisonnements ( Et le refus que firent les dissidents d’accepter un défi de celte espèce, put- il devenir un sujet raisonnable de railleries et de triomphe de la part des constitutionnels P

Laissons donc ces pères se flatter d’avoir rendu de grands services à la société «Services, disent-ils, sur » lesquels on ne pourra faire mentir » l’histoire... L’histoire à laquelle » nous réservons tant de vérités...., " Avec tant de titres à l’estime, à la » reconnoissance , pouvoil-on ne » pas se reposer avec confiance sur » la sagesse et la loyauté du gouver- » nement ? »

Pour attendrir leurs adhérents et se les attacher irrévocablement , ils leurdisent : «Vous n’avez pu oublier » que vous êtes venus nous arracher à » fa retraite ou à des fonctions pai- » sibles. Avec quel empressement vous » nous réclamiez pour la direction des » pa roi sses e t des d iocès es abandonnés! » Nous cédâmes à vos vœux : nous » fûmes consacrés et institués par l'Est glise , de la même maniéré que les saints " évêques et prêtres des premiers âges du » christianisme. »

On vous cède la validité de vos ordinations et de vos consécrations .

sur lesquelles on vous demande seulement de reconnoître qu’elles etoient sacrilèges ; mais on vous conteste la validité de vos institutions, bien différentes sous ce rapport, des institutions reçues par les saints dont vous nous pariez. Ceux-ci furent institués

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selon le mode observé de leur temps dans toute l'Kglise; tandis que vous le lûtes contre l’usage de la même Eglise , et d’apres un mode qu’ellemêine tient pour abroge depuis des siècles, mode donc qui n’a plus d'efficace ni de valeur, et qui atteste par conséquent l’invalidité de vos institutions prétendues.

Au reste , à entendre les pères du concile, maigre la protection du gouvernement, les persécutions ne laissèrent pas de les tourmenter encore d’une manière furieuse; « et cepen- « dant leur courage ne s'est point » ralenti , leurs principes ne se sont » pas altérés, leur conduite n'a pas » varie. » Mais reci est adroit :

« Freres bien-aimés, compagnons de « nos travaux, de nos infortunes, ces » faits graves dans notre souvenir, « nous pénétrent d’attendrissement; » nous acquittons un devoir bien » doux, eu proclamant ces vertus » qui vous placent au nombre des » héros chrétiens. »

Il ne faut pas leur reprocher d’avoir été un obstacle à la paix de l’Eglise, ni à celle de l’etat : l’une et l'autre fut toujours l’objet de leur vœu le pluscheretde leursconstants efforts. Disposes à oublier tout ce qu’ils ont souffert, en continuant le ministère sacré auquel ils se sont voues, ils consentent a ne conserver que le souvenir de ce qui peut fortifier leur amour pour des freres égarés, mais qui ont conservé des droits sur leurs cœurs. Que ces sentiments sont admirables !

en voici d’autres plus franeset moins merveilleux.

«Nos très-chers Frères, si la » mauvaise foielevoit desdoutessur » la constance de notre attachement au » serment prêté en 1791; si la credule «ignorance lesrepetoit, démentez » hautement celte imposture ; l’en- » gagementqu'alorsnousavons con- » tracte, ctoit le résultat de la imdita- » lion qui en avoil approfondi la légitimité. » Il a changé dans quelques-unes de r ces applications civiles , parce que

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• le Gouvernement a changé; mais

» dans ce qui concerne les matières reli- » gieuses ce serment toujours juste est » toujours obligatoire. » On devoit s'attendre encore à entendre ces pères giconstauts, pour ne rien dire de

Slus ici , exhorter leurs adhérents à emeurer intrépidement aussi dans les mêmes sentiments et les mêmes dispositions.

« Après avoir signalé de nouveau » notre invariable attachement aux » principes purs que nous professons, » à la cause /«i/r que nous défendons, » aux fonctions légitimés que nous » exerçons , nous adressons au ciel » les vœux les plus ardents pourqu’il «éloigne de vous toute nouveauté * dans la foi, toute doc.trinecontraire » à celle que nous vous avons enseignée. . . » Nous répéterons avec saint Paul :

» Quand nous vous annoncerions nous- » mêmes , ou quand un ange du ciel vous » annonce roit un évangile différent de celui » que nous tous avons annoncé, qu 'il soit » anathème. »

Enfin pour qu'il ne manque rien aux caresses qu'ils font dans celte synodique à leurs partisans, ils empruntent encore tout ce qu'un zele ardent et sans exemple avoit dicté à la plume inspirée du grand Apôtre , de plus affectueux , de plus tendre et de plus héroïque.

Dans son décret de clôture, qui suit immédiatement la lettre srnodique dont nous venons de parler, le concile considérant que la pacification pour laquelle il s’etoil surtout assemblé, paraissant terminer par les négociations entre Notre Saint Père le pape Pie Ali et le gouvernement français, il devient superflu qu’il s’occupe davantage de cet objet ; que les travaux importants auxquels il s’est livré d’ailleurs , peuvent être plus utilement continués après le rétablissement de la paix dans l’Eglise ; et qu’entre ces travaux ,ses lettres adressées au pape et à ses frères divisés , « expriment suffi- « «animent la disposition dans la-

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» quelle ses membres et le clergé » qu’ils représentent, ont toujours été et » seront toujours , de persévérer dans les » prin :iprs qui les ont constamment dirigés,

» et de faire au bien de la paix , tous » les sacrifices compatibles avec la » justice et la vérité. » Il déclare «la » présente session terminée par •> cette seance solennelle, tenue le >> 16 août de la présente année,

» dans l’église métropolitaine de » Paris. «

Les novateurs ont beau chercher à s’envelopper du manteau de l’hypocrisie et du déguisement, toujours il leur échappe des traits qui servent à découvrir leurs artifices et la fausseté de leurs démonstrations extérieures. Ici, les constitutionnels du concile parlent encore de la paix et des dispositions où ils sont de (aire des sacrifices pour se prêter généreusement au dessein de la rétablir.

Seulement ils mettent deux condir lions à ces sacrifices : ils devront être compatibles avec la justice et la vérité. Quoi de plus raisonnable et de plus conciliant en apparence P Mais qu'entendent-ils par ces expressions , justice et vérité, si agréablement sonores aux oreilles des gens de bien et si propres à leur en imposerPLes constitutionnels rappellent îrî lapremiere lettre du concile an pape, dans laquelle ils disent qu’ils espèrent que sa Sainteté rendra justice à la vérité de leurs principes, a ta droiture de leurs intentions : voila le vrai sens de rcs mots. Ils l’exposent encore dans le décret même de clôture , quand ils y assurent solennellement qu’eux et les membres du clergé qu'ils représentent, seront toujours dans la disposition de persévérer dans les principes qui les ont constamment dirigés. Afin donc que les sacrifices qu’ils offrent depuisquatreans , etdontils veulent bien reitérer avec emphase l’offrande dans le concile, soient compatibles avec la justice , il faut qu’ils ne supposent aucun tort dans la conduite qu’ils ont tenue pendant le schisme ai

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qui a désolé l’église de France; et] pour que ces memes sacrifices se concilient avec la vérité , il est necessaire qu’ils supposent que les constitutionnels ont constamment professé des principes a l’abri de toute erreur. Sans ces deux conditions, point de sacrifices à espei er d’eux.

Ainsi, Claude Lecoz eut bonne grâce de s’écrier dans un discours qu'il improvisa , dit-on , apres la publication du décret de clôture :

« Il j a environ 14.10 ans, les » évêques d’Afrique offrirent de » s'immoler aux besoins de la paix » dans leurs églises ; et les siècles » qui ont suivi , n’ont cessé d’ap- » plaudir à leur généreuse resolu- » tion. Ah ! nos très-chers frères,

« nous sommes à la veille d’être plus » heureuxencore. Le sacrifice qu’ils » offrirent, nous avons la joie et la » gloire de l'effectuer.

» Le voici donc pour vous , ce » moment de nous apprécier d’une » manière sûre et incontestable :

» oui , bientôt vous pourrez, par » un jugement irrévocable , pronon- » cer si nous n'avons été que de vils » hypocrites dans les offres que nous » avons faites ; ou si nous n’av ous » été que de sincères , que de zélés » apôtres de la paix. »

Il est vrai qu’ils remirent entre les mains du gouvernement les sièges que le gouvernement avoit créés ; mais ce sacrifice même rendit leur condition meilleure ; il leur valut de fortes pensions , tandis qu'ils se plaignoient auparavant d’avoir etc réduits à l’indigence par la triste banqueroute qui leur avoit été faite par un gouvernement irreligieux et persécuteur. Encore ce sacrifice peu pénible dans lacirconstance , fut-il entièrement libre et volontaire de leurpart ? Les débats du 1 4 août semblent indiquer que le gouvernement leur avoit proposé de se démettre , on que du moins il avoit pressenti leurs dispositions à cet égard. D’ailleurs si le gouvérne-

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ment vouloit sincèrement rétablir la paix , il étoit indispensable qu’il retirât des mains des constitutionnels , les sièges qui , quoique nuis dans leur érection nouvelle, et illégitimement remplis, ne ponvoient être que des éléments de disputes et de guerres continuelles. Les constitutionnels ne firent donc que les sacrifices qu’ils furent dans la nécessité de faire.

Ils eussent mérité les embrassements de tout le clergé fidele et de justes eloges de la part de tous les catholiques, s’ils avoient renoncé de bonne foi aux principes condamnés par l'Eglise , rentrant humblement dans son sein , et se soumettant à toutes ses decisions ; mais loin d’en venir là, les pères du conciliabule s'engagèrent de nouveau ; et ils engagèrent encore solennellement, par leur décret de clôture, les membres du clergé qu’ils se disoient représenter , à persévérer toujours dans 1rs prinripts qui les avaient constamment dirigés. Pouvoient-ils énoncer d'une manière moins équivoque , qu’ils etoient animés de l’esprit de présomption , d’entêtement et d’orgueil, qui distingua dans tous les temps les novateurs et qui enfanta toutes les hérésies P

Parmi les acclamations qui terminèrent la séance ,nousne citerons que celle que le prétendu concile national adressa aux prétendues églises qui avoient pris part aux maux de ta prétendue église gallicane. Il y est dit :

« Que Dieu récompense ces églises » de leur zèle, en maintenant en elles “ l’amour de la VÉRITÉ. >>

Ainsi se termina ce fameux conciliabule, tenu par les constitutionnels en 1801. Préparé d’avance par des conférences, des synodes, de soi-disauts conciles métropolitains, et pardes travaux confiés àdes mains habiles ; convoque de toutes les parties de la France, et même du monde catholioue, puisqu’on j

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avoit Invite les évêques des églises étrangères; annonce à tout l’univers comme devant opcrer de grands biens , et condamner de nouveau les erreurs elevees depuis le concile de Trente, contre la foi et la morale, il ne put parvenir à discerner ses propres éléments ,secomposer d'une maniéré régulière, ni s’empêcher de présenter le spectacle d’une assommée anarchique , où ceux qui doivent obéir prevaloient sur ceux qui doivent commander et faire la loi- Animé de l'esprit qui présidé aux schismes et aux heresies , on y parla le langage du déguisement, des réticences étudiées, de f hypocrisie, de l’orgueil et de la haine : tous les pères y montrèrent un attachement opiniâtre aux principes condamnes dans la comlilulion cicutJu cierge : plusieurs y professèrent en diverses occasions le jansénisme et des erreurs

Sroscrites daus Marsillede Padoue, ans Luther, Richer, etc., sans que le concile s'y opposât : la haine contre le saint Siégé , ou du moins contre les papes et leur cour y éclata souvent sans frein et sans mesure ; dans les actes publics qui exigeoient de grandes démonstrations de modération etdedouceur,lacharite pour leurs frerti duises couloit , d’une maniéré gracieuse et enchanteresse , de la plume et des lèvres artificieuses des pères; dans leurs séances particulières, et dans les autres occasions où ils pouvoient s'exprimer avec franchise etsans gêne,c'ctoit un tout autre langage : les dissidents étoient alors tout noirs des crimes qu'ils avoient commis, tout rouges du sang innocent qu’ils avoient fait répandre, responsables en grande partie des maux terribles qui étoient tombes sur la France (i) : ils annoncèrent

(l) Quand nous parlons ainsi, nous sommes loin de vouloir tsser tous les pères du synode en particulier : il y en «voit , sans doute , qui ne professoient

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avec emphase des dispositions généreuses à la paix et à de coûteux sacrifices ; niais ils attachèrent à cellelà des conditions impossibles , et à ceux-ci des reserves qui en faisoient descendre tout le poids sur leurs adversaires ; il (alloit que le clergé catholique admît leurs erreurs, reconnut la légitimité prétendue de leurs titres, et qu’il rompît avec l’Eglise universelle, pour prendre ensuite place dans leurs rangs séditieux et schismatiques. Nous avons parlé des entreprises hardies qui entraient dans le plan du conciliabule : il vouloit reformer l’enseignement de la théologie , les rites de la liturgie, le nombre des fêtes chômées ; établir les rapports des diocèses aux métropoles , de l’église de France avec le saint Siège et les autres églises ; déterminer nos libertés gallicanes , et y donner apparemment des extensions adaptées à leurs principes ; enfin ib portoient leurs vues longues et pénétrantes j usque sur la convocation d' u 11 concile œuménique à laquelle ils prétendoient préparer les voies, Mais celui qui dit à la mer de respecter le grain de sable qu’il avoit posé pour lirnitea ses flots agités et menaçants, sut bien déconcerter tout-à-coup les projets hardisde cette assemblée illégitime et téméraire. Le concordat alloit être ratifié dans la capitale du monde chrétien ; un ordre du gouvernement , ou si l'on ainic mieux, un avis ou une invitation équivalente à un ordre émané dé sa part , arrive :

le concile s^dissout ; et de tous ses grands travaux , distribués dans des congrégations particulières , dont quelques-uns sont même déjà soumis à la discussion, il n’y a de terminé que quelques lettres sjnodi-

pas d’autres erreurs que celles qui tiennent à leur parti ; il s'en triiuvoit aussi ui montroient plus de modération et do ouceur.

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ques , et la provocation si déplacée à des conférences plus propres à ranimer les feux de la division qu'à les éteindre.

Arles du second concile national de France , tenu Fan 180 1 de J.-C. ( an g de la république française ) dans l'église métropolitaine de Paris. A Paris , à [imprimerie-librairie chrétienne , rue des Bernardins, an X. Trois vol. in- 8.°

PARIS (C. de) l’an i8ir. Le général - consul de la république française , que le pape Pie VII étoit venu couronner et sacrer empereur dans cette capitale de la France, le 2 .décembre i8o4,et quine s’appeloit plus que Napoléon I.", ayant, dans son ambitieuse politique , réuni les états romains à son empire , le 17 mai 1809, le même souverain pontife, apres avoir proteste les 10 et n juin contre cette usurpation , fulmina , le b juillet suivant , une bulle d’excommunication contre l’envahisseur et ses agents. Le refus qu’il faisoit de l’institution canonique à tous les prêtres que, suivant scs concordats de 1801 pour la France et x8o3 pour le royaume d’Italie, Napoléon lui présentoit pour les sièges vacants dans ces deux états , savoir pour ceux d’Italie depuis i8o5,et poor ceuxde Francedepuis 1 808 , ce refus devint plus invincible. Napoléon , oubliant toute mesure , fit enlever de Rome le saint Père le ia août t8og , et le relégua dans le palais épiscopal de Savone , où il lui envoya quelques évêques pour traiter avec lui de cet objet d’après les instructions d’un conseil ecclésiastique du choix de cet empereur,et composé du cardinal Fesch, qui en étoit le président, des cardinaux Manry et Caselli,de l’archevêque de Tours , de levêque de Poitiers, nommé à l’archevêché de Matines , des évêques d’Kvreux , de Trêves et de Nantes , et enfin de M. Emery, supérieur de la communauté de Saint-Sulpice. Cette première députation n ayant pu rieuconclure,

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une seconde faisant céder le pape pair les considérations du bien spirituel des fideies, il accepta, le ig mai 181 1 . les propositions suivantes qui furent écrites sous ses yeux , en simple forme de noie , savoir ; « i." qu’il accorderont l’institution canonique aux sujets nommes par l’empereur , dans la forme convenue à l’époque des ronrordats de France et du royaume d’Italie ; 2.0 que sa Sainteté se prêteroit à étendre, par un nouveau concordat , les mêmes dispositions aux églises de la Toscane , de Parme et de Plaisance (qui etoient aussi sous la domination de Napoléon ) ; 3.“ qu’elle cnnsentoit qu’il fût inséré dans les concordats une clause par laquelle elle s’engageroitàfairc expédier aux évêques nommés , les huiles d’institution canonique’, dans un temps déterminé, que sa Sainteté estimoit ne pas pouvoir être moindre de six mois ; et que , dans le cas où elle diflèreroit plus de six mois , pour d’autres raisons que l’indignité personnelle des sujets, elle investiroit du pouvoir delà donner en son nom , après les six mois expirés, le métropolitain de l’église vacante, et, à son defaut, le plus ancien évêque de la province ecclésiastique ; 4-° que sa Sainteté ne se déterininoit à ces concessions que dans l’espérance que lui ont fait concevoir les évêques députés, qu’elles prépareroient les voies à des arrangcinentsqui retahliroient l’ordre et la paix de l’Eglise, et qui rendroient au saint Siégé la liberté, l’indepcndance et les dignités qui lui conviennent. >•

Dans l’intervalle , Napoléon avoit convoqué, pour le 9 juin, en concile national ,lesévêques de France, d’Italie, etde la portiond’Allemagne comprise dans ses états. L’assemblée se composa de six cardinaux , neuf archevêques, quatre-vingtsévêques, et neuf prêtres nommes à des évêchés , mais non encore canoniquement institués. Le cardinal Fesch

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en fut le président- Depuis le concile de Trente, en n’avoit pas vu autant d’evêques réunis ; et sans être œcuménique, celui-ci parois soit être bien plus qu'un concile national. 11 avoit pour objet unique dç chercher lesmoyensdepourvoirà ce que l’institution ne pût être suspendue par aucune autre cause que les empêchements canoniques La note apportée de Savonc lui fut présentée comme «levant mettre fin à toutes les dissidences ; et la commission d'évêques chargée de faire un rapport sur cet objet , proposa , le 9 juillet, au concile de se déclarer compétent pour statuer sur l’adoption du mode d'institution à donner par le métropolitain , dans le cas dont la note parloit. Rien ne fut déciilé; et dans 1a nuit suivante, un des membres de la commission où la majorité pour cet avis n’avoit etc que d’une voix , passa dans la partie opposante qui l’emporta. La nouvelle opinion que la commission produisit dans la session du 10 juillet , se fondoit x .“ sur ce que la concession faite par le saint Pere , n’étant pas signée, manquoit d’une forme indispensable ; et i.° sur ce que l’addition relative à l’institution que donneroient les métropolitains, n’étoit pas exprimée textuellement dans les concessions faites par le pape. La conclusion fut que le concile devoit se déclarer incompétent ; elle entraîna l’assemblée ; et Napoléon irrité , en prononça le même jour la dissolution. Quelques evêque profitèrent de cette occasion , pour retourner dans leurs diocèses ; mais le plus grand nombre restoit à Paris , où , après quelques explications avec eux, on convoqua de nouveau le concile en congrégation générale le 5 août , et il prononça deux décrets , par le premier desquels il se déclara « compétent pour Statuer sur l'institution des évêques en cas de nécessité. « Le second décret fut ainsi couçu : « x." les siégea

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épiscopaux , d'après l'esprit dés canons , ne peuvent rester vacants plus d’un an pendant leauella nomination , l'institution et la consécration doivent avoir lieu ; a.* le concilesuppliera l'empereur de continuer à nommerauxévêchésd’après les roacordats ; et les nommés aux evêches s’adresseront au pape pour obtenir l'institution canonique ; 3.° six mois après la notification de la nomination faite dans la forme ordinaire, sa Sainteté devra donner l'institution d’après la forme des concordats ; 4 0 les six mob écoulés sans que le pape ait accordé l’institution, le métropolitain y procédera , et à son defaut, le plus ancien evêque delà province, qui fera la même chose , s'il s’agit du métroplitain ; 5." le présent décret sera soumis à l'approbation du pape ; et, à cet effet, l'empereur sera supplié de permettre à une députation de six evêques «1e se rendre auprès du pape , pour obtenir de lui la confirmation d'un décret qui peut seul mettre un terme aux mauxdes églises de France et d'Italie.

La députation partit, le pape accéda au decret , en le consacrant par un bref en date du 30 septembre, dans lequel il le transcrivit , en y ajoutant toutefois , que l'institution qui seroit donnée par le métropolitain ou le plus ancien suffragant de la province , le seroit au nem de sa Sainteté. Ne bornant pas là sa condescendance , il expédia des bulles aux évêques nommés ; mais Napoléon ne voulut pas qu’on les leur remît , parce que son conseil d'état lui avoit fait observer que, dans son bref, le pape n'avoit considéré le concile que comme une simple assemblée. Les choses restèrent en suspens et les pères du concile furent congédiés. Mais bientôt après, Napoléon, ayant appris qu'une escadre anglaise étoit aperçue dans la rade de Savone, et craignant qu’elle ne voulût en enlever le pape,

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le fit transporter à Fontainebleau ; ce qui lui sembloit rendre plus facilel'exécution du dessein qu’il avoit formé de fixer la chaire de saint Pierre à Paris. Pie VH resta à Fontainebleau pendant toute la campagne de Russie , en iBf? ; Napoléon qui en revint humilié vers la fin de cette année , voulut se consoler de ses pertes par un traité pacifique avec le pape ; il se rendit près de lui, et, apres une discussion fort animée , il obtint la signature d'un nouveau concordat, le a5 janvier i8i3.

Mais le pape, en le signant , ajouta ces deux lettres 55. qui signifiant*^ palis stnandis, le rendoient conditionnel; et les conditions paroissoient être qu’il ne seroit exécuté qu’après que le pape l’auroit communiqué à un' consistoire, et que Napoléon attendrait que cette formalité fût remplie pour le rendre public.

Celui-ci, transporté de cette victoire sur son auguste captif , n’hésita point à permettre aux cardinaux qu’il avoit éloignés du pape et disperses, comme exilés, sur divers points de la France , de revenir auprès dit saint Père. Ils accoururent a Fontainebleau , sachant mieux que lui les préparatifs d’urte nouvelle guerre , < elle qui perdra Napoléon. H avoit manqué' à ses engagements particuliers envers le pape, en se hâtant de le'publier le, i3 février i8i3, comme loi de l’état, et concordat nouveau Le pape le regarda comme nul , refusa des bulles d’institution aux évêques ; et resta captif jusqu’au commencement des féconds reversde Napoléon , en janvier 1814, où celui-ci jugea convenable à sa situation de laisser retourner le pape en Italie.

Le concordat du a5 janvier i8i3 étoit en ces termes : « Voulant met- >trc un terme aux différends qui se •ont élevés entre eux et pourvoi r aux difficultés survenues sur plusieurs affaires de l'Eglise , ( sa Sainteté et l'empereur) sont convenus des ar-

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ticles suivants comme devant servir de base à un arrangement définitif.

« Article I. Sa Sainteté exercera lé pontificat en France et dans le royaume d’, Italie, delà même manière et avec les mêmes formes que ses prédécesseurs

» Art. IL Les ambassadeurs, ministres, chargés d’affaires près le saint Père, et les ambassadeurs, ministres ou chargés d’affaires que le pape pourroit avoir près des puissances étrangères , jouiront des immunités et privilèges dout jouissent les membres du corps diplomatique.

» Art. III. Les domaines que le saint Père possédoit, et qui ne sont pas aliénés, seront exemptés de toute espèce d’impôts; ils seront administrés par ses agents ou chargé* d’affaires. Ceux qui seroient aliénés seront remplacés jusqu’à la concurrence de deux millions de France de revenu.

» Art. IV. Dans les six mois qui suivront la notification d’usage de la nomination par l’empereur aux archevêchés et évêchés de l’empire et du royaume d’Italie , le pape donnera l’institution canonique, conformément aux concordats, et en vertu du présent induit. L’information préalable sera faite par le métropolitain. Les six mois expirés, sans que le pape ait accordél’institutiou , le métropolitain, et, à son défaut où s’il s'agit du métropolitain , l’évêque le plus ancien de la provincq procédera à l'institution de l’évêque nommé; de manière qu’un siège ne soit jamais vacant plusd’une année.

» Art. V. Le pape nommera , soit en France, soit dans le royaume d’Italie, à dix évêchés qui seront ultérieurement désignés de concert.

» Art. VI. Les six évêchés suburbicaires seront rétablis , ils seront à la nomination du pape.

Les biens actuellement existants seront restitués, et il sera pris dès mesures pour les biens vendus. A la mort des évêques d'Ana-

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gui et de Ricti , leurs diocèse* seront réunis auxdits six évêchés , conformément au concert qui aura lieu entre sa Majesté et le saint Pcre » Art. Vil. A l’égard des évêques des états romains , absents 'de leurs diocèses par les circonstances , le saint Perc pourra exercer en leur faveur son droit de donner des évêchés in parlibus. 11 leur sera fait une pension égale au revenu dont ils jouissoienl , et ils pourront être re-

r lacés aux sièges vacants, soit de empire, soit du royaume d'Italie.

» Art. Y 111. Sa Majesté et sa Sainteté se concerteront en temps opportun sur la réduction à faire, s'il y a lieu , aux évêchés de la Toscane et du pays de Gênes, ainsi que

C>ur les évêchés à établir en Holnde et dans les departements ancéatiqucs.

» Art. IX. La propagande, la pénitencerie, les archives seront établies dans le lieu du séjour du saint Père.

» Art. X. Sa Majesté rend ses bonnes grâces aux cardinaux , évêques , prêtres, laïques , (jui ont encouru sa disgrâce par suite des évéuements actuels.

» Art. XI. Le saint Père se porte aux dispositions ci-dessus , par considération de l’etat actuel de l’église , et dans la confiance que lui a inspirée sa Majesté, qu’elle accordera sa puissante protection aux besoins si nombreux que la religion éprouve dans le temps où nous vivons. »

PA VIE ( C. de ) Papiense ou Ticinense, l’an 85o, en décembre. L’empereur Louis assista à ce concile ou parlement, et il y fit un capitulaire pour les affaires séculières , qui fut depuis confirme' par l’empereur Lothaire. On y fit XX V canons sur la discipline ecclesiastique, c’est-àdire, la vie édifiante que doivent nyener les évêques , sur la conduite que doivent tenir les prêtres de la ville et de la campagne : comment

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ils doivent veiller sur les pénitents pourvoir s’ilsobscrventla pénitence prescrite. Le concile veut que ceux qui font des péchés publics fassent penitence publique; autrement ils doivent être retranches de l’Eglise, et anathémalisés. Il veut que pendant le temps de cette pénitence publique , ils ne puissent ni porter les armes , ni juger des causes , ni exercer aucune fonction publique , ni se trouver dans les assemblées, ni faire des visites; mais ils peuvent prendre soin de leurs affaires : ils ne peuvent se marier pendant le cours de la penitence. Tom. FIJI.

PAVIE (C. de) l’an 855, terrier. Les évêques de Lombardie assemblés par l’empereur Louis , fils de Lothaire , y dressèrent dixneuf articles à la demande de Louis, pour reformer les abus , et entr’autresdece que les seigneurs laïques viennent rarement aux grandes églises. Ib. p. i46.

PAME ( C. de ) l’an 876, par Charles le Chauve , couronné empereur par Jean VIII , le a5 décembre 87S, et reconnu pour tel à Pavie , par dix-sepl évêques de Toscane et de Lombardie

PAVIE ( C. de ) l’an 997, tenu par Grégoire V. On y excommunia Grescence avec l’antipape Jean XVI, qu’il avoit fait élire la même année.

PAVIE ( C. de) fan 1020, i** août. Le pape Benoît VIII s’y plaignit de la vie licencieuse du clergé.

Il exposa qu’elle deshonoroit l’église , et qu’ils dissipoieut les grands biens qu'elle a reçus de la libéralité des princes , les employant à entretenir des femmes, et à enrichir leurs enfants il fit voir que les clercs étoient obligés à la continence ; enfin il fit on decret divisé en sept articles, pour la réforme du clergé. L’empereur leconfirma, et ajoutades peines temporelles contre ceux qui ne IV servoient pas.. T. IX. C.p. 81g.

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PAVIE ( C. de l’an xi6o, 5 février , non reconnu ) , par ordre de l'empereur Frédéric. Environ cinquante évêques avec plusieurs abbés y assistèrent. On examina pendant sept jours la question des deux élections , et le concile prononça en faveur d’Octavien ou Victor 111, antipape, qui étoit présent, et condamna Roland ( Alexandre III ) par contumace et avec tous ses fauteurs qui avoient refusé de venir à ce concile. L’emperenr approuva la sentence. Victor fut reçu à l'eglise avec grande solennité , et reconnu pour pape . T. X ■ Conc. p. i387-

PAVIE ( C. de ) l’an i4a3 : il avoit été indiqué au concile de Constance : on en fit l’ouvérture au mois de mai : il s'y trouva quelques députés de France, d' Allemagne et d’Angleterre; mais il fut transféré à Sienne le 3:> juin, à cause de la peste dont Pavie étoit menacée, et le pape consentit à cette translation. Tom. XI f. Conc. p.

PENNAFIEL (C. de) Penafe- Unsc, l'an i3o2, du i'r avril jusqu’au i3mai, parGonsalve de Tolede et ses suffragants. Ou y publia treize articles pour réprimer les abus que l’on voit dans les autres conciles du temps, le concubinage des clercs, les usures , etc. On y ordonna aussi, entr’autres choses, qu’en chaque église on chantera tous les jours à baute voix Salve Iicgina après complies. On ordonna , dans ce concile , aux prêtres, de faire eux-mêmes le pain destiné à être consacré, ou de le faire en leur présence par d’autres ministres de l’Eglise. On ordonna de payer la dîme tic tout ce qu’on acquiert légitimement pour reconnoitre par là le souverain domaine de Dieu. Tom. XI. C.p. a444-

PERPIGNAN ( C. de )Perpimoccnse, l’an i4o8 ,(non reconnu) par l’antipapeBenoît XIII. Il en fit l’ouverture le premier novembre. 11 fut d’abord nombreux jusqu’au cinq

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