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quel* étoit Donat, évêque des Cases- Noires en Numidie, regardé comme le premier auteur du schisme des donatistes. Celui-ci fut convaincu d’avoir fait schisme à Carthage , lorsque Cecilien n’etoit encore que diacre, d'avoir rebaptisé, d’avoir imposé de nouveau les mains à des evêques tombes dans la persécution, d’avoir soustrait les témoins et les accusateurs de ces faits. Donat convint de ces accusations , se retira du concile et n’y parut plus; ainsi les accusateurs de Cerilien avouèrent qu’ils n’avoieul rien à dire contre lui , et les schismatiques n’alleguerentque de vaines raisons, et lescris de la populace qui suivoit le parti de Majorin.

Dans la deuxième ;c'ance, on examina les accusations contre Cccilien , et on ne trouva rien qui en prouvât la vérité. On y examina le concile tenu à Carthage par soixantedix evêques qui avoient condamné Cecilien , mais on n’v eut point d’égard , parce que Cécilien y avoit été condamné absent , et il s’excusoit de ne s’y être pas trouvé, parce qu il craignoit la violence de scs adversaires.

Dans la troisième séance , Cécilien, sur les avis du pape Miltiade et des autres evêques, fut déclaré innocent, et son ordination fut approuvée. Donat des Cases-Noires fut condamne commeauteurde tout le mal , mais le concile ne crut pas devoir séparer de sa communion les evêques qui avoient condamne Cécilien , ni ceux qui avoient été envoyés pourl'accuser. Saint Augustin rapporte en substance leur avis.

Ouand , dit-il , le bienheureux Miltiade vint à prononcer la sentence definitive , < ombien y fit-il paraître de douceur, de sagesse etd’ainour pour la paix P il n’eut garde de rompre la communion avec ses collègues, puisqu’on n'avoit rien prouvé contr’eux; et â l’egard des accusateurs de Cécilien , se conteutaut

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de charger Donat , qu’il avoit reconnu pour auteur de tout le mal , il laissa les autres en étal de rentrer dans la paix et dans l'union de l'Eglise , s’ils eussent voulu. O l’excellent homme ! s’écrie saint Augustin,

Fariant de Miltiade dont on suivit avis; 6 le’ vrai enfant de la paix!

6 le vrai père de tout le peuole chrétien !

En effet Je concile leur laissa le choix de demeurer dans leurs sièges, uoiqu’ ordonnés par Majorin hors e l'Eglise ; ainsi on régla que, dans tons les lieux où il se trouveroit deux evêques, l’un ordonné par Cécilien l’autre par Majorin , celui qui auroit été ordonné le premier seroit maintenu , et qu’on pourvoiroit l'autre d’une autre église. On voit, dans le jugement de ce concile , dit M. de Fleury , un exemple remaruable dedispense, contre larigueur es règles pour le bien de lapaix. Les évêques envoyèrent les actes de ce concile à Constantin , et protestèrent qu’ils avoient prononcé selon que la justice le demandoit. Aug. Ej>.

16 i.p. 279. Ti II.

ROME (C. de) l’an 34-t , sous le pape Jules, à la tête de cinquante évêques, et tenu pour juger la cause de saint Athanase et des autres qui étoient venus se plaindre des eusé- Liens. M. de Tillemont croit qu’il faut mettre de ce nombre Osius de Cordoue, et Vincent de Capoue. En effet , beaucoup d’évêques étoient venus à Rome demander justice au concile des violences de ces héréliues. Le pape Jules avoitsommé ces erniers, par une lettre, de justifier les accusations qu’ils avoient formées contre saint Athanase , cl de répondre^ celles que Marcel d’Ancyre avoit formées contr’eux. Mais les eusebiens ne jugèrent pas à propos de se rendre ah concile : ce qui les rendit suspects. Les évêques eurent beaucoup d’égard à la lettre du concile d’Alexandrie, tenu deux ans auparavant : c’étoient les évêques

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d’Egypte, au nombre de cent, qui l’avoient écrite pour la justification de saint Athanase. Elle fut jugee d'un grand poids, étant jointe aux témoignages que divers autres évêques rendoient à l’innocence du saint Arsène , étant encore vivant, faisoit voir la fausseté d'une des principales accusations. La nullité de l’information de ia'Maréote doit manifeste par la pièce même, et saint Athanase fit voir, par les lettres d’iskiras, quelle étoit la cabale que l’on avoit formée contre lui. Bien plus, les evêques représentèrent les violences inouïes des eusebiens, exercées à l’occasion de l’i ntrusion de G regoire. On trouva toute cette procedure du concile de Tyr in juste et irrégulière: on déclara saint Athanase innocent, et ou le confirma dans la communion de l’Eglise, comme evêque légitimé.

On examina la cause de Marcel d’Ancyre, et la profession de foiqu’il avoit faite, dans sa lettre au pape : le concile en fut satisfait, et le déclara mal condamné et mal déposé. Le pape Jules écrivit aux Orientaux une très-belle lettre fort etendue,dans laquelle il les exl 01 te à changer de conduite. Athun. Ajxilog. p. <]/./.

Ton,. Fin. C. p. 4<)3.

ROME ( C. de) l'an 3^9 , contre Pholin. (le fut dans ce concile qu’ U rsare et Valens retracterent, en présence du pape Jules, ce qu’ilsavoient dit contre saint Athanase, et lui écrivirent des lettres de communion.

ROME (C. de) l’an 352, sous le pape Libère, pour saint Athanase, accusé par les Orientaux, et soutenu par un plus grand nombre d’Egyptiens. Le pape y lut la lettre que les Orientaux lui avoient écrite contre ce saint , et celle d’environ soixante et quinze evêques d’Egypte en sa faveur. Le concile jugea qu’il éfoit contre la loi de consentir aux Orientaux. Ton. XI. Conc. p. yiS.

ROME (C. de) l’an 3G8 ou 369, assemblé par le pape Bamase , et composé de beaucoup d'evêques. Ce

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pipe s’y appliqua surtout à relever j teuvquiétoienttombésdansl’arianis- < me, et à faire connoître quelseloient I les au teu rs et les chefs de cette hérésie- i On confirma la foi de Mcee : on déclara nul tout ce qui s'etoit fait de contraireàRimini. Ursaceet Yalens y furentexcommunics avec ceux qui suivoient leurs sentiments.

On n’y parla point d’Auxence, qui avoit usu rpe le siégé de M ilan sursaint Denis. Ce concile écrivit une lettre à tous les prélats d'Egypte; et ceuxci , ayant a leur tête saint Athanase, écrivirent à Damase pour le remercier d'avoir sauve l’unité de l’Eglise catholique en condamnantEirsareet \alens; mais ils témoignèrent être surpris de ce qu’on n’a voit pas encore déposé etchassé de l'église Auxence- Le même concile écrivit aux evêques d’Afrique pour les conjurer de conserver l'unité épiscopale, et de ne se point laisser aller a ceux qui snutenoient le concile de Rimini, au préjudice de celui de Nicee, sous pretexte du terme de consubstantiel.

Soiom. Fl. c. a3. Bar. 36g. § 36.

ROME (C. de) l’an 37a, sous le même pape. Quatre-vingt-treize évêques y excommunièrent Auxence de Milan , et ils y traitèrent de la consubstantialité du Saint-Esprit.

Tom. II. C.p. 892.

ROME (C. de) l’an 374, sous le même pape , tenu contre les apoliinaristes , dont le chef étoit Apollinaire, évêque de Laodicce en Syrie Les apoilinarisles pretendoient de même que les ariens, que Jesus- Christ avoit eu seulement une chair humaine, et non point une ame , et que la divinité lui entenoit lieu. Ensuite, distinguant l’ame qui nous fait vivre , de l’intelligence par laquelle nous raisonnons, ils n’accordoient à Jesu s-Christ que celte ame animale, car ils n’osoient, disoientils, le reconnoître homme parfait!

éomme nous sommes , parce que x.* il eût aussi été pécheur ; 2.0 que «Uîm choses parfaites n’en peuvent]

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pas faire une seule ; 3.» parce que la divinité n’eût été qu’une partie d’un tout, et qu’ainsi ilauroitfallu recon— noître deux Fils et deux Christs.

C’est sur ces pensées de l’esprit humain et ces inconvénients imaginaires , lesquels ne se rencontraient pas moins dans leur opinion, qu'ils fondoient leur nouveau dogme, sans se mettre en peine s’ils abandonnoient la foi ancienne et la tradition que l’Egliseareçue des apôtres, contre laquelle il ne faut point écouter nos raisonnements. Ils ne considéraient pas que l’homme ne peut prétendre , sans une étrange témérité, de décider par ses foibles lumières, ce qui est au-dessus de notre raison et de notre intelligence, car enfin , s’il étoit vrai que Jesus-Christne se fût pas uni à ce qu’il y a de plus considerableen nous, cette opinion nous ôtoit toute esperanre desalut, et elle 1 rendoit la Divinité passible.

Mais les erreurs des apoilinarisles ; allèrent encore plus loin dans la suite: car , comme ils ne vouloient pas reconnoître deux substances et deux 1 natures en Jésus-Christ, l'une di- : vineet l’autre humaine, ilssoutinrent qu’il avoit une seule nature mixte 1 et composée de la divine et de l’humaine , et ils disoient que sa chair etoit consubstantielle à sa divinité;

■ qu’une partie du Verbe avoit été changée enebairet enos, en un mot, en uncorpseten une nature toutedifférente de la sienne ; que ce n’avoit pas été un corps comme le nôtre; qu’il en avoit seulement la forme et l’apparence extérieure, mais qu'il étoit coéternel à la nature divine , formé de la substance même de la Sagesse éternelle ,et de celle d u Ve rbe changée en un corps passible ; qu’ainsi c’etoit la divinité du Fils consubstantiel au Pcre, qui avoit été circoncise et attachée à la croix, et t non un corps terrestre comme le : nôtre Ils inféraient de là , que la : substance de son corps n’etoit pas t j prisede Marie, mais avoit seulement

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passé par elle comme paruncanal,et ils lui re (usoient le titre de mère de Dieu, disant que ce corps avoit été avant Marie; que Jesus-Christ l’avoit toujours eu , et qu'il eloit ceieste et incréé.

Outre ces erreurs , sur le mystère de l’incarnation, ils admettoientdifférents degrés dans la Trinité, et disoient que le Saint-Esprit etoit grand, le Fils plus grand, et le Pere trcs-grand : ils tenoient encore l’opinion des millénaires , et admettoient trois résurrections.

Toutes ces erreurs, plutôt que les personnes, furent condamnées dans ce concile. A l’égard de la personne d’Apollinaire, il ne le fut qu’après que lui et Vital eurent fait schisme, c’est-à-dire l’an 3? 7, et lors-

3u’il donna à Vital le nom d'évêque es apollinaristes dans Antioche.

Cette sectey causa beaucoup de troubles et de divisions. Les questions embarrassées et obscures, que lui et ses sectateurs agitoieut sur l’incarnation, embrouilloient tellement les esprits , que beaucoup doutoient absolument de ce grand mystère :

d'autres se perdoient dans les difficultés où ils se jetoient, cherchant de nouveaux termes , dont l’unique fruit étnit des disputes sans fin, et peu s’en tenoient à la simple et ancienne doctrine de l’Eglise.

Saint fias Lie écrivit plusieurs lettres sur cette héresie , contre laquelle il s’éleva fortement. Ce fut sur ces lettres que le pape Damase convoqua un concile à Rome, l'an 378, avec Pierre d’Alexandrie. Ils y condamnèrent les sentiments d’Apollinaire, et ils déclarèrent que Jésus-Christ étoit vrai homme aussi bien que vrai Dieu , et que quiconquediroitqu’rl manqueqnelquechose , soit à sa divinité , soit à son humanité, devoit être jugé ennemi de l’Eglise; et on déposa Apollinaire.

Cette même hérésie fut condamnée au concile d’Antioche de l'an 37g, et le concile œcumcnieuc de Con-

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stantinople, assemblé quelques mois apres, confirma la sentence du concile de Home , contre Apollinaire et ses sectateurs. Apollinaire persista dans sou erreur impie , et mourut dans un âge avancé, sous le régné de Theodose. Selon le témoignage des auteurs ecclesiastiques contemporains, il avoit reçu des talents extraordinaires de la nature, et de grands dons de la grâce. Il avoit combattu , avec beaucoup découragé et de gloire, pour la vraie foi, contre ceux qui eu étoient les ennemis , car J ulien l’apostat arantdefcndu aux chrétiens l'etude des auteurs païens , les deux Apollinaires , pèreet fils, s’efforcèrent, dit Socrate , de suppléer au defaut de ces auteurs par les ouvragesqu’ils composèrent.

Le pere mit en vers héroïques, les livres de Moïse, et les histoires de l’ancien Testament ; et le fils des dialogues à l’imitation de Platon , où il renferma l’Evangile et les préceptes des apôtres. Mais, dit M. de Tillemont , parce qu’il mit sa confiance ensa propre sagesse, parce qu’il voulut résoudre des difficultés que la foiblesse humaine ne peut éclaircir, parce qu’il se laissa aller à la démangeaison d'une curiosité protane, parce qu’il voulut trouver des routes nouvelles dans la pureté et la simplicité de la foi, tous les avantages qu’il avoit lui devinrent inutiles , et il mérita d’être regardé de toute l’Eglise, comme un schismatique et un heretique. Sozom.Vl. c.

a5- tom. II. c. p. 8g6. epiph. 77. c. I. p. gg5. Tilt.

ROME. ( C. de) l’an 376 en faveur du pape Damase et contre l’antipape Lrsui. Ce concile futcomposé d’un grand nombre d’evêques , qui écrivirent une grande lettre aux deux empereurs Gratiencl Valentinien. Tom. Il.c.p. 1001.

ROM E ( C. de) l'an 382. Ce concile avoit été indiqué au concile d’Aquilée,de l’an 3oi, pour être un concile œcuménique. 11 fut composé

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du pape Damase, de saint Ambroise, de deux illustres métropolitains de l'Orient , savoir , saint Epiphane , métropolitain de Sala mine ou Cypre, et de Paulin que les Occidentaux reconnoissoient évêque d'Antioche; a.* de cinq evêques de l’Occident, sans ceux que nous nesavons pas, et de trois députés des Orientaux. Ce concile fut très-nombreux. Nous n'avons aucune connoissance de ce qui s’y passa : on conjecture seulement que la communion y fut confirmée avec Paulin , et qu'on y résolutde ne pointcommuniqueravec Flavien ni avec Diodore de Tarse , et Acace de Bérée , qui étoient les auteurs de son élection. Sozom. I.

VU. c. il. p. 717.

ROME (C. de ) l'an 386 , sous le pape Sirice. Quatre-vingts évêques y assistèrent : ils y firent une lettre en faveur de ceux qui n'avoient pu venir au concile : elle ne porte à la vérité que le nom de Sirice : elle est composée de plusieurs canons. Il y est défendu, entr’ autres choses, d’admettre dans le clergé celui qui, après la rémission de ses péchés , c est-à-dire , le baptême , au ra porté l'épée de la milice du siècle , c'est-àdire, aura eu quelque charge à la cour ou dans les armées. La continence des prêtres et des diacres est particulièrement recommandée, parce qu'ils sont obligés de servir tous les jours au ministère de Dieu. Tom. U. conc.p. 1028.

ROME. ( C.de ) l'an 3go , sous le même pape, contre Jovinien qui enseignoit que ceux qui ont reçu le baptême avec foi ne pouvoient être vaincus par le démon ; que les vierges n'ont pas plus de mérité que les veuves : il nioit que la sainte Vierge fût demeurée vierge, après avoir mis Jésus-Christ au monde. Id.

ROME ( C. de ) l'an $0, 11 août, assemblé par le pape Celestiu contre Nestorius : ou ne sait point quels cloient les cvêques qui le com-

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posoient ; mais on voit que leurs décrets passèrent pour les décrets de tout l’Occident. On y lut et on y examina les homélies et les lettres que Nestorius avoit envoyées à Rome :

et à cette lecture, tous les évêques s’écrièrent qu’il etoit auteur d’une hérésie dangereuse. Au contraire, on approuva fort les deux lettres de saint Cyrille , et ou les déclara orthodoxes. Le pape fit voir , dans un dis— coursétendu,que la vierge etoit véritablement Mère de Dieu , par les passages des Peres, entr'autres de saint Hilaire et du pape Damase- Le concile déclara que ceux qui ne suivoient pas cette foi , serment déposés du ministère.

Le pape dicta les décrets du concile, et il écrivit à Nestorius et à saint Cyrille. Il y est dit que les deux lettres écrites par saint Cyrille a Nestorius lui tiendraient lieu de deux monitions; que la lettre que le pape lui ecrivoit serait la troisième , et que si dans dix jours apres que cette lettre lui aura été signifiée, il ne déclare pas clairement , et sans équivoque, qu’il reçoit la croyance enseigner par les églises de Rome et d’Alexandrie et par toute l’Eglise catholique , et s’il ne condamne pas la nouveauté criminelle par laquelle il séparé ce que l’Ecriture nous apprend être parfaitement uni , il sera dès lors sépare de la communion de l’Eglise , et prive de tout le pouvoir ui appartient à la dignité du saceroce; qu’il faut qu’il condamne ce qu'il a cru jusqu’alors , et qu’il enseigne ce qu’il voit être enseigné par saint Cyrille ; que ceux qui l'ont suivi dans son erreur, seront obligés d’y renoncer par écrit , s’ils ne veulent être séparés de la communion ; et que si apres avoir condamné ses erreurs, il ne donne une preuve de son entière correction , en rappelant à l'Eglise toutes les personnes qu'il avoit privées de la communion , il en sera lui-même chassé.

Le pape ordonne encore que saint a3

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Cyrille agira en cette a flaire an nom du saint Siège et avec son autorité, pour notifier celle sentence à Nestoriuset à tous les autres, pour la faire exécuter avec toute la sévérité nécessaire , et pourvoir promptement aux Lesoius de l'Eglise de Constantinople , si Nestorius refuse de se soumettre aux conditions qu’on lui propose , c'esl-a-dire , pour faire élire un autre evêque- Le pape manda aux evêques la resolution du concile par diverses lettres qui nous restent encore. C. T. lll.p. 34q-

ROME ( C. de ) l'an 43 1 tenu à l'occasion de la lettre de l'empereur Theodose, pour la convocation du concile general d’Kphcse.

ROME ( C. de ) l’an 433, tenu par le pape Sixte, pour l’anniversaire de son élévation : il y reçut la nouvelle de la paix entre saint Cyrille et les Orientaux.

ROME ( C. de ) l'an 44^ , sous saint Leon. O11 y rétablit Celidonius : il avoit cte dépose au concile de Besançon ; etony retrancha saint Hilaire de la communion du saint Siégé : on lui défendit d’entreprendre sur les droits d’autrui. F.

Arles , 442.

ROME (C. de) 449i octobre, composé d’un assez grand nombre d’évêques pour représenter tout l'Occident : on y condamna tout ce qui s'etnit fait la môme année au brigandage d’Eplièse. On y écrivit plusieurs lettres au nom de saint Léon et du concile. Dans celle à l'empereurThéodose,le papese plaint de la violence de Dioscore et de l'irrégularité du concile d'Eplièse. O11 a, dit cette lettre, rejeté les uns et introduit les autres qui ont livré leurs mains captives pour faire au gré de Dioscore cessouscriptions impies , inipiis subscriplionibus captiias maputtôvôru/iV .sachant qu'ils perd roient leur dignité s'ils n'obeissoieut. Nos légats y ont résisté constamment, parce qu'en effet tout le mystère de la foi chrétienne est détruit, si on

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n’efface pas ce crime qui surpasse tous les sacrilèges : ensuite il prie l'empereur, attendu la réclamation de plusieurs evêques, surtout celle de levêque Flavicn, à la disposition des canons de Nicee , d’ordonner la célébration d'un concile general en Italie pour ôter tous les doutes sur la foi. Ip. Leon. 16. al. £. r. ult.

ROME ( C- de ) l’an 43o, juin, sous saint Léon , assiste d’un grand nombre d’evêques d'Italie. Ce saint pape s'etant mis à leur tête, alla trouver l'empereur Valentinien qui eloit a l’eglise, avec l'imperatrice Macidie sa mere , et Eudoxie sa femme : il les pria avec larmes et les conjura par l’apôtre à qui ilsvenoicnt rendre leurs respects ; par leur propre salut et celui de Théodose, de vouloirécrire à ce prince , pour l’engager à faire réparer tout ce qui s’étoit fait contre l’ordre à Ephcse, et de faire assembler un concile général ; que c’etoit le véritable remède aux maux de l’Eglise, et qu’il étoit necessaire , surtout à cause de l’appel deFlavicn. Saint Don obtint la grâce qu’il demandoit.

ROME ( C- de ) l’an 458, tenu par le môme pape, pour résoudre différentes difficultés que les ravages des Huns avoient fait naître.

ROME ( C. de ) l’an 462, novembre, par le môme pape, en faveur d’Ilermes, qui s’etoit emparé de l’eglisc de Narbonne. On y décida que, pour le bien de la paix, Hermès demeureroit evêque de Narbonne , mais à condition qu’il n’auroit point le pouvoir d’ordonner les evêques , et ce pouvoir fut transfère à C011stanlius, evêque d'Usez, comme le plus ancien de la province , mais

au’apres la mort d Hermès, le droit es ordinations reviendroit à l’évêque de Narbonne : il y est dit encore que les évêques des Gaules tiendront tous les ansun concile desprovinces , et qu'ils ne sortiront point de la leur, sans avoir des lettres de leur métropolitain, et en cas de

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refus de l’évêque d'Arles. T. IV. C.

~ ROME ( C. de) l'an 465, novembre , composé des évêques qui étoient venus celebrer la fête de l'ordination du pape saint Hilaire ou Hilarus.

On en compte quarante-huit, dont deux etoient des Gaules, savoir, Ingénuus d 'Embrun, et Saturnus d'Avignon: tout le reste étoit du vicariat de Rome. Après que les évêques et les prêtres eurent pris place , les diacres demeurèrent debout.

Saint Hilaire exposa que sa qualité de premier évêque l'obligeoit à prendre plus de soin de la discipline de l'Eglise qu'aucun autre, sans <pioi >1 eût été, dit-il , d'autant plus coupable que sa dignité étoit plus grande : il dit ensuite qu'il falloit prendre garde à 11e point elever aux ordres sacrés tous ceux qui auroient été mariés à d’autres qu a des vierges , ou qui l' auroient été deux fois, ou qui ne savoient pas les lettres, ou à qui on avoit coupé quelque membre , ou qui avoicnt été dans la pénitence publique. Il parla ensuite de l'affaire d’Irénée, qui avoit passé d'un siège à un autre. Nondinaire, évêque de Barcelone , avoit désiré en montant qu’il fût son successeur :

saint Hilaire se déclara fortement contre cette translation : les évêques s’écrièrent aussi qu’il ne falloit point souffrir qu'on violât l’ordre de l’Eglise , et qu'il falloit maintenir la discipline et les décrets du saint Siège, Cependant ces sortes de prières, ou de désignations de successeur étoient fort ordinaires aux plus grands saints, dit M. de Tillemont : il. est vrai , ajoute-t-il , que par la crainte de l’abus les papes s'y sont toujours opposés. Ainsi 1 abus que quelquesuns en ont fait , ne peut pas faire condamner ceux qui s’en sont servis par des vues légitimes et saintes.

Quoi qu’il en soit , le pape envoya aux évêques d'Espagne , qui lui avoient écrit là-dessus , les actes du concile de Rome , où la translation

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d’Irénée avoit été rejetée , enr ce que Nondinaire l'a voit demandé pour son successeur dans son testament , attendu la defense si souvent réitérée dans les canons, de passer d’uu evêrhé à un autre. Cône. Tum. IV. p.

ROME ( C. de ) l'an 484 , fin de juillet, tenu par le pape Félix 111. Il s y trouva soixante evêques. On y condamna Acace, patriarche de Constantinople , qui avoit fait beaucoup de maux à 1 Eglise par sa grande union avec les hérétiques : c'est lui qui engagea l’empereur Zenon à faire riienolique ; c'etoit une espece de formulaire dressé pour reunir tous ceux qui étoient hors de l'Eglise, et rempli de diverses propositions que les catholiques et les hérétiques avouoicut egalement. Elle ne contenoit pas effectivement l'hérésie d’Eutyches, mais elle ne la condamnoit pas non plus; au contraire elle la favorisait, en ruinant l'autorité du concile de Calcédoine , et en ouvrant la porte de la communion aux eutychiens. Cette pièce causa un schisme effroyable dans l’Eglise.

S Quantité d’évêques furent chassés e leurs sièges pour ne l'avoir pas voulu signer. On croit que ce fut Acace lui-même qui l’avoit composée. Bien plus, il avoit embrassé la communion de Pierre Monge , trèsméchant homme , et grand persécuteur des orthodoxes, car il etoit eutychien : il disoit anathème au concile de Calcédoine ; il s'etoit fait ordonner évêque d’Alexandrie, après la mort de Timothee Elure , par un evêque hérétique déposé de l’épiscopat : étant revêtu de cette nouvelle dignité, il commit toute sorte de violences. Acace avoit encore obligé par menaces les légats du pape "Vital et Miséne à communiquer avec Pierre Monge.

Après que le concile eut vérifié u’Acace étoit très-coupable, i! le eposa et il l’anathématisa. Il priva aussi les légats de la dignité épiscoa3.

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pale et de la communion des mystères. La sentence de condamnation ne porte en tête tpie le nom de Félix : elle fut neanmoins signée des 6oixante-septevêques; car, selon une ancienne coutume, toutes les fois qu’il se tenoit un concile en Italie, particulièrement sur la foi , les décisions, qui s’y formoient au nom de tous les évêques d’Italie, ne portoicnl que le nom du pape. On dressa un acte de cette condamnation, et cet acte fut une lettre adressée à Acace , dans laquelle Félix lui reproche d’avoir fait Jean evêque de Tyr , et Hymère prêtre : il passe de là à l'affaire de Pierre Monge, ensuite à la manière dont il avoit traite ses trois légats, et il conclut ainsi: « Subissez donc par cette sen- •> tence le sort de ceux pour qui » vous avez une si grande inclina- » tion , et soyez déposé de la dignité » de l’épiscopat, privé de la com- » mnnion catholique, et retranché » du nombre des fideles. Sachez gue » vous n’avez plus, ni le nom ni le » pouvoir d’un évêque, et que vous « avez été dégradé par le jugement » du Saint-Esprit, et condamné par » l’autorité apostolique, sans pou- » voir jamais être délié des liens de » cet anatlieme. » Ces dernières paroles, dit M. de Tillemont, sont extraordinaires : on peut les expliquer, en sous-entendant, à moins u’il ne reconnût ses fautes et n’en einandât pardon.

Outre cette lettre , Félix fit un autre acte pour être affiché : il porte que la sentence du ciel a prive Acace du sacerdoce, pour avoir méprisé les deux munitions «ju’on lui avoit faites , et avoir emprisonné le pape en la personne de ses légats :

ainsi, ajoute Félix, si un évêque, un ecclesiastique, un moine, ou un laïque communique avec lui apres cette dénonciation , qu’il soit anathème et puni par le Saint-Esprit , Sanclo Spirilu txcquente.

Il semble, ajoute le même histo-

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rien , que ce concile pouvoit se contenter de prononcer contre Acace seul , sans rompre , comme il fit , la communion avec ceux qui deinec— roient dans celle d’Acacc. Car ce fut là proprement ce qui causa un malheureux schisme pendant treillecinq ans , et divisa l’Orient d’avec l’Occident : en effet Acace, apprenant que le pape se separoit de lui, se sépara aussi du pape, et ôta son nom des dupliques : en sorte que plusieurs saints qui florissoient alors dans l’Orient, comme saint Sabas, saint Theodose , etc., paroissoient n’avoir point de communion avec l’Eglise romaine,quoiquecettemême Eglise ne laisse pas aujourd’hui de les reconnoître pour saints.

Les défenseurs d’ Acace ont allégué à la vérité qu’il n'avoit jamais rien dit contre la foi, mais aussi il en étoit d’autant pins coupable d’avoir reconnu la vérité et de s’être uni à ceux qui lacombatloicnt. Tom.

IF. C.p. 1060 el 1072. 77//.

ROME(C. de ) l’an 485 , par le même pape Félix, assiste de quarante-deux évêques. Ce concile fut tenu au sujet de l’eglise d’Antioche, peu après l’expulsion de Calendion , et le rétablissement de Fierrc le Foulon. Les évêques y renouvelèrent , par leurs signatures, les anathèmes déjà prononcés par le saint Siégé , contre Pierre Monge, Pierre le Foulon et Acace. Le concile adressa pour cet effet une lettre aux prêtres et abbes de Constantinople , parlaquelle il déclare que cettecondanjuation a été résolue par tout le concile précédent ; il envoie la sentence qui avoit été rendue contre Acace , demandant qu’elle soit cxccutéeavec courage , et il la confirme par un nouvel anathème- Le concile fit dans celte lettre quelque déclaration de sa foi, pour montrer qu’il suivoit les dogmes du concile de Nicée, du premier d’Ephèse et de celui de Calcédoine , mais cet endroit est perdu. Il la finit en gémissant de ce

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qu’ Acace, au lieu de s’humilier, fai- ' soit encore de plus grands crimes qii'auparavaiit , comme on le voyoit par ce qui veuoil de sc passer à Antioche.

On doit remarquer ici que l’Eglise se trouvoit alors déchirée par un schisme déplorable. L’Occident ne vouloit point avoir de communion avec l’Orient à moins qu’on n’anathématisât , non -seulement ÎSeslorius , Eutychès et Dioscore, mais aussi Monge et Acace. Dans l'Orient, on voyoit l’Egypte et la Libye faire un rorps de communion à part avec Pallade d'Antioche; et le reste de l’Orient en faisoit un autre. Voilà l'etat où les intrigues d’Acace et la legèrete de l’empereur Zenon avoienl réduit l’Eglise. Tom.

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