‹ Dictionnaire des concilesChapitre 124 sur 263 · IV. Coac.p · texte numérisé non relu

IV. Coac.p

ROME (C. de ) l’an 487 , au mois de mars , sous le pape Félix , tenu dans la basilique de Constantin , pour la réconciliation de ceux qui étoient tombés en Afrique dans la cruelle persécution d’Huneric roi des Vandales. Quarante - quatre évêques s’y trouvèrent , assistes de soixante et seize prêtres. I.e pape y proposa d’abord le sujet de son affliction ; mais on ne voit point ce qui fut résolu dans ce concile, et la suite des actes ne porte autre chose qu’une lettre du pape à tous les evêques. Cette lettre, qui est un monument précieux de l’antiquité sur la penitence , nous fait comprendre que l'Eglise romaine conservoit encore toute la rigueur de l’ancienne discipline, et qu’elle étoit persuadée

Îju’îl faut traiter les pécheurs avec orce et en même temps avec bonté :

car , dit ce pape , lorsque nous prolongeons la satisfaction et la pénitence du pécheur, nousavonslagloire et la joie de trouver son âme plus pure et mieux disposée à recevoir le pardon : il faut rompre les filets du démon , et en tirer les âmes qu’il y a enfermées : mais pour cela il faut appliquer à leurs plaies les remèdes !

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qui y sont propres, de peur que si on les veut fermer avant le temps, non seulement cela ne sers c de rien à des personnes attaquées d’une peste mortelle, mais encore que les médecins 11e se rendant aussi coupables que les malades, pour avoir traite Iroplegereuientun mal si pernicieux

La dis position géncraleque ce pape demande a tous les penilents , c'est 1." de confesser sincèrement leurs fautes, et d’être persuades que celui qui trompe se trompe lui-même, parce nue la facilite des hommes n’aJToiblit en aucuue manière la justice du trihunalsuprême ; 2.°d'être humilies, de se pleurer sincèrement eux- mêmes, de renoncer à toute délicatesse pour embrasser les jeûnes , les gémissements et les autres pratiques salutaires de penitence qu’on leur prescrira.

11 descend ensuite dans le détail :

il ordonne que les evêques , les prêtres et les diacres qui auront consenti à être rebaptises , ou volontairement , ou même par la violence des tourments, demeureront soumis à la penitence jusqu’à la mort, prives de la grâce de prier avec les fideles , et même avec les cathécumènes : il leur accorde seulement la communion laïque à la mort. A l’égard des autres ecclesiastiques , les moines , les vierges, les séculiers qui , étant tombés sans y être contraints, seront touches d’un véritable désir de se relever , il ordonne qu'ils passeront trois ans dans le rang des cathe'cumènes, et sept dans celui des peuitents; qu’ils s’humilieront sous la main des prêtres , sans rouçir de baisser la tête devant Dieu qu ils n'ont pas rougi de renoncer, et qu’ils seront deux ans à prier avec les laïques , sans oifriraucune oblation. Que si les mêmes personnes sont tombées par la violence des tourments , il les admet à la participation du sacrement par l’imposition des mains , après une

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pénitence de trois ans. Il parolt soumettre à la même peine ceux que les ariens avoient baptises maigre eux ; et cela paroît juste à l'egard de ceux qui ensuite etoient entres dans la communion des ariens.

A l’egard des enfants , clercs ou laïques , il ordonne qu’ils passeront quelque temps sous 1 imposition des mains, et qu’on leur rendra ensuite la communion ; mais que ni eux , ni qui que ce soit baptise , ou rebaptise liors de l’Eglise catholique , ne pourra être admis à la clerirature ; que les catéchumènes, qui auront reçu le baptême des ariens , seront trois ans avec les écoutants , puis auront la permission de prier avec les autres fidèles , jusqu’à ce qu'ils reçoivent la grâcede la communion.

Comme la réglé generale est de donner l’eucharistie aux pcuitentsqtii la demandent à la mort , le pape ordonne qu’on la leur accordera , et que tout prêtre pourra le faire :

mais que si ces personnes reviennent après en santé,elles demeureront dans la seule communion des prières , jusqu’à ce qu’elles aient achevé le temps qui leur est prescrit pour la pénitence : en quoi il cite , comme en divers autres endroits , le concile de Nicée. T. JF. Conc.

ROME ( C. de ) l’an 49.'» , sous le pape Gelase, compose de quarante-cinq evêques,etde cinquantehuit prêtres. Misène, légat prévaricateur à Constantinople en4R4i T présenta une requête, par laquelle d demandnit miséricorde , attendu sa vieillesse. I^e pape ordonna qu’on le fit entrer : il se prosterna , et obtint d’être admis dansla communion et dans la dignité sacerdotale. Vital, l’autre légat , étoit mort quelque temps auparavant. Tom. IF. C. ».

ROME ( C. de) l’an 49^> sous le même pape, et composé de soixante dix évêques. On y lit un décret qui contient le catalogue des saintes

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Ecritures : il est conforme a celui • qui est reçu aujourd'hui dans l’Eglise catholique. Apres les livres inspires, dit ce même decret, l'Eglise reçoit les quatre conciles généraux , de Nicee , de Constantinople, d’Kphese et de Calcédoine, et après eux les conciles autorisés par les l’eres : ensuite les ouvrages de saint Cyprien, de saint Athanase, de saint Grégoire de Nazianze , de saintRasile, de saint Cyrille d’Alexandrie, de saint Jean Chrysostôme, de saint Hilaire , de saint Ambroise, desaint Augustin, de saint Jerôme, de saint Prosper , et la lettre du pape saint Leon àïlavien. Entre les apocryphes , le décret nomme ceux de Eauste de Riez. Le pape Gelase fait ensuite la distinction delà puissance ecclesiastique et séculière , en ces termes : l’empereur 11’a pas le nom de pontife , ni le pontife la dignité royale. Dieu a séparé les fonctions de l’une et de l’autre puissance , afin que les empereurs chrétiens eussent besoin des pontifes pour la vie éternelle, et que les pontifes suivissent les ordonnancesdes empereurs pour les choses temporelles. Tom. IF. C.

ROME ( C. de) l’an 497» premier mars. Le pape Symmaque,qui \enoit d’être élu , assembla ce concile. Ce fut, selon ce qu’il dit luimême, pour chercher les moyens les dus puissants de retrancher les jrigues des évêques, et les tumultes populairesqniarrivoient dans l’eleclion du pape. On y fit plusieurs décrets sur cette matière. Soixante et treize evêques et soixante-sept prêtres y souscrivirent. Tom. JF. C.

p i3ia.

ROME ( C. de ) l’an 5oo,sons le même pape. On y donna, à l’antipape Laurent, l’evêché de Notera pour faire cesser le schisme. 1). M.

ROME (C. de) l’an 5oî, sous le même. On y abolit la loi d’Odoacre , qui portoit defense de faire l’election do pape , sans le consentement du roi d’Italie ; et on y fit

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quelques décrets pour empêcher {aliénation des biens dé l'Eglise.

ROME ( C. de) l’an 5o3, appelé Synodus Palmaris , peut-être à cause du lieu où il fut tenu. Le pape Symxnaque y fut déclaré, par cent quinze évêques , déchargé , quant aux hommes , des accusations intentées contre lui devant le roi Theodoric , et laissant le tout au jugement de Dieu. Le concile ordonna que le même pape administreroilles divins mystères , et que les fideles recevroient de lui la sainte communion.

Soixante et seize souscrivirent à ce jugement. I). M.

ROME (C. de) l’an 5o4- On y lut , avec l'approbation du concile, l’apologie du pape Symmaque, par Ennodius. Tom. IF. C- p. 1 3(*4--

ROME ( C. de ) la même année, sous Symmaque, compose de quatrevingts évêques , de trente-sept prêtres et de quatre diacres. On y (it un décret contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. Ils y furent anathématises comme des hérétiques manifestes , s’ils ne les restituoient.

Ibid p. i333.

ROME ( C. de) l’an 53i, 7 décembre , par le pape Boniface , assisté de quatre évêques, de quarante prêtres et de quatre diacres. Ce fut au sujet d’Etienne de Larisse , métropolitain de Thessalie , qui , ayant été déposé par Epiphane de Constantinople, en avoit appelé au pape.

La décision de ce concile nous manque. Ibid. p. 1691.

ROME (C. de) T’an 534. On y approuva cette proposition : U mu e lrinitate passus est carne. Et les moines acémètes, qui la combattoient, furent condamnés et excommuniés.

ROME (C. de) l’an 5Gi , février. Le pape saint Grégoire y écrivit une grande lettre synodale aux quatre patriarches, où il dit qu’il reçoit et révère les quatre conciles généraux comme les quatre Evangiles. 11 ajoute ici, qu'il porte le même respect au cinquième. C’est

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ce qu’il avoit déjà écrit auparavant aux évêques d’istrie , qui ne recevoient point ce dernier. 11 les invitoit de venir à Rome : ce qu’ils refusèrent; et ils écrivirent , sur ce sujet, à l’empereur Maurice, qui pria saint Grégoire de laisser ces evêques en repos, jusqu’à ce que l'Italie fût plus tranquille.

ROME ( C. de ) l’an 5g5 , 5 juillet, sous le pape saint Grégoire. 11 y proposa six canons que vingt-deux evêques , trente-trois prêtres , assis comme les evêques, et les diacreg.

debout , approuvèrent. On y absout Jean , prêtre de Calcédoine , qui avoit appelé au pape de la condam-nation , que Jean de Constantinople, surnomme le jeûneur, avoit

Îortee contre lui. Les députés de ean , qui suivoient cet appel , j furent déboutés. Le prêtre Marinian y fut élu evêque de Ravenne. Tom.

ROME(C. de) l'an 600, octobre, sous le même pape. On y condamna un imposteur grec, nomme André.

DM.

ROME( C.de) l'anGoi, 5avril, sous le même. On y fit une constitution en faveur des moines , qui fut souscrite par vingt-un evêques.

Idem.

ROME ( C. de ) l’an 606 , sous le pape Boniface 111 , assisté de soixante-douze évêques, de trentequatre prêtres, des diarreset de tout le cierge. 11 y fut défendu, sous peine d'anathème, que du vivantdu pape, ou de quelqu'autre évêque , personne ne fût assez hardi pour parler de son successeur. Id.

ROME (C. de ) l’an 6»o, 37 février , tenu en faveur des moines, contre ceux qui pretendoient , qu'étant morts au monde, ils ne pou voient exercer aucun ministère ecclesiastique.

ROME ( C- de ) l’an 63g. Le pape Severin y condamna l’Ecthèse (flic radius. F. CONSTANTINOPLE ,

au 63g.

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ROME ( C. de ) l’an 648. On croit que, dans ce concile, le pape Théodore déposa Paul de Constantinople, et qu'il yanathématisa Pîrrus, dont il souscrivitla sentence , du précieux sang de Jésus-Christ ,ntêle avec l'encre. V. Constantinople, 639, et Afrique, 645. D. 31.

ROME ( C. de) l'an 667, décembre. Le pape T italien y renvoya absous Jean , évêque de Lappc , qui avoit été condamné par uu concile de l’ile de Crete.

ROME ( C. de ) l’an 679 , octobre , sous le pape Àgathon , à la tête de plus de cinquante évêques. On y traita de l’affaire de saint Vilfrid , qui prenoit la qualité d’évêaue de Saxe. On le fit entrer : il se plaignit qu’on l’ayoit déposé injustement en Angleterre , et qu’on avoit ordonné trois évêques à sa place. Le concile le rétablit dans son évêché , et ordonna que ceux qui y avoient été mis irrégulièrement seroicnt chassés , mais que les evêques, qu’il choisiroit pour lui aider, seroient ordonnés par l’archevêque , sous peine de nullité , déposition et anathème. Ayant tout considéré , dirent les évêques , nous ne le trouvons convainp u canoniquement d'aucun crimequi mérite la déposition, Tom.VI.

CRÔM & ( C. de ) l’an 680 , 37 mars , sous le même pape , à la tête de cent vingt-cinq évêques. Saint Vilfrid étoit de ce nombre. On y envoya des députésà Constantinople pour le concile général , avec une lettre du pape, et une autre du concile à l’empereur Constantin Pogonat. Il ne nous reste, de ce concile , que ces deux lettres. Le pape , dans la sienne , y explique la foi de l'Eglise , sur la trinité et. sur l’incarnation , principalement la question des deux volontés , sur laquelle il dit nettement que les trois personnes divines . n’ ayant qu’une nature , n’ont aussi qu'une volonté; Riais qu'en Jésus-Christ , comme il

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y a deux natures, il y a pareillement deux volontés et deux opérations, il prouve la distinction des deux volontés par les passages des Pères grecs , en original , et des Pères latins , traduits en Grec. La lettre synodale est aussi en son nom , et en çeluide toutes les provinces de l’Occident. Elle contient , en substance, les mêmeschoses quela lettre du pape. Ib.p. 63o elseq.

ROME ( C. de ) l’an yo3 ou 704, sons le pape Jean VI. On y examina les plaintes de saint Vilfrid et des députés de l’archevêque de Cantorberi, et l’on tint, pour cette affaire, pendant quatre mois , soixante-dix congrégations. Saint Vilfrid y fut pleinement justifié et renvoyé à son eglise par le pape , qui en écrivit à Kthelrede , roi des Merciens , et à Alfrède , roi de Northumbre. Saint Vilfrid étant de retour en Angleterre , on y tint un concile en pleine campagne, près d’une rivière , où le roi assista avec les seigneurs , les évêques et les abbés. On y lut les lettres du pape , et , après une mûre délibération , le concile décida que tous les évêques , le roi et les seigneurs feroient une paix véritable avec l’évêque Vilfrid , et qu’ils lui rendroientsesdeux monastères avec leurs revenus.

ROME (C. de ) l’an 731 , 5 avril, sous Grégoire 11 On y fit dix-sept canons, dont plusieurs regardent les mariages illégitimes avec des femmes consacrées à Dieu. Ainsi on anathematisa celui qui épouseroit une femme dont le mari avoit été ordonné prêtre : car il etoit défendu à cette femme de semarier, même après la mort de son mari. On condamna celui qui épouse une diaconesse , une religieuse , sa commère , la femme de son frère , sa nièce , la femme de son père ou de son fils , sa cousine , sa parente , ou sonalliée,etcelui qui aura enlevé une veuveou une fille. T.Vl.C.p. «455.

ROME ( C. de ) l’an y3a , composé dequatre-vingt-treize evêques.

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On y ordonna que quiconque mépriserait l’usage de l'Eglise , touchant la vénération des saintes images , quiconque les ôterait , les détruirait , les profanerait , ou en parlerait avec mépris , serait prive au corps et du sangde.fesus-Christ , et se paré de la communion de l'Eglise. Ce decret fut souscrit solennellement par tous ceux qui assistoieut au concile , et on y joignit les autorités des papes precedents. Anast.

in Greg. 111. sup. n. 8. 9.

ROME ( C. de ) l'an 7£5 , a5 octobre , sous le pape Zacharie , aseisle deseptevêques,dedix-sept prêtres et du cierge de Rome. On y déposa Adalbert et Clement du sacerdoce avec anathème. On y comdamna au feu les écrits du premier , comme impies et insensés.

Tom. II. C.p. i556.

ROME ( C. de ) l’an 769 , sous lé pape Etienne 111, et composé de douze évêques de France, de plusieurs autres de Toscane, de Campanie, et du reste de l'Italie. On y condamna à une pénitence perpétuelle, le faux pape Constantin. On y brûla les actes du concile qui avoit confirmé son élection, et on fit un decret touchant l'eleclion du

Îape , avec defense de la troubler.

In ordonna que les reliques et les images des saints seraient honorées suivant l'ancienne tradition ; et on anathématisa le concile tenu en Grèce depuis peu contre les images.

Ce concile fit un décret portant défense , sous peine d'anathème , de promouvoir à l'épiscopat aucun laïque , ni aucun clerc, qui ne serait pas monté par degrés au rang de diacre, ou de prêtre cardinal. Tom.

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