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l'Eglise, et les mariages entre pareuts, dont on etendit la defense tant que laparente se peut connoître.
Dans ce concile, Tolede est nommée métropole pour la première fois.
Tom. IV. Cm. p 1734.
TOLEDE (G. de) l’an 58g, 6 mai , composé de soixante et douze évoques de diverses provinces , soumises au roi Récarede , et de huit députés. Ce concile fut tenu dans la vue d’affermir la conversion des Goths. On y régla tout ce oui regardoitla foi. Le roi Récarède y ctoit présent. On y fit une belle profession de foi, en son nom et en celui de tous les Goths qui y abjurèrent l’arianisme. On y reçut les IV conciles GÉNÉRAUX. On y prononça anathèmes contre les principales erreurs des ariens- Ensuite le roi préposa de régler la disciplinent en fit XXIII canons pour remédier aux maux que l’heresie avoit causés. On ordonna l'observation des canons , et que tes évêques s’asscmbleroieut une fois l’an ; que l’on feroit chanter à la messe le symbole du concile de Constantinople , à l’imitation des églises orientales , mais avec l’adition FUioqut. Au reste , c’est dans ce concile qu’il en est parlé pour la première fois T. V. C. p. 5q8.
TOLEDE (C. de) l’an 597, 17 mai. Seize evêquesy firent II canons, dit ce concile : mais on ne voit que treize noms dans les souscriptions, entre lesquelles est celle de Mégace, archevêque de Narbonne. Le premier porte , que les evêques feront observer la continence aux prêtres et aux diacres , et pourront déposer et enfermer les contrevenants pour faire pénitence. Le second défend aux évêques de s’attribuer le revenu des églises bâties dans leur diocese , et dit qu’il appartiendra au prêtre qui fait le 'service. T. V. C. p i6o3.
TOLEDE (C. de) l’an 610, a3 octobre. Quinze évêquesy reconnurent celui de Tolède pour leur métropolitain. U. J f.
TOLEDE (C. de) l’an 633, 9 novembre. Cefut un concile national , c’est-à-dire , de toute l’Espagne , et de la partie de la Gaule soumise aux Goths. Saint Isidore de Séville y présida et en fut l’âme. Il s’y trouva soixante-deux evêques, parmi lesquels il y avoit cinq métropolitains, savoir : de Narbonne, de Merida, de Drague , de Tolede et de Tarragone. Saint Just , archevêque de Tolede y assista aussi ; et il y eut sept députes d’évêques absents. Un y fit LXXV canons. Le premier est une profession de foi où les mystères de la Trinité et de l’Incarnation sont établis contre les principales hérésies : il y est dit expressément quele Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Le IV.» prescrit en détail la forme de tenir les conciles, qui vient apparemment d’un tradition plus ancienne, mais qu’on ne trouve point auparavart. O11 y blâme fortement la négligence des évêques à tenir des conciles, comme la principale cause du relâc hement de la discipline , et le concile ordonne de 1rs tenir au moins une fois l’année.
On voit par le LV1-* canon qu’il y avoit encore des veuves consacrées à Dieu par une profession publique où elles changeoicnt d’habit en présence de l’evêque sans entrer en communauté : on les appeloit sanetimoniales ou religieuses; et il ne leur éloit plus permis de se marier.
Ce concile est nommé grand et universel. Tom. V. Cône. p. 1702. V.
les canons.
TOLEDE (C.de) l’an 636, sous le roi Cinthilla, qui y fit faire IX canons, qui regardent presque tous l'affermissement de sa puissance. Ce concile etoit de toute l’Espagne , comme il paroîtpar les souscriptions des évê ques. IJ. p. 1735.
TOLEDE (C. de) l’an 638 9 janvier , la seconde année du roi Cinthilla, composé de quarante-deux évêques d’Espagne et des Gaules, rt cinq députés d’évêques absents. Us
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y ordonnèrent avec le consentement du roi et des grands, qu'a l'avenir aucun roi neinonteroil surletrône, qu'il ne promît de conserver la foi catholique : si le roi viole son serment, qu'il soit anathème, etc- Plusieurs ordonnances de ce concile s'étendent sur le temporel. Ceux qui . apres avoir reçu la penitence
Publique , la quittent et reprennent habit séculier, seront arrêtés par l'evêque et soumis maigre eux aux lois de la pénitence et renfermes dans des monastères : si l'execution est dilleree, ils seront excommunies.
C'est la première fois, dit. M. de Fleury, qu’on trouvedes pénitences forcées; ce qui ne provient que de l'ignorance de la bonne antiquité ; car les anciens canons se coutentoient d'excommunier les pécheurs , soit ceux qui ne demaudoient pas la pénitence , ou ceux qui l'abandonnoient après l’avoir commencée.
Tum. V. Cour. p. 1740.
’! OLÈDE (C.de) l'an Vingthuit evêques et onze députés pour les absents y firent VI canons. Le pre m ier est ron t re les cle rcs qxi i pre nnent parti uans les révoltes, car la puissance des rois Goths etoit mal affermie : on les déclara excommuniés pour toute la vie. 11 y est dit, que si le célébrant tombe malade en célébrant les saints mystères, un autre évêque ou un prêtre , pourra continuer et suppléer à son defaut , à la charge toutefois que personne ne célébrera la messe qu’à jeun , et ne la quittera jamais apres l'avoir commencée. V. Canons.
TOLÈDE (C. de) l’an 653. En ce concile, le roi Recesuinte y lut la profession de foi, dans laquelle il reçoit les IV CONCILES GÉNÉRAUX.
On fit ensuite Xll canons. Le premier contient la profession de foi , c’est-a-dire , le symbole de Nicée , tel qn’on le disoit à la messe , avec l'addition Filiojue.
Il y en a un contre la simonie quatre contre l'incontinence de;
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clercs , particulièrement contre les sous-diacres qui prétendaient pouvoirse marirraprrs leur ordination.
Onydefend d ordonner ceux qui 11e savent pas le psautier tout entier, avec les cantiques et les hymnesd'usage, et la forme du baptême. Le même concile fut souscrit par cinquante-deux evêques , dix abbés , parmi lesquels est saint lldefonse, par Farcbiprêlre de Tolède, et par les députés de dix évêques. On y voit les souscriptions de seize comtes d'entre les principaux officiers du roi. Après les souscriptions est un décret du concile, touchant la disposition des biens du roi , et un edit du roi qui le confirme.
TOLÈDE (C.de) l’an 655, a novembre. Seize évêques y firent XVII canons, ta plupart pour réprimer les abus que les évêques rommettoient dans l'administration des biens ecclésiastiques. Le premier entr autres ordonne que si les évêques ou les autres ecclesiastiques veulent s'approprier les biens des églises, ceuxqiii les ont fondées ou enrichies pourront s’en plaindre à l'evêque ou au métropolitain, ou au roi ; ils veilleront aussi aux réparation1!, etc. Tum. IF. Conc. p. 4S9.
TOLEDE (C.de) l'an 656, premier décembre. Vingt evêques y firent Vil canons. Parmi ces evêques, les trois premiers etoient métropolitains; savoir : Eugène deTolede, Fugitif de Séville, et saint Fructueux de Brague : il y eut cinq députes d’evêques absents. là. 45q.
TOLÈDE ( C. de ) l'an GyS , 7 novembre. On y fit XVI canons de discipline qui furent souscrits par dix-sept évêques, dont le premier est Quiricede ToleÜe ; detixdéputcs d'ab.-ents , par six abliès et par l'archevêque de Tolède. Ce concile ordonne de corriger les pécheurs publiquement , etc. Que si on condamne à l'exil ou à la prison , la sentence sera prononcée devant trois témoins et souscrite de la main a 5..