‹ Dictionnaire des concilesChapitre 142 sur 263 · TOU ■ TOU · texte numérisé non relu

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autre part, sans avoir des lettres de entendre des prières particulières permission et de recommandation hors le temps de l’office. Tom. f'. de leur évoque. Le XIII* leur per- Conc- p. 85 1- /•/. met quelque trafic , pourvu que ce TOURS ( C de) l’an 8i3, tenn suit sans usure. T.lV^C.p. io5o. par l’ordre de Charlcmagncpourré- «. b.Greg. X. h ■ e. tablirla discipline ecclésiastique. On

TOURS ( C. de ) l’an 565, 17 y fit cinquante-un canons, parmi lesnovembre,composéde gévêques,du quels il est dit que chaque cVêque nombre desquels ëtoient saint Ger- aura des homélies contenant les insniain de Paris et saint Prétexte de tructions nécessaires pour son trou- Tours. Ce toit alors dans le royaume peau, et prendra soindeles traduire, de Cberebert, et par sa permission, clairement en langue romaine, rus- ()u y fit vingt-sept canons et quel- tique, ou en langue tudesque, afin ijues réglements touchant les céré- que tout le monde les puisse entenmonies de la religion. Le premier dre. C’étoient les deux langues qui canon renouvelle l’ordonnance de avoient cours en France. La pretenir des conciles deux fois l’année, micre étoit celle des anciens habiou tout au moins une, sans que tants Gaulois Romains, c’est-à-dire personne puisse s’en excepter , sous le latin , déjà fort corrompu , d’où pretexte d’ordre du roi. Le dou- est enfin venu notre français. L’auy.ieine dit que l'évêque marié doit tre étoit la langue des Francs et des toujours être accompagné de clercs, autres peuples germaniques. Tom . même dans sa chambre, et tellement l'II.C.p. 12.5g. séparé de sa femme , que celles qui TOURS ( C. de) l’an io55, tenu la servent n'aient aucune commu- par Hildebrand, légat, et parGénicatîon avec ceux qui servent les rard, cardinal. On y donna àllérenclercs ; mais il ne doit point y avoir ger la liberté de défendre son opide femmes à la suite de l’évêque nion;mais n'osant le faire, il conqui n’est point marié. Le prêtre , fessa publiquement la foi commune le diacre ou le sous-diacre, qui de l’Eglise , et jura que dès-lors il aura été trouvé avec sa femme, sera croiroit ainsi : il souscrivit de sa interdit pendant un an. Les femmes main cette abjuration ; et les légats , n’entreront point dans les monas- le croyant converti , le reçurent à la tèresdes hommes : les moines n’en communion. Tom. IX. C. p. 1081. sortiront point ; et si quelqu'un TOURS (C. de) l’an 1060, prese marie il sera excommunié. Les mier mars , par F.tienne, légat , et mariages des religieuses sont dé- par dix évêques. On y fit dix canons feudusde même. Lecorps de Notre- sur la discipline. D. M.

Seigneur, surl'autcl , ne doit point TOURS ( C. de) l'an 1096, troiêtre mis au rang des images, mais sième semaine de carême, par le pape sous la croix: ce qui prouve qu’il Urbain IL On y confirmâtes décrets y avoit des croix et des images sur du concile de Clermont, et le pape les autels, et que l’eucharistie étoit refusa d’absoudre le roi Philippe, gardée en réserve. 11 est défendu comme les évêques le demandoient. aux laïquesde se tenir près de l'autel; Tom. .F. C-p. 601. mais la partie de l’église gui est TOURS ( C. de ) l’an 1 163, dixséparée depuis les balustres jusqu a neuf mai, tenu par le pape Alexani'autel , ne sera ouverte qu’aux dre HLquïs’éloit réfugié en France, chœurs des clercs qui chantent. Le assistédesepteardinaux. Ils’ y trouva sanctuaire toutefois sera ouvert aux cent vingt-quatre évêques, quatre laïques et aux femmes pour prier cent jjuatorze abbés, et une grande et pour communier : ceou’on doit multitude d’ecclesiastiques. Cespre-

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lats étoient rassemblés de tontes les provinces de l'obeissance des deux rois de France et d'Angleterre, et quelques-uns d'Italie qui s’éloient déclarés pour le pape Mexaudrc.

On y fit dix canons : la plupart répétés des conciles precedents. Le IXe déclaré nulles les ordinations faites par Octavien (c’etoit l'antipape V ictor) et par les autres schismatiques.

*Le quatrième est contre les manichéens, depuis nommes albigeois, avec lesquels il fut défendu d avoir aucun commerce, sous peine d'excommunicalion. Apres le concile, le pape Alexandre choisit , pour son séjour en France, jusqu'à la lin du schisme , la ville de Sens , et il y demeura depuis le premier octobre 1 i63 , jusqu'à Pâques de l’an i i65, c’est-à-dire environ dix-huit mois, y expédiant les affaires de toute l'Eglise comme s'il eut été à Rome.

Tom.X. C.p. l4a4-

TOüRS (C. de ) l’an i23G, 10 juin. On y fit un reglement contenant quatorze articles , dont le premier porte : Noua défendons étroitement aux croises et aux autres chrétiens de tuer ou de battre les juifs, leur ôter leurs biens ou leur faircquelqu’autre tort, puisque)’ Eglise les souffre , ne voulant point la mort du pécheur, mais sa conversion. Dans les autres , il est dit que les evêques auront soin de la subsistance des nouveaux convertis , de peur qu'ils ne retournent à leurs erreurs , sous pretexte de pauvreté.

Les testaments seront représentés à l'évêque* ou à celui qui exerce sa juridiction , dans dix jours apres la mort du testateur; et il aura soin qu’ils soient fidèlement exécutés.

Ceux qui ont deux femmes en môme temps, seront publiquement dénoncés infâmes, ef mis sur l'echelle publique, puis fustigés , s’ils ne s’en rachètent par une amende. Tom.

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