‹ Dictionnaire des concilesChapitre 18 sur 263 · AIX · texte numérisé non relu

AIX

l'an 816 au mois de septembre. On y fit line règle pour les chanoines, composée de i45 articles. On en fit aussi une pour ieschanoinesses, qui contient 8 articles. C’etoicnt de vraies religieuses, engagées par voeu de chasteté , et gardant exactement la clôture, voilees et vêtues de noir.

ld.

AIX-LA-CHAPELLE (C. d’)

l’an 817. On y fit des constitutions sur la règle de saint Benoit, que l’empereur Louis confirma, /et fit executer par son autorité. ld.

AIX-LA- CHAPELLE (Ç.d’> l’an 8n5. Ce concile fut une suite de celui de Paris de la même année.

Les évêques eci virent, le 6 décembre , leur décision à l'empereur qui etoit à Aix-la-Chappelle ; le tout fut envoyé au pape par deux évêques. On ne sait point quelle fut la suite de la négociation de ces evêques auprès du pape ; mais il est certain que les Français soutinrent encore quelque temps , qu’il ne falloit ni briser ni adorer les images sans recevoir le second concile de Nicée, quoique le pape l’eut approuve; et toutefois il est également certain qu’ils furent toujours en communion avec le saint Siégé , sans que l’on y voie un moment d’interruption. !d.

AIX-LA-CHAPELLE (C.d’) l’an 836. Les actes dece concile sont divisés en deux parties. l>a première contient trois chapitres. Les deux premiers, tirés des anciens canons et des Pères, montrent quelle doit être la vie et ladoctrinedes evêques, des abbés, des chanoines, des moines , des prêtres : ce sont plutôt des exhortations que des lois , et la plupart sont des sentences des Pères et des canons, et menacent de déposition l'evêque ou autre ecclesiastique qui quittera l’obeissance de l'empereur Louis, violant le serment de fidélité qu'il lui a prête. Le troisième contient beaucoup d’avis aux ecclésiastiques, aux moines , à i’enipe-.

m AIX

rtur lui-même , à se» enfants , à se»

ministres. La deuxième partie est adressée à Pépin , rQi d’Aquitaine,

Esur l'obliger à la restitution des iens ecclesiastiques. On y répond à l'objection des séculiers : auel mal y a-t-il de nous servir de ces biens dans nos besoins? Mais les evêques font voir par les saintes Ecritures, que , des le commencement du inonde , les saints ont fait à Dieu des sacrifices et des offrandes qui lui ont été agréables : qu’il a approuvé les vœux par lesquels on lui consacroit des fondsde terre, et a donnéaux prêtres tout ce qui lui étoit consacre; qu'il a puni sévèrement ceux qui ont négligé son service , ou profané et pillé les choses saintes. Le roi Pépin eut égard aux exhortations des évêques, et il fit restituer à ces derniers les biens ecclesiastiques , par ceux qui en avoient usurpe. T. 7. C.p. 1700.

AIX-LA-CHAPELLE (C.d) l'an 84a. Dans ce concile, les deux rois Louis et Charles le Chauve , par ordre des évêques , partagèrent e royaume de Lotnaire en France , avec promesse de le gouverner selon la volonté de Dieu, et non comme Lotliaire l'avoit gouverne. D. M.

AIX-LA-CHAPELLE (,C. d ) l’an 860 le 9 janvier , tenu au sujet de la reine Thietbcrge, femme de Lotbaire , qui se reconnut coupable d’un grand crime devant les evêques.

Elle fit le même aveu au roi, à quelques seigneurs, et de nouveau aux evêques dans une seconde assemblée, tenue encore à Aix-la-Chapelle , à la mi-fevrier ; et on la renferma dans un monastère , d’où , ensuite , elle se sauva. Tom. 8. Conc.

Al X - LA - CHAPELLE (C- d ) ( non reconnu ) l’an 862 le 8 avril.

Les évêques , supposant sans raison la nullité du mariage de Lothaire avec Thielberge, lui permirent d’é- (Kjuser 11 ne autre femme, et il épousa V 'aldrade , au grand déplaisir de ses plus fidèles sujets.

AL t.

AIX-LA CHAPELLE (C.d') l’an n65. Ce fut une cour plcniere de l'empereur Frédéric, pour la canonisation Je Charlemagne. La cérémonie s'en fil le 39 décembre. Aucun pape n’a contredit cette canonisation , quoique faite par des schismatiques et par l'autorité d'un antipape. Et depuis ce temps-la on fait la fête de Charlemagne comme d’un saint, dans quelques églises. Fl.

AIX-EN-PROVENCE (C.d) l'an l585 au mois de septembre, par Alexandre Cauigianiis , archevê-

3 ne de celte ville, assisté des evêques ’Apt,deGap, de Riez etdeSisteron , ses suffragants , et du grand vicaire de l'évêque Je Fréjus. On y fit plusieurs réglements très-utiles pour la discipline de l’Eglise , et la réformation des mœurs , à peu près semblables à ceux du concile de Bourges de l'année précédente. Ce concile fut approuvé par un bref du pape de l'an i586. Coll. Conc. Tom- 1 5.p. nao ,tltea ALBl(C.d’) Aibicnst, l’an 1254, août, tenu par saint Louis revenant de sa première croisade. Zocn , évêque d’Avignon et légat , par le conseil et l’approbation de plusieurs evêques des provinces de Narbonne, de Bourges et de Bordeaux , y publia un réglement de soixante et onze canons, partie pour l’extirpation de l’hérésie , partie pour la réformalion du clergé. On y renouvela les canons de celui de Toulouse de l’an 1229. Dans ce concile , on y nomme emmurés les hérétiques que fou enfermoit comme convertis par force , parce qu’en effet on les mettent entre quatre murailles Lu. C.

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