‹ Dictionnaire des concilesChapitre 19 sur 263 · ALCALA DE HENARES ( C · texte numérisé non relu

ALCALA DE HENARES ( C

d’) Complutense , l’an i3a6 , a5 juin, par Dom Juan d’Aragon , archevêque de Tolède , trois évêques, avec les |députés de trois absents : on ne fit que deux canons- U. M.

ALEXANDRIE (C. X)Alesandrir \nuni , l’an adi, sous l’évêque Dé-

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mctrius : il dégrada Origine pour s’être mutilé-Dans un autre concile, tenu peu de temps apres, il y déposa le meme Origène du sacerdoce , et l’excommunia : mais plusieurs églises prirent la défense d’Ongcne. Dentetrius en vouloit à Ongene par une secrète jalousie de voir 1 estime que tout le monde faisoit de sa doctrine et de sa vertu. On en vouloita Origène, dit saint Jérôme, non qu il enseignât de nouveaux dogmes , non qu'il eût des sentimens hérétiques comme ses ennemis voûtaient le persuader , mais parce qu on ne pouvoit supporter 1 éclat de son éloquence : et que lorsqu il partait il sembloit que,tous les autres ussent muets. Origène écrivit une lettre a ses amis pour se plaindre de 1 injustice de Démetrius. 11 prétend qu on lui avoit corrompu ses écrits ; et il y désavoue des erreurs considérables qu’on lui imputait : il y disoit qu il laissoitses ennemis et ses calomniateurs au jugement de Dieu» se

croyant plus obligé d’avoir pitié deux

que de les haïr, et aimant mieux prier Dieu qu’il leur fît miséricorde que de leur souhaiter aucun mal.

Cependant ses écrits ont été condamnés par le cinquième concile général . llreron. Ep. ag, ad I au). (Jrig.

° Tl 1 ..J.. n ATI êt&ta.

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d’Arius qui y fut condamnée. Arius étoit curé de l’église de lïaucale dans Alexandrie : il ne manquoit pas de talents extérieurs et inigosants ,et il avoit tous les dehors de la vertu.La jalousie qu’il eut de voir saint Alexandre placé sur le trône d Alexandrie , le précipita dans 1 hérésie.

La vie édifiante de son éveque ne • cnui mirun nrrtpxte <1C

comme au ie yki* t .

ou environ. Hiéracle d Alexandrie y ramena à la foi Ammonius, qui s’en était écarté. La ville de cet évêque, où le concile se tint, n est point nommée. J) -M.

ALEX AN D R 1 E ( C . d ) l a n 3o5 , ou3o6, sous saint Pierre martyr. On y déposa Melèce, évêque de Lycopolis, convaincu d’avoir sacrifie’ aux idoles et de plusieurs autres crimes.

Pour se venger , Melèce commença un schisme qui duroit encore 5o ans après. TiU.

ALEXANDRIE (C. d’) 1 an 3ig ou 3ao, tenu par saint Alexandre et tout son cierge, au sujet de 1 héresie

La V1C rllliidim- “v. . 1 \ v

lui fournissant aucun prétexte de se soulever contre lui , il crut qu il falloit l’attaquer sur sa foi : et comme saint Alexandre prêchoit,. conformément à ce qu'il avoit appris de 1 Eglise , que Jésus-Christ, notre Sauveur , est aussi notre Dieu, Anus osa dire d’abord, dans des entretiens particuliers , et ensuite publiquement , que son évêque se trompoit et tomboit dans 1 heresie de Sabellius : que Jésus -Christ n’est point Dieu, mais une créature tirée du néant; que par son libre arbitre il a été capable de vice et de vertu , mais qu’étant muable par sa uature , il avoit voulu demeurer dans le bien par sa liberté ; et que Dieu sachant que cela seroit, lut avoit donné par avance, et en vue des bonnes oeuvres qu’il devoit taire , la gloire qu’il avoit obtenue par sa vertu; qu’il avoit Je nom de Dieu seulement par participation, comme les autres hommes , mais qu il n etoit point véritablement Dieu. Saint Alexandre, après avoir fait venir cher, lui Arius, voulut le ramener par la douceur : il employa d abord les avis et les exhortations pour lut faire ouvrir les yeux sur son erreur.

Il fit tenir même des conférences avec son cierge en présence d Arius; mais Arius persista dans ses sentiments, et soutint avec impudence tout ce qu'il avoit avance. Saint Alexandre fut enfin oblige de 1 excommunier dans une assemblée de

^ ALEXANDRIE (C.d’) J’anSao, tenu par saint Alexandre a la tetede cent évêques d’Egypte , sans compter les prêtres qui y assistèrent.

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Arius y fat interrogé sur sa foi et sur l'hérésie dont on l’accusoit : il soutint avec audace son erreur, et lorsque les évêques eurent ouï ses blasphèmes de sa propre bouche, ils l'anathématisèrent avec ses sectateurs au nombre d'onze ou douze tant prêtres que diacres. Ils soutenoient qu'il y avoit un temps où le Fils de Dieu n’avoit point été, et qu'ainsi il n’êtoit point parfaitement Dieu. Arius se retira en Palestine , où il surprit beaucoup d'evêques, et se fit beaucoup de sectateurs. Le plus considérable fut Eusebe de Nicomédie, ville qui étoit la demeure des empereurs d'Orient. Eusebe y jouissoit d'un grand crédit à la cour de l'empereur, et il y possédoit la faveur de Constantia, femme de Lifinius, et sœur de Constantin; et l’on peut dire qu'entre tous les partisans d'Arius il n'y en a aucun qui •oit plus célébré , et qui ait fait plus de tort à l’Eglise. Id.

ALEXANDRIE (C. d’) l’an3o4, tenu par le célébré Osius , évêque de Cordoue, envoyé par Constantin pour remedier aux troubles causes

fiar l’hérésie d’\rius, et pour être e médiateur de la paix de l’Eglise.

Osius s'employa à cette affaire avec toute la fidelité et le soin qui etoient dignes de sa piété et de la confiance que l’empereur avoit pour lui. On y traita à fond tout ce qui regarde la Trinité et la condamnation de la doctrine de Sabellins. Nous n'avons pas beaucoup de lumières sur ce concile , et sur ce qui se passa touchant Arius. Il paroît seulement que les soins d’Osius, quelque grands qu’ils fussent, se trouvèrent trop faibles pour la violence, du feu qu’Arius avoit .allumé. On croit que la conclusion de ce concile fut de confesser le Fils consubstantiel au Père.

Ap. Athan. 2. 79. 4. Tillem.

A LEXANDRIE (C. d ) l’an 326 Saint Athanase y fut élu évêque de cette ville à la place de saint Alexandre.

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ALEXANDRIE (C.d’) l’an 34o tenu en faveur de saint Athanase :

c’etoit apres la mort de Constantin:

il s’y trouva cent évêques de laThébaïde , de la Libye et de la Pentapole. On y réfuta toutes les calomnies avancées contre saint Athanase par les «usebiens. La liberté régna dans ce concile : tout s'jr passa selon les règles et d’une manière fort opposée à ce qui s’étoit fait trois ans auparavant dans le concile de Tyr.

Saint Athanase y fut pleinement justifié. Les mêmes évêques écrivirent une lettre synodale à tous les orthodoxes, afin d être plus forts en se réunissant contre l’erreur. Us s’y plaignent de ce que les eusebiens ne ressent point de persécuter saint Athanase; qu'ils font fait exiler; qu’ils ont envoyé aux trois empereurs une lettre remplie de nouvelles calomnies ; ils le justifient sur ce sujet : ils remontent à l’origine des persécutions que saint Athanase a souffertes, et ils exposent que les ariens l'avoient pris en haine des le temps qu’il n’étoit encore que diacre : ils prouvent que son ordination étoit dans toutes les règles : ils observent qu’Eusèbe de Nicomédie avoit changé de siège plusieurs fois, et qu'il fait consister la religion dans la richesse et la grandeur des villes, oubliant que quiconque est une fois lié à une église par l’épiscopat , ne doit plus en chercher d'autre, de peur d’être trouvé adultère, suivant la doctrine des divines Ecritures : ils font voir que le concile de Tyr ne mérite pas le nom de concile, parce que la cabale d’Eusebe y dominoit , et que la puissance séculière y etouffoit la liberté ; ils justifient saint Athanasedu meurtre d’Arsène et relèvent les irrégularités de la procédure faite dans la Maréole ; ils se plaignent que les eusebiens divisent l'Église par les menaces et la terreur ; enfin iis exhortent les évêques à ne pas ajouter foi à tout ce qu’on leur écrit contre saint Allia-

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n ise. Alhan. a. Apol. p. 720 et stq.

Fleuri.

ALEXANDRIE (C. d’) l’an 36a, tenu par saint Athanase , de concert avec saint Eusebe de Verceil , pour délibérer avec lui et les autres evêques, touchant les alla ires de l’Eglise 2 et particulièrement pour la réunion de l'eglise d'Antioche. Les orthodoxes y avoient ete long-temps unis de communion avec les ariens , mais s’en étant enfin séparés en36i, ils n’avoient pu obtenir des eustathiens, quietoientlcs anciens catholiques de la même ville , qu’ils voulussents'unir avec eux.

Ce concile est un des plus importants qui se soient jamais tenus dans l’Eglise , par la qualité et l’importance de ses décisions et par la pureté de la foi et le mérite de ceux qui le composoient. Outre saint Athanase et saint Eusèbe , il y avoit saint Astère de Petra en Arabie, Paphnuce de Sais , et plusieurs autres au nombre de vingt. On y chercha avec toute l’application possible, les moyens les plus propres pour rétablir l'Eglise après les tempêtes de l’hérésie qui venoient de l'agiter. C’etoit apres la mort de Constance , le plus grand protecteur des ariens. Le concile résolut que ceux qui avoient été les chefs et les défenseurs de l’hérésie pourroient obtenir le pardon par la peuitence , mais qu’ils ne pourroient demeurer dans le clergé ; et que ceux qui avoient été entraînés par la violence des autres seroicnt conservés dans leur dignité , pourvu qu’ils signassentle concile deNicée: en effet le second de ce nom porte que la résolution du concile d Alexandrie fut mandée à Rome et entièrement approuvée par l'Eglise romaine. Ain.

deAnt.p. 575. c. d. Bar. 362. § a35.

a.» On traita de l’affaire d'Antioche , c’est-à-dire des eustathiens , qui ne vouloient pas se soumettre à saint Mèlèce : ilavoitété dans lacominunion des héretiquesetfaitévêque

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par eux. Les Peres du concile prièrent saint Eusebe et saint Astère d’aller à Antioche an nom d'eux tous; et écrivirent une lettre aux trois cvêques , Lucifer , Cymace et Anatole , dans laquelle ils témoignent leur joie de ce que les melécicns vouloient se réunir avec ceux du parti de Paulin , c'est-à-dire les eustathiens: ils les exhortent de ne demander autre chose aux meléciens , que de recevoir la confession de Nicee : d'anathématiser l’heresie arienne , et l’erreur de ceux qui «lisoient que le Saint-Esprit etoit créature et non consubstantiel à Jésus- Christ. C’etoit une précaution absolument necessaire contre la nouvelle secte des macédoniens : car le concile avoit déjà traité pleinement ce point, et avoit déclaré qu’il falloit croire que le Saint-Esprit avoit la même substance et la même divinité que le Pere et le Fils , n’y ayant rien dans la Trinité ni de crée, ni de postérieur, ni d'inférieur: enfin, d’anathemaliser les folles impiétés de Sabellius , de Paul de Sainosatc , de Valentin, de Rasilide et des manichéens; que cela devoit suffire pour exempter les meleciens de tout soupçon, et que les sectateurs de Paulin ne leur dévoient demander rien davantage.

3.° Comme le mot d’hypostase ou subsistance troubloit alors toute l'Eglise; car les Latins entendoient par ce ternie la substance même , et ne vouloient recounoîlre en Dieu u’une seule hypostase , accusant 'arianisme ceux qui en admettnient trois : les Grecs au contraire , par le mot d’hypostase , entendant la personne, soutenoient qu’il etoit necessaire d’en admettre trois, de peur de tomber dansl’hcrésie de Sanellius; saint Athanase , pour rén-, nir les uns et les autres , leur demanda avec douceur ce uu'iis croyoient ; et conuoissant par leurs réponses qu'ils éloient tous dans les memes sentiments, et qu’ils n’a-

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voient point d’autre foi que celle de l'Eglise, il leur permit a’user chacun du terme d’hypostase , puisqu’ils convenoient dans le sens , et les engagea de se contenter des termes du concile de Nicée, sans s’arrêter à ces nouvellesquestions. Cependant, malgré la sage conduite de saint Athanase, l’Eglise fut encore longtemps troublée par le mot d’hypostase. 4 ° Le même concile établit fortement la doctrine de l'Incarnation contre l'hérésie qu’Apollinaire commençoit des lors à enseigner, mais non encore publiquement, et i! définit que Jésus-Christ ctoit 11e de Marie; qu’il ctoit véritablement homme selon la chair, et qu’il n’avoit pas pris un corps sans âme, sans sentiment et sans intelligence.

Mais les soins que saint Athanase et le concile avoient pris pour procurer la paix dans l'eglise d' Antioche , n’eurent pas le sucrés que l’on espéroit, par la précipitation de Lucifer de Cagîiari : car il ordonna pour évêque Paulin , chef des eustathiens;et , se trou vaut fort offensé de ce que saint Euscbe blâmoit cette ordination , il desapprouva les décrets du concile, se sépara de la communion de saint Athanase, et ensuite de toute l’Eglise catholique j ce qui forma le schisme des lucifériens , qui dura prés de quarante ans. Saint Eusèbc de Verceil signa en latin les décrets de ce concile à la tête de tousles autres évêques, après saint Athanase. Ruf- I. 1. c. 29. p.

2 4g. Alhan. de Anti. p 578. Il/er. in Lucif. c. 7. p. i44.

ALEXANDRIE (C. d’) l'an 363.

II fut composé des évêques de toute l’Egypte, que saint Athanase assembla pour satisfaire à la demande que lui avoit faite l’empereur Jovicn , de lui envoyer une exposition delà vraie foi.'Üans la réponse , saint Athanase exhorte l’empereur à s’attacher à la foi de Nicée. D. M.

ALEXANDRIE (C. d’) l’an 37o ou environ : c'est de ce concile que

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saint Athanase écrivit au pape Darnase , pour le remercier de ce qu'H avoitcondamneUrsaceetValens./<f.

ALEX ANDRIE (C. d’) l'an 4oi.

On y condamna les écrits d’Origène, qui le furent aussi en Occident.

Théophile y fit pareillement condamner les quatre grands Frères : il y eut la même année plusieurs autres conciles en Orient, contres les ecritsd'Origène. Tiü.

ALEXANDRIE (C. d’)l’an 43o au mois de novembre , assemblé par saint Cyrille, patriarche de cette ville, pour y faire part de la lettre que le papcCélestin lui avoit écrite, et de celle que le même pape avoit écrite à Nestorins. Le concile délibéra d’écrire une troisième lettre au même Neslorius, pour l’avertir par une troisième inonition, tant au nom de ce concile que de celui de Rome , de corriger ses erreurs et d’embrasser la foi catholique ; sinon ils lui déclarent qu’ils ne veulent plusavoirde communion avec lui, et ne le tiendront plus pour évêque.

Celte lettre contient d’abord une profession de foi, qui commence par le symbole de Nicée , ensuite une explication exacte du mystère de l’Incarnation. On y répond aux principales objections de Nestorins, et la lettre finit par lesdouze célébrés analhématismes ou chapitresde saint Cyrille ; c’est-à-dire que ce saint avoit choisi quelques-unes des propositionsde Nestorius,et avoit anathémalisé tous ceux qui les soutiendroient. Ces douze anathèmes renferment toute la substance de l'explication de saint Cyrille sur le mystère de Ulncarnation , et ilsfirent dans la suite beaucoup de bruit dans l’Eglise, parce que les eutichiens abusèrent de quelques expressions u'ellescontenoient. CW. Tom. 3 .p.

q5. 1. p. CW. Eph. c. 26.

' ALEXANDRIE (C. d') l'an 633 le 4 mai (non reconnu ) par le patriarche Cyrus en faveur des monothelites, D- M,

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ALTHEIM dans la Rhétie (C. d’) Ils y condamnèrent les blasphèmes les Jltheimense , Y au gidie 20 septembre, plus grossiers de l’arianisme. Le* Un légat du pape y assista et l’on y purs ariens enseignoient que le Fils fit plusieurs canons, ld. de Dieu n’étoit qu'une simple créa-

ÂLTHE1M (C. d’ ) l’an g3i. On ture, mais lesdcmi-arieus croyoient y fit trente-sept capitules que nous qu’il étoit au-dessus des créatures, u’avons plus- ld. et même qu’il étoit semblable à son

ALT1N0 ( C. d’) Altinense , l’an Père, mais sans lui être égal et 802. Saint Paulin d'Aquilée y implo- consubstantiel : et les eusebiens fara le secours de Charlemagne contre vorisoient ce dernier parti. Ceux-ci ‘Jean , duc de Venise , qui avoit pré- firent une longue exposition de foi , cipité du haut d’une tour Jean , pa- qu'ils envoyèrent aux évêques , dans triarche de Grade c’est tout ce laquelle, en établissant que le Fils ru’on sait de ce concile. Id. étoit semblable en substance , ils

ANAZARBE (C. d’) Anazar- nioient nettement qu’il fût de la bicum, l’an435. Dans ce concile plu- même substance, et dirent anasieurs évêques, à l’exemple de Théo- thème au terme de consubstantiel, doret, se réunirent à Jean d’An- Les semi-ariens députèrent àContioche. Id stance, et obtinrent la suppression

ANCYRE (C. d’) , métropole de de la seconde confession ou formule la Galatie) , Ancyrarmm , entre l’an de Sjrmich , de l’an357 , et l’exil des 3i3 et 3ig , après Pâques. On croit, plus impies des ariens. Sozom. I. If'. avec fondement, que c’étoitun con- c. (3.

cile général de tout l’Orient : car il ANGERS, (C. d’) Andegavtnse, s’y trouva des évêques , non-seule- l’an 4-53 , tenu par saint Perpctue , ment de la Galatie , mais de l'Hel- évêque de Tours , et le cinquième lespont, du Pont , de la Bithynie , de depuis saint Martin, pourordonner la Lycaonie , de la Phrygie, de la un évêque à Angers : Leon, arche- Pisidie , de la Pamphilie , de la Cap- vêque de Bourges , y presidoit. Les padoce, de la Syrie, de la Palestine évêques, avant de se séparer, firent et de la grande Arménie. Ainsi il y quelques réglements pour la diaciavoit au moins cent dix-huit évê- pline. Le premier ordonne que . que3, et la plupart célèbres dans puisque les empereurs ont donné I Eglise, tels que Vital d’Antioche, aux évêques le pouvoir de juger les Marcel d’Ancyre, si célèbres dans affaires/ civiles , les ecclésiastiques l’histoire de saint Athanase ; Loup s'adresseront à eux dans les difféde Tarse, saint Amphion, évêque rends qu’ils auront entr’eux, et non d’Ephiphanie et confesseur : ils aux juges laïques , et que , dans les firent vingt-cinq canons , divisés par différends qu’ils auront avec les laV— d’autres en vinet- quatre, pour ré- ques, ils demanderont à être juges tablir la discipline de l'Eglise, et parleur évêque, et obtiendront perdont une grande partie regarde ceux mission de lui pour aller devant le qui étoient tombes dans la persécu- juge séculier , si leur partie n’en tion :et on leur imposa diverses pé- veut point reconnoître a autre. Denitences, selon la différence des fense auxclercsd’exercerdcscharges crimes: il y en a plusieurs sur le séculières. Les moines vagabonds mariage, et un sur l’alienation des doivent être excommuniés. Leçonbiens ecclésiastiques. TiU. cile defend les violences et les muti-

ANCYRE (conciliabule d') l’an lations des membres : ce quimarque 358, tenu par quelques evêques les desordres causés par l’incursion semi-ariens, ayant à leur îête Ba- desBarbares,qui ravagoientalorsles cile d’Ancyre et George de Laodicée. ' Gaules. Leq uatricme prive de leurs

fonction* les ecclésiastiques qui ne ■vomiront pas s'abstenir de fréquenter des femmes étrangères, c’est-à-dire

ri ne sont point proches parentes.

dernier veut que tous ceux qui auront confesse leurs fautes soient admis à lapenitenre publique, selon que l’évÔque le jugera à propos, après qu’ils auront fait pénitence , selon la qualité de leur faute. Conc.

Tom. 4 P • loio-d.

ANGERS (C- d’) l'an ioS5 ctu environ, contre Berenger : Tannée et. le mois en sont incertains. D. II.

ANGERS (C. d’) Tan 1279 le 32 octobre, par l’archevêque de Tours Jean de Monsoreau. On y fit quatre canons, dont l’un punit les clercs excommunies par la perte des fruits de leurs bénéfices, tant que' l’excommunication dure; ce qui fait voir que le cierge même donnoit l’exemple de mépriser l'excommunication , et qu’elle n’eloit plus la derniere peine canonique. Tom XI.

Conc. y. 1074.

ANGERS ( C. d’ ) Tau r366 le 12 mars , par Simon Renoul, archevêque de Tours et ses suflragants. On y fit trente-quatre articles de réglement, dont les premiers regardent les procedures, et montrent jusqu'à quel excès les clerc* poussaient les chicanes en ces provinces.

D’autres articles regardent leurs exemptions et les immunités des églises ; il y on a peu qui tendent diiectement à la correction des mœurs.

Fleury.

ANGERS (Conc. de la province de Touraine tenu à Angers) l’an i448< juillet, par Jean, archevê-

Sue de Tours avec ses suflragants.

In y fit dix-sent réglements pour réformer les abns. Le premier ordonne à tous les prêtres de dire l’office des morts, du moins à trois leçons, dans les jonrs qui 11e seront point solennels : defense de donner des rétributions àceux qui n’assisteront point à l’office ; de parler dafis ie chœur sans nécessité ; de dire se*

heures en particulier : le concile enjoint de prêcher la parole de Dieu avec dignité : il défend les mariages clandestins, et les bruits ridicules qui se font lorsque quelqu’un se remarie une seconde ou troisième fois. Tom. XII. Conc. gen.p. l35o.

ANGERS (C. d’) l’an i583. Ce fut une continuation de celui de Tours de la même aunee , et qui , à cause de la peste survenue dans celte ville, fut transféré à Angers.

On y fit i.° des reglements fort utiles sur plusieurs sujets importants. On y traita du baptême . du choix du parrain et de la marraine.

On fit defense de reiterer re sacrement , même sous condition , à reux qui Tauroient reçu des hérétiques, et qui auraient employé la matière, la forme et l’intention requises. 2." On y traita de la confirmation, de l'eucharistie, du sacrifice de la messe , du mariage , de Tordre , de la célébration des fêtes , du culte des reliques. 3.° De la réformation et de la discipline ecclésiastique, du devoir des evêques, des chanoines , des curés, etc. On ordonna aux moines de porter une grande couronne et de se raser la barbe, et on leur interdit, à tous, sans exception, l’usage delà viande, tous les mercredis , et pendant tout l’aven t. A l’egard des religieuses, on défendit de nommer aucune abbesse ou prieure, qui n'eût au moins 4o ans d’âge et 8 de profession. 4-° On y traita de ce qui regarde les sépultures, la juridictiou ecclesiastique , la visite , la conservation des biens ecclésiastiques, les séminaires, les écoles, les universités. Tous ces reglements furent confirmés par un bref de Grégoire Xlll, de la même année, et publiés par ordre du roi Henri 111. Labb. Coll. Conc. Tom.

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