COS
reprendre , prudent pour appliquer les remedes suivant les maux , rassurer les consciences timorées , distinguer la lèpre d'avec la lepre , appliquer les remedes suivant la qualité du mal. Conc. de Cologne, an.
l536 , lit. des sacrements.
11 faut qu’un prêtre, qui entend les confessions, soit intègre et discret; autrement, s’il est avide de gain , s'il induit à faire de mauvaises actions, s’il vent penetrer avec curiosité ce qui ne le regarde nas, s’il est indulgent pour les indociles, s'il ne sait pas débrouiller une conscience mal en ordre, s’il est ivrogne , emporte , léger et incapable de garder un secret, on peut bien dire qu'il est plus propre à faire dépérir le troupeau, qu’a l’engraisser dans de bons pâturages, ld. Cologne,
l53(i , p. 7 , can. 33.
Le prêtre qui aura révélé la confession sera mis en pris' n perpétuelle , où il ne vis ra que de paiu et d'eau. Conc. de l’ennafiel, an i3o2, can. 5. Meme decret du concile provincial de Mayence, l'an i54g.
Lesevêques sont exhortes à user de beaucoup de discrétion dans l'ap-
firobation des confesseurs , et à ne eur pas accorder , sans de grandes raisons, l'absolution des cas réserves. Conc. de Soissons , an i45Ü , Régi. 7.
iNous recommandons aux prêtres des paroisses , qui entendent les confessions , de le faire avec beaucoup de soin et de précaution, c’està-dire, de s’informer scrupuleusement des perhes du pénitent, et des circonstances qui les ont accompagnés, de façon à fournir aux simples le moyen de se confesser et de découvrir leur conscience , sans leur apprendre directement ou indirectement le mal qu’ils ignorent. Synod.
de Chartres, an i5a6.
Les confesseurs doivent avoir le cœur tendre et compatissant, à l’exemple de saint Ambroise , de qui nous lisons que, toutes les fois qu'un