‹ Dictionnaire des concilesChapitre 20 sur 263 · XV. p. ton · texte numérisé non relu

XV. p. ton

ANG LETERRE (C. d' ). Briiannicum, l’an 6o4 ou environ. Saint Augustin de Ganlorberi y exbofta sept evêques bretons et leurs doc-

leurs ou savants, île célébrer >a fête de Pâques, le dimanche après le quatorze de la lune; d’administrer le baptême suivant l’usage de l’Eglise romaine, de prêcher de concert l'Evangile aux Anglais : ces évêques et docteurs schismatiques ayant trefusé , saint Augustin leur prédit les malheurs qui leur arrivèrent long-temps après. J). M.

ANGLETERRE (C. d ) Pharense , l’an 66^.. La question de la pâque y fut agitée entre les Anglais qui suivoient l’usage de Home , et les Ecossais qui en suivoient un autre: on y agita aussi quelque autre question de discipline, ld.

ANGLETERRE (C. d’) ou de presque toute l’Angleterre, l'an 092. Il fut assemblé, selon lîède , par le roi lna, pour réunir les Bretons avec les Saxons qui, quoique chrétiens , différoient encore en plusieurs lisages , comme sur la pâqne , etc. lu.

ANGLETERRE (Conciles d’) sur la fin du neuvième siècle, et vers l’an 895. 11 s’en tint plusieurs par des évêques d’une grande vertu , qui s’elevoicntavec force contre les dcrèglemeuts des princes, cl qui les punissoientparles peines canoniques. On ignore les années de ces conciles. Pagi, an. 8q5. N°. 6.

ANGLETERRE (C. d’j l’an 001 ou environ, tenu par le roi Edouard , l'ancien fils du saint roi Alfrcde, dès le commencement de son régné. On y lut une lettre du pape Benoît IV , qui se plaignoit de ce que le roi laissoit le pays d’Ouessex sans évêques. Le concile et le roi en établirent dans chaque province. D. M.

ANGLETERRE (C. d’) l’an 96g , composé des évêques de toute l'Angleterre , assemblés par saint Dunstan, archevêque de Canlorbéri : il y fit un discours auxévêques sur le déréglement des clercs. En voici quelques traits : Leurs babils dissolus leur geste indécent mon-,

trent que le dedans 11’est pas réglé.

Quelle est leur négligence pour les divins oflicesp à peine daignent- iis assister aux vigiles; et ils semblent venir à la messe pour rire, plutôt que pourebanter : ils s’abandonnent aux débauches de la table et du lit.

Voila comme on emploie le patrimoine des rois et dgs particuliers qui se sont épuisés pour donner de quoi soulager les pauvres, tlordonna ensuite, par un décret solennel , que tous les chanoines , les prêtres , les diacres et les sous-diacres gardassent la continence , ou quittassent leurs églises, et il en donna l’exécution à deux évêques qui furent avec lui les restaurateurs de la discipline monastique en Angleterre. Conc.

lom. IX. f). 696.

ANSE près de Lyon (Conc. d’) Ansense, l’an ioa5. Gauslin de Mâcon y fit une plaiute contre Bouchard, archevêque de Vienne, d’avoir ordonné des moines deCliini, quoique ce monastère fût dans le diocèse de Mâcon. L’archevêque d" Vienne nomma saint üdilon , qui étoit présent, comme le garant de son ordination. L’abbé Odilon fit voir alors un privilège du pape qui les exemptoit de la juridiction de l’évêque. Les evêques firent lire les canons, qui ordonnentqu’enrbaqite pays les abbés et les moines soient soumis à leur propre evêque , et en conséquence on déclara nul ce privilège qui y étoit formellement contraire. FL

ANSE(C. d’) l’an 1100, tenu par quatre archevêques, entre lesquels etoit saiut Anselme, archevêque de Cantorbéri, et par huit évêques. Hugues , archevêque de Lyon , y demanda un subside pour les frais du voyage qu’il devoit faire à Jérusalem , en ayant obtenu la permission du pape. Tom. X. C.

ANTIOCHE (C. d ')AntiocJ>rnum, l’an 302, convoqué sous Fabius, qui en étoit évêque , et qui penchoit

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pour le schisme <le Novatien. On croit que ce furent les évêques voisins qui, craignant les suites de ce schisme. vt u lurent tenir ce concile. Le synodique dit que Démétrius tint un concile à Antioche , où Novatfutcondamné comme fauteur des péchés : c'est-à-dire que le desespoir où il jetoit les pécheurs , étoit capable de les porter dans toutes sortes de déreglements. Quoi qu’il en soit , il est constant que l’héresie novatienne ne fut rejetée universellement que sous le pontificat de saint Etienne en a54- On ne sait point si ce concile eut aucune suite. Tilt.

ANTIOCHE (C. d’) l’an 264, tenu contre les erreurs de Paul de Samosate , évêque d'Antioche, dont la vie étoit d’ailleurs peu conforme à la sainteté de son ministère. La corruption de ses mœurs lui fit perdre la connoissance de la vérité, llenseignoit, comme Sabellius avoit fait vers l'an a55 , que le Père , le Fils et le Saint-Esprit n'étoient qu’une seule personne : que le <erl>e et le Saint-Esprit étoient dans le Père, mais sans avoir d'existence réelle et personnelle , et seulement comme la raison est dans l’homme; de sorte qu’il n’y avoit véritablement ni Père, ni Fils, ni Saint-Esprit , mais seulement un seul Dieu : néanmoins il reconnoissoit que le Père produisoit son Verbe, mais seulement pour opérer hors de lui : en quoi il etoit dilïérent de Sabellius. Son erreur sur l'incarnation n’etoit pas moins capitale : il ne vouloit pas que le Fils de Dieu fût venu du ciel : il soutenoit que Jésus-Christ étoit de la terre, et un pur homme qui, par sa nature , n avoit rien au-dessus des autres : il confessoit qu'il avoit en lui le Verbe , la sagesse et la lumière éternelle, mais seulement par habitation et par operation, et non par une union personnelle. C’est ourquoi il mettoit en Jésus-Christ eux hyposlases , deux personnes ,

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deux Christs et deux fils, dont l’un étoit Fils de Dieu par sa nature et co-éternel au Père, n’etant, selon lui , que le Père même, mais que celui qui etoit Fils de David et de Marie n’étoit Christ qu’en un sens impropre; qu’il n’étoit point avant qu’il naquit de Marie; qu’il étoit soumis au temps; qu'il n'avoit reçu le titre de Fils de Dieu , que parce qu’il étoit la demeure du Fils véritable : en sorte que Jésus-Christ étoit juste, non par sa nature, comme cela est essentiel à Dieu , mais seulement parce qu'il exerçoit la vertu et la justice, non par son union , mais par sa communication avec le Verbe divin.

L’horreur qu'on eut de l'hérésie de Paul excita le 7.èle des saints évêques, quelque redoutable qu’il se fut rendu par sa puissance et sa tyrannie. SaintDenis d’Alexandrie, entr autres, le réfuta amplement.

Mais, pour remédier à un mal si dangereux , les évêques d’Orient vinrent de tous côtés à Antioche { et en très-grand nombre. Ceux qui s’v trouvèrent etoient déjà la plupart fort illustres , entr’ autres, Firmilien de Césarée en Cappadoce , saint Grégoire Thaumaturge , évêque de Néocésarce, et son frère Athénodore, évêque d’une autre église du Pont, Helénus de Tarse en Cilicie, Hyménée de Jérusalem, Theoctène de Césarée en Palestine, Maxime de Bofre : il y en avoit encore beaucoup d'autres, avec quantité de prêtres et de diacres. Lorsu'ils furent assemblés , saint Denis 'Alexandrie leur écrivit , pour animer leur zèle à la défense de la vérité- On ne sait pas précisément ce qui se passa dans ce concile : il paraît seulement qu’il s’en tint plusieurs sur cette affaire, l’un en a64 , un second dont on ignore le temps, et un troisième en 269. Ce que l’on sait de constant , c’est que Paul fit tout ce qu’il put pour cacher le venin de son hérésie ; que le* évê-

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qae* exposèrent leur foi arec la plus grande clarté , et qu'ils exhortèrent fortement Paul à quitter son hérésie; qu’il protesta qu’il n'avoit jamais tenu les erreurs qu’on lui unputoit. 11 paroît,par l'épître synodique du dernier de ces conciles , que ce fut dans le second que saint Firmilien condamna les erreurs de Paul , et que cet hérétique promit de corriger ses erreurs.

Mais, comme la suite fit connoître (ju’il avoit trompe les évêques, ceux-ci se rassemblèrent pour la troisième fois à Antioche, aunombre de soixante-dix , selon saint Athanase , et de quatre-vingts selon saint Hilaire. Les Pères , après avoir employé les exhortations et les prières à l’égard de Paul, établirent clairement l’union de la nature divine et de la nature humaine en la seule personne de Jésus-Christ, et la distinction personnelle du Père et du Fils en une seule substance. Paul fut convaincu de toutes ces erreurs, et surtout de croire queJésus-Christ n’étoit qu'un pur homme. Il fut déposé tout d’une voix et excommunié. Il le fut aussi par le jugement de tous les évêquesdu monde, le décret du concile ayant été reçu partout. Tkead. I. 2. c. 28. p ■ 222.

c. d. Kaseb. /. Vil. c. 28. p. 278, tic. 3o. ld. VII. c. 3o. Ilist. ad an. 264.c. 27. TM. '

ANTIOCHE ( C. d’) non reconnu , l'an 33i. Les eusebiens , sur un faux crime dont ils firent euxmêmes accuser saint Athanase , le déposèrent et obtinrent de Constantin qu’il fût relégué à Philippcs dans la Macédoine. D. M.

ANTIOCHE (C. d’) vers- l’an 34o. Les eusebiens ayant appris que saint Athanase étoit allé à Rome , en furent fort alarmés , ne doutant point que leurs impostures ne fussent aisément confondues par sa présence. Pour prévenir, s’il étoit possible, ce qu'ils craignnient, ils entreprirent de SC rendre les juges

ANT r9

| de leur propre cause , et tinrent un concile, où ils déclarèrent qu’un evêque, qui, apres avoir été dépose , reprendroil de lui-même scs fonctions, sans l'autorité d’un nouveau concile, ne pourroit jamais être rétabli. Ainsi , sans examiner les nullités de leur concile de Tyr, ils établirent à Alexandrie un évêque de leur faction. Ce fut Grégoire de Cappadoce , arien déclaré, et dont l'intrusion fut des plus irrégulières; car il se fit accompagner de soldats , et dans cette occasion il se commit des violences et des cruautés dignes des païens.

Till.

ANT10CHE( C. d’) l’an 34i, convoqué par les eusebiens à l'occasion de la dédicace de l'église d’Antioche. L'empereur Constantin en avoit commencé l’édifice avec une magnificence digne de sa pieté , et Constance venoit de l’achever.

Comme Eusèbe de Nicomédie ne perdoit ancune occasion d’avancer ses desseins , il ménagea celle- ci , et sous prelexte de la dédicacé de cette eglise , il fit assembler uu concile dont le véritable but etoit d’abolir la foi de la consubstantialité. 11 s'y trouva quatre-vingt-dix-sept evêques; parmi ce nombre, d y eu avoit au moins quarante qui ctoient ariens. Les provinces dont ils s’assemblèrent etoient la Syrie, la Phénicie, la Palestine, l’Arabie, la Mésopotamie, la Cilicie, l'Isaurie , la Cappadoce, la Bithynie e.t la Thrace.JLes principaux etoient F.usebe, devenu usurpateur du siégé de Constantinople, Théodore d'Héraclée , Narcisse de Néroniade , Macédone de Mopsueste , Maris de Macédoine , Acace de Césarée, Eudoxe de Germanicie , et dans la suite , de Constantinople , George de Jjaodicée et Théophrone de Thyanes en Cappadoce. Saint Maxime, évêque de Jérusalem, refusa de s’y trouver, se souvenant , dit M. de Fleury, comment il avoit été

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surpris pour souscrire à la condamnation de saint Alhanase.

H ne parut en ce concile aucun évêque d'Occident , ni personne de la part du pape. L'empereur Constance, qui ne voyoit que par les yeux des ariens , y assista en personne. L’objet des eusebiens etoit d'opprimer saint Athanase. On renouvela contre lui les accusations usées du concile de Tyr, tant de fois refutees. Le caractère des ariens est tout-à-fait remarquable : ils revenoient sans fin à de vieilles calomnies , dont l'imposture avoit été mise dans le dernier degré d'évidence, et ils les rappeloient avec autant de hardiesse que si on n'y eût jamais répondu. On y ajouta de prétendus meurtres causés , disoiton , par son retour à Alexandrie :

on y condamna ce saint évêque comme indigne d’être écoulé , ensuite ils firent trois symboles ou formulaires.

Dans le premier, ils ne parlent du Fils qu’avec, beaucoup de réserve,et ne se servent point du tout des termes de substance et de con, substantiel. Dans le second, ils disent qu'il possedoit immuablement la divinité , ou , comme l'ont entendu Socrate et saint Hilaire, qu'il étoit incapable de mutation et de changement , qu'il étoit l'image sans différence de la substance , de la volonté, de la puissance et de la gloire du Père ; que le Père et le Fils sont trois en substance; en un mot ce qui fait voir l’esprit artificieux de ces mêmes hérétiques, c’est

3ue , dans le même endroit, ils réuisent l'unité des trois personnes à une unité de volonté. Il paroît même qu'ils donnent aussi à chaque personne divine, une gloire particulière, et en niant que le Fils soit une créature, ils ajoutent comine une des créatures , de même qu'ils avoient dit, en parlant desa divinité, qu’il étoit le premier né de toutes les créatures ; c'est le second formu-

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taire qu’on appelie le formulaire d' Antioche , et qui fut approuvé par les semi-ariens au conrile de Seleucie en 35g , dans le troisième qu'ils firent , et qui est plus obscur que le premier, sinon qu'il dit que le Fils de Dieu est parfait.

Il ne faut pas croire, dit M, de Tillemont , que tous les évêques de ce concile fussent également coupables , et on doit faire une grande diflérence entre ceux qui ont été les auteurs des maux, comme Eusèbe de Nicomedie et autres , d’avec ceux qui ne faisoient que suivre l’impression des premiers , et céder peut-être à leur violence : ceux-ci peuvent avoir été moins coupables ; mais, dit le même auteur , la timi dite n’est pas un defaut peu impor tant à l'egard de ceux qui tiennent le premier rang dans l'Eglise.

Ce même concile fit quelques autres règlements, et il y a bien de* siècles qu’on lui attribue vingt-cinq canons qui sont vcntisjusqu'a nous.

Selon M. de Tillemont, ces cane ns, si beaux et qui sont si célébrés dans l'Eglise, peuvent avoir etc faits dans un concile d'Antioche, plus ancien, tenu soussaint Eustatlie. Quoiqu'il en soit, et quoique le pape Innocent c‘ saint Chrysostôme les aient rejetés absolument , comme ayant été composés par des lieretiques ; néanmoins. parce qu'ils sont justes en eux-mêmes, et qu’ils se trouvent autorisés par la pratique de l’Eglise , ou par d'autres canons , on n’a pas fait difficulté de les recevoir dans un code des canons de f Eglise, fait avant le concile deCbaicédoine, mais sans être jamais appelés canons du concile d'Antioche. Fl.

ANTIOCHE (G. d’) l'an 36t, assemblé par l'empercu r Constance, qui etoit alorsen cette ville. Ce concile fut nombreux. L’empereur se proposoit d’y faire condamner également le consubstantiel et le dissemblable en substance. Saint Mc-

ANT

lèce y fut élu, d’un commun accord, évêque d’Antioche. Les ariens s’étoient flattes qu’il étoit de leur opinion ; mais ce saint évéque fit un discours en présence de l'empereur où il parla très-dignement du Fils de Dieu , disant , qu’il demeure en lui en identité : qu’il est semblable au Père , et qu’il est son image parfaire. Les ariens , indignés de ae discours , indisposèrent tellement l'esprit de l’empereur, que saint Meièce fut exilé à Mélitène, sa patrie, un mois après qu’il etoit entré à Antioche. Fl. Sozom. IV. c. afl.

Thtod. n. 3i.

ANTIOCHE (C. d’) l’an 363, •dus Jovien. Acace de Césaree et ses sectateurs, voyant que ce prince estimoit saint Meièce, entrèrent en conférence avec Lui : c’est ce qui donna lieu à ce concile, il s’y trouva vingt-sept évêques de diverses provinces. Les principaux ctoient saiut Mélèce, saint Eusèbe de Samosate, Acace de Césaree, etc. Ils y dressèrent, d’un commun accord, une lettre qu’ils présentèrent à l’empereur, dans laquelle iis confessoient la consubstantialité, et confirmoient la foi de Nicée : ils y insérèrent le symbole de Nicée, dont ils firent profession de recevoir la foi, et particulièrement le mot de consubstantiel, disant qu’il marquoit que le Fils est de la substance du Pere; qu’il lui est semblable en subs'anec, et que ce terme ruine le blasphémé des ariens et des anoméens, qui veulent que le Fils ait été tiré du néant. Soer. 1 . III. c. 35.p. aoC ANTIOCHE (C. d’) l’an 373, tenu par cent quarante-six evêques, ui confirmèrent la foi du concile e Rome de la même année ou de la précédente, par leurs souscriptions.

Saint Meièce est à la tête de ces évêques, puis saint Ensèbe de Samosate, saint Pelage de Laodicce, etc.

V aies. ad Thtod. 1. 5. c. 3- p.Li.ü.M,

ANTIOCHE (C. d’) l’an 3;g. Il fat convoqué de tout l’Orient, et un

ANT a»

des pins illustres, dit M. de Tillemont, qui se soient tenus dans l’Eglise, quoiqu'on n’en trouve aucun vestige dans les historiens. Ce que nous en savons est de la collection romaine d’Holstenius , tome 1 , p.

i65, où il est dit que la lettre du concile de Rome, sous Damase, ayant été envoyée en Orient, toute l’Eglise orientale, assemblée à Antiocbe, la reçut d’un commun accord, et tous les évêques la confirmèrent par leurs signatures, entr’autres saint Meièce d’Antioche, saint Eusèbe de Samosate, saint Pelage de Laodicée saint Euloge d’Edesse, etc. Cette lettre autorisoit la foi de l’Eglise sur la Trinité, la divinité du Saint-fcs prit, et les erreurs d'Apollinaire.

1 il!. Coll. Rom. t. i. p. i65.

ANTIOCHE (C d’) l’an 3g t ou environ. L’évêque Flavïen, assiste de plusieurs prêtres et diacres, y condamna et y anathématisa les mcasaliens, qui regardoient les sacrements comme inutiles, et meltoient toute la perfection du chrétien dans la prière seule. D. M.

ANTIOCHE (C. d’) entre l’an 4i7et 4ao, d’autres en 4^4i tenu par Théodote, évêque de cette ville, contre Pelage. On croit que cet hérétique fut poursuivi devant ce concile par ses accusateurs qui vraisemblablement ctoient les deux célébrés Héros et Lazare. Pelage ne put se cacher devant ce concile. Il y fut clairement convaincu de son hérésie, et fut ensuite chassé des saints lieuxde Jérusalem. M.deTillemont croit qu’on doit placer ce concile à la fin de l’année 4-*7- S'il faut rapporter à Pelage ce que dit saint Jérôme :Quc le nouveau Catilina avoit été chassé de la ville de Jérusalem, non par aucune puissance des hommes, mais par la seule volonté de Jesus-Christ ; qu’il étoit seulement fâcheux que beaucoup de ses associes fussent demeurés à Joppé avec Lentulus. Mercal.commonit. c. ’o.p. ig.

Hier. Ep. 55. p. lag. b.

a* ANT

ANTIOCHE (C. d') l’an 43a, tenu pour faire la paix entre saint Cyrille et Jean d’Antiofche : elle ne fut conclue que l'année suivante.

ANTIOCHE (C. d') l’an 436, assemblé de toutes les provinces d’Orient. Ce concile écrivit trois lettres synodales à l’empereur, à Proclus et à saint Cyrille. Dans cette derniere, la mémoire de Théodore de Mopsuestc y fut defendue : les évêques, en parlant de ses extraits, s’expriment de cette sorte : Nous confessons qu’il y a des passages douteux, et qui peuvent s’entendre autrement qu'ils ne sont écrits; mais il y en a plusieurs de clairs. Quant à ceux qui semblent obscurs, nous en trouvons de semblables dans les anciens, à qui la condamnation deceuxci porteroit préjudice. Et à quelle confusion n’ouvre-t-on point la porte si on permet de combattre ce qu’ont dit les Pères qui sont morts ? Autre chose est de ne pas approuver quelques-uns de leurs sentiments, autre chose est de les anathématiser, quand même onn'etendroit pas l'anathème sur les personnes... . Ne sait-on pas que Théodore a été obligé de parler ainsi, pour combattre les hérésies auxquelles il s’opposoit comme le défenseur commun de tout l’Orient?

Dans la lettre à Proclus , les mêmes évêques disent : Ce n'est pas à nous à juger ceux qui sont morts avec honneur; cela n’appartient qu’au Juge des vivants et des morts. Mais saint Cyrille fit une réponse au concile dans laquelle il dit : Quant aux opinions décriées de Diodore et de Théodore, qui se sont élevés ouvertement contre la gloire de Jésus- Christ; que personne , je vous prie , nelesattribueaux saints Pères Athanase, llasile, Grégoire et autres, de peur de donner occasion de scandale. Fl. Col. Ba/uz.p. q43 ANTIOCHE (.C. d’) l’an 445, i onvoqué de toutes les provinces d’Orient, par Domnus d’ Antioche , en conséquence des plaintes faites

AQU

contre Athanase,évêqnede Pertha, accuse de divers crimes. On le cita jusqu’à trois fois : il reponJit seulement qu’il avoit des ennemis au concile, et que l'on cherchoit sacondamnation. Il fut déclaré coupable des crimes dont on l’acrusoit, et on le déposa. CW. Tom. IV. p. y5o.

ANTIOCHE (C. d’) l’an 448, par Domnus, évêque d’Antioche, au sujet de l’affaire d’ibas, évêque d’Edesse, accusé faussement d’être nestoricn, et d’avoir dit, qu’il pouvoit être Dieu aussi-bien que Jésus- Christ, s’il le vouloit; mais ses accusateurs, qui étoient scs propres ecclésiastiques , ne purent rien prouver, lbas se présenta au concile; il ne comparut que deux accusateurs de quatre qu’ils étoient. On ne voit pas le reste de ce qui se fit dans le concile : ce qu’il y a de constant, c’est qu’il jugea en faveur d'ibas.

Conc. Tom. IV. p. 64a.

ANTIOCHE (C. d’) l’an 47a.

Pierre le Foulon y fut déposé, le pape Gélase en fait mention et Libérât. Cap. r8. I). 31.

ANTIOCHE (C. d’) non reconnu, l’an 5o8. C’est de ce concile que Flavien d’Antioche écrivit une grande lettre synodale, par laquelle il déclaroit recevoir les conciles de Nicée, de Constantinople et d’Ephèse, sans parler de celui deChalcédoine.

ANTIOCHE (C. d’) l’an n4o, d’antres ii43, tenu par le légat Alberic, évêque d’Ostie, assisté de quelques évêques de la province de Jérusalem et de celle de Tyr. On y déposa ltaoul patriarche d'Antioche après qu’il eut été cité à trois différents jours. Il avoit été élu tumuL tnairement par le peuple, sans la participation des prélats qui s’étoicnt assemblés pour son élection, et ses richesses lui avoient fait commettre bien des injustices. On mit àsa place Aimeri qui étoit doyen d'Antioche.

Tom. X . Conc. p. I026.

AQU1LEE (C-d’) l’an 38i, sons

AQU

saint Valéricn d’ Aquilée, et saint Ambroise de Milan. Pallade, cvêque d’illyrie, ayant été accuse d arianisme avec quelque fondement, s adressa à l'empereur Gratien pour se justifier, et il lui demanda qu il Ht assembler un concile de toutes les provinces d'Orient qu il pretendoit être de son parti. Gratien accorda en partie cette demande, et ordonna que les évêques de chaque diocese pourroient venir à Aquilée, mais qu’on n’y obligerait personne. Cependant il parut par l événement que Gratien avoit voulu assembler un concile général de 1 Occident , compose des évêques du vicariat d'Italie, avec la liberté a ceux d Urîent d’y venir; ce qu’ils ne nrent point, quoique le préfet d Italie leur eût écrit de la part de 1 empereur.

Ainsi ce concile ne se tint que

quatre ans après sa convocation. Ces

évêques de toutes les provinces d’Occident s’y trouvèrent, cest-adire ceux du vicariat, et quelquesuns des Gaules et de 1 Italie. On y vit les évêques d'Orangc et de Marseille, comme députés des Gaules ; deux évêques d Afrique ; celui de Gênes et celui de Sirmium , capitale de l’illyrie; en tout trentedeux évêques. Mais ce petit nombre étoit compensé par les éminentes qu alités de ceux qui composoient le concile. Les plus illustres etoient saint Ambroise, saint Valérien d Aquilée, saint Eusèbe de Boulogne , saint Sabin de Plaisance , saint Philastre de Bresse , saint Just de Lyoïs etc.

11 ne s'y trouva que deux évoques de la doctrine rt’Arius , savoir, Pallade de Secondien, et quelques autres personnes sans titre, tout f Occident prit part à ce concile ; saint Valérien d’Aquiliée présida a cette illustre assemblée, mais le célébré saint Ambroise en fut l’âme c est, 1 ui qui y parle et qui yagit partout.

Les évêques s’assemblèrent le 3 septembre. Pallade et Secondien voulurent d’abord éviter l éclair-

AQtî =3

rîsscment de la question, mais inutilement : on reconnut de plus en plus l’impiété de Pallade par ses réponses et son opiniâtreté ; en le de • posa de l’épiscopat : Secondien le fut de la prêtrise. Les Peres du concile écrivirentaux empereurs 1 heodose et Gratien les décrets de leur assemblée pour les prier de les appuyer de leur autorité; et ils demandèrent ensuite , que pour

remédier au schisme d’Antioche, qui

duroit depuis l’an 3^2, cette église étant partagée entre Saint jMelece.

soutenu par tout 1 Orient, et Paulin appuyé par l'Occident, on assemblât à Alexandrie un concile de tou-s les évêques catholiques pour savoir â qui on devoit donner ou refuser la communion. Ce fut le su|et du concile de Borne de l’annee suivante 38s. Tom. II p. 978.

AQUILEE ( C. d ) Aquûcumc, non reconnu, l’an 698, tenu par les schismatiques contre la condamna-

tion des trois chapitres. ,

AQUILÉE (C. dans le diocese d’) a Auslria près d’Udine, non reconnu l’an 1(09, tenu par Grégoire Xll, pendant qu on travail oit à Pise pour le déposer. 11 tint la première session le 6 juin : il remit la deuxième au 22, à cause du peu d’évêques qu’il y avoit. Le prétendu pape y prononça une sentence contre Pierre de Lune et contre AlcxandreV, Pierre de Candie : il les déclara schismatiques, et leurs élections milles et sacrilèges ; et dans la dernière du 5 septembre, il promit encore de renoncer an pontificat, si ses deux «intendants renoncoient eux-mêmes à leur prétendu droit; mais il ajouta une condition qui nrouvoit que cette promesse n etoit encore qu’un artifice pour eloigner l’union. ... 0.

AQUITAINE (C d ) 1 an io34- 11 se tint cette annee plusieurs conciles dans cette province pour le rétablissement de la paix, pour la foi, pour porter les peuples

a4 ARL

à reconnoître la bonté de Rien, et les détourner des crimes par le souvenir des maux passes. Pagi.

ARABIE (C. d) Arabicum , l’an a46, tenu contre ceux qui preteudoient que les âmes mouroient et ressuscitoient avec, les corps. Origene, selon Eusebe et le synodicon rie Fabricius, fut appelé a ce concile où il parla si fortement contre cette erreur, qu’il ramena les hérétiques à la saine doctrine. D. II. tus. fl.

H, st. c 37

ARENDA en Espagne, (C. d’) A rendu se, l’an i4y3, au mois de décembre, tenu pour remedier à l’ignorance el à la débauché des ecclesiastiques. Cavillo, archevêque de Tolede, avec ses sullragants y fit vingt reglements sur la discipline, entre lesquels il y eu a un, qui dit qu'on ne conférera point les ordres sacrés à ceux qui ne savent point le latin; que les ecclesiastiques ne porteront point le deuil ; que les évêques ne paroîtront jamais en public qu'en rochet et en camail; qu’ils ne porteront jamais d’habit de soie ; qu’ils se feront lire l’Ecriture sainte à leur table, etc. Les autres canons contiennent des réglements contre les ecclésiastiques concubinaires, contre les mariages clandestins, la simonie, les spectacles qu’on representoit dans les églises, les jeux défendus aux gensd’église, lesduels, le rapt, etc. Tom. XIII. Conc. p.

ARLES ( C. d’ ) Arelalrnse,Xm 3i4, assemble de tout l’Occident par l’empereur Constantin au sujet «lu schisme desdonatistes. Ce prince pour se délivrer de l’importunité de ces schismatiques qui se plaignoient du concile de Rome, de l’annce précédente 3i3, venoit de leur accorder de nouveaux juges. Cette concession fut l’occasion du concile qui fut assemblé dans celle ville. II s’y rendit un très-grand nombre «l'evêques. 11 y en eut de l'Afrique, de l’Italie, de la Sicile, delaSardai-

AR

gne; mais le plus grand nombre fut des Gaules. On voit dans les souscriptions les nomsdes églises d’A ries, de Lyon, de Vienne, de Marseille, d’Autun, de Reims, «le Trêves, de Cologne, de Rouen, de Bordeaux.

Parmi ces évêques il y en a plusieurs que l’Eglise honore aujourd'hui comme saints. Le pape saint Silvestre y avoit envoyé deux prêtres et deux diacres. Les actes de ce concile ne sont point venus jusqu'à nous.

Mais ce que l’on en trouve , c’est que l’atlàire fut examinée avec encore plus de soin qu’elle ne l’avoit été à Rome. Cecilien y fut absous, et ses accusateurs condamnés. De plus le concile établit, par le treizième canon, l’unité du baptême dans l’Afrique; car les Africains rebaplisoient encore alors ceux qui avoient clé baptisés par les hérétiques. Les Pères déclarèrent donc que, si la personne qui se présente paroît, par lesdemandes qu'on, lui fera sur le symbole, avoir ete baptisée au nom du Père , du Fils et du Saint- Esprit, on se contente de lui im-

Iioser les mains , afin qu’elle reçoive e Saint-Esprit

Ce concile est un des plus illustres que l’Eglise eût vus jusqu’alors, et le plus considérable , dit le Père Sirmond , après les conciles œcuméniques, soit pour l’importance des choses qui y furent réglées, soit pour l'étendue des provinces dont il étoit assemblé. Les Pères qui le composoient firent ces vingt-deux canons de discipline qui sont si célébrés, et qui portent le nom de ce concile.

Nous avons fait, disent-ils dans leur lettre synodale au pape saint Silvestre, divers réglements en suivant les mouvements du Saint- Esprit. Les donatistes, se voyant condamnes , en appelèrent à l’empereur, qui les punit comme ils le inéritoient. Fl.

ARLES (C. d’) l’an 353, non reconnu. Il fut convoque par l'empereur Constance , dévoué aux eu-

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sébiens. Ce prince , s'étant trouvé dans cette ville , se prêta à tout ce <fue ces hcretiques lui suggérèrent, uu plutôt ils furentlesmaîtres d'executer ce qu'ils avoicnt résolu. Ils avoient déjà invité le pape Libère de se trouver au concile , et le pape avoit envoyé en cette ville la célébré Vincent de Capoue et Marcel de Campanie pour demander à Constance qu'il fit tenir un concile à Aquilée. Beaucoup d’évêques d’Italie étoient venus à Arles pour le même sujet; mais quelque juste que fût la demande de Litière, Constance . s’en offensa. La première chose que les évêques ariens demandèrent dans ce concile fut la condamnation de saint Athanase. Vincent de Capoue demandoit que l’on traitât de la cause de la foi , c’està-dire que l'on condamnât l’hérésie d’Arius; mais Vaiens et ses complices persistèrent à exiger avant tout , que les légats renonçassent à la communion de saint Athanase. Et quoique le pape eût lieu de se flatter que Vincent de Capoue soutiendroit l’intégrité de la foi et l’honneurde sa légation, néanmoins, lui et son collègue, emportés par l’exemple des autres comme par un torrent, et ébranlés par les menaces , promirent de ne plus communiqner avec saint Athanase : mais quand les eusebicns eurent obtenu ce point , ils refusèrent de condamner Arius. Plotin de Sirmium, Marcel d’Ancyre et saint Athanase forent condamnés dans ce concile.

La chute de Vincent et des autres légats accabla le pape d’une vive douleur. Vincent lui-même ne souhaitait plus rien que de mourir pour Jésus -Christ, de peur de passer pour le dernier des calomniateurs, et pour avoir consenti au violement de l’Evangile. C’est ainsi qu’il s’exprime dans une lettre qu il écrivit àOsius, et dont saint Hilaire nous a conservé l’extrait. 11 ne tomba pas

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cependant jusqu’au fondde l'abîme; il rentra dans le camp de la vérité , et effaça bientôt apres la honte de sa chute- Il faut dire aussi que la lâcheté ne fut pas universelle dans ce concile. Saint Paulin , evêque de Treves, y soutint la foi avec une constance digne d’un homme apostolique, et s’attira l'exil par l’horreur qu’il témoigna des ariens , et parce qu’il ne voulut point participer à l’oppression de l'innocent , c’est-à-dire , signer les calomnies forgées contre saint Athanase. Constance s'efforça même délasser sa patience en le faisant changer d’exil, et le reléguant en des lieux où l’on n’adoroit point le nom de Jésus- Christ, et qui étoient infectés de l’hérésiede Montan et de Maximille; mais il demeura ferme jusqu'à sa mort, qui arriva en Phrygie l’au 358.////. Fr. 2. P. 46. T, II.

ARLES ( C. d’ ) l’an £42 ou en viron , et du temps de saint Hilaire.

On croit que ce fut une assemblée de plusieurs provinces ecclésiastiques, parce que ce concile ordonne avec autorité que les métropolitains seront obligés d’observer fidèlement ses décrets, et qu’il se donne le titre de grand concile. 11 fut assemblé par l’evêque d’Arles. Nous avons dans les dernieres éditions cinquante-six canons de ce concile.

Ils sont presque tous tirés du premier concile d’Arles, tenu l’an 4i3, et de ceux de Nicée, d’Orange et de Vaison. il defend d’elever au sousdiaconat ceux qui auraient épousé une veuve , conformément au décret du concile de Valence, en 4?4* Selon le P. Pag i , ce concile fut une occasion à saint Léon de s’indisposer contre saint Hilaire d’Arles , qui s'attribuoit le droit d'assembler de grands conciles dans les Gaules. C.

Tom.lt. p. ioi. D- il.

ARLES (C. d’) l’an 453. On le rapporte à cette annee, quoiqu’on n’en soit pas sûr, non plus que du nombre des évêques qui v assisté-

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rent : il ne nous en reste que les canons. tu nombre de cinquante-six, et on croit que quelques-uns sont tires d'autres conciles. Tom. 4- P-

IOIO

ARLES ( C. d’ ) Fan 455 et , selon d'autres, 45i, tenu au sujet d’un différend entre Fauste, abbe de Lérins , et Tbeodore , évêque de Fréjus. On obligea ce dernier de recevoir la satisfaction de Fauste, et d’oublier le passé. Tom. 4. Conc.

p. ioï3.

ARLES (troisième C. d’ ) vers l'an 475. I*es erreurs que soutenoit Lucidus avant excite le zelc de Fauste, éveque de Riez, il s'efforça de ramener ce prêtre à la vérité par beaucoupd’entretiensqu'il eut avec lui. C'est Faustequi nous apprend, dans ses lettres , quelles etoient ces erreurs : car ses exhortations ayant ete jusque-là inutiles, il écrivit à Lucidus une lettre dans laquelle il marque six articles qu'il lui ordonxioit d'anathematiser : i.° L’erreur de Pelage , savoir : que l'homme naisse sans péché; qu'il puisse se sauver par son seul travail , et être délivré sans la grâce de Dieu. a.° Qu’un fidèle , faisant profession de la foi catholique, s'il tombe après son baptême, périsse par le péché originel. 3.” Que l'homme soit précipité dans la mort par la prescience de Dieu. 4-l> Que celui qui périt n’a pas reçu le pouvoir de se sauver, ce qui s'entend d'un baptisé et d'nn païen , en tel âge qu'il a pu croire et ne l’a pas voulu. 5." Que le vaisseau d infamie ne peut s'elever à être vaisseau d’honneur. 6.° Que Jésus-Christ n'est pas mort pour tous, et ne veut pas que tous les hommes soient sauvés. Cette lettre fut souscrite par onze autres évêques, mais il n y a que Patient, évêque de Lyon , dont on connoisse le siège-

Ce fut dans le temps que Lucidus différoit sa rétractation, ou peutêtre même à l’occasion de scs re-

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tardements , qu’il se tint un concile à Arles, composé de trente évêques. Ce qui fait conjecturer que ce fut dans cette ville, c’est que Léonce , qui en étoit évêque , est nommé à la tête des autres : après lui sont les noms de saint Èuphrone, de saint Mamert, de saint Patient, de saint Eutrope, de Fauste, de Fontaius, de Basile, de Théo* plaste , de Mégethe , grec : on croît ue c’etoient les evêques d'Autu.n, e Yaison , de Vienne, de Lyon, de Belley , de Marseille , d’Qrangc , d’Aix, de Genève, tous celebrea par les lettres que saint Sidoine leur a écrites. On y parla fort, selon le même Fauste, oc la prédestination.

On y condamna les erreurs que Lucidus avoit avancées sur ce sujet, et on ordonna qu'il les condamnerait lui-même. Lucidus obéit. Il adressa une lettre aux évêques de ce concile, par laquelle il rétracta les erreurs dans lesquelles il avoue qu’il étoit tombé. Ce ne sont pas , à la vérité , les mêmes propositions de la lettre de Fauste, mais celles qu’il condamne tendent à reconnoître que Jesus-Christest mort pour tous les hommes; que Dieu ne prédestine personne à la damnation; que le libre arbitre n'a pas péri en Adam, et que la grâce de Dieu n’exclut pas l’effort de l’homme pour y coopérer.

llyades auteurs qui conjecturent que ce fut Fauste lui-même qui dressai., rétractation de Luciiius;du moins M. Dupin reconnoït qu’il y a diverses choses dans cette rétractation difficiles à expliquer , et qui sentent le pur pélagianisme.

Au reste la condamnation des erreurs de Lucidus en ce concile , est une des preuves sur lesquelles plu sieurs auteurs établissent qu’il y a eu une secte de prédestinatiens. Un peut voir à ce sujet les dissertations fort étendues qu’ont faites , sur cette question, le cardinal Noris, le P. Pagi , et le P. Alexandre. Ce dernier prouve que les erreurs des

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prédestina tiens s’accordent, on plutôt, sont les mêmes que celles dont les prêtres de Marseille avoientosé accuser saint Augustin et ses disciples. 11 convient néanmoins que cette secte de prédestinations n’eut que fort peu de sectateurs , et qu’il prouve , par le canon a5 du deuxième concile d’ürange, conçu en ces termes : Aliquos ver'o ad malum dit inâ potestate prardestinatos esse non so~ lum non credimus , sed elium si qui ,sunt, qui tantum malum credere velinl , cum omni deleslatioru iUis anathema dicimus.

Sur quoi le père Alexandre ajoute ces paroles : U si sunt patres hic !oquendi formula :si qui sunt , quia paucos et obscuri admodum nominis vel socios vel discipulos Lucidus habiterai.

Revenons à Fanste : il ajoute, après avoir rapporté ce qui s'étoit passé dans ce concile , que Léonce le chargea de recueillircequiy avoit été dit sur la matière de la prédestination : ce qu’il fit par deux livres de la grâc-e et du libre arbitre , qu'il adressa à Léonce : mais, dit M. de Fleury , il donna dans l’excès oppose , relevant trop les forces de la nature. Le père Pagi dit la même chose, mais en termes bien plus forts : lllud solum dici potesl, Fanstum mandait h Lrontio et h srnodo postea Lugdunensi sibi imposili limites excessitse, dum non modo LuciJi et quorumdam fortassis aliorum cirea prcedestmahonem errores, ut infunclum fueral , confulu. it , verùm étions oceasione data saneti Augustini doctrinal n lie gratuitâ priedtsli nations i mpupna. it , et semipelagiunum virus )olo illo opéré passim e.vmuit

Enfin le savant bénédictin Dom Maur, dans sa liste des conciles certains et connus, dit en termes exprès,sur ce même concile d’Arles et celui de Lyon, que ces deux conciles ne jnous sont connus que par les ouvrages de Fauste de Riez : ouvrages , dit-il, qui contiennent tout le venin du semipclagianisme, et qui , comme tels , ont été mis entre les apocryphes par le concile du

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papeGélase, à la tête desmxantedix evêques , de l'an 4q6 ; et il s'appuie de l’autorité du P. Pagi.

En effet , voici ce qu’en dit ce ' même père!: Quoad Fausti libros de gratiâ, licet non pauci viri eos ort hodoxos ccnsuerint , nihilominus , eu ni Gr/asius papa eos damnaient , srnedus africanorum palrum , apud Sardiniam in cpistolâ ad Maxentium archimandrilam impugnarerit , et sanclus Fulgeniius , teste Isidoro lib. de illust . Script, cap. l!+. lib. sept, dt gratiâ Dei et lib. arbrilrio eisdem opposucril , non immérité Baronius. fl.* 16. etseq. quemadmnditm cl plerique viri eritdili in rosdem libros insurrexére. Tom. JF. C.

p. 1042. Fl. Tom. FJ. THIemont, Tom.

XFJ. Faust, de g rat. p. 6q8. Dupin.

Tom. JF. p. 588. Cardin. S ’orisi. l. 3. Hist. Pelag. Not. Pagi in annal. Baron.

T. FJ II. p. 5a2. Alex. S. fur. part. 3. dissert. 5. Faust, de G rat. in fin. l’ra fat. Pagi in Bar. Tom. FIII. p. 532.

Art. devérif. les dates. Pagi. inann. Bar.

T. FIII. p. 52.

ARLES (C./) l’an 5*4. Saint Césaire y présida assisté de douze évêques. On y fit quatre canons. Tom.

JF. p. 1622. '

ARLES (C. d’> l’an 544- Ony 1 fit sept canons t dont le second porte ' que les monastères, tant d’hommes 1 que de filles . seront soumis à la iu- 4 ridiction de l’évêque diocésain. U.

ARLES ( C. d’) l’an 554- Onze évêques delà province d’Arles, de la seconde Narbonnoise et des Al- • pes maritimes, et huiUdcputés, y firent sept canons. Tom. F. p. 708. (

ARLES (C. d’) l'an 813, le 10 mai. O11 le compte pour le sixième de cette ville : il fut tenu par l'ordre de Charlemagne pour corriger les abus et y rétablir la discipline ecclésiastique. O11 y fit un grand nombre de canons. Les évêques, dit le concile, doivent savoir l’ Ecriture sainte et les canons ; et toute leur occupation doit être la prédication et l’instruction . Les prêtres doivent prêcher même dans les paroisses de la campagne : les parents doivent instruire

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leurs enfants, et les parraiîis ccnx qu’ils ont tenus sur les fonts Tam.

ARLES ( C. provinciaux d’ ) l’an io34- H se tint cette annee plusieurs conciles de cette province pou r le rétablissement de la paix , pour la foi , pour porter les peuples à reconnoître la bonté de Dieu , et les détourner des crimes oar le souvenir des maux passés. D. M.

ARLES (C. d' ) l’an ia34, le 8 juillet, sous Jean Haussait , archevêque de cette ville. On y puolia vingt-quatre canons : la plupart contre les hérétiques , en execution du concile de Latrande l’an i2i5, et de celui de Toulouse de 1229. Il y est ordonné aux évêques de prêcher fréquemment la foi catholique par eux-mêmes, et par d’autres.

Les confréries y sont défendues , si elles ne se font par l’autorité de l’évêque. Les évêques s'appliqueront soigneusement à la correction des mœurs , principalement du clergé , et mettront pour cet effet des inspecteurs chacun dans son diocèse.

Personne ne fera son testament qu’en présence de son curé. La raison de ce dernier statut , qui est si fréquent dans les conciles de ce temps-là , vient de ce que ceux qui favorisoient les hérétiques faisoient des legs à leur profit. Tom. XI. Conc.

Xpp. p. 239.

ARLES (C. provincial d’ ) l'an 1260 ou 1261 , tenu par Florentin, archevêque d’Arles avec ses sufîragants : on jr condamna les extravagances des )oachimites ,qui disoient que le Père a opéré depuis le commencement du monde jusqu'à la prédication de Jésus-Christ; que Jésus-Christ a opéré jusqu’en 1260; et que le Saint-F.sprit opérera depuis 1260 jusqu'à la fin du monde.

Que sous l’opération du Père , les hommes vivoient selon la chair ; que sous celle du Fils , ils vivoient entre la chair et l’esprit, etque sous la troisième , ils vivroient plus par-

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