JUR
même defense aux clercs: il y ajoute même le jeu du ballon, et généralement tous les jeux dans lesquels ils peuvent servir de scandale aux laïques ; parce qu'ils sont contraires à la decenre que doivent garder les ecclesiastiques : mais il leur permet neanmoins de jouer à de semblables jeux, pourvu qu’ils ne le fassent pas en public, et qu'ils ne jouent pas des sommes considérables.
Les jeux de hasard et les cabarets sont défendus aux clercs. C • de Soitsons, an. i4-5(i. Hegl. 3.
JURIDICTION ou JUGEMENTS ECCLÉSIASTIQUES. L'accusation , intentée contre un évêque , doit être
Fortéeau primat de la province , et accusé ne doit être suspendu de la communion , qu’en cas qu'elant apj>ele par le primat , il ne se présente pa# dans le mois du jour qu’il aura reçu ses lettres. S’il a une excuse légitimé, il aura un delai d’un second mois :
après lequel il sera hors de la communion jusqu’à ce qu'il se justifie.
S’il ne vient pas même au concile general annuel, il sera réputé s’être condamne lui-même , et tant qu’il sera excommunie , il ne communiquera pas même avec son peuple. Si I accusateur manque à quelques journées de la cause , il sera excommunié , et l’évêque accusé rétabli.
L’accusateur ne sera point admis , s’il n’est lui même sans reproche, c 7. La même forme et les mêmes délais s’observent pour le jugement d’un prêtre ou d’un diacre accusé.
Mais c’est leur évêque qui les juge avec les évêques ses voisins. Il en doit appeler cinq pour un prêtre et deuxpour un diacre. Il juge seul les autres personnes, c. 8. On n’imputera rienau juge ecclésiastique, dont la sentence aura été cassee sur l’appel par sonsujiérieur ecclésiastique, s’il n’est convaincu de s’être laisse corrompre par animosité ou par faveur. c. 10. Il n’y a point d’appel de* juges choisis du consentement de* parties. C. de Carthage, an 3g7