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Ha seulement prevu et non pas çre’- «lesttné leur maître, parce quelle vient d'eux et non de lui ; mais il a prevu , parce qu'il sait tout , et prédestine , parce qu’il est juste , la prine qui doit suivre leur démérité.
Au reste, non-seulement nous ne erovons point que quelques-uns soient prédestinés au mal par la puissance divine, mais si quelqu'un le croit , nous lui disons analheme.
Quant à la rédemption du sang de Jesus-Christ , ceux-la se trompent qui disent qu'il a été répandu, même pour les méchants qui , étant morts dans leur impiété, ont ete damnes depuis le commencement du monde jusqu'à la passion de Jesus-Christ :
nous disons au contraire que ce prix n'a été donne que pour ceux qui croient en lui. pions croyons que tous les fideles baptises sont véritablement laves par le sang de Jesus- Christ , et qu’il n’y a rien d'illusoire dans les sacrements de l'Kglisc, mais
Îjne tout y est s rai rteflectif. Tontebis, de cette multitude de fideles, les uns sont sauvés parce qu’ils persévèrent par la grâce de l)ieu; les autres n arrivent point au salut, arre qnils rendent inutile la grâce e la rédemption par leur mauvaise doctrine ou leur mauvaise vie. III* C. de Inirnrf , an 855 , c. I , a, 3, fie.
Il est rapporte, dans les annales de saint l’ertin à l'an 85g, que le pape Nicolas confirma la doctrine catholique touchant b grâce de Dieu et le libre arbitre, la vérité de la double prédestination , et le sang «le Jesus-Christ répandu pour tous li s croyants. En quoi l'annaliste désigne les six canons du concile de alence. I'. Grâce.
Que quelques-uns soient prédestinés au mal par la puissance divine , non-seulement nous ne le croyons point; mais si quelqu'un le croit , nous le détestons et nous lui disons anatheme. C. d’Orangr, nnFtjt).
PKED1CATELRS ET PRÉDI- CATION. Si un cure, pour quel-
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que infirmité que re soit, ne peut pas prêcher lui-même , qu’un des diacres de son cierge fasse au moins devant le peuple la lecture de quelques liomeliesdes saints Peres. 111* C. de I nium, an 5ig, c. a.
Il faut que les docteurs des églises instruisent le cierge et le peuple , commis à leurs soins , des véritables principes de la pi« te et de la saine doctrine; et, pour le faire avec fruit, il faut qu'ils ne puisent que dans l'autorité dessaintesecritures; qu’ils ne hasardent pas de nouveautés, mais qu'ils s’en tiennent à la tradition de nos pères. Pour re qui est des histoires des martyrs , que les ennemis de la vérité ont inventées à plaisir , apparemment pour les deshonorer, et induire à la défiance les fideles qui en entendroient le récit, loin d’en permettre la lecture, nous voulons qu’on les jette au feu , et nous anathemalisons ceux qui s’obstinent à les croire comme quelque chose de certain et d assnrc. C. de Constantinople , an (iqa,c. ig et 83.
Nous avons ordonne, pour l'édification de toutes les Eglises et pour le bien de tous les fideles, que les cures, tant des paroisses des villes que des autres, fassent des prédications à leurs paroissiens , et qu’ils s’appliquent non-seulement à hien vivre , mais aussi a instruireet à former les âmes qui leur sont confiées.
VI ■* C. et Arles, an 8i3, can. io.
D’autant que plusieurs n’enseignent point , en çrérhant , la voie du Seigneur, et n expliquent point l'Evangile, mais plutôt inventent beaucoup de choses par ostentation, accompagnent ce qu' ils disent de grands mouvements, en friant beaucoup, hasardent en chaire des mi-* raries feints, des histoires apocryphes et tout-à-fait scandaleuses, qui ne sont revêtues d’aucune autorité et qui n’ont rien d’édifiant, jusque la môme que «inelques-uns décrient les prélats et derlament hardiment contre leurs personnes et leur con- »4.
ta
pur.
duite; nous ordonnons, dit le pape, sur peine d'excommunication , qu’à l’avenir aucun clerc séculier ou régulier, ne soit admis ans fonctions de prédicateur, quelque privilège qu'il pretende avoir, qu’il n’ait ete auparavant examine sur ses mœurs, «on âge , sa doctrine , sa prudence et sa probile ; «jn’on ne prouve qu’il mene une vie exemplaire, et qu’il n’ait l’approbation de scs supérieurs en due forme et par écrit. Apres avoir etc ainsi approuves , qu'ils expliquent, dans leurs sermons, les vérités de l'Evangile, suivant le sentiment des saints Peres ‘.que leurs discours soient remplis de la sainte Ecriture, qu’ils s’appliquent à inspirer l'Iiorreurdu vice, àfaireaimer fa vertu , à inspirer la charité lesuns envers les autres, et ne rien dire de contraire au véritablesens de l’Ecriture et à riuterpretation des docteurs catholiques. / .* C. de 1. a Iran, sous Léon X, an l5i4» sess. II.
L’évêcjue interdira les prédicateursqui .au lieu de prêcher l’evangile et d'inspirer l’amour pour la vertu, publient des contes qui peuvent exciter à rire , et ceux qui portent les peuples à la désobéissance: