REL
tutions desdites religieuses, elles soient averties de se confesser et de recevoir la tres-sainte eucharistie au moins tous les mois, afin que, munis de cette sauve-garde salutaire, elles puissent surmonter cou rageusement toutes les attaques du démon.
A l'egard des confesseurs des religieuses , on aura soin de faire choix, pour cette fonction , de gens réglés, sages , habiles , qui prendront garde de De les pas interroger sur des péchés dont elles ne s'accusent point, de peur de leu rapprendre ce qu’elles ne savent pas : ils ne les entendront point en confession dans un lieu particulier, mais en présence des autres religieuses , afin d'eviter non-seulement le mal, mais le soupçon qu'011 en pourrait avoir. C. de Cologne , an l53(i. Art. de la dise, monasl. art. 8
Outre le confesseur ordinaire, l'évêque ou les autres supérieurs en présenteront deux ou trois fois l'annee uri autre extraordinaire , pour entendre les confessions de toutes les religieuses. C. 10.
Le saint concile prononce anatheme contre tous et chacun de quelque qualité et condition qu'ils soient, ecclesiastiques ou laïques, séculiers ou réguliers qui, de quelue maniéré que ce soit, contrainroient une fille ou une veuve , ou quelqu'autre femme que ce soit, à entrer dans un monastère ou à prendre l’habit de quelque religion que re soit, ou à faire profession ,ou qui donneroient conseil ou assistance pour cela. Même anathème contre ceux qui, sans juste sujet, mettraient empêchement, de quelque maniéré que ce soit, au saint désir des filles ou autres femmes de prendre le voile ou de faire vœu.
RELIQUES. Ou’on dépose dans les églises et dans Tes monastères les corps des saints martyrs, et de tou»
ceux qui ont combattu avec succès pour la défense de la foi de Jésus- Christ , afin que leurs précieuses re-
53» RRL
liqncs procurent du soulagement aux malades , aux infirmes , aux languissants et g tous ceux qui ont besoin de quelque secours. Qu’on en fasse tous les ans parmi les chrétiens la commémoration , et qu'on ne les regarde pas comme des morts ordinaires. mais qu'on les honore avec un profond respect, comme les amis de l)ieu , et comme le diadème ou la couronne de l’ Eglise* , puisque, par l’ ellusion de leur genereux sang , ils ont releve la vigueur et l’eclat de la foi i hretienneau-dessusde toutes les religions étrangères. A.r/r. des (Constitutions aneirn. de l'Eglise d' Orient , au
iom. IL C ■ du per « Labbe, p. 35o , «. 62.
Defense de montrer les anciennes reliques hors de leurs châsses, ni de les exposer en vente ; et pour celles que l’on trouve d« nouveau , defense de leur rendee aucune vénération publique , qu'elles n’aieut etc appronveespar l’autorité du pape.