BOR
l’empereur , pour éviter de répondre devant les evêques. Constantin , dit NI . de Tillemont, avoit regardé autrefois avec indignation un appel semblable à celui-la , de la part des donatistes; et neanmoins les prélats du concile de Bordeaux eurent la foiblesse d’y déférer, au lieu qu’ils auroientdiT prononcer contre Priscillicn , malgré son opposition , ou , s'ils étoient suspects , reserver ia cause à d’antres prélats : c’est le raisonnemciitde Sulpice-Séverc. Priscillicn et ceux qui etoient accuses, furent donc conduits à l’empereur Maxime, qui etoit à Trêves, suivis d ldaceetd’lthace leurs accusateurs, dont l'ardeur à poursuivre les hérétiques eût été louable si le désir de vaincre ne les eût portes jusqu'à l’exccs, en s'engageant dans une affaire qui alla à répandre le sang des accusés. Car l’empereur Maxime, a la réquisition d’ilhace , et contre la promesse faite à saintMarlin, condamna à mort Priscillicn, avec quelques-uns de ses sectateurs. Ce grand saint avoit fort pressé lthace de se désister de son accusation , et le reprit fortement; et daus la suite, il 11e voulut pas communiquer avec les ithaciens. Saint Ambroise, le pape saint Syrice , et le concile de Turin de l’an 398 , condamnèrent les ithaciens, ne pouvant approuver que des évêques fissent mourir des hérétiques, et saint Ambroise soutint par ces écrits l’eloignement qu’il avoit pour la cruauté des ithaciens, et ta condamnation irrégulière des priscillianistes. Till. Su/p /. 2.p. 174. Ilur. 38i. § ia5.
BORDEAUX (C. de)l’an 1087, octobre , tenu par deux légats , trois archevêques, et plusieurs autres evêques. Le fameux Berenger y rendit raison de sa foi , soit pour confirmer la profession qu’il en avoit faite à Rome en 107g , soit pour rétracter son dernier écrit contre cette profession. An reste il mourut dans la communion de l'Eglise, le