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5 janvier 1088, âge de quatrevingt-dix ans.
BORDEAUX (C de)rania55, i3 avril. Gérard de Malemort , archevêque de Bordeaux, y publia une constitution de trente articles.
Hyest dit,ei)lr'aiitres,queles clercs, ayant des bénéfices , c'est-à-dire , des cures, y feront une continuelle résidence, et se présenteront aux ordres à tous les quatre-temps:
autrement ils seront privés de plein droit de leurs bénéfices. Celui qui demeurera excommunié quarante jours , paiera une amende de neuf livresou autre convenable : defense d’absoudre un excommunié, même à l’article de la mort, qu’il 11’ait satisfait , ou quelqu’un pour lui , à la partie intéressée , sous peine au prêtre qui l'aura absous d’en être tenu en son nom : c’est que , dans ce siècle , l'abus des excommunications étoit venu au point qu’il etoit ordinaire d’excommunier en exécution d’un jugement , ou faute de payer une autre dette. Le cinquième de ces articles dit : on ne donnera point aux enfants des hosties consacrées pour communierle jour de Pâques, mais seulement du pain bénit, cequi semble être un reste de l’ancien usage, de leur donner l'eucharistie dès qu’ils etoient baptisés : ce que l’Eglise grecque a toujours conservé.
Le précepte de la communion pascale au concile de Latran , de 1 an tai5, n’est que pour ceux qui ont atteint l’âge de discrétion. Tom. XI.
C BOF?$EÀUX(C.de) l’an i583, par Antoine, prévôt de Sansac , archevêque de cette ville. On y fit divers réglements semblables à ceux du concile de Reims de la même année. On y traita de la résidence des pasteurs , de la prédication de la parole de Dieu , de l’examen de ceux qui sont nommés à des béneficescures, des écoles et des hôpitaux, et on y fit des réglements pour les séminaires de la province , qui fu-
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rent confirmés parle pape Grégoire XIII , par sa bulle du 3 decembte.
Coll. Conc. Tom. AT'.p. Q^S BOSl’RES en Arabie (C de), l’an a4 a- Ce fut un synode d’evêques , contre l’erreur où tomba Berylle , evêque du lieu, qui nioit que Jésus-Christ eût eu aucune existence propre avant l'incarnation , voulant qu’il n’eût commence’ a être Dieu qu'en naissant de la Vierge, et qu il ne fût Dieu que parce que le Pere demeuroit en lui comme dans les prophètes. Plusieurs évêques s’assemblèrent à Rostres, et chargèrent le célébré Origènc de le retirer de cette erreur , en quoi il réussit , après avoir eu quelques conférences avec lui , et il le fit rentrer dans la foi orthodoxe. Lus. I.
BOULOGNE en Italie (C. de) Bolonirnse, l’an i3i7 , par Rainald , archevêque de Ravenne, et huit évêques ses sufi'ragants. On y fit vingt-deux articles de réglement, qui furent publiés le vingt-sept octobre On s’y plaint , entr’autres abns . que la vie licencieuse et l’exterieur scandaleux du clergé le rend méprisable an peuple , et l’excite à usurper les biens et les droits de l’Eglise. On defend donc aux ecclésiastiques déporter des armes, d’entrer dans des lieux de débauche, de loger des personnes suspectes, et on prescrit en detail la forme et la qua lité de leurs habits. On defend <1 dire des messes basses pendant la grand’ messe dans la meme église,
Eour éviter le mouvement et le ruit de ceux qui vont les entendre.
Tom. XI ■ Conr.p. l655.
BOURGES (C. de ) Bituricense, l’an io3i, premier novembre. Nous en avons vmgt-cinq canons , dont le premier ordonne de mettre le nom de saint Martial parmi les apôtres, comme le saint Siégé l’avoit ordonné.
BOURGES (C. de) l’an 12x5, 3o novembre , par le légat romain,
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assiste d’environ cent évêques de France. Raimond, comte de Toulouse, et Amauri de Montfort qui pretendoit l'être par la donation du pape Innocent 1H , et celle du roi , faite à son père et à lui, y plaidèrent leur cause sans qu’elle y fût décidée.
La demande de deux prébendes dans chaque église cathédrale, et de deux places monacales dans chaque abbaye , par le pape , y fut rejetée par les procureurs des églises qui assistaient à ce conci le . 1 1 y eut dans cette assemblée une dispute pour la préséance. L’archevêque de Lyon prétendit la primatie sur ceux de Sens et de Rouen , et l’archevêque de Rouen surceux de Bourges, d Auch et de Narbonne. Pour éviter la division on convint de s’asseoir , non comme en concile , mais comme en conseil. On contesta encore au sujet du pouvoir que le pape Honorius 111 avoit donné à deux evêques, de déposer tons les abbés de Frapce, suivant l’avis de quatre abbés qu’il avoit envoyés visiter les abbayes de ce royaume , et en corriger les desordres ; mais tous lès évêques voyant que , par cette commission , ils perdroient toute juridiction sur les abbayes , s'opposèrent fortement à cette prétention , et protestèrent qù’ils ne soufTriroient point qu’elle s exécutât. Tom. XI. Conc. p. xqi.
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BOURGES (C. de) Tan 1276, ï3 septembre, par Simon de Brie, cardinal légat. 11 avoit des pouvoirs très-amples pour user des censures contre toute sorte de personnes. On y fit de grandes plaintes de ce que la liberté des élections étoit troublée en France, de telle sortequ'en quelques lieux la multitude, excitée par les méchants, se jetant sur les électeurs , avoit empêché l'élection , comme il était arrivé à Lyon et à Bordeaux. On publia seize articles de réglements , qui tendent principalement à maintenir la juridiction et l’immunité ecclésiastiques dans
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l’étendue dont le clergé étoit alors en possession , et que les séculiers s’efforçoient de restreindre. Defense aux laïques d’user de violenres ou de menaces pour extorquer l'absolution des censures : defense aux juges laïques de contraindre lesecclesias tiques à comparoître devant eux , ou a y procéder, après qu’ils ont allégué leur privilège; de prendre connoissance de la justice ou de l'injustice des censures , ou de quelque autre cause spirituelle que ce soit. Tom.