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il ou vêla ta dcfense déjà faite au* de ce concile, et dont la discipline clercs, en plusieurs conciles, d'ha- est très-sainte. On v ordonna que le biter avec des femmes. On y déclara concile general d'Afrique s’assemque pour juger un diacre, il faut bleroit tous les ans , et que toutes trois évêques ; si x pour un prêtre ; les provinces , qui ont des premiers douze pour un évêque. Conc. Tom. sieges, y enverroient trois députés "•f* 7;® de leur concile particulier. On y de-
CAR IMAGE (C. de) lan3go. fendit les translations d’un siégé à 11 fut tenu par saint Geuethlius. un autre. Ou y dqpida que , selon qui en doit évêque. On y lit d'abord l'ancienne coutume, trois evêques une profession de foi catholique. Les su (broient pour l'ordination d'un evêques , dont on ne sait pas le nom- evêque. On trouve , à la fin des ca— bre ( déclarèrent tenir I unité de la nons de ce concile, un catalogue des I ri ni te selon la foi qu ils avoienl saintes Ecritures, entièremeut conreçue desapotres. On confirma l'or- forme à celui que nous avons au— dotmance d’un concile précèdent, jourd'hui.
touchant la continence imposée aux CARTHAGE ( C. de) l'an 3g8, trois premiers degres du cierge ; composé, selon quelques-uns, de 1 evêque, le prêtre. et. le diacre, deux cent quatorze evêques. Saint comme étant d'institution aposto- Augustin s’y trouva. On y fit cent lique. On y renouvela ce qui avoit quatre canons très-celebres dans ete. réglé,que 1rs prêtres ne feraient 1 antiquité, et dont la plupart repoint le chrême, ne consacreroient gardent l’ordination et les devoirs point les vierges, et ne réconcilie- des évêques et des clercs. Les transroient personne solennellement, talions y sont défendues, si ce têest Parmi le» canons de ce concile , on pour futilité reelle de l’Eglise, et voit que l’évêque cloit le ministre elles doivent être faites par l’autoordinaire de la pénitence , et le prê- rité d’un concile pour les evêques , -tre seulement en son absence et en et par l'autorité de l’evêque pour cas de nécessité. Enfin on confirma les prêtres et les autres clercs. Tom. les treize canons du concile de 34g. //. C. p. 1 198.
Conc. T. JJ. p. 104.9. CARTHAGE (C. de) l’an 399.
CARTHAGE (C. de)(nonre- Deux evêquesy furent deputespour connu ) l'an 3g3. Il fut leuu par obtenir, des empereurs, une loi qui quarante-trois evêques, contre Pri- défendît d’enlever des églises , ceux mien , évêque de cette ville. Un lui qui s’y refugioient , prévenus de envoya des députés pour le prier de quelque crime, venir à leur assemblée ; mais il les CARTHAGE (C. de ) l’an 4.00 maltraita et les rejeta avec injure. ou4oi, le 8 juin. Le célébré saint Les évêques , de peur de trop préci- Aureleyprésida à latêtede soixantepiter,kcondaranèrentdetellesorle, deux evêques. Il y proposa de déqu'ils lui laissoient neanmoins iali- puter à Rome et a Milan, et y deperte de se justifier devant un con- mander l’approbation, pour mettre, ciic plus considérable , qui devoit se dans le cierge, les enfants des doaatenir quelque temps après , et ce fut tistes , convertis eu âge de raison. ' au concile de Cabarsusse. Till. La disette des clercs, en Afrique,, CARTHAGE (G. de) l’an 3^7, venoit en partie de l’oppression des sous l’évêque Aurèle, qui y présida donatistes et de leur multitude, à la tête de quarante-quatre ou qua- et du grand soin des evêques pour rante- huit évêques. Saint Augustin choisir les clercs. On y fit quinze fut de ce nombre. Nous avons cin- canons, parmi lesquels il est dit que quanta canons , qui portent le nom les évêques ne doivent point deme
rer ailleurs que flans leu r église caihédrale.Laloidela coniiucncey fut confirmée pour les évêques ,Ies prêtres et les diacres. Tom. 11 . C. p. itiiî. Elp. I2i5.
C A R1.H AGE (C. de) 1 an /to3 , le août, de toutes les provinces d'Afrique. Il y fut décidé qu’on inviterait les donatîstes à se trouver avec les catholiques, pour examiner les raisonsqui les séparaient de communion. On convint donc que chaque évêqoe , dans sa ville , irait trouver lui-même l’évêque donatiste , ou se feroit accompagner de Tévêque voisin , et qu’il seroit aussi assisté des magistrats, ou des anciens de chaque lieu. Ec concile dressa la formule de ! acte de convocation, qui portait que les donatistes choisiroicnt ceux à qui ils voudraient confier la défense de leur cause; que les catholiques en choisiraient de leur coté, pour examiner les uns et les autres la question qui les séparai t de communion ; que si les donalistes acceptaient ce parti, la vérité paraîtrait, et que s’ils le refnsoient, il serait manifeste
3 n' ils se défioient de leur cause FL )ior>. linig. n. 90 . , , .
CARTHAGE (C. de) 1 an 4o4r le 2(1 juin , tenu pour implorer le secours de l’empereurcontre les donatistes. On y décida, suivant l’avis de saint Augustin , de députer à ce prince pour demander que les violences des donalistes fussent repri niées ; que la loi de Theodose , portant amende de dix liv. d’or contre les hérétiques en général , fut appliquée en particulier aux donalistes qui pretendoient n’êtrc pas heretiqlies , et que tous ne fussent pas sujets à cette peine , mais seulement ceux qui seraient dénoncés par les catholiques , à cause de leurs violences. Aug. Ep ■ l85. al. l5o- ad.
lionlf. c. 7.
CARTHAGE (C. de) 1 an 407 On y décida d’écrire au pape Innocent, sur la oaix entre 1 Eglise ro—
maine et celle d’Alexandrie, divisée au sujet de saint Chrysostôme. On y fit quelques canons.
CARTHAGE (C. de)4o8, le 16 juin On v députa l’évêque Fortunatien à 1 empereur, contre les païens et les heretiques.
CARTHAGE (C. de) l’an 4io, le i4 juin , tenu en conséquence de la demande faite à Honorius, que cet empereur révoquât aux douatistcsla liberté qu’il leur avoit accordée auparavant.
CARl'H.AGE (célébré conférence de) 1 an 411 1 tenue dans la vue de reunir les donatîstes à 1 Eglise , et de les convaincre dé la nécessité qu’il y avoit d’être dans 1 Eglise catholique , dans laquelle séide on peut rendre à Dieu le culte qui lui est dû , et opérer son salut..
Ces hérétiques s’étoient si fort multipliés en Afrique , qu’ils sembloient y avoir opprimé les catholiques, depuis qu ils étaient venus à bout d'obtenir une loi qui leur donnort toute liberté , et ils exerçoient partout des violences dignes des plus grands persécuteurs. Les évêques catholiques ayant enfin obtenu de l’empereur Honorius d'eu venir à une conférence publique avec les donatîstes , le comte Marcellin , envoyé en Afrique par l’ordre dc.ce prince, l’indiqua au premier juin.
Il ordonna qu’il u’v aurait que sept évêques de chaque parti , choisispar tous les autres, qui parleraient dans la conférence ; qu’il y en aurait sept autres de qui les disputants^ pourraient prendre des avis, s ils en avoient besoin ; qu’aucun évêque n’entre roit dans. la conférence hors ceux qui avoient etc nommés poury disputer , et qui se montaient a trente-six; que tous les evêques de chaque parti promettraient de tenir ce qu’auraient fait les nommés ; que tou* ce qui se dirait seroit écrit eu notes par des greffiers publics.
Mais les donatîstes refusèrent d’obéir à l’édit de Marcellin , et de-
mandèrent à être tons présents à la conférence. Les catholiques , de leur côté, adressèrent une lettre à Marcellin , par laquelle ils proinettoient d’execuler tous ses ordres.
Ils y témoignèrent que le dessein
?[u’ils ^voient, en tenant celte conérence, etoit de montrer que l’Eglise , répandue dans toute la terre, ne peut périr , quelque pèches que commettent ceux qui la composent ; que l’affaire de Cecilien etoit terminée, puisqu'il avoit été déclare innocent , et ses accusateurs reconnus pour calomniateurs.
C est dans celte lettre qu’ils firent cette déclaration si célébré , et qui les a couverts de gloire par la générosité vraiment chrétienne qu’ils témoignèrent à leurs propres ennemis : savoir , que si les donatistes pouvoient prouver que l’Eglise est réduite à leur communion , ils se soumettraient absolument à eux ; qu’ils quitteraient leurs propres sièges , et renonceraient à tous les droits de leur dignité; que si les catholiques montraient , au contraire , que les donatistes avoient tort, ils leur conserveraient l’honneur de l'épiscopat; que dans les lieux même où il se trouverait un évêque catholique et un donatiste, ils seraient alternativement assis dans la chaire épiscopale, l’autre demeurant un peu plus bas auprès de lui, ou bien que l’un aurait une église, et l’autre une autre; et cela jusqu'à ce que l’un des deux étant mort, l’autre demeurerait seul évêque.
Ensuite ils nommèrent les évêques pour la conférence , savoir :
Aurèle de Carthage Alype de Tagaste, saint Augustin, Vincent de Capouc, Fortnnat de Cyrille, Fortunatien de Sicque et Posside de Calame. Ils en nommèrent sent autres pourlc conseil, et quatrcfurenl commis pour la sûreté des actes.
Les donatistes ayant été obliges de nommer des députés , ils le firent
dans le même ordre que les catholiques.
Dans la deuxième séance, après plusieurs discussions , on accorda un delai aux donatistes pour avoir copie des actes de la première conférence ; on eut egard à leur demande.
Dans la troisième, ils voulurent examiner les pièces des catholiques sur la demande de la conférence , et Marcellin ayant décidé queles donatistes ctoieut les véritables demandeurs , ils convinrent eux-mêmes qu'ils ne pretendoient point agir contre les églises de toute la terre.
Il s’ensuivoit de cet aveu, que Cécilien n’etoit demeuré dans la communion de l’Eglise , que parce qu’il avoit été reconnu pour innocent.
Cependant les donatistes cherehoient toute sorte de prétextes pour éviter qu’on ne vînt au fond de l’affaire , et ils ne vouloient pas qu’on éclaircît l'origine du schisme; mais Marcellin fit lire la relation d’Anulin , par laquelle il adressoit à Constantin les plaintes des donatistes contre Cecilien. Les donatistes , se voyant ainsi pressés , présentèrent un mémoire pour montrer par l’Ecriture, que les mauvais pasteurs sont des tachesetdes souillures de l’Eglise, et qu’il ne doit point y avoir de méchants entre ses enfants, au moins qui soient connus. Apres qu’il eut été clu, les catholiques y répondirent par la bouche de saint Augustin. 11 y établit puissamment celte vérité, que l’Eglise souffre en ce monde les méchants, soit cachés, soit découverts, et que les bons , qui sont mêles avec eux , ne participent pas à leurs péchés ; et il prouva , par l’autorité de saint Cyprien , que c’étoit dans l’E»
glise que lediable avoitsemé la zizanie; ce que les donatistes contesloient; car le but des catholiques etoit de montrer que les fautes , soitdc Cécilic l,soit dequelqu’aulre que ce lût ne pouvoient faire au-
cun préjudice à la communion catholique.
Ce grand doclrur exposa que les passages de l'Ecriture, rapportés de part et d’autre, étant d'une égale autorité, dévoient être conciliés par quelque distinction , puisque la parole de Dieu ne peut se contredire :
il représenta qu’il falloit distinguer les deux états de l'Eglise; celui de la vie présente , où elle est mêlée de bons et de méchants , et celui de la vie future où elle sera sans aucun mélangé de mal. Il montra aussi comment on est obligé en celle vie de se séparer des méchants en ne communiquant point à leurs tiédies , mais non en se séparant d’eux extérieurement.
Quand les donatistes se trouvoient trop pressés par les raisonnements de ce saint docteur, ils disoient, sans détour, qu’il ne leur étoit pas permis d’exercer aucun acte extérieur de religion avec ceux qui n'étoient pas justes et saints ; et voilà pourquoi ils regardoicut comme nuis tous les sacrements qui n’étoient pas conférés par des ministres irréprochables , et qu’ils vouloient rebaptiserles catholiques.
Saint Augustin fit voir que cette erreur tendoit à renverser tout le culte extérieur de la religion, puisqu’on pourroit faire des difficultés sans fin sur la sainteté des ministres.
Après qu’on eut examiné la question de droit , c’est-à-dire qu’on eut établi la vérité de l’Eglise, indépendante de quelque homme que cp fût, on discuta la question de fait, c’est-à-dire la première cause rie la séparation des donatistes d’avec les catholiques. Les premiers prétendirent qu’ils avoient eu raison rie se séparer de Cécilien , ordonné évêque de Carthage par des traditeurs : mais les preuves qu’ils en donnoient n’avoient aucun poids, et saint Augustin réfuta encore celte erreur, et débrouilla toutes les chi-
canes qu’ils faisoient coup surcoup.
11 fit remarquer que Mensurius, prédécesseur de Cécilien , et accusé d’avoir livré les saintes Ecritures , n’avoii été condamné par aucun jugement public ; que le concile de Carthage , contre Cécilien , étoit sans date : que Cécilien y avoit été condamné étant absent , et par des evêques qui s’etoient eux-mêmes pardonné le crime dont ils le condainnoient. Et, pour le prouver, il fit lire le concile de Cyrthe de l’an 3o5.
Après diverses chicanes des donatistes sur ce dernier concile, on lut le concile de Rome de l’an 3i3, qui avoit absous Cécilien , et la lettre de Constantin à Euniale sur le jugement contradictoire que ce prinre avoit rendu en faveur de Cécilien. Il parut en cette occasion, dit M. deTillemont, que Dieu fit parler les donatistes comme malgré eux , puisque les pièces qu’ils produisirent 11e servirent qu’à faire voir de plus en plus l’innocence de Cécilien. Car i.° en voulant montrerque Constantin, après avoir absous Cécilien , l’avoit condamné dans un jugement postérieur, ils furent assez aveuglés pour produire une requête, qu’ils avoient autrefois adressée, à ce prince , par laquelle il paroissoit qu’il les avoit condamnés eux-mêmes, et qu'il avoit maintenu l’innocence de Cécilien. a.°lls produisirent encore une lettre de Constantin, par laquelle il reconnoissoit que la cause de Félix d’Aptonge avoit clé examinée et jugée en sa faveur, et où il ordonnoit qu’on lui envoyât Ingcntius, qui avonoit avoir fait une fausseté pour rendre Félix coupable, afin de confondre les ennemis de Cécilien.
Or rien ne jtouvoil être plus avantageux à la cause des catholiques , et en même temps plus capable de confondre les donatistes , que de faire voir que ce même Félix d’Aptonge, qui avoit ordonné Cé-
-t6 CAR
cilier) , étoit innocent ; car on n’ areu soit proprement Cecilien que d’avoir été ordonné par un homme qu'on prétendoit avoir livre les Écritures. Mais pour achever de constater l’innocence de Félix, les catholiques produisirent la relation que le proconsul Klien, qui avoit jugé l'allaire de Félix , en avoit envoyée à Constantin , et les actes munies de ce jugement, à quoi les donatistes 11e purent rien objecter.
Enfin les catholiques ayant parfaitement éclairci tout ce qu’ils avoient eu à soutenir, le comte Marcellin donna une sentence, dont il nous reste deux cent quatre-vingt-un articles : elle portoit que les donatistes avoient ete réfutés par les catholiques par toute sorte de preuves; que Cecilien avoit été justifie, et que, quand même les crimes dont on l’avoit chargé auroient ete prouvés , ils u’auroient pu porter aucun préjudice à l’Eglise universelle ; qu'ainsi tous les donatistes qui ne voudroient pas se réunir à l'Eglise scroient soumis à toutes les peines portées par lc6 lois. Tout le monde fut ravi de joie de ce que Dieu avoit fait reconnoitre la vérité, et découvert l’erreur et le mensonge
Il paroît , par les actes de celte conférence, que saint Augustin en fut l’âme, et que la grandeur de sou génie y parut dans tout son jour. On voit, dans tout ce qu’il dit, une force, une douceur, une clarté et une solidité particulières, qui lui donnent la prééminence sur tous les évêques d’Afrique. C’est toujours lui qui parle quand il s’agit de quelque point important , et d’établir la foi de l’Eglise, surtout, dans ce qui nous reste de la troisième conférence.
Ce fut en vain que les donatistes appelèrent de la sentence de Marcellin. L’empereur Honorius autorisa les actes de la conférence de Carthage par une Ici du 3o août 44- On peut dire aussi que cette
conférence fut le coup mortel du schisme des donatistes ; car, depuis ce temps-la , ils vinrent en foule se réunira l'Eglise avec leurs peuples.
Coll. Z. § 281. T, 11. Conc fom. II.
CARTIIAGE (C. de) l’an 4ia, tenu contre Célestius, disciple de Pelage. Comme cet hérétique semoit les principes de son herésie dans la ville de Carthage, il fut dénoncé aux évêques parla fidelité généreuse de quelques catholiques, qui avoient été scandalises de ses dogmes. Aurèle, évêqpe de cette ville, assembla ceux de ses confrères qui étoient dans la ville. On fit comparoître Celestius dans le concile. On y lut la requête contenant les points sur lesquels il doit accusé , et entr’ autres , de tenir que le (léché d’Adam n'avoit nui qui lui seul, et non
fioint aux autres hommes, et que es enfants, en naissant, sont dans le même état où Adam étoit avant sa chnte. Celestius ne désavoua pas ses erreurs ; car quoiqu’il convînt que les enfants avoient besoin de recevoir la rédemption par le baptême , il ne voulut point reconnoître que le péché d’Adam passât dans eux , ni confesser clairement qu’ils reçussent la rémission d’aucun pèche. Les Pères du concile avant déclaré que tous ces chefs étoient hérétiques et contraires à la vérité , ils ordonnèrent à Celestius de les condamner, mais il ne voulut jamais :
ainsi il reçut la sentence qu’il méritoit , et fut excommunié. Aus. ptc.
or. c. 3. p. 3 44- /• c ■ là. Ep. 89. p.
^CARTHAGE (C. de) l’an 4ifi, tenu contre Pelage et Célestius. Il doit composé de soixante-huit évêques, dont les noms sont marqués.
Aurélins de Carthage étoit à la tête.
On y lut les lettres d’Héros et de Lazare , qui reprochoicnt à Pélage et à Célestiusdes erreurs dignes des anathèmes de l’Eglise. On relut les actes de ce qui avoit été fait contre
Célestius quatre ans auparavant.
On résolutqne lui et Pelage seroient anatheinatisés s’ilsn’abjuroient clairement leur mauvaise doctrine. Les Pères écrivirent au pape Innocent pour lui exposer cette affaire, afin qu’il joignît son autorité à leurs décrets. Dans cette lettre , ils marquent les principales erreurs de Pélagc qu’ils réfutent sommairement par les autorités de l’Ecriture. Ils joignirent à leur lettre celle d Héros et de Lazare , et les actes du concile de l’an qui avoit condamné Célestius, et ils conjurèrent le pape de considérer combien l'hérésie, dont on faisoit coupables Pelage et Célestius, étoit criminelle et pernicieuse, et conclurent ainsi : Encoreque Pelage et Celestius désavouent cette doctrine, et les écrits produits contr’eùx, sans qu’on puisse les convaincre de mensonge; toutefois il faut anathématiser en général auiconque enseigne que la nature humaine lui peut suffire pour éviter le péché et faire les commandements de Dieu , se montrant ennemi de la grâce , marquée si évidemment par les prières des saints , et quiconque nie que, par le baptême de Jésus- Christ , les enfants soient délivrés de la perdition , et obtiennent le salut éternel. Aug. Ep. 275. n. 1 Fl.
CARTHAGE (C- de) l’an 417,
composé de deux cent quatorze évêques. Saint Augustin l'appelle en plusieurs occasions, le concile d’Afrique, parce qu’il étoit assemblé de plusieurs provinces. L’év&jue Aurelius le convoqua , et vraisemblablement apres avoir reçu la lettre du pape Z.ozime, qui s’etoit laissé surprendre par les équivoques de Pélage , ainsi que celle touchant Célestius. Baronius nous les a conservées. On fit, dans ce concile, des décrets surla foi, contre les pelagiens qui furent ensuite approuves et embrassés par toute l’Eglise. Saint Prosper rapporte un de ces décrets où les Peres de ce concile decla-
roient, que la grâce que Dieu nous accorde par Jésus-Christ ne nous aide pas seulement pour connoître la justice , mais encore pour la pratiquer dans chaque action particulière , en sorte que sans elle , nous ne pouvons ni avoir, ni penser, ni dire ni faire quoi que ce soit de ce qui appartient à la sainte et vraie pieté.
A la tête de ces décrets , les deux cents quatorze Peres remirent une lettre au pape Zozime, dans laquelle ils declaroient qu'ils avoient résolu que la sentence rendue par le pape Innocent, contre Pelage, et Celestius, subsisteroit toujours jusqu'à ce que l’un et l’autre reconnût clairement la nécessité de la grâce telle qu’on vient de la rapporter, et qu’ainsi ils ne pouvoient espérer de rentrer dans l’Eglise qu’en abjurant leurs erreurs. Ils lui rappelèrent le jugement peu avantageux qu’avoit fait le pape Innocent du concile de Diospolis. Ils lui représentèrent qu’il n’avoit pas dû croire si facilement tout ce que lui avoit dit cet heretique. Enfin ils exposoient an pape tout ce qui s’étoit passé en Afrique dans cette affaire. C’est tout ce que nous trouvons de ce célèbre concile , dont la lettre fut portée à Rome par Marcellin , sous-diacre 'de Carthage.
TiJl. Bar. 4.18. § 25. Prosp. Conl.
Ingr. 1. l.c. 2. Aug.ptcc. orig. c. 8.
CARTHAGE (C. de) l’an 5a5,
composé de soixante évêques , ayant à leur tête Boniface de Carthage , qui y rendit grâces à Dieu de la paix rendue à l’eglise d’Afrique, et devoir le siège de Carthage rempli , après une si longue varanre. On y lut le symbole de ÏSicee, et un grand nombre de canons, et l’on y ordonna , en général, <pie les monastères seroient libres et indépendants des clercs, comme ils l’avoient toujours été. V. Conc. de Carthage dans celui d’Afrique, de l’an 535 Tom. IF. C. p. i63o.
78 CET j
CARTHAGE (C. de) l’an 5g4.
On y ordonna qnc tons les evêques veilleroientàla recherche îles donatistes, sous peine de perdre leurs biens et leur dignité. / ) M.
CATALOGNE ( C. de ) Caia- Ionienne, l'an 1 2/J-G , premier mai , par l'archevêque de Tarragone.et six autres evêques. O11 y confirma l’excommunication contre ceux qui prenoient, par violenre, les personnes et les biens ecclesiastiques; et ou y ordonna que les Sarrasins esclaves, qui demandoientle baptême, demeureroient trafiques jours chez le recteurdereglise,pour éprouver leur conversion. C’est bien peu que quelques jours pour cette épreuve, dit M. de Fleury. AJarca. Il isp. p.
CASSELen Irlande, (C. de)l’an 1 i7i,parordre de Henri, roi d’Angleterre. Il fut tenu par Raoul , archidiacre de Landaf. Christ ien, évêque de Lismor, y présida en qualité de légat du saint siégé. On y ex-
fiosalcs desordres qui regnoient dans epays, et on dressa huit cations comme des moyens capables d'y remédier. Le premier fait connoitre que la polygamie régnoiten ce pays ; car il ordonne que les mariages ne seront contractes que suivant les lois. C’est que la plupart des Irlandois prenoient autant de femmes qu’ils vouloient, et souvent leurs proches parentes. Le deuxième veut que I on paie à l’église paro’ssaile la dîme du Detail, des fruits et de tous les autres revenus ; car plusieurs ne savoient pas même si elle ctoit due, et n’en avoient jamais payé. Jo. Brompt. 1071.
CELCHYT en Angleterre, (C.
de) Celahylense , l’an 816, le 27 juillet. Quenulfe,roi des Merciens, fut présent à ce concile , avec plusieurs seigneurs. On y fit enze canons. Vulfrede de Cantorhéri y présida assisté de douze évêques de - différentes provinces , de plusieurs abbés , de prêtres et de diacres. On