XI. C P
COGNAC (C-de) l'an ia6o, par Pierre de Roncevaux, archevêque de Bordeaux. On y fit dix-neuf articles de constitutions. Par le premier article, on voit que le peuple assistoit encore en ce temps-là aux offices de la nuit; car on y défend de veiller dans les églises ou les cimetières , à cause des desordres qui s’y coinmettoient. Défensesde faire des danses dans les églises aux fêtes des Innocents, ni d’y représenter des evêques en dérision de la dignité épiscopale. On ne portera point un corps au lieu de sa sépulture, qu’il n’ait été porté suivant la coutume à l'eglise paroissiale , parce qu’on ne peut mieux savoir que là, si le défunt etoit interdit ou excommunie.
IhiJ. p. 799.
COGNAC ( C. de ) l’an 126a, par l’archevêque de Bordeaux , qui y fit sept articles. Le troisième est pour contraindre les seigneurs à saisir letemporel des excommuniés, pour les obliger à rentrer dans l'Eglise.
Le.mêmearchevêque tint un concile l’année suivante ia63 en un lieu qui n’est point nommé. On y fit Vil articles, dont le second porte que celui qui aura souffert l'excommunication pendant un an , sera réputé hérétique, et dénoncé comme tel : ce qui aboutissoit, selon la remarque de M. de Fleury , à le soumettre aux peines temporelles portées contre les hérétiques par les lois.
On voit , dans ces deux consiles, comme dans les remontrances faites par les évêques au roi saint Louis, en 1263, les maximes du cierge sur les excommunications : fruit de l’ignorance de c es temps- la. Saint Ia>uis etoit bien éloigné de penser comme eux. /•'/. Ilisl. Eccl. .
ICOLOGNEfC. de ) Colonienu, l’an 886 , premier avril. On y renouvela les anciens canons , en y prononçant des menaces et des censures contre ceux qui pilloient les églises. Inmj IX. Cône. p. 3q6.
COLOGNE (C. de) fan iu5, i5 avril , par le légat Conon
COLOGNE ( C. de ) l’an 1260 , «2 mars. Conrad , archevêque de Cologne , y fit publier quatorze canons de discipline pour le clergé , et dix-huit pour les moines. Le premier est contre les clercs concubinages. Le septième porte que les églises des chanoinrs, qui n’on t point de dortoir , en fieront bâtir à frais communs ; et les chanoines de celles qui eu ont déjà, y coucheront comme ils faisoient anciennement. Défense à eux de manger ou coucher souvent hors de l’enceinte de leurs églises , c’est-à-dire le dortoir. Le règlement pour les moines fait comprendre que leur dérèglement etoit grand , qu’ils etoient notes d’incontinence et qu’ils se frappoient quel quefois l’un l’autre. Tom.XI. Conc .
COLOGNE ( Synode de ) l’an 1266 , 20 mai. L’arcbevêque Éugilbert , du consentement de son chapitre et du clergé de tout le diocèse, y publia un décret de quarante-cinq articles, contre les injustices et les violences qui s’étoient introduites depuis quinze ans qu'il n’y avoit plus d’empereur. On y prononça des excommunications et des interdits contre ceux qui ravagent les églises et les monastères , qui en pillent ou usurpent les biens. Tom.