‹ Dictionnaire des concilesChapitre 54 sur 263 · XI. C. p · texte numérisé non relu

XI. C. p

COLOGNE (G. de) l’an i3io,

mars, par Henri , archevêque de

ologne et trois évêques. On y publia des statuts en vingt-neuf articles , plus propres à faire connoître les desordres qui régnoient alors, qu’à y remédier. Le mépris et la haine contre les ecclésiastiques qui se les étoient attires par leur trop

d'avidité à étendre leurs acquisitions , étaient venus à un tel point, que souvent ils étaient frappes, emprisonnés et mis à mort : or le concile porte les peines les plus rigoureuses contre ceux qui commettaient ces excès. On y défendit aux paroissiens de recevoir la communion pascale d’un autre que de leur curé. On ordonna aux religieuses la clôture, et aux religieux l’observance exacte du voeu de pauvreté.

COLOGNE ( C. de) l’an i3aa , 3i octobre, parle même archevêque , deux éveques , et quelques députés d’absents. On y renouvela et on y autorisa , comme provinciaux , les statuts synodaux que l’arebeveque Engilbert avoit faits pour le diocèse particulier de Cologneen 1266, afin de reprimer les violences contre les personnes et lesbiens ecclésiastiques.

COLOGNE (C. de) l’an 4x3, par Thierry , archevêque de Cologne. On y fit onze réglements. Le concile veut qu’on dépose de leur ordre les clercs incontinents , si , neuf jours après avoir été avertis, ils ne cessent point de mener une vie scandaleuse. Les curés 11e pourront prendre des mendiants pour vicaires, quand ilspourront en avoir d’autres. Le IXr, regarde les hérésies de Wiclef et de Jean IIus , contre lesquelles le concile s’élève fortement. Tom. XII. Cône. p. 36o.

COLOGNE ( C. provincial de ) l’an i45a , par le cardinal Cusa , légat à latin du pape Nicolas V , en Allemagne. On j trouve le premier réglement qui ait été fait pour l’exposition du saint Sacrement ; car, avant cctemps.onne trouve aucune loi ecclésiastique sur ce sujet : il est Conçu ainsi : « Afin de rendre plus ** d'honneur au très-saint Sacre- ■> ment, nous ordonnons qu’a l’ave- * nir il ne soit, en aucune manière v que ce" soit, "exposé ni porté proces- » sionnellement à découvert en des

» ostensoires à clairevoie , in qùibu* » dan monslrmnliis , si ce n’est durant » la fête ducorps (Je Jésus-Christ et » ses octaves, et hors ce temps-là, » une fois l’année seulement , en * chaque ville ou bourgade, ou en ■ chaque paroisse : et ce, par une » permission expresse de l'ordinaire, » comme pour fapaixou quelqu’au- » tre nécessité pressante , «t qu’a- » lors, cela sefasse avecuneextrême » révérence et une tres-grande dé- » votion. » Ce concile, selon quelques auteurs, a prétendu, par-là, supprimer l’exposition fréquente du saint Sacrement , de même que la

Procession , c’est-à-dire qu’il réduit un et l’autre à deux expositions et deux processions seulement, le jour de la fête-Dieu et le jour de l’octave, afin qu’en rendant ces dévotions plus rares, on y assistât avec plus de respect et de religion. Spond- ad. ann.

COLOGNE (C. de.) l’an i536,

par Herman de Weidon ou de Wida , archevêque et électeur de Cologne , avec ses suflragants et plusieurs autres personnes habiles.

On y traita de bien des matières importantes.

1.» Des devoirs des évêaues, des églises métropolitaines et des curés.

Ces devoirs sont contenus en six chapitres , parmi lesquels on traite de détestable la vénalité des bénéfices et les vues humaines qu’on pourroit avoir en les conférant. Ce concile veut qu’on ne les conféré qu’à des personnes dignes : on doit avoir égard à l’âge, aux mœurs, à la science, et non à la chair et au sang. Ceux qui possèdent plusieurs bénéfices, surtout à charge d’âines , ne doivent point se flatter d’avoir obtenu une dispense du pape pou r cela Ils doivent examiner s ils l’ont obtenue de Dieu : il vaut mieux pour les évêques, dit le même concile, qu'ils aient un petit nombre d’ecclésiastiques, qui s’acquittent dignement de leur ministère, qu’un

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