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XXe Sm. On y traita du dif- suite on le livra au bras séculier, férend entre l’evêaue de Trente et qui lui fit subir le sort de Jean Hus. le duc Frédéric d’Autriche , que XXII' Sess. Le i5octobre. Tenue celui-ci avoil dépouille de son évê- pour unir les Arragonois au concile ché et de ses biens. Le concile ac- Mais comme ils ne vouloient pas corda à l’évêque une monition por- reconnoître le concile avant que de tant la peine d’excommunication l'avoir convoqué eux-mêmes, on ne contre ceux qui retiendroient les fit les ceremonies ordinaires qu’abiens de cet évêque. Après cette près que l’union et la convocation session on tint une assemblée pour furent faites. On ordonna l’exécula reformation de l’Eglise et rcpri- tion du traité de Narbonne du mois mer la simonie. de décembre i4i5 , fait entre les
Pendant ce temps- là , Pierre de rois et seigneurs de l’obedience de l.uiie (dit Benoit XIII) qui ne Benoit XIII et l’empereur Sigisvouloit point reconnoître le concile mond , pour et au nom du concile, de Coustance, s’etoit retire au châ- XXIIIe Sess. Le 5 novembre. On teau de Paniscole , sur le bord de la nomma des commissaires pour in— mer, et refusoit opiniâtrement de former contre Benoît Xlll sur ce donner sa démission du pontificat, qu'il entretenoit le schisme. On On lui envoya dire, pour la troisième dressa les articles des accusations fois , que s’il ne cédoit , on procède- formées contre lui. roit par toutes les voies qu’on ju- XXI Y« Sess. On cita Benoît à geroit les plus propres à faire finir comparoître au concile dans deux le schisme. Tous ceux qui jusqu'à- mois et dix jours lors lui avoient été attachés, ainsi XXVe Sess. On reçut dans le conque Ferdinand roi d’Arragon,las de cilc les envoyés du comte de Foix. sa résistance, crurent devoir se sous- XXVI' Sess. On reçut les ambastraire à son obédience. sadeurs du roi de Navarre , avec les
On tint plusieurs congrégations mêmes formalités que les autres sur differentes affaires , et particu- XXVIIe Sess. Le 20 février 1417. lierement sur celle de Jean Petit, L’empereur, qui étoit de retour, touchant les neuf propositions dont y assista. O11 y déclara contumace le roi de France , Charles VI , solli- Frédéric , duc d’Autriche, qui s’écitoit la condamnation. toit emparé des biens de l’évêque
On en tint une sur l’affaire de de Trente , et l’avoit retenu en pri- Jérômede Prague, que l’on soup- son.
çonnoit de n’avoir pas fait une ré- XXVIII' Sess. Sur ce que ce duc tractation sincère. On le fit compa- n’avoit point comparu, on le déclara roître dans une congrégation gêné- rebelle, parjure, comme tel privé raie : il y desavoua hardiment sa de tout honneur et dignité, inhabile rétractation, parla de Jean IIus a en posséder aucune, ni lui ni comme d’un saint , et dit qu’il adhé- ses descendants jusqu'à la seconde roit à sa doctrine , ainsi qu’à celle de génération, et livre à la justice de VViclef. l’empereur.
XXI« Sess. Le 3o mai i4«6. Jé- XXlXe5rj.<. 8 mars. On fit apperôme de Prague , après avoir parlé 1er par trois fois, aux portes de avec beaucoup de hardiesse, fut l’église, Benoit XIII. On en prit exhorté par les Pères à se rétrac- acte, et on lut la procédure faite ter, et ayant persévéré dans son contre lui.
opiniâtreté, il fut, par sentence du XXXe Sess. On entendit le rapeoncile , déclaré hérétique, relaps, port des députés qu’on avoit enexcommunié et anatbématisé : en- voyes à Benoit , et la réponse qu’il
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leur avoit faite , qui faisôit connoître son obstination invincible.
!XXXl* Sess. 3o mars. On lut quatre décrets, qui défendoient les libelles diffamatoires.
XXXIIe Sess. i» ayrü. On cita encore une fois Benoît aux portes de r Eglise , et ensuite , on le déclara contumace , sous le nom de Pierre de Lune.
XXX111* Sess. la mai. On entendit le rapport des commissaires contre Benoît.
XXXI Ve Sess. 5juin. On continua le procès de Beuoît. On lut les accusations formées et déposées contre lui, et les preuves de ces accusations.
XXXV» Sess. i8 juin. L’empereur y assista. Les ambassadeurs de Jean de Castille et de Léon y exposèrent les raisons qui les avoientengages à venirà Constance. "Valleoleti, dominicain, y fit un discours sur la reformation de l'Eglise , dans lequel il exposa avec une liberté surprenante les désordres du clergé , et principalement la simonie.
XXXVIe Sess. 22 juillet. On cita encore Pierre de Lune, pour entendre prononcer contre lui sa sentence definitive.
XXXVIIe Sess. 26 juillet. On y prononça la sentence de déposition contre Benoît . Elle déclare que Pierre de Lune , dit Benoît X 111 , a été et est un parjure ; qu'il a scandalisé l’Eglise universelle ; qu’il est fauteur du schisme et de la division qui régnent depuis si long-temps ; un homme indigne de tout titre , et exclus pour toujours de tout droit à la papauté ; et comme tel le concile le dégrade, le dépose et le prive de toutes ses dignités et offices ; lui defend de se regarder désormais comme pape ; defend à tous les chrétiens , de quelque ordre u’ils soient , de lui obéir, sur peine 'être traites comme fauteurs de schisme et d'hérésietetc. Celtesen-
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tence fut approuvée de tout le concile , et affichée dans la ville de Constance.
XXXVIIIe Sess. 28 juillet On lut le décret du concile, qui cassoit toutes les sentences et censures de Benoît XIII contre les ambassadeurs, parents ou alliés du roi de Castille.
XXXIXe Sess. 9 octobre. On entama l’ouvrage de la reformation , qu’on ne vouloit entreprendre à fond qu’après l’election d'un pape.
On fit plusieurs décrets. Le premier fut sur la nécessité de tenir fréquemment des conciles pour prévenir le schisme et les hérésies.
Le concile ordonna qu’il se tiendroit un autre concile général cinq ans après celui-ci. Un troisième sept ans après, et à l’avenir, un de dix en dix ans , dans les lieux que le pape indiqueroit , à la fin de chaque concile , du consentement et avec l’approbation du concile même ; qu’en cas de guerre ou de contagion , le pape , du consentement des cardinaux, pourroit substituer un autre lieu , et avancer le terme de la tenue du concile, mais non le prolonger. Le second décret regarde les temps de schisme, et ordonne que , dans le cas où il y aura deux contendants , le concile se tienne l'année suivante , et que les deux contendants seroient suspens de toute administration , dés que le concile seroit commencé. Le troisième concerne la profession dé foi que devoit faire le pape , élu en présence des électeurs ; dans cette profession , les huit premiers conciles généraux ; savoir , le premier, de Nicée ; le deuxieme , de Constantinople ; le troisième , d’Ephèse ; le quatrième, de Calcédoine; le cinq et le sixième , de Constantinople ; le septième, de Nicée , et le huitième, de Constantinople , outre les couciles énéraux de Latran , de Lyon et e Vienne. Le quatrième décret défend la translation des évêques sans
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une grande nécessité, et ordonne qui avoit été faite, on décida qu'elle
que le pape n'en fasse jamais ancune eloit une exaction simoniaque, et
Î|ue du conseil des cardinaux , et à quand même on auroit pu les exiger, a pluralité des voix. il etoit à propos de les supprimer à
XL* Sets. 3o octobre. On y nro- cause des scandales et des plaintes posa nn decret contenant dix-nuit qu’elles causent tous les jours. /7. articles de reformation qui avoient dam il- Dupin la ripante de la nation etc mûrement examinés. Il y est dit française contre Ut annatet. Tom. XII. que le pape futur , à l’élection du- biU. p. aS.
quel on doilprocéder incessamment, XLIe Sets. Le concile ordonna, reformera l'Eglise dans son chef et pour cette fois seulement, que six dans scs membres, aussi-bien quela prélats seraient choisis dans 1 espace cour de Rome de concert avec le de dix jours, pour procéder, avec concile ou avec les députés des na- les cardinaux, à l’election d'unsoations. verain pontife. En conséquence, le«
Les principaux de ces articles électeurs entrèrent le premier nosont les annates, les réserves du vembre dans le conclave, qui fut Siège apostolique , la collation des gardepardeux princes avec le grand bénéfices et les grâces expectatives ; maître de Rhodes; et trais jours les causes qu’on doit porter ou qu’on après, le cardinal Colonne fut élu ne doit pas porter en courdc Rome, pape , et prit le nom de Martin V. les commandes , les cas auxquels on Après son couronnement, les na— peut déposer un pape , l’extirpation tions lui ayant demande de travailler de la simonie , les dispenses , les à la réformation qu’il avoit promise iodulgcnres. après son élection, il renouvela sa
L’article desannates futagitéavec promesse, beaucoup de chaleur par les cardi- XLHe Sets. Le nouveau pape y nanx et les nations ; mais les nations présida, et l’empereur y futprésent. conclurent qu’il falloit entièrement Les nations présentèrent un mêles supprimer, pour le passé ,le pré- moire au pape pour l'allaire delà sent et l’avenir; sur celte raison reformation ; mais Martin, imporprincipalement , qu’elles ne s'étoient tuné de leurs instances, donna un introduites que par l’oblation volon- projet de reformation sur les dixtaire et gratuite que faisoient,au nuit articles proposes dans la quasaint Siège, quelques-uns de ceux rantième session, dont l’election etoit confirmée, et Entrelaquarante-deuxetlaquaqu’ensuite on en avoit fait une obli- rante- troisième session, le pape gation,sous prétexte de coutume, donna une bulle pour confirmer le En effet , on ne trouve mention des conrile de Constance. Dans l'édition annates que depuis le pape Clément de Haguenau , en i5oo , cette bujle Y , qui imposa , pour trois ans , les est regardee comme celle du concile annates en Angleterre , mais le par- même , avec ces mots ; Sacro approlement s’y opposa ; et alors, on ne banie concilia ; au lieu que dans les les demandoit que comme un s«- autres éditions , il semble que ce cours , et non comme un droit. Ce soit le pape qui approuve le concile, fut Bonifare IX qui, le premier, parce qu’il y a à la tête : Lettre de regarda ce droit comme attaché à la Martin V, qui approuve la condamdignité des souverains pontifes, nation des erreurs de Wiclef et de Charles VI, roi de France, résolut Jean Hus, prononcée par le conde supprimer ce droit , dès que le cile de Constance. Quoi qu’il en concile de Constance fut assemblé, soit , le premier article de cette A l’egard de la taxe des bénéfices , bulle est remarquable, en ce que
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Martin V veut que celui qui sera suspect dans la foi , jure qu’il reçoit touslesconciles generaux, et en particulier le concile de Constance, représentant l’Eglise universelle, et que tout ce que ce dernier concile a approuve' et condamne soit approuvé et condamné par tous les tideles :
ce qui prouve que ce pape a regardé ce concile comme œcuménique et universel ; car, comme il vent que toutes les décisions de' ce même concile soient approuvées de tout le monde , il approuve donc la supériorité du concile sur les papes , puisque cette supériorité fut décidée flans la cinquième session, l'ahr.
XL1H' Sess. On publia quelques décrets par lesquels on restreignit les exemptions et les dispenses; on condamna la simonie; ou renouvela les canons louchant la modestie des ecclésiastiques dans leurs habits, maison ne toucha point aux autres objets de la réforme , c’est-à-dire ne des dix-huit articles contenus ans le décret fait à la quarantième session, et qui engagement le pape futur à réformer l’Eglise , il n’y en eut que six réglés dans cette quarante-troisième session , et le pape éluda la reforme des cardinaux et delà cour de Rome, qui avoit été ordonnée par leçon ;ile. Lab. C. Tom.