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haut une sentence «le déposition , an nom de Dioscore contre saint Flavien et Ensebe de Dorylee.
Ensuite Dioscore demanda aux évêques leur sentiment, mais il les avertit en même temps que l’empereur seroit informe de tout. L’évêque saint Flavien dit alors qn’il récusent Dioscore , et déclara qu’il appeloit de lui au siégé apostolique ; le légat llilaire dit qu’il s opposoit à cette sentence. Dans le même temps, plusieurs évêques s’allerent jeter aux genoux de Dioscore , le priant de prendre garde à ce qu'il fnisoit , que Flavien n’avoit rien fait qui méritât la déposition. Mais comme Dioscore vouloit consommer son plan d’iniquité , se trouvant importuné de cette foule de gens qui l’entouroient, en lui faisant toute sorte d’instance , il s’écria : Où sont les comtes, comme pour les appeler à son secours; aussitôt on vit entrer le proconsul Proelus portant des chaînes, et une foule de soldats armés de bâtons et d’épées , et suivis d'un grand nombre de moines.
Dioscore alors se mit à crier : Si quelqu’un ne veut pas souscrire à la sentence , c’est à moi qu’il a affaire.
La plupart des évêques furent tellement intimidés, que chacund’eux témoigna consentir à la déposition de Flavien et d’Eusèbe. Mais Dioscore ne se contentant pas de ce consentement, et voulant une signature en forme , présenta la sentence de déposition aux evêfjues, et voulut les obliger à la signer a l'heure même. Une grande partie signèrent par timidité , et au nombre de cent trente ; mais on usa des «lernières violences pour tirer cette signature d’un grand nombre , /'/»pus suscrip/ionitus captiva» manus drdtrunl, disent les historiens. On alla jusqu’à les frapper et à répandre leur sang ; on leur fit souffrir toute sorte de maux ; on les tint enfermés jusqu’au soir.
Il est vrai , dit M. de Tillemont,
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que ces violences n’excusoient pas absolument des évêques qui trahissoient la vérité de la foi et l’innocence de leurs confrères, et qu'ils s’exposoient aux reproches d'une trop grande foiblesse : aussi voit-on dans le concile de Calcédoine les raillcriesque Dioscore et lesévêques d’Egypte leur en firent, à l’imitation des démons , qui reprochent avec insulte à l»nrs esclaves les crimes où ils les ont fait tomber.
Mais les légats signalèrent leur fermeté , et ils refusèrent constamment de se prêter à l'injustice.
Dioscore ne se contenta pas d’avoir déposé saint Flavien sans aucune forme régulière. Plusieurs auteurs disent qu’il le maltraita , u'il lui donna des roops de pied ans l'estomac , et qu’il lui marcha sur le ventre. On preteml que lïarsumas exhorta les autres à le fouler aux pieds, et qu'il lui porta des coups mortels. Quoi qu'il en soit, le traitement dut être des plus violents, puisque ce saint évêque mourut de ses blessures trois jours apres, a deux journées d'F.pnèse et dans le temps qu’on le conduisoit en exil.
On joignit à la condamnation de Flavien celle d’F.osebe de Dorylee.
Ce fut après cette seauce, que le légat Hilaire craignant de nouvelles violences de la part de Dioscore , s’échappa secrètement d’Ephèseet s'enfuit à Rome.
Dans les séances suivantes , on déposa Théodoret , évêque de Tj r , sur les prétextes qn’il avoit écrit contre les anathematismes de saint Cyrille; Domnusd’ Antioche , parce qu’il les blâmoit; lba's d Edesse, slir de fausses accusations , et sur la lettre à Maris dont on lui faisoit un grand crime. Apres ces diverses dépositions , Bioscore partit , et les , évêques se retirèrent de la ville d’Ephese.
C'est ainsi que se termine celte assemblée où T on vit l’injustice et la violence portées à leur comble.
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Des intérêts particuliers , qu'on] couvroit du prétexte de la religion, | y firent recevoir à toute l’Eglise , par l’impieté de quelques-uns, de profondes plaies en sa foi et en sa discipline. Tout s’y fit sans aucune vue de religion. On ne songea qu’a satisfaire la passion de ceux qui vouloient condamner des personnes qu’ils n’aimoient pas. Celui qui y tenoit la première place y fit paroître, non l’équité de son jugement , mais son emportement et sa fu reu r : car, agissant, non en pasteu r, mais en cruel tyran de l’Eglise, on le vit employer les mains sanguinaires des soldats pour faire violence à ceux u’il devoil honorer comme ses rères, et non les contraindre de souscrire à des erreurs impies. Parla il fut, sinon l’auteur, du moins le principal appui d’une nouvelle impiété qui produisit uneinfiuité de maux ; car l’hérésie d’Eutychèsqu’il fit entrer en Egypte , y prit de telles racines , que les saints qui y sont venus depuis, ne l’ont encore pu arracher depu is près de treize siècles : enfin on peut dire que le malheureux succès de ce concile causa un trouble général dans tout l’Orient. Fl. T, II. Ibid. FL Ibid. Tilt.
Conc. Cale. p . Il5. elseq. Till
EPHÈSE(C. d’)( non reconnu) 475. ThimothéeElure, évêque d’Alexandrie, y rétablit Paul, et déposa Acace de Constantinople.
ERFORD en Allemagne (C. d’) Erpfordiense , l’an g3a, premier juin, composé de dix évêques. Ou y fit cinq canons, parmi lesquels on ordonna de célébrer les fêtes des douze apôtres , et de jeûner les vigiles qui avoient été observées jusqu’alors.
On défendit de s’imposer un jeûne sans la permission de l’évêque, parce que c’ctoit unesuperstition pourdeviner. T. IX. C. p. 5qi.
ERFORI) (C. d’ ) l’an 1073, 10 mars, ( non reconnu. ) On y partagea les dîmes de Thuringe entre le roi Henri et Sigefroi,archevêqucde