ESP
Mayence , dont les principales sont aux abbayes de Fulde et a’Herfeld.
Par. n3o.
ERFORD (C-d’ ) l’an io74, octobre. Sigefroi, archevêque de Mayence, y voulut soumettre les ecclésiastiques aux décrets du concile de Rome de la même année , contre la simonie et l'incontinence des clercs ; il les pressa de ne plus user de remise et de renoncer, surle-champ , au mariage , ou au service des autels. Les clercs alléguèrent plusieurs prétextes pourcluder ses instances : quelques-uns crioient en tumulte , qu’avant que l’archevêque prononçât cette sentence, il falloit plutôt l’arracher desa chaire , et le mettre i mort, pour donner à la postérité unexemple fameux. L’archevêque leur fit dire de s'apaiser, et promit d’envoyer à Rome pour fléchir le pape; mais ayant, le lendemain, recommencé ses plaintes touchant les décimes de Thuringe, les Thuringiens indignés crièrent aux armes , et l’archevêque aurait été tué, si ses vassaux n’eussent apaisé les plus furieux. Tom. X. C. p. 3a3.
ESPAGNE (deux C.d' ) Hi,panica , l’an 447 1 contre les priscillianistes ; l'un en Galice, et l’atitre de quatre provinces, en un lieu qui n’est point nommé. I). M.
ESPAGNE ( C. d’ ) ffupaaam , l’an 464, a» sujet de Silvain, évêue de Calahorrie, qui ordonnoit es évêques à l’insu d’Ascagne, évêque de Tarragone, son métropolitain : celui-ci, à la tête de sa province, en écrivit au pape pour savoir comment il falloit traiter Silvain. D. M.
ESPAGNE au monastère de Leire ( C. d’ ) Leirrnst, l’an 1068.
Le roiSanche Ramirez r fit tenir ce concile par le cardinal Hugues- lelîlanc, légat. On y confirma les privilèges du monastère, et on y traita, à ce qu'on croit, de l'introduction du rit romain, au lieu du gothique ou mosarabique : ce qui ne put encore être exécuté. IJ. if.
ETAMPES ( C. d’ ) Slampease , l’an 1091 • Richer, archevêque de Sent, y voulut déposer ivesdeChartres, pour y rétablir Geoffroi, disant qu’lvcs s’étoit fait ordonner à Rome : ce qui , selon lui , étoit au préjudice de l’autorité royale; mais Ives appela au pape, et arrêta ainsi la prorédiire du concile, ho. Ep- ta.
ETAMPES ( C. d’ ) l’an 1 i3o , convoqué par le roi Louis-le-Gros , à l’occasion du schisme causé par le pape Anaclet (Pierre de Léon). Ce prince y voulut faire examiner lequel des deux prétendus papes, c’està-dire, d'innocent Il , ou d’ Anaclet, avoit été élu canoniquement. Saint Bernard fut appelé à ce concile par le roi et parles principaux évêques ; il vint en tremblant, connoissant l’importance de cette affaire. Après le jeûne et les prières, le roi, les évêques et les seigneurs convinrent tous , d'un commun accord , de s’en
FeRRARE (C. de) l’an 1 438, le
8 janvier. Ce fut le pape Eugène IV qui convoqua ce concile , pour l'opposer à celui de Bâle, ou plutûl il le transféra à Ferrare. Il écrivit, à cet effet, aux universités de France, d’Espagne, d’Allemagne et de Pologne, d’Italie, d’Angleterre et d’Ecosse, pour les engager à y envoyer leur principaux membres.
Le cardinal Julien Césarini , qui avoit jusqu’alors présidé à Râle , en nt l’ouverture le 8 janvier. Il s’y trouva cinq archevêques, dix-huit évêques , dix abbés , et quelques généraux d’ordre.
P* Sess. Le 10 janvier. On y déclara que le pape ayant transféré le concile de Bâle à Ferrare, cette translation étoit canonique, et qu'ainsi le concile général de Ferrari étoit légitimemeulassemblé. Mais il fautobserver que, depuis l'arrivee
rapporter à l'abbé Bernard , et de s’en tenir àson avis. Saint Bernard, ayant accepté la commission apres avoir témoigné beaucoupde crainte et d'humilité , examina , avec une scrupuleuse attention, la forme de l'élection, le mérité des électeurs, la vie et la réputation de celui qui avoit cte élu le premier :c’étoit Grégoire, cardinal de Saint-Ange, nommé Innocent II, et il déclara que c’etoit celui-là qui devoit être reconnu pape, et toute I’asscmblee y applaudit. Saint Bernard se donna de grands soins et entreprit de longs voyages pour faire reconuoître Innocent Il , et il y réussit. Su-;, vil.
Ludov.n. 3 1 7 .
EX G ES TER ( C. d’ ) Exonhn.se , l’an 1287, le 1 (i avril. Pierre Qu ivil, qui en etoil evêque, y fit des constitutions en cinquante-cinq articles, sur tous les sacrements et sur différentes matières.
des Grecs, aurnn prélat ni docteur ne passa de Bâle à Fendre, et que les ambassadeurs, tant de l’empereur que des rois et des autres princes, qui y étoient auparavant, y restèrent tons, et que le roi Charles VII défendit qu’aucun de ses sujets n’allàtà Ferrare, sous pretexted'assister au concile qui s’y tenoit de la part d’Eugène. En un mot, la France, l’Espagne et les autres états, adhéraient au concile de Bâle, tant le nom seul de concile œcuménique imprimoit alors de respect : ce sont les paroles de M. Bossuet. Dcf. de la Déclar. /. VI. p. la.
Il* Sess. Le pape Eugène y présida à la tête d’environ soixante-douze évêques, et prononça un décret contre les Pères de Bâle. Sur ces entrefaites, les Grecs, ayant a leur lâte l'empereur Jean Manuel Paléologue et le patriarche de Cou-
ctantinople, arrivèrent à Ferrare.
Marc, archevêque d’F.phèse, devoit porter la parole en leur nom. Ils étoient au nombre de vingt-un prélats et autres gens éclairés du second ordre, qu’on leur avoit associés, et qui faisoient environ sept cents personnes.
Avant de tenir la première séance avec les Grecs , on convint des articles qu’on devoit examiner dans le concile. i.° Touchant la procession du Saint-Esprit. 2.0 L’addition Filioque , faite au symbole. 3.° Le purgatoire et l’état des âmes avant le jugement. 4-0 L’usage des azymes dans les saints mystères. 5.° L’autorité du saint Siégé et la primauté du pape. Et, comme l'empereur avoit demandé que les princes et les prélats latins assistassent au concile, le pape les invita, par des lettres circulaires, à se rendre à Ferrare pour concourir à la réunion de l’Orient avec l’Occident.
Dans la première séance , tenue avec les Grecs , on y déclara que le concile oecuménique étoit ouvert à Ferrare , et on donna quatre mois, pour s’y rendre, à tous ceux qu’on invitüit; mais toutes ces invitations, ni cette qualification d’œcuménique qu’Eugene faisoit donner à son concile, n’attirèrent pas plus de personnes qu'il y en avoit. Ce qui sur- 1 prit beaucoup les Grecs, qui ignoroient sans doute que les rois et les autres princes faisoient alors tous leursenortspour accorder les Pères du concile de Râle avec le pape Euènej et qu’ainsiils ne croyoient pas evoir envoyer personne à Ferrare.
I" Session avec les Grecs. On examina, de concert avec eux, la question , si le sentiment de l’Eglise latine, sur la procession du Saint-Esprit , ctoit orthodoxe, et si l’on avoit eu raison d’ajouter qu’il procédoit du Fils.
II' Sess. L’évêque de Rhodes fitun discours sur les avantages de la paix; et il occupa toute la session.
IIP et IV* Sess. André de Colosse, parlant pour les Latins, dit qu’il prioit les Grecs, que s’il ecliappoit quelque expression u n peu dure, de l’attribuer plutôt au sujet de la dispute qu’aux personnes qui disputoient. La IV* se passa en discours vagues entre Marc d'Ephèse et André de Rhodes.
V* Sess. On exposa quelle étoit la foi des trois cent dix-huit Pères qui composoient le concile de Nicée , et on lut lenrsymbolc et les définitions du concile de Calcédoine , le IV' général. Les Latins produisirent un manuscrit, qu’ils assurèrent être fortancicn, du II* Concile deNicce, le Vil* général, où ils pretendoient qu’on trouveroit que le Saint-Esprit procédoit du Fils.
Vie Sess. André de Rhodes fit voir, par un long discours, que ce que les Grecs pretendoient être une addition, n’étoit ni une addition K ni un changement , mais une simple explication de ce qui est contenu dans le principe duquel on le tire par une conséquence nécessaire : ce qu’il prouva par le témoignage des Pères grecs , et entr autres de saint Chrysostôme, quiditquele Filspossède tout ce qu’a le Pere excepté la paternité , conformément a ces parolesdu Fils de Dieu ; Tout ce que mon Pere a , est à moi. Jean 16.
VII* Sess. Le même évêque continua à parler seul sur la même matière, et répondit aux autorités alléguées par Marc d’Ephèse. Il fit voir que , lorsque les conciles défendent de présenter à ceux qui viennent au christianisme une foi différente de celle qui est exprimée dans le symbole, ils ne dé fendent pas d’enseigner plus clairementlamême foi qui y est renfermée , et que le II* concile général , appelé de Constantinople, avoit ajouté au svinbole de Nicce beaucoup de paroles : et cela pour exprimer, contre denouveaux hérétiques, des vérités de foi qui n’étoieut pas marquées si distinctement.
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VIII* et IXe Sea. Bewarion de Nicéc parla pour les Grecs, et Insista toujours, sur ce raisonnement, qu'il n etoit point défendu d’expliquer la foi , mais qu’il etoit défendu uinscrcr des explications dans le symbole, et que le 111* concile general d’Ephesc l’avoit défendu
X' S'ss. Le cardinal Julien fit des observations tres-solides sur la défense portée par le concile d’Ephesc, et dit qu’il en falloit veuiràun point plus essentiel , c’est-à-dire , au sentimeut des Latins sur la procession du Saint-Esprit ; car si ce dogme est vrai , dit- il , on a donc pu le mettre dans le symbole pour expliquer uu mystère quel on a voulu combattre.
Levêque de Forli vint a l'appui de ce raisonnement, et sou tint que nonseulement il n’y avoit aucune loi qui défendit d’ajouter quelque explication au symbole, mais même qu'il ne pouvoit y en avoir qui fit cette défense a l’Eglise ; que celte defense ne regardoit que des particuliers qui foudroient faire ces additions sans autorité.
XI* St ss. Le mi? me évêque observa que requi avoit donne lieu aux Pères du concile d’Kphcse de faire cette defense , etoit le faux symbole des nestoriens que le concile avoit condamné ; que ce concile ne défendait pas seulement d’ajouter à aucun symbole , mais aussi de faire une nouvelle exposition de foi; et qu’ainr-i , si l’on etendoit cette defense à l’Eglise ou au concile, il s'ensuivrait de là que l’Eglise ne pourrait faire une nouvelle exposition de foi.
Àtl. Patrie. Tom. XIII . C. ('■ ,555.
XII* XII1« XIV. et XV. Ses*. On contesta, dans ces quatre sessions, sur le même sujet. Les Latins persistèrent à demander qu’on examinâtle fond de la question ; etqu’après qu’on l'auroit éclaircie , s’il etoit évident que le Saint-Esprit oroccdoit de la personne du f ils , l'addition demeurerait au symbole ; que si on ne pouvoit dire qu’il en